Lʼeglise Avant Et Durant La Periode De La Moisson

La Seule Paix De L'esprit

REMARQUES D’OUVERTURE ET PRIERE

 

  Je lirai dans Une Vie meilleure, page 142, le premier paragraphe.

  V.M. : p.142 : « Dans la vision du prophète Ezéchiel, « une forme de main d’homme » apparut sous les ailes des chérubins. Ceci montre aux serviteurs de Dieu que leur succès est dû à Sa puissance et non à la leur. Ceux que le Seigneur emploie comme messagers ne doivent pas penser, en effet, que la réussite soit leur fait. Mortels et bornés, ils ne sont pas abandonnés à eux-mêmes ni chargés du poids d’une telle responsabilité. Celui qui ne sommeille point qui poursuit sans trêve l’accomplissement de Ses desseins dirigera Lui-même Son œuvre. Il déjouera les plans méchants et confondra les conseils de ceux qui cherchent à nuire à Son peuple. Le Roi, le Seigneur des armées qui siège entre les chérubins, protège Ses enfants, au milieu même des luttes et des tumultes des nations. Celui qui règne dans le ciel est Notre Sauveur. Il mesure les épreuves qui attendent toute âme et dose le feu de la fournaise par lequel elle doit passer. Lorsque les forteresses des rois seront renversées, lorsque les flèches de Sa colère perceront le cœur de Ses ennemis, Son peuple sera en sécurité dans Ses mains. »

  Pour quoi devons-nous prier maintenant ? Je pense que nous devons prier pour savoir que Dieu et non pas un homme est à la tête de Son œuvre ; pour savoir qu’aucun homme de lui-même ne peut avancer, ni faire échouer l’œuvre de Dieu ; que Dieu Lui-même peut le faire avancer ou peut le faire échouer ; que nous ne devons pas sentir que l’œuvre de Dieu dépend de nous ; que si nous nous rappelons toujours cela, nous allons marcher plus près de Lui. Ceci, je crois c’est ce pourquoi nous devons prier aujourd’hui.

 

L’EGLISE AVANT ET DURANT
LA PERIODE DE LA MOISSON

 

DISCOURS DE V.T. HOUTEFF,
MINISTRE DES ADVENTISTES DU 7ème JOUR DAVIDIENS
SABBAT 28 DECEMBRE 1946
CHAPELLE DU MONT CARMEL
WACO, TEXAS


  Qu’importe la grandeur et l’efficacité d’un réveil et d’une réforme même lorsque Dieu Lui-même la lance dans Son église, les Ecritures font ressortir clairement que tous deux, les saints et les pêcheurs seront dans l’église jusqu’à la moisson. Personne ne doit se vanter que les membres de son église sont tous saints, ils sont tous d’un même accord. S’ils sont réellement d’un même accord, cela veut dire donc qu’ils sont tous ivraie, et qu’il n’y a aucun saint parmi eux ; que l’église assurément n’est pas l’église dont Christ a parlé dans Sa Parole. S’il y a une chose qui soit claire dans la Bible, c’est bien celle-ci. Maintenant, tournons nos Bibles au treizième chapitre de Matthieu.

  Matt. 13 : 24-25 - « Il leur proposa une autre parabole, disant : Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint et sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla. »

  La raison donnée pour la présence de l’ivraie parmi le bon grain, c’est que les « hommes dormaient ». Il est clair que si l’homme était resté éveillé l’Ennemi n’aurait pas semé de l’ivraie. Maintenant, pour établir ce que cela signifie pour les hommes d’être éveillés, nous lirons à partir du troisième chapitre de Matthieu.

  Matt. 3 : 5-6 - « Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays des environs du Jourdain, se rendaient auprès de lui ; et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain. »

  Cette écriture fait clairement paraître que Jean baptisa beaucoup et que ceux qui furent baptisés étaient seulement ceux qui ont confessé leurs péchés.

  Matt. 3 : 7-8 - « Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de sadducéens, il leur dit : Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc du fruit digne de la repentance. »

  Bien que ceux-ci fussent les groupes les plus populaires de l’époque de Jean, il ne refusa pas seulement de les baptiser, mais aussi, clairement et poliment, il leur fit comprendre que le baptême n’est pas quelque chose avec lequel on couvre les péchés, mais quelque chose avec lequel on les lave. Il montra clairement qu’il n’était pas dans cette affaire de faire des hypocrites. Jean ne laissa aucun doute dans leur esprit que Dieu n’a pas besoin d’eux mais que ce sont eux qui ont besoin de Lui. Les Pharisiens et les Sadducéens donc s’en allèrent avec la pleine connaissance que le grand prédicateur éveillé de ce jour ne tenait pas compte de leur popularité, à plus forte raison de leur origine. Compte tenu de la fermeté du but de Jean et du fait que le Seigneur a dit qu’il n’y a pas eu de plus grand prophète qui ait jamais été suscité, nous savons que Jean était pleinement éveillé et c’est ainsi que devaient être tous les prédicateurs.

  En tant que membres d’église, nous aussi nous devrions être éveillés comme l’était Jean et être ferme comme l’était Job, capable de dire : « Même s’il me tue, j’aurai encore confiance en lui » Job 13 : 15 (version King James).

  Matt. 22 : 9-12 - « Allez donc dans les carrefours, et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez. Ces serviteurs allèrent dans les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle des noces fut pleine de convives. Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces. Il lui dit : Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noce ? Cet homme eut la bouche fermée. »

  Bien que les serviteurs de Dieu soient éveillés et qu’ils fassent leur travail correctement, toutefois, quelques-uns des membres peuvent ne pas revêtir leur habit de noces. Un vêtement vous savez c’est quelque chose qu’on met sur l’extérieur du corps. Le vêtement, par conséquent démontre un comportement quotidien semblable à celui du Christ, c’est-à-dire, la justice du Christ dans sa vie de tous les jours.

  Le fait que l’homme dans la parabole fut sans voix lorsqu’il lui fut demandé « Mon ami comment es-tu entré ici sans avoir le vêtement de noces ? » Cela montre qu’il était coupable de négligence et non pas d’ignorance. Il était sans excuses et il le savait.

  Retournons à :

  Matt. 25 : 1-5 - « Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases. Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent. »

  Il apparaît encore clairement que les membres d’église sont divisés en deux classes : les sages et les folles. Les sages ne prennent aucun risque, elles cherchent continuellement l’huile (la Vérité) et elles en remplissent leur vase à la première occasion. Les folles cependant, ne voient aucune utilité pour avoir plus que ce qu’elles ont dans leur lampe. Elles sont satisfaites avec ce qu’elles ont déjà.

  L’huile c’est la substance qui éclaire les pas de quelqu’un. Il est évident qu’elle symbolise la Vérité prophétique, Vérité qui éclaire le cœur en dévoilant le futur. Parlant de manière concrète, la lampe remplie d’huile dénote le réservoir de Vérité en action de l’individu, la Vérité nécessaire à ses besoins seulement pour le temps présent. Par conséquent, l’huile supplémentaire dans les vases représente la Vérité additionnelle, Vérité qui démarre là ou l’ancienne Vérité s’arrête. En d’autres termes, l’huile dans les lampes et l’huile dans les vases représentent deux vérités révélées, à deux périodes différentes, l’une suivant l’autre. Par exemple, tandis que le Jugement des Morts c’est la Vérité en action, le Jugement des Vivants c’est la Vérité qui doit entrer en action aussitôt que le Jugement des Morts sera terminé.

  Manifestement, l’huile qui fut consumée, comme c’est le cas de l’huile dans les lampes des vierges, représente la Vérité passée, la Vérité qui a accompli Son but ; mais, l’huile qui est dans les vases représente la Vérité prête à être activée et à éclairer immédiatement après que l’huile dans les lampes soit consumée. Puisque les dix vierges représentent les membres d’église pendant le Jugement des Morts, l’huile qui est dans les lampes manifestement représente la Vérité concernant le Jugement des Morts. L’huile supplémentaire qui est dans « les vases » doit par conséquent représenter la Vérité du Jugement des Vivants, la Vérité additionnelle (Premiers écrits, p.277). Il est donc clair que les lampes qui se sont vidées représentent le Jugement des morts qui se termine et l’huile supplémentaire dans les vases représente la Vérité du Jugement des Vivants qui entre en action.

  Puisque toutes les dix avaient de l’huile dans les lampes, mais seulement la moitié d’elles avaient de l’huile dans les vases, le symbolisme démontre clairement, comme toujours que la totalité des membres d’église n’accepta pas le message pour le Jugement des Vivants. Les vierges folles étaient satisfaites de la Vérité qu’elles avaient acquise lorsqu’elles se sont jointes à l’église qui porte le message du Jugement des Morts, mais n’acceptèrent pas pour elles-mêmes le message additionnel, - le message du Jugement des Vivants. Finalement, après que la nécessité du message additionnel soit devenue impérative, elles commencèrent à Le chercher, mais, Il ne leur fit aucun bien, elles Le reçurent trop tard.

  Celles-ci furent laissées au dehors avec l’ivraie seulement parce qu’elles laissèrent le diable semer dans leur cœur des grains de folie, des grains de suffisance (tiédeur), avec les vérités initiales par lesquelles elles se sont jointes à l’église ; ainsi elles firent l’erreur de ne ressentir aucun besoin pour la lumière additionnelle venant du Seigneur. Mais, lorsque la prophétie commença à s’accomplir au delà de l’étendue de la connaissance qui fut Divinement révélée et comme elles ont vu les événements de l’évangile prenant forme contrairement à leur espérance, elles devinrent alarmées et confuses et se virent dans les ténèbres.

  La leçon est incontestable : ceux qui à jamais sentent qu’ils « sont riches qu’ils se sont enrichis et qu’ils n’ont besoin de rien » d’autre ne vont pas atteindre la « porte » à l’heure.

  A part l’ivraie parmi le bon grain, il y a ceux qui sont inactifs et oisifs qui doivent être jetés au dehors et détruits avec l’ivraie. Lisons :

  Matt. 25 : 14-30 - « Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens. Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.

  « Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents. De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres. Celui qui n’en avait reçu qu’un, alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.

  « Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte. Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit : Seigneur, tu m’as remis cinq talents ; voici, j’en ai gagné cinq autres. Son maître lui dit : C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.

  « Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit : Seigneur, tu m’as remis deux talents ; voici j’en ai gagné deux autres. Son maître lui dit : C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.

  « Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite et il dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné ; j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi. Son maître lui répondit : Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné ; il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt. Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y a des pleurs et des grincements de dents. »

  De cette parabole, nous voyons que lorsqu’un Chrétien s’endort Satan vient et sème des grains d’oisiveté dans son cœur, afin qu’il soit jeté dehors avec l’ivraie. Par conséquent, au commencement de la moisson, cette classe d’ivraie est la première à apparaître comme telle. Il est grand temps d’apprendre que la religion n’est pas une drogue.

  Il y a encore une autre classe de membres d’église qui d’une manière différente tombe comme des victimes avec l’ivraie. Nous allons lire ceci dans :

  Matt. 25 : 31-46 - « Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs ; et il mettra les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche.

  « Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.

  « Les justes lui répondront : Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger ; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire ? Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli ; ou nu, et t’avons-nous vêtu ? Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi ? Et le roi leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits ; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.

  « Ils répondront aussi : Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté ? Et il leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites. Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. »

  Le péché le plus frappant de la classe des boucs qui professent être des croyants c’est qu’ils sont tournés vers eux-mêmes et pas du tout vers les autres. La classe des brebis leur est opposée en caractère. Puisque ceux qui font des œuvres de charité ne doivent pas en faire étalage – que la main gauche ne sache pas ce que fait la main droite (Matt. 6 : 3) – et puisqu’un tel système d’œuvre de bienfaisance est clairement mis en évidence dans l’économie Hébraïque, nous ferions mieux de la rechercher chez les Hébreux : « Pour encourager l’assiduité au service divin comme pour secourir les pauvres, Dieu réclama des Israélites une seconde dîme de tous leurs revenus. Voici ce qu’il avait dit de la première dîme : «  Quand aux enfants de Lévi, voici, je leur donne en héritage toutes les dîmes d’Israël. » A l’égard de la deuxième, il avait ordonné : « Tu mangeras, en présence de l’Eternel, ton Dieu, dans le lieu que l’Eternel aura choisi pour que son nom y soit invoqué, la dîme de ton blé de ton vin nouveau, de ton huile, des premiers nés de ton gros et de ton menu bétail, afin que tu apprennes à craindre l’Eternel, ton Dieu. » Deux années de suite, les Israélites devaient apporter au sanctuaire cette seconde dîme ou son équivalent en argent. Après avoir fait à Dieu une offrande d’actions de grâces et donné une portion déterminée au prêtre, l’offrant devait consommer le reste en agapes religieuses auxquelles il invitait l’étranger, l’orphelin et la veuve. Cette ordonnance permettait à l’Israélite, à l’époque des fêtes annuelles, non seulement d’offrir au Seigneur des dons reconnaissants, mais aussi d’inviter à des repas fraternels les prêtres et les Lévites qui, mis ainsi en contact avec le peuple, avaient l’occasion de l’encourager et de l’instruire dans le service divin. » Patriarches et prophètes p.517. Pour que cette œuvre soit menée systématiquement par la trésorerie du Seigneur au travers des dons et offrandes libres et volontaires, quelque fois appelés seconde dîme, nous ne pouvons faire autrement si nous voulons avoir la faveur de Dieu. Maintenant, retournons à:

  Matt. 13 : 44 – « Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache ; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ. »

  Verset 45 – « Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix ; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée. »

  Ces paraboles indiquent distinctement que ceux qui ne se soucient pas d’investir tout ce qu’ils possèdent si le besoin se fait sentir pour obtenir le Royaume seront jetés dehors avec l’ivraie.

  Versets 47, 48 – « Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèces. Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent ; et, après s’être assis sur le rivage, ils mettent dans des vases ce qui est bon, et ils jettent ce qui est mauvais. »

  Un filet jeté dans la mer attrape naturellement des bons et des mauvais poissons, des petits et des gros. Mais, les poissons comme toutes les autres créatures vivantes se déplacent en familles, chaque espèce avec son genre, et chaque fois que le filet est jeté il attrape des familles de poissons. C’est ainsi que dans de nombreux cas, le filet évangélique fait rentrer naturellement des familles et des parents d’une seule prise ; c’est-à-dire, quand les parents acceptent l’évangile du Christ souvent ils emmènent avec eux les enfants et même des parents et des amis.

  Les mauvais poissons représentent ceux qui se joignent à l’église par émotion et sous l’influence des autres sans une réelle connaissance, conviction et conversion propres. C’est ainsi que ceux qui n’ont jamais studieusement, de tout leur cœur et avec zèle saisi les principes du Christ sont jetés dehors pour y périr avec l’ivraie. Tous ceux qui sont trop paresseux pour étudier et qui permettent au Diable de semer de mauvaises semences dans leur cœur, leur faisant croire que le pasteur les fera passer par les Portes de Perles, qui n’ont aucune expérience personnelle, à ceux-là, la vie éternelle est enlevée et ils obtiennent plutôt la mort éternelle.

  Il est assez vrai que l’Esprit de Dieu transforme les gens d’une manière et l’esprit de Satan les transforme d’une autre manière, mais on ne peut voir la différence seulement quand approche le temps de la moisson – quand la Vérité de la moisson est révélée.

  De ces simples paraboles viennent le fait que Satan suscite l’ivraie dans l’église et essaye de son mieux de les retenir à l’intérieur. Pourquoi ? Trouvons la réponse dans Apocalypse 12.

  Apo. 12 : 13 - « Et quand le dragon vit qu’il avait été précipité sur la terre, il persécuta la femme qui avait enfanté l’enfant mâle. »

  Quand le Diable vit qu’il ne lui était plus permis d’entrer au Ciel, il alla persécuter l’église après qu’elle eut enfanté « l’enfant mâle, » Christ. Par conséquent, le dragon doit persécuter l’église dans sa période Chrétienne.

  Verset 14 – « Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envolât dans le désert, en son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps, et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent. »

  A cause de la persécution, il fut donné à l’église des moyens pour s’enfuir de la terre promise (la vigne) vers la terre des Gentils (le désert).

  Verset 15 – « Et, de sa bouche, le serpent lança de l’eau comme un fleuve derrière la femme, afin de l’entraîner par le fleuve. »

  Au début, le serpent persécuta l’église, mais comme il vit que l’église croissait et prospérait toujours, il changea de tactique et commença plutôt à persécuter les Païens qui ne se joignirent pas à l’église et à susciter des pasteurs par lesquels faire entrer un fleuve de non convertis pour paganiser l’église, afin qu’elle ne puisse les Evangéliser.

  Verset 16 – « Et la terre secourut la femme, et la terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa bouche. »

  C’est ainsi que l’église est purifiée et que l’ivraie est détruite ; en tant qu’ivraie ils sont brûlés ; en tant qu’ouvriers non rentables ils sont jetés dans les ténèbres du dehors où ils pleurent et grincent des dents ; en tant qu’invités impropres aux noces ils sont jetés dans les ténèbres du dehors ; en tant que vierges folles l’entrée leur est refusée ; en tant que boucs ils sont envoyés dans un châtiment éternel ; en tant que fleuve du dragon ils sont engloutis par la terre. Mais, la chose réelle qui leur arrive à tous est pleinement décrite dans la prophétie d’Ezéchiel au chapitre 9. Lisons Ezéchiel 9 :

  Ezéch. 9 : 1-11 – « Puis il cria d’une voix forte à mes oreilles : Approchez, vous qui devez châtier la ville, chacun son instrument de destruction à la main ! Et voici, six hommes arrivèrent par le chemin de la porte supérieure du côté du septentrion, chacun son instrument de destruction à la main. Il y avait au milieu d’eux un homme vêtu de lin, et portant une écritoire à la ceinture. Ils vinrent se placer près de l’autel d’airain.

  « La gloire du Dieu d’Israël s’éleva du chérubin sur lequel elle était, et se dirigea vers le seuil de la maison ; et il appela l’homme vêtu de lin, et portant une écritoire à la ceinture. L’Eternel lui dit : Passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et fais une marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui s’y commettent.

  « Et à mes oreilles il dit aux autres : Passez après lui dans la ville, et frappez ; que votre œil soit sans pitié, et n’ayez point de miséricorde ! Tuez, détruisez les vieillards, les jeunes hommes, les vierges, les enfants et les femmes ; mais n’approchez pas de quiconque aura sur lui la marque ; et commencez par mon sanctuaire ! Ils commencèrent par les anciens qui étaient devant la maison. Il leur dit : Souillez la maison, et remplissez de morts les parvis ! Sortez ! Ils sortirent, et ils frappèrent dans la ville.

  « Comme ils frappaient, et que je restais encore, je tombai sur ma face, et je m’écriai : Ah ! Seigneur Eternel, détruiras-tu tout ce qui reste d’Israël, en répandant ta fureur sur Jérusalem ?

  « Il me répondit : L’iniquité de la maison d’Israël et de Juda est grande, excessive ; le pays est rempli de meurtres, la ville est pleine d’injustice car ils disent L’Eternel a abandonné le pays, l’Eternel ne voit rien. Moi aussi, je serai sans pitié, et je n’aurai point de miséricorde ; je ferai retomber leurs œuvres sur leur tête. Et voici, l’homme vêtu de lin, et portant une écritoire à la ceinture, rendit cette réponse : J’ai fait ce que tu m’as ordonné. »

  L’Eternel a abandonné le pays, l’Eternel ne voit rien. Moi aussi, je serai sans pitié, et je n’aurai point de miséricorde ; je ferai retomber leurs œuvres sur leur tête. Et voici, l’homme vêtu de lin, et portant une écritoire à la ceinture, rendit cette réponse : J’ai fait ce que tu m’as ordonné. »

  La promesse de purifier Jérusalem, Juda et Israël demeure aussi sûre que n’importe quelle promesse de la Parole. Vous savez, les termes Jérusalem, Juda, Israël ne peuvent s’appliquer qu’à l’église, l’endroit où chacun devrait soupirer et gémir contre les abominations. Ceux qui ne soupirent et ne gémissent pas sont laissés sans la marque et alors les anges qui doivent châtier l’église tuent chacun d’eux – « les vieillards, les jeunes hommes, les vierges les enfants et les femmes. » Seuls ceux qui ont la marque seront laissés. Ils constituent le reste. Les anges doivent s’occuper à la fois du blé et de l’ivraie.

  Oui, il doit y avoir un net débarras de toutes sortes d’ivraie tout comme anciennement il y eut un net débarras de tous les premiers nés, dans les maisons dont le linteau de leurs portes ne fut pas peint avec le sang sacrificiel, au soir de la Pâque dans le pays d’Egypte. Ainsi, en sera-t-il au commencement de la moisson, lors de la purification de l’église : les anges tueront chacun de ceux qui entretiennent les abominations « au milieu d’elle ».

  Quand aura lieu cette purification complète ? Pour trouver la réponse tournons-nous vers Sophonie au chapitre 1.

  Soph. 1 : 2, 3 – « Je détruirai tout sur la face de la terre, dit l’Eternel. Je détruirai les hommes et les bêtes, les oiseaux des cieux et les poissons de la mer, les objets de scandale, et les méchants avec eux ; j’exterminerai les hommes de la face de la terre, dit l’Eternel. »

  Il y a ici une promesse où le Seigneur doit purifier entièrement la terre et je suis sûr qu’aucun d’entre vous ne dira que ces prophéties n’aient jamais été accomplies.

  Versets 4, 5 – « J’étendrai ma main sur Juda et sur tous les habitants de Jérusalem ; j’exterminerai de ce lieu les restes de Baal, le nom de ses ministres et les prêtres avec eux, ceux qui se prosternent sur les toits devant l’armée des cieux, ceux qui se prosternent en jurant par l’Eternel et en jurant par leur roi. »

  Non seulement le pays, mais aussi le peuple qui doit composer la maison de Juda doivent être purifiés : il doit y avoir un pays et également un peuple purs.

  Verset 6 – « et ceux qui se sont détournés de l’Eternel, et ceux qui ne cherchent pas l’Eternel, qui ne le consultent pas. »

  Les refroidis et les indifférents, ceux qui sont instables et qui ne voient pas la nécessité de Dieu doivent périr avec l’ivraie.

  Verset 7 – « Silence devant le Seigneur, l’Eternel ! Car le jour de l’Eternel est proche, car l’Eternel a préparé le sacrifice, il a choisi ses conviés. »

  C’est le jour grand et redoutable de l’Eternel longtemps attendu.

  Verset 8 - « Au jour du sacrifice de l’Eternel, je châtierai les princes et les fils du roi, et tous ceux qui portent des vêtements étrangers. »

  Versets 9-11 – « En ce jour-là, je châtierai tous ceux qui sautent par-dessus le seuil, ceux qui remplissent de violence et de fraude la maison de leur maître. En ce jour-là, dit l’Eternel, il y aura des cris à la porte des poissons, des lamentations dans l’autre quartier de la ville, et un grand désastre sur les collines. Gémissez, habitants de Macthesch ! Car tous ceux qui trafiquent sont détruits, tous les hommes chargés d’argent sont exterminés. »

  Le grand désastre viendra à la fois de la porte des poissons et des collines – de la terre et de la mer. A la fois ceux qui remplissent de violence et de fraude la maison de leur maître et les méchants maîtres eux-mêmes seront punis.

  Versets 12-18 - « En ce temps-là, je fouillerai Jérusalem avec des lampes, et je châtierai les hommes qui reposent sur leurs lies, et qui disent dans leur cœur : L’Eternel ne fait ni bien ni mal. Leurs biens seront au pillage et leurs maisons seront dévastées ; ils auront bâtit des maisons, qu’ils n’habiteront plus, ils auront planté des vignes, dont ils ne boiront plus le vin. Le grand jour de l’Eternel est proche, il est proche, il arrive en toute hâte ; le jour de l’Eternel fait entendre sa voix, et le héros pousse des cris amers. Ce jour est un jour de fureur, un jour de détresse et d’angoisse, un jour de ravage et de destruction, un jour de ténèbres et d’obscurité, un jour de nuées et de brouillard, un jour où retentiront la trompette et les cris de guerre contre les villes fortes et les tours élevées. Je mettrai les hommes dans la détresse, et ils marcheront comme des aveugles, parce qu’ils ont péché contre l’Eternel ; je répandrai leur sang comme de la poussière, et leur chair comme de l’ordure. Ni leur argent ni leur or ne pourront les délivrer, au jour de la fureur de l’Eternel; par le feu de sa jalousie tout le pays sera consumé ; car il détruira soudain tous les habitants du pays. »

  L’époque du jour de l’Eternel est indiquée par une grande « fureur », une « détresse », une « angoisse », un « ravage », une « désolation », par des « ténèbres » et une « obscurité » - un temps pendant lequel personne ne sait quoi faire pour éviter le désastre, un temps de crainte tel que même les villes les mieux fortifiées seront effrayées. Autant que je sache, il n’y en a jamais eu de semblable. La condition du monde aujourd’hui est l’unique condition qui répond au défit de ces prophéties. Puisque ceci est vrai, alors c’est le jour où l’Eternel fouillera Jérusalem avec des lampes. C’est le jour où Il purifie Son peuple du péché et des pécheurs. C’est « le jour grand et redoutable du Seigneur. »

  Mal. 3 : 1-5 – « Voici, j’enverrai mon messager ; il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez ; et le messager de l’alliance que vous désirez, voici il vient, dit l’Eternel des armées. Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui restera debout quand il paraîtra ? Car il sera comme le feu du fondeur, comme la potasse des foulons. Il s’assiéra, fondra et purifiera l’argent ; il purifiera les fils de Lévi, et les épurera comme on épure l’or et l’argent, et ils présenteront à l’Eternel des offrandes avec justice. Alors l’offrande de Juda et de Jérusalem sera agréable à l’Eternel, comme aux anciens jours, comme aux années d’autrefois. Je m’approcherai de vous pour le jugement, et je me hâterai de témoigner contre les enchanteurs et les adultères, contre ceux qui jurent faussement, contre ceux qui retiennent le salaire du mercenaire, qui oppriment la veuve et l’orphelin, qui font tort à l’étranger, et ne me craignent pas, dit l’Eternel des armées. »

  Ne devrions-nous pas nous considérer maintenant comme le peuple le plus fortuné du monde sachant auparavant ces choses ? Ne serons-nous pas contents et reconnaissants d’être déjà avertis que nous approchons du temps de la moisson et que l’opportunité nous est donné de nous y préparer ? Ne serons nous pas contents que nous ne sommes pas laissés dans les ténèbres et qu’il nous est clairement montré que nous sommes proches des heures avant la période de la moisson, que la moisson va bientôt commencer ?

  Apo. 18 : 1 – « Après cela, je vis descendre du ciel un autre ange, qui avait une grande autorité ; et la terre fut éclairée de sa gloire. »

  L’accomplissement de ce texte c’est ce qui est appelé le Grand Cri du Message du Troisième Ange. Mais notez que toute la terre est éclairée par sa gloire. Maintenant, observons ce qui se passe après que le Message du Troisième Ange soit répandu sur la terre, après que la terre soit ainsi éclairée de la gloire de l’ange.

  Verset 2 – « Il cria d’une voix forte, disant : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux, … »

  Ah, après que la terre soit éclairée, c’est alors que Babylone tombe. Il est donc clair que Babylone en réalité n’est pas encore tombée. En fait, Babylone n’existe même pas encore, car elle doit encore s’assoir (gouverner) sur la bête (le monde). Voir Apocalypse 17 et la Brochure n°12, Le Monde Hier, Aujourd’hui et Demain.

  Verset 4 – « Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait : Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux. »

  Cette voix venant du ciel, voyez-vous, vient au peuple de Dieu après que la terre ait été éclairée par le Grand Cri de l’ange. La mission de la Voix est de dire que le peuple de Dieu sorte de Babylone afin de ne pas participer à ses péchés et de ne pas avoir part à ses fléaux. Si à cause de cela, ils doivent sortir de Babylone, donc l’endroit où ils seront appelés à venir, est un endroit sans péché et ainsi à l’abri du danger des plaies. Où cela pourrait être sinon dans le pays et dans l’église de Dieu purifiées où il n’y a plus de péché ni de pêcheurs pour mettre en danger la paix du peuple de Dieu. Ce serait en effet vain, si le peuple était appelé à sortir d’un lieu de péché pour être amené dans un autre lieu de péché. Il est aussi clair comme du cristal que la purification de l’église (« la purification », Dan. 8 : 14 ; le Jugement des Vivants – 1 Pie. 4 : 17) a lieu avant que le Grand Cri du Message du Troisième Ange ne commence dans le monde, avant que le peuple de Dieu ne soit appelé à sortir de Babylone.

  « Le message du troisième ange doit éclairer la terre de sa gloire, mais seuls ceux qui ont résisté à la tentation dans la force du Tout-Puissant seront autorisés à avoir une part dans sa proclamation lorsqu’il deviendra un grand cri. » - « Review and Herald » 19 nov. 1908.

  La plupart des Chrétiens savent qu’il y a deux classes dans l’église - l’ivraie et le bon grain - mais peu, sinon personne ne semble s’en soucier. Cependant, en tant que réformateurs, nous ne pouvons nous permettre d’être indifférents, particulièrement depuis que cette grande lumière sur ce sujet nous a été donnée.

  Maintenant, nous pouvons intelligemment choisir d’être du « bon grain » ou de « l’ivraie ». Si après avoir connu cette Vérité, certains choisissent d’être de « l’ivraie, » bien sûr, ils ne gagneront rien et ne devraient pas être surpris quand ils atterriront en enfer.

  Au moment où les syndicats ouvriers et le patronat sont en conflit, c’est alors que Jérusalem (l’église) sera fouillée, pour ainsi dire, avec des lampes. Par conséquent, les hommes qui reposent dans leur maison qui agissent comme si l’Eternel avait abandonné la terre auront leur châtiment.

  Non seulement nous devons voir et sentir l’approche du jour du Seigneur, mais nous devons même entendre Sa Voix.