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2VB

La Verge du Berger Volume 2

INTRODUCTION

  Ce livre est publié non pas pour expliquer ou commenter les vérités qui ont été précédemment révélées et acceptées en tant que tel, mais pour exposer les réalités que Dieu a préservées à travers les générations. Il les a préservé de l’extinction et a aussi empêché que les hommes sages en découvrent le sens. Ainsi, Celui qui contrôle les Écritures est capable de révéler la vérité présente à Son peuple lorsqu’il en a besoin. Par conséquent, bien que de telles vérités soient à l’origine prophétiques, elles deviennent nouvelles et constituent des lettres directes envoyées par Dieu aux hommes au temps indiqué. « Ainsi parle Dieu, l'Éternel,… Voici, les premières choses se sont accomplies, Et je vous en annonce de nouvelles ; Avant qu'elles arrivent, je vous les prédis. » (És. 42 : 5, 9.) Ceci donc, justifiera le contenu de cette publication comme étant nouveau, intéressant, instructif et sujet de conversion. Le message que cette publication renferme, enseigné au moyen de symboles et de types illustrés en images, devient simple, et quiconque recherche la vérité en vue de se rendre digne du grenier céleste peut le comprendre aisément.

  L’on dit que « l’Apocalypse » est un livre fermé rempli de mystères symboliques, échappant à la compréhension humaine. Cela s’avère exact pour toutes les vérités prophétiques. Celui qui pense ainsi du livre de « l’Apocalypse », confesse automatiquement son incapacité à comprendre la Bible ; car tous les livres de l’Écriture Sainte se résument et s’achèvent dans « l’Apocalypse ». Par conséquent, comprendre ce livre c’est comprendre la Bible. « Celui qui a révélé ces mystères à Jean donnera un avant-goût des choses célestes à quiconque cherchera diligemment à les connaître. Ceux dont le cœur est prêt à les recevoir seront rendus capables de comprendre ses enseignements, et il leur sera accordé les bénédictions promises à ceux “qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites” ». —« The Acts of the Apostles », pp. 584, 585. « Conquérants Pacifiques », p. 520. Ainsi, lorsque l’on comprend l’Apocalypse, il nous ouvre le Grand Entrepôt et met en lumière tous les mystères prophétiques qui s’y trouvent.

  Dans ce volume, le message fut prophétiquement réglé dans le temps par la parabole du « Maître de maison » qui envoya des ouvriers dans Sa « vigne ». (Mt. 20 : 1-16.) Ce message s’avère être « l’appel » de la « 11ème heure »--dernier appel lancé au moment opportun. Le fait que cette merveilleuse révélation des Écritures ne peut être contredite, prouve que le message est exact et son inspiration est véritable. Cet appel prophétique se base sur les prophéties de Daniel, et son explication est précisée dans le livre de l’Apocalypse. Il est donc expliqué par des symboles. Ces symboles prophétiques, bêtes, ailes, cornes, têtes, couronnes, etc., s’avèrent être les meilleurs symboles pour révéler la vérité qu’ils représentent. Et lorsqu’on les applique correctement, leur signification ne peut certainement pas être mal interprétée.

  La multiplicité des sectes témoigne bien de la confusion et de la discorde qui règne aujourd’hui dans la Chrétienté au sujet des Écritures. Cela montre de manière évidente que les églises sont dans un état Laodicéen : « malheureuses, misérables, pauvres, aveugles et nues ». Le fait de nier l’accusation de cette déclaration claire rend d’autant plus vraies les paroles du « Témoin Véritable », « et parce que tu ne sais pas ». Tandis qu’elles se croient dans le vrai, le « Témoin Véritable » déclare : « Vous avez tous faux ». Existe-t-il une plus grande illusion ? (Lire Ap. 3 : 14-18.) Puisque la Bible dit clairement que c’est la « vérité » qui nous « affranchira », nous ne saurions jamais trop nous examiner nous-même ainsi que les choses dans lesquelles nous croyons. En effet, si dans cette Chrétienté multi-sectaire, deux églises n’ont pas les mêmes croyances, il devient alors évident que la plupart des églises, sinon toutes, sont aveugles. Et comme la Bible affirme avec justesse que : « si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse », il serait alors inutile de contester la vérité—le monde se dirige vers la « fosse ». Cette indiscutable déclaration ne devrait-elle pas réveiller le supposé peuple de Dieu de son sommeil profond et de sa rêverie ? L’expérience prouve que beaucoup diront, « Ce n’est pas moi ». Sachant que cette illusion surviendra dans les derniers jours, Dieu a conçu cette représentation imagée de la vérité par laquelle Il peut éclairer Son église et appeler Son peuple.

  Alors que l’ennemi a réussi à jeter le trouble sur la Parole écrite, Dieu illumine la terre de Sa gloire par ces révélations symboliques ; par lesquelles Il révèle la vérité entière et dévoile les pièges du malin ! Ainsi, à travers les types et les symboles, Dieu rend sage l’homme simple et confond l’homme prudent en montrant que là où il n’y a pas de type il n’y a pas de vérité.

  Ce volume contient une révélation symbolique complète de toute l’histoire du monde, civile et religieuse. La raison pour laquelle ces merveilles ont été représenté par des symboles est la même qu’invoqua le Christ lorsqu’il enseignait en paraboles. « Les disciples s'approchèrent, et lui [Christ] dirent : Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? Jésus leur répondit : Parce qu'il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné. » (Mt. 13 : 10, 11.) « Les méchants feront le mal et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l'intelligence comprendront. » (Da. 12 : 10) « Les paraboles ont été employées pour enseigner dans le but premier de pouvoir révéler la vérité aux enfants de Dieu tout en la dissimulant à Ses ennemis… Pour cette même raison, les prophéties qui ont décrit les grandes puissances antichrétiennes et leurs œuvres jusqu’à la fin des temps ont dû être annoncé dans un langage symbolique et parabolique afin d’assurer leur préservation ». —« Leçon de l’École du Sabbat », p. 33. Second Trimestre, 1932. « Christ était la pierre angulaire de l’économie juive. Les types et les symboles étaient une prophétie condensée de l’Évangile, une image où se trouvaient réunies les promesses de la rédemption. »--« The Acts of the Apostles », p. 14. « Conquérants Pacifiques », p. 15. 

  Chaque sujet ici abordé aurait pu être largement examiné, mais si nous avions fait ainsi, ce livre aurait été trop volumineux et moins complet. C’est pourquoi nous avons omis beaucoup de détails.

(Tous les gras sont nôtres.)

De quelle manière furent transmises les Écritures?

  La manière dont Dieu nous parle---« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils. » (Hé. 1 : 1.) Dieu appela Abraham de Sa voix. Il s’entretenu aussi avec lui au moyen d’anges et dans ses rêves. (Ge. 12 : 1 ; 15 : 12, 13 ; 17 : 1-6 ; 18 : 1-22.) Jacob eut la même expérience. (Voir Ge. 28 : 12 ; 32 : 1, 2.) Le grand JE SUIS parla à Son serviteur Moïse dans le buisson ardent. (Ex. 3 : 1-10.) Israël entendait la voix de Dieu provenant de la nuée sur le mont Sinaï. (Ex. 20 : 18, 19.) Les dix commandements furent « écrits du doigt de Dieu. » (Ex. 31 : 18.) Pharaon, roi d’Égypte et Nebucadnetsar, roi de Babylone, eurent des songes, mais l’Esprit de Dieu à travers Joseph et Daniel en révéla les secrets. (Ge. 41 : 28-36 ; Da. 2 : 19.) David et Salomon écrivirent les Psaumes et les Proverbes, non par le biais de visions, de rêves ou d’anges, mais par la voix silencieuse de l’Esprit de Dieu, imprimée dans l’esprit de Ses serviteurs. Dieu parla à Esther et Ruth au travers d’expériences suscitées par la divine providence. Jean reçu « l’Apocalypse » en visions. Dieu nous parle aussi au moyen de types et d’antitypes—à travers la loi cérémonielle, par les patriarches et par l’expérience de l’ancien Israël. (Voir La Verge du Berger, Vol. 1, pp. 223-235.)

  Dieu s’est servi des morts et des vivants, des bêtes des champs, des oiseaux du ciel, des poissons de la mer, de la terre et de l’eau, du soleil, de la lune et des étoiles, pour révéler Son plan divin et pour soutenir Ses serviteurs, etc. (Voir Ge. 16 : 7, 9 ; 1 S. 6 : 7-15 ; No. 22 : 30 ; 1 R. 17 : 4-6 ; Jonas 2 : 10 ; Mt. 17 : 27 ; No. 16 : 32 ; Mt. 24 : 29.) Dieu a des milliers de façon d’apporter Son aide lorsqu’il le faut. Vraiment, qu’est-ce que l’amour divin pourrait faire de plus pour des êtres humains tombés en disgrâce ?

  Comment sont révélées les Écritures, et comment sont-elles bien interprétées ?---L’analyse de l’histoire ancienne et moderne, sacrée et séculière a montré que la vérité scellée ou prophétique n’a jamais été révélée à travers le système éducatif de ce monde, ou par la sagesse humaine, mais uniquement par la puissance de Dieu. S’il y a quelque chose de vrai, c’est bien cela. Jésus dit : « Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité. » (Jean 16 : 13.) Le Christ déclare clairement que nous sommes conduit dans la vérité non pas par la sagesse humaine mais par l’Esprit de Dieu. Nous sommes conduits non pas dans une vérité particulière mais dans toute la vérité. Lorsque Dieu révèle la vérité, Il est capable de conduire Ses serviteurs dans toutela vérité et ne permet pas que ces derniers y mêlent l’erreur. Bien qu’ils ne le comprennent pas dans son entier, le message que ses serviteurs portent est la vérité et rien que la vérité. Ainsi, de telles vérités sont à l’origine révélées par l’inspiration seule. Lorsque le temps divinement fixé est accompli, Dieu fait appel à des serviteurs de Son choix et leurs révèle, par le biais de l’Esprit de Vérité, Sa Parole. C’est habituellement sous la forme d’un message qu’ils sont chargés d’apporter à l’église.

  Par la même puissance, Dieu confia à Ses nombreux serviteurs, les prophètes, l’écriture d’une portion de la Bible ; une fois compilé, cela formerait un livre complet traitant d’un principal sujet—le salut en Christ. Bien que quelques-uns de ces écrivains vécurent à différentes époques, chaque portion de l’Écriture s’harmonise parfaitement, --l’une faisant la lumière sur l’autre. Cela prouve donc que Dieu était le coordinateur des Écritures et qu’Il conduit habilement Ses serviteurs dans toute la vérité.

  Pécher contre le Saint-Esprit, qu’est-ce que c’est ?---Étant donné que la Bible est vierge de toute erreur, de la même manière, son interprétation, empreinte du même Esprit d’Inspiration, doit être exacte. Par conséquent, l’interprétation de la Bible n’est vraie que lorsqu’elle est révélée par le biais de l’inspiration. Dieu ne peut conduire Son peuple dans toute la vérité que par ce moyen. Si ces conditions ne sont pas toutes réunies, aucune vérité Biblique ne peut être révélée, qu’importe sa simplicité. L’Ange dit à Daniel : « Mais je veux te faire connaître ce qui est écrit dans le livre de la vérité. Personne ne m'aide contre ceux-là, excepté Micaël, votre chef. » (Da. 10 : 21) L’un des dons transmis à l’église dans la dispensation Chrétienne est celui de « prophétie ». « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes. » (Ép. 4 : 11.)

  Paul, en parlant des Écritures, déclare à son époque et pour celles à venir : « lequel, en d'autres générations, n'a pas été donné à connaître aux fils des hommes, comme il a été maintenant révélé à ses saints apôtres et prophètes par l'Esprit. » (Ép. 3 : 5.) (Darby) Lorsque la vérité des Écritures est présentée par les serviteurs de Dieu, « la lettre » peut être comprise par tous ceux qui l’étudient ; mais le même esprit est nécessaire pour sceller, changer le cœur et conduire les pas vers une nouveauté de vie. Cette puissance qui transforme est accordée uniquement à celui qui se repent de ses fautes alors qu’il reçoit la vérité. Elle est accordée à celui qui renonce au monde et accepte Christ. Lorsqu’un tel message est présenté, ceux qui s’opposent à son messager et résistent à la vérité, rejettent l’Esprit et pèchent contre Lui. Dans un message, l’Esprit est le seul intermédiaire à pouvoir réveiller la conscience. Lorsque le pécheur se rebelle contre l’Esprit, il se coupe du canal par lequel Dieu communique. « C'est pourquoi » je vous dis: Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera point pardonné. Quiconque parlera contre le Fils de l'homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir. » (Mt. 12 : 31, 32.)

  Les hommes de l’époque antédiluvienne péchèrent contre le Saint Esprit car ils ne crurent pas au message de vérité envoyé pour les sauver du terrible déluge. Ils périrent donc d’un péché qui ne leur serait jamais pardonné. Cela s’applique aussi à celui qui se révolte contre le message divin quelle que soit sa génération. Les hommes ne sont pas condamnés à cause de leur péché mais parce qu’ils ont fait la sourde oreille au message divin qui doit les sauver de leur péché.

  Du fait que toutes les vérités soient révélées au temps opportun, il est évident que rien ne peut être révélé par l’homme sage, aussi simple que cette vérité puisse être. Lorsque Dieu révèle une portion de Sa Parole sainte à travers l’un de Ses instruments, l’histoire montre que ceux qu’Il a choisi ne se sont jamais dévoyé au regard du message qu’ils avaient à délivrer. Il est aussi vrai que ceux qui se sont dévoyés, chargés de leur supposé message de vérité, n’avaient pas reçu de vérité. Ainsi donc, le grand apôtre dit : « Dieu nous les a révélées par l'Esprit. Car l'Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l'homme, si ce n'est l'esprit de l'homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n'est l'Esprit de Dieu. Or nous, nous n'avons pas reçu l'esprit du monde, mais l'Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu'enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu'enseigne l'Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. Mais l'homme animal ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge. » (1 Co. 2 : 10-14.) Par conséquent, lorsqu’un message est proclamé, soit il constitue toute la vérité, soit il ne contient aucune vérité, hormis les citations des prophètes.

  « Mais le fait que la volonté de Dieu ait été révélée à l’homme n’a pas rendu inutile la présence constante du Saint-Esprit. Au contraire, Jésus a promis d’envoyer le Consolateur aux disciples pour leur faire comprendre sa Parole et en graver les enseignements dans leurs cœurs. Et comme le Saint-Esprit est l’inspirateur des Écritures, il est impossible qu’il y ait conflit entre lui et la Parole écrite. »--« The Great Controversy », p. VII. « La Tragédie Des Siècles », p. 11.

  Ceux qui ont tendance à mettre en doute la capacité de Dieu à conduire une personne dans toute la vérité, ne nient pas en toute inconscience non seulement la fidélité de Sa Parole, mais ils minimisent aussi par leur action Son pouvoir et ainsi ils ont « affligés le Saint d'Israël ». (Ps. 78 : 41.) (Darby)

  « Mais l’Esprit n’est pas donné, et il ne le sera jamais, pour remplacer les Écritures. Celles-ci déclarent positivement que la Parole est la pierre de touche de tout enseignement et de toute vie morale. L’apôtre Jean a écrit : “N’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.” (1 Jean 4 : 1.) Et le prophète Ésaïe : “À la loi et au témoignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura point d’aurore pour le peuple.” (És. 8 :20) »--« The Great Controversy », p. VII. « La Tragédie Des Siècles », p. 11.

  « Le terme ‘prophète’ tel qu’il est employé dans la Bible… désigne les hommes et les femmes engagés pour un large service dans l’œuvre de Dieu. Certains d’entre eux ne prononcèrent jamais de prophétie telle qu’on l’entend généralement… Certains furent uniquement utilisés pour des occasions spéciales, d’autres pendant de longues successions d’années. Certains écrivirent le message que Dieu leur révéla et d’autres le transmirent oralement. À certains, notamment Daniel et quelques autres, furent confiées des prophéties se projetant dans un futur lointain et dont certaines parties ne se sont pas encore accomplies.

  D’autres furent les messagers de Dieu, suscités dans des périodes de grande crise pour avertir l’église et le monde des jugements à venir, et appeler les hommes à être de nouveau fidèles à Dieu. Il y eu Samuel, Élie, Jean-Baptiste, et d’autres. Jean déclina le titre de prophète, préférant être considéré comme une voix ou un messager de Dieu, envoyé pour préparer le chemin du Seigneur en appelant Israël à la repentance. Or, en tant que messager de Dieu, Christ affirma qu’il était un prophète, et ‘plus qu'un prophète’. Luc 7 : 26. ‘Car le Seigneur, l'Éternel, ne fait rien Sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes’. Amos 3 : 7. »--« The Present Truth, » Vol. 5, N° 72.

  « Le prophète, dans le sens le plus élevé du mot, est celui qui parle sous l’inspiration divine, qui transmet au peuple les messages qu’il a lui-même reçus de Dieu. Mais ce terme désignait aussi ceux qui, sans être aussi directement inspirés, étaient appelés à enseigner au peuple les œuvres et les voies du Seigneur. »--« Education », p. 46. « Éducation », p. 54.

  Ces messagers divins étaient habituellement des hommes et des femmes humbles de caractère ; certains ne savaient ni lire ni écrire. Bien que dépourvu des avantages qu’ont les grands hommes, ces instruments dans la main Omnipotente plongèrent dans l’insignifiance la connaissance humaine et les grandeurs de ce monde. Ainsi Dieu, par ces méthodes, chercha à révéler Son pouvoir transformateur dans la machine humaine ; à la fois dans l’intellect et dans le caractère. Se rebeller contre les instruments choisis de Dieu, c’est renoncer à Son pouvoir pour préférer le pouvoir humain, plaçant le fini au-dessus de l’infini qui peut transmettre en un instant plus de savoir que ne le pourra l’humain dans toute une vie.

  Dieu, par ces méthodes, chercha à révéler Son pouvoir transformateur dans la machine humaine ; à la fois dans l’intellect et dans le caractère. Se rebeller contre les instruments choisis de Dieu, c’est renoncer à Son pouvoir pour préférer le pouvoir humain, plaçant le fini au-dessus de l’infini qui peut transmettre en un instant plus de savoir que ne le pourra l’humain dans toute une vie.

  Bien que les vérités soient révélées par des voies inspirées, l’instrument de l’iniquité y a souvent mêlé l’erreur. Ces ouvriers iniques ont maintes fois utilisé illégalement des parties de la révélation divine, se servant d’elles comme des moyens de passage pour introduire l’erreur et ainsi tromper l’homme simple. Que personne ne se targue de pouvoir échapper à l’influence diabolique grâce à l’effort soutenu d’un autre. Chacun doit étudier pour lui-même afin de définir sa propre position et, empreint d’un esprit sincère, être prêt à écouter quiconque, manifestant un esprit semblable à celui de l’enfant qu’on enseigne. « Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera point. » (Marc 10 : 15.) Les préjugés ont dupé et perdu plus d’âmes qu’aucun autre piège jamais conçu par le maître de la tromperie. Celui qui refuse d’écouter les raisonnements offerts par les autres est le plus grand des ignorants. Un tel individu a habituellement des préjugés du fait que les arguments présentés contredisent son opinion sur un sujet, ou se peut-il qu’il se croit plus intellectuel ou d’un rang social supérieur. D’autres refuseront d’entendre la vérité parce qu’elle heurte leur conscience coupable ou par peur de devoir délaisser une quelconque convoitise égoïste. Cette catégorie de personne est sous l’emprise du malin et s’en va vers une ruine éternelle—le péché contre le Saint Esprit. Ceux qui sont sincères dans leur erreur sont précisément ceux qui se trouvent piégés au fond du filet de l’ennemi. Ceux-là ne sont guère enclins à se laisser convaincre qu’ils s’en vont vers l’enfer.

  Christ notre sauveur trois jours et trois nuits dans le sein de la terre---Le temps que Christ resta dans la tombe, le jour de son ensevelissement et de sa résurrection, ont été l’un des sujets les plus largement discuté dans la Bible. Bon nombre de théories ont été avancées et un temps précieux a probablement été perdu ; toutefois, la confusion sur le sujet ne s’est pas amoindri mais a au contraire augmenté.

  Quelqu’un a demandé, « Qu’est-ce que cela a à voir avec notre salut ? » Pour certains, ça n’a peut-être rien à voir avec leur salut mais pour d’autres, cela semble très important. Une certaine sœur a déclaré : « Je crois à tout ce que la dénomination S….. enseigne, mais je ne peux m’accorder avec la position de Sœur W…… sur le sujet de l’ensevelissement et la résurrection de Christ. Je sais que Christ passa trois jours et trois nuits dans la tombe, mais Sœur W….. affirme qu’Il fut ensevelit le Vendredi soir et qu’Il ressuscita le Dimanche matin. Par conséquent, je ne peux croire toute ce qu’elle écrit, et c’est pourquoi je ne suis pas devenu membre de votre église ni ne compte le devenir. »

  Le désaccord qui plane sur cette question n’a pas permis à cette sœur de se rapprocher de l’église. Si cette dénomination particulière possède la vérité pour le monde aujourd’hui et que l’erreur de cette sœur l’a empêchée de l’accepter, nous devons alors admettre que ce sujet largement discuté a un rapport avec le salut de certaines personnes, c’est le moins qu’on puisse dire.

  Jésus déclare : « Demandez, et l'on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe. » (Mt. 7 : 7, 8.)

  Il n’y a rien de plus plaisant pour Dieu que de voir l’un de Ses enfants demander avec foi de lui montrer la vérité. Si les paroles de Jésus ont un quelconque pouvoir, celui qui désire connaître la vérité et souhaite y obéir, bien qu’elle puisse exiger de lui qu’il vende tout ce qu’il a et de le donner aux pauvres, de renoncer au monde et à tous ses bénéfices, celui-là ne peut demeurer dans les ténèbres. Qu’on laisse le chercheur de la vérité exprimer ce vœu à Dieu et ainsi mettre à l’épreuve Son pouvoir et l’indéfectibilité de ses promesses à travers les paroles de Son Fils. Or, bien qu’il soit possible de tromper les hommes, l’on ne peut abuser Dieu car Il connaît les cœurs.

  L’une des principales raisons qui suscite la confusion parmi les étudiants de la Bible est que ces derniers ne se soumettent pas entièrement à l’expression Biblique des textes. Ils se croient plus sages que les prophètes qui étaient saisi de l’Esprit de Dieu, et ainsi voudraient corriger les paroles et le sens de la Sainte Bible ! Ainsi donc, des êtres finis ont tenté de rectifier et corriger l’Être Infini, dont la sagesse, la puissance et la pensée sont insondables ! Bien que ces personnes soient conscientes que leur interprétation d’un texte ne s’harmonise pas parfaitement avec le sens général du livre et de la loi, elles ne voient pas où est le tort et font peu cas du Seigneur. Et lorsqu’on leur montre la réalité, elles refusent d’abandonner l’erreur pour la vérité car elle contredit leur fausse théologie. Que le lecteur se penche profondément sur ce sujet, qu’il observe la merveilleuse harmonie des Écritures et la grande sagesse qui s’en dégage.

  On demanda à la sœur : « Où se trouve la preuve que Christ passa trois jours et trois nuits dans la tombe ? » « Cela se trouve », dit-elle, « dans Matthieu 12 : 40, ‘Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.’ On lui demanda à nouveau, « Selon vous, quel jour le Christ est-il mort ? » Elle répondit, « la réponse se trouve dans Jean 19 : 31 : ‘Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, -car c'était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour, -les Juifs demandèrent à Pilate qu'on rompît les jambes aux crucifiés, et qu'on les enlevât.’ » Elle explique ici que ce ne pouvait être la préparation du Sabbat du septième jour, car le Sabbat était un « Grand » jour. C’était donc la préparation de la pâque—le Mercredi. Ensuite elle commença à compter, « Jeudi (1), Vendredi (2), Samedi (3) ; Mercredi soir (1), Jeudi soir (2), Vendredi soir (3). Il y a donc trois jours et trois nuits. »

  Forte de son raisonnement, cette sœur pense que son explication est indéniablement correcte mais pas le fait que le Christ mourut à la neuvième heure, trois heures avant la fin du jour (Mt. 27 : 46-50) et fut ensevelit au coucher du soleil—à 12h00. (Luc 23 : 52-56.)

  Si le Christ fut ensevelit le Mercredi, Il aurait passé trois jours et trois nuits entière dans la tombe car la Bible déclare clairement : « Après le sabbat, à l'aube [point du jour] du premier jour de la semaine, [Dimanche matin] Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le sépulcre. » (Mt. 28 : 1.) De nouveau, nous lisons dans Marc 16 : 9, « Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut d'abord à Marie de Magdala. »

  Examinons la théorie sous un autre angle. Jésus dit : « Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours, et que le Fils de l'homme sera livré pour être crucifié. » (Mt. 26 : 2) « Alors [après ces deux jours] les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple se réunirent… et ils délibérèrent sur les moyens d'arrêter Jésus par ruse, et de le faire mourir. » (Mt. 26 : 3, 4.) Au moment où Christ prononça ces mots : « Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours », ce ne pouvait pas être plus tard que le début du Mardi si la pâque devait avoir lieu le Jeudi. Donc tout ce qui fut en rapport avec Son jugement, Sa crucifixion, Sa mort et Son ensevelissement dut s’accomplir entre le Mardi matin et le Mercredi au coucher du soleil, ce qui aurait été impossible selon l’horaire Biblique que nous tenterons de présenter.

  Observez les passages suivants : « Le premier jour des pains sans levain, les disciples s'adressèrent à Jésus, pour lui dire : Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque ? » C’était le jour de la préparation de la Pâque. « Il répondit : Allez à la ville chez un tel, et vous lui direz : Le maître dit : Mon temps est proche ; je ferai chez toi la Pâque avec mes disciples. Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné, et ils préparèrent la Pâque. Le soir étant venu, il se mit à table avec les douze. Pendant qu'ils mangeaient, il dit : Je vous le dis en vérité, l'un de vous me livrera. Ils furent profondément attristés, et chacun se mit à lui dire : Est-ce moi, Seigneur ? » (Mt. 26 : 17-22.) La Pâque ne peut être observée qu’après le coucher du soleil, au commencement du premier jour des pains sans levain : « Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l'Éternel. » (Lé. 23 : 5.) C’est le dernier jour de la préparation de la pâque. Par conséquent, Jésus ne fut pas encore livré aux mains des sacrificateurs pendant la préparation de la pâque et encore moins crucifié. Par ailleurs, Matthieu est tout à fait clair sur le sujet et ne laisse place à aucune discussion : « Pendant qu'ils mangeaient, [la pâque] il dit : Je vous le dis en vérité, l'un de vous me livrera. » (Mt. 26 : 21.) Comment Jésus, alors qu’il mangeait la pâque avec les douze, aurait-il pu être crucifié et ensevelit ? Nous ne sommes contre aucune vérité, mais lorsque la théorie va à l’encontre des Écritures, nous ne pouvons accepter des conclusions erronées, car celui qui croit au mensonge est une abomination aux yeux de Dieu.

  Permettez que nous clarifiions cette controverse par des faits suffisamment solides. Que le lecteur se dise bien que la pâque se déroule sur sept jours, ou pendant ce qu’on appelle la « semaine de la pâque ». Citons Lé. 23 : 4-8 : « Voici les fêtes de l'Éternel, les saintes convocations, que vous publierez à leurs temps fixés. Le premier mois le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l'Éternel. Et le quinzième jour de ce mois, ce sera la fête des pains sans levain en l'honneur de l'Éternel ; vous mangerez pendant sept jours des pains sans levain. Le premier jour, vous aurez une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile. Vous offrirez à l'Éternel, pendantsept jours, des sacrifices consumés par le feu. Le septième jour, il y aura une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile. »

  Observez maintenant que le Sabbat du septième jour est régit par le cycle hebdomadaire et la pâque par le calendrier mensuel. Donc, dans chaque semaine de pâque il y a un Sabbat du septième jour, et il tombe sur tous les septièmes jours pascals. Observez à nouveau que le quatorzième jour est appelé le jour de la « Pâque » tandis que le quinzième jour est appelé la « Fête » de la Pâque. (Voir No. 28 : 17 ; Josué 5 : 11.) Le Sabbat du septième jour est appelé « Le Sabbat ». L’offrande de la gerbe était les prémices de la moisson et ils devaient être offerts à l’Éternel le lendemain du Sabbat ; c’est-à-dire le premier jour de la semaine, appelé communément le Dimanche. (Voir Lé. 23 : 11.) L’offrande de la gerbe était un type de la résurrection—les prémices. L’apôtre dit : « Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts »--ceux qu’Il a ressuscité. (1 Co. 15 : 20 ; et aussi Mt. 27 : 52, 53.)

  Ainsi Christ « a emmené captive la captivité » (Darby) ce jour même désigné par le type.

  La préparation de la pâque---La pâque est une fête de sept jours ; c’est pourquoi la préparation en vue de cette semaine nécessite plus d’un jour. Nous citons Ex. 12 : 3, 6, « Le dixième jour de ce mois [le premier], on prendra un agneau pour chaque famille… Vous le garderez jusqu'au quatorzième jour de ce mois. » Il fut ordonné au peuple de commencer la préparation le dixième jour du mois. Le quatorzième jour, avant le coucher du soleil, il ne devait plus y avoir de levain dans leur maison. Puis vint le quinzième jour, premier jour des pains sans levain, et commençait la semaine de la pâque par l’immolation de l’agneau. « Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain. Dès le premier jour, il n'y aura plus de levain dans vos maisons. » (Ex. 12 : 15.) Par conséquent, le quatorzième jour était le dernier jour de la préparation, et le quinzième jour, ou premier jour de la fête, était une sainte convocation et le peuple ne devait faire aucune œuvre servile. Matthieu 26 : 17 fait référence au même jour où Jésus mangea la pâque avec les douze. (Voir Mt. 26 : 20, 21.) Les seuls jours où pouvait avoir lieu la semaine de la pâque étaient les suivants : Le quatorzième jour du premier mois de cette année était un Mercredi, et le jour prit fin au coucher du soleil (entre les deux soirs). Le premier jour de la pâque (15ème jour du mois) tomba un Jeudi ; le second un Vendredi ; le troisième un Samedi (Sabbat) ; le quatrième un Dimanche ; le cinquième un Lundi ; le sixième un Mardi, le septième et le dernier jour de fête un Mercredi, le 21ème jour du mois. (Voir l’image à la page 22). 

  Chronologie de la pâque jusqu’à la résurrection---L’agneau ne pouvait être immolé avant le quatorzième jour entre les deux soirs et être appelé « L’agneau De La Pâque » si l’on en croit l’instruction donnée dans le passage suivant : « et toute l'assemblée d'Israël l'immolera (l’agneau) entre les deux soirs. » (Ex. 12 : 6.) Supposons que tout était prêt et que l’agneau fut immolé aussitôt le soleil couché. Quinze minutes environ étaient nécessaires pour que l’agneau meure ; et l’on devait ensuite retirer la peau. Ajoutez à cela que chaque partie de l’agneau devait être préparée, lavée, et replacée dans l’agneau et l’on devait le refermer car rien ne devait être jeté, excepté les déchets. Par conséquent, la préparation pour le rôtissage du sacrifice nécessitait au moins une heure. Ainsi, nous lisons : « Vous ne le mangerez point à demi cuit et bouilli dans l'eau ; mais il sera rôti au feu, avec la tête, les jambes et l'intérieur. » (Ex. 12 : 9.)

  L’ancienne méthode de rôtissage nécessitait plus de temps que notre méthode actuelle. On passait un bâton à travers l’agneau sacrificiel, puis on le plaçait au-dessus des braises et l’on tournait l’agneau en continu sur l’axe du bâton. Cette méthode de cuisson nécessitait environ quatre heures. Il aurait fallu une heure et demie de plus pour manger la pâque, ordonner l’eucharistie et les rituels d’humilité et chanter des cantiques. Ils se rendirent ensuite à la montagne des Oliviers. (Voir Marc 14 : 26.) La montagne est située à environ huit cent mètres à l’est du troisième mur de la ville. Ainsi, une certaine distance séparait la montagne du lieu où fut célébrée la pâque. Il leur aurait donc fallu près d’une demi-heure pour s’y rendre à pied ; après quoi Jésus emmena les trois disciples dans le jardin de Gethsémané.

  Ils ne passèrent pas moins d’une heure et demie sur la montagne et dans le jardin alors que Jésus priait ; après quoi Jésus demanda aux disciples de dormir car il était parti prier trois fois et lorsqu’il revint, Il les trouva endormi par deux fois, « Et il vint vers les disciples, qu'il trouva endormis, et il dit à Pierre : Vous n'avez donc pu veiller une heure avec moi ! » (Mt. 26 : 40.) On peut supposer qu’ils dormirent au moins une heure, autrement les paroles du Maître la troisième fois : « vous vous reposez » (Mt. 26 : 45), aurait été dites inutilement. Après ces épisodes, Juda arriva avec la foule et la capture de Jésus prit peu de temps ; et pas moins de deux heures durent s’écouler avant qu’on l’emmena devant les sacrificateurs. Selon cette estimation de la chronologie, pas moins de douze heures ont dû constituer le total des heures passées entre le Mercredi soir au coucher du soleil (l’immolation de l’agneau marquant le début de la pâque) et le moment où Jésus fut emmené devant les sacrificateurs.

  L’analyse de cette chronologie prouve que lorsque Jésus fut emmené devant Caïphe, le souverain sacrificateur, c’était environ la douzième heure ou peu de temps avant l’aube du Jeudi matin ; et après Son procès devant le souverain sacrificateur, « Ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire : c'était le matin. » (Jean 18 : 28.) « C'était la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs : Voici votre roi. » (Jean 19 : 14.) Comme Jean l’affirme, c’est au matin qu’ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire, et comme il l’affirme aussi, c’était environ la sixième heure (soit minuit, soit midi selon l’horaire de l’époque). Donc c’est peu après minuit (vers la sixième heure) que Pilate dut dire aux Juifs, « Voici votre roi », car Jean n’aurait pas considéré midi comme étant le matin. Par conséquent, après qu’Il eût été jugé par le Sanhédrin, ils appelèrent Pilate et se rendirent au prétoire. Cela eut lieu le matin du jour suivant, après qu’ils eurent capturé Jésus dans le jardin—l’aube du Vendredi matin.

  Jean dit, « C'était la préparation de la Pâque. » Nous avons précédemment expliqué que la préparation de l’agneau de la pâque n’était pas l’affaire d’un jour, mais se déroulait sur quatre jours.

  En outre, Matthieu dit clairement : « ils préparèrent la Pâque. Le soir étant venu, il [Christ] se mit à table avec les douze. Pendant qu'ils mangeaient. » (Mt. 26 : 19-21.) Ainsi, la préparation de la pâque dont Jean fait mention ne peut être la préparation de l’agneau de la pâque mais plutôt la préparation du Sabbat de la pâque (le septième jour) qu’on appelait la préparation de la pâque car il avait lieu pendant la semaine de la pâque qui n’avait lieu qu’une fois par an. Ainsi donc, ce Vendredi était appelé « la préparation de la pâque ». Le Sabbat du septième jour dans la semaine de la pâque était donc appelé un « Grand Jour », car c’était un Sabbat dans un Sabbat—le plus grand jour de l’année.

  Selon le tableau horaire, les chefs Juifs jugèrent Jésus de douze heures le Jeudi matin jusqu’à environ six heures le Vendredi matin (à l’époque). Neuf heures plus tard—à la troisième heure (Vendredi), Jésus fut crucifié. (Voir Marc 15 : 25.) Après qu’Il eût passé trois heures sur la croix, le soleil s’obscurci (à six heures—midi. Voir Marc 15 : 33.) Trois heures plus tard Jésus mourut et le soleil reparut. (Voir Mt. 27 : 45-50.) Des trois heures qui suivirent jusqu’au coucher du soleil, l’on fit de rapides préparations et le Sauveur fut placé dans le sépulcre neuf de Joseph juste avant que ne commence le Sabbat du septième jour. Nous citons Luc 23 : 53-56 : « Il le descendit de la croix, l'enveloppa d'un linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis. C'était le jour de la préparation, et le sabbat allait commencer. Les femmes qui étaient venues de la Galilée avec Jésus accompagnèrent Joseph, virent le sépulcre et la manière dont le corps de Jésus y fut déposé, et, s'en étant retournées, elles préparèrent des aromates et des parfums. Puis elles se reposèrent le jour du sabbat, selon la loi. » Ainsi, Jésus demeura dans le sépulcre de douze heures le Vendredi soir jusqu’à environ douze heures le Dimanche matin. Cela est aussi prouvé par Marc 16 : 9, « Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine. » Par conséquent, nous avons un total d’environ trente-six heures dans la tombe ; et un total global de quatre-vingt-quatre heures entre le commencement de la pâque et la résurrection.

  Remarquez maintenant qu’entre le moment où les Juifs se saisirent du Christ (Jeudi à la 12ème heure) et Sa résurrection (Dimanche à la 12ème heure), il y a exactement soixante-deux heures ou trois jours et trois nuits. Ainsi s’accomplissent les paroles de Jésus : « Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. » (Mt. 12 : 40.) L’idée selon laquelle dans le « sein de la terre » signifie la tombe provient des suppositions humaines sans fondement Biblique. Si le Sauveur voulut parler de son expérience dans la tombe, Il l’aurait fait. Si Son tombeau s’était trouvé au centre de la terre—à environ 6440 km sous la surface (le sein de la terre), alors on aurait pu supposer que le Christ voulut parler du sein de la terre. Jésus employa cette expression pour montrer qu’Il devait passer trois jours et trois nuits aux mains des pécheurs et dans la tombe. Pourquoi les pécheurs sont-ils appelés « Le sein de la terre » ? Parce que l’homme a été formé à partir d’elle selon Ge. 3 : 19, « car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. »

  Ici nous marquons une pause pour attirer l’attention du lecteur sur l’image de la page 22. Remarquez l’infinie sagesse par laquelle cette image du grand sacrifice (la Croix) pour l’humanité a été élaborée. C’est là l’évidence de l’infinité de l’amour Divin. Observez tout d’abord que l’aiguille du cadran en a fait trois fois le tour. Observez que chaque événement était chacun espacé de trois heures (3 x 9 et 6 x 12) ce qui forme la croix.

  Observez maintenant que la position de la croix sur les aiguilles ne respecte pas la proportion. Mais si le lecteur retourne le diagramme, montrant de quelle façon on calculait l’horaire ancien—régulé par le coucher du soleil à douze heure, la croix apparaît alors dans une position parfaite et nous obtenons un autre aperçu de la perfection divine.

  La ligne traversant l’aiguille entre quatre et cinq heure, dix et onze heure—marqué par le pôle nord et le pôle sud, indique la position exacte du globe évoluant sur son orbite annuel. Maintenant regardez le soleil dans le coin supérieur droit et considérez sa position exacte par rapport à la terre alors qu’il s’obscurci entre la sixième et la neuvième heure. Nous voyons que le soleil resta dans cette position précise pendant les heures d’obscurité ! Cette image n’est-elle pas parfaite—au-delà de tout questionnement ? Si oui, un être doué d’intelligence pourrait-il imaginer que tout cela n’est que le fruit du hasard ? Cela ne prouve-t-il pas indéniablement que Dieu avait tout prédéterminé, et que par Son grand pouvoir, il s’avérait qu’Il enseignait Son plan à Ses enfants et le salut qu’Il leur offrait ? Paul dit, « ses œuvres eussent été achevées depuis la création du monde. » (Hé. 4 : 3.) Jean déclare aussi que l’agneau fut immolé depuis la création du monde. (Voir Ap. 13 : 8.) Pécheur, « Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. »

  Quoique l’agneau pascal soit le type de la crucifixion de Christ, il n’était pas prévu qu’Il soit offert le même jour où l’agneau était immolé. Ce fait se confirme de lui-même, car l’agneau fut immolé le soir et Christ fut crucifié le matin—trois heures après le lever du soleil, --et Il mourut trois heures avant le soir.

  La prophétie de Daniel et de l'apocalypse de jean renferment l'histoire du monde---« Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche. » (Ap. 1 : 3.)

  « Que nul ne pense donc, parce qu’il ne peut saisir la signification de tous les symboles de l’Apocalypse, qu’il est inutile de sonder ce livre pour comprendre les vérités qu’il contient. Celui qui a révélé ces mystères à Jean donnera un avant-goût des choses célestes à quiconque cherchera diligemment à les connaître. Ceux dont le cœur est prêt à les recevoir seront rendus capables de comprendre ses enseignements, et il leur sera accordé les bénédictions promises à ceux “qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites”. »--« The Acts of the Apostles », p. 584. « Conquérants Pacifiques », p. 520.

  « Tous les livres de la Bible se résument et s’achèvent dans l’Apocalypse, qui complète le livre de Daniel. Ce dernier est une prophétie ; l’autre, une révélation. Le livre qui fut scellé n’est pas l’Apocalypse, mais cette partie de la prophétie de Daniel qui se rapporte aux derniers jours. L’ange ordonna : “Toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles, et scelle le livre jusqu’au temps de la fin. »--« The Acts of the Apostles », p. 585. « Conquérants Pacifiques », p. 520.

  « Le chiffre sept indique la plénitude… alors que les symboles employés révèlent la condition de l’Église aux différentes époques de l’histoire du monde. »--« The Acts of the Apostles », p. 585. « Conquérants Pacifiques », p. 521.

  « Les hommes finis doivent faire attention à ne pas chercher à contrôler leur semblables, en occupant la place assignée au Saint-Esprit. Ne laissez aucun homme croire que son privilège est de donner au monde ce qu'il pense être la vérité, et de refuser que quelque chose de contraire à ses idées ne soit donné. Ce n'est pas son œuvre. Beaucoup de choses inacceptables apparaîtront comme des vérités évidentes pour ceux qui croient que leur propre interprétation des Écritures est toujours correcte. Des changements très importants devront être réalisés quant à certaines idées acceptées par certains comme parfaites. »--« Testimonies to Ministers », p. 76. « Témoignages pour les Pasteurs », p. 76.

  Une vaste part de la Chrétienté s’accorde sur le fait que nous vivons les derniers jours de l’histoire du monde. Lorsque les disciples demandèrent à Jésus quels seraient les signes de Son retour sur terre et de la fin du monde, l’un des nombreux signes qu’Il donna était : « C'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, -que celui qui lit fasse attention ! » (Matthieu 24 : 15.) Il est évident d’après les paroles du Maître que le livre de Daniel renferme des informations sur les signes des temps et sur la fin du monde. Les prophéties de Daniel avaient peu de valeur pour les disciples et pour l’église Chrétienne des débuts, car Daniel dit que le livre fut scellé jusqu’à la fin des temps. (Da. 12 : 4.) Et puisqu’aujourd’hui le livre est ouvert, il devient évident que nous vivons la fin des temps. (Ap. 22 : 6-10.) Or, le livre devait être ouvert à une catégorie de personne et fermé à une autre, car Il ajouta, « Plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés ; les méchants feront le mal et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l'intelligence comprendront. » (Da. 12 : 10.) Par conséquent, il est important que nous soyons débarrassés de toute iniquité et soumis aux exigences divines si nous voulons comprendre et recevoir les bénédictions contenues dans le livre.

  Le but de cette publication n’est pas d’expliquer les symboles qui ont été jusqu’ici largement expliqués dans plusieurs publications et dont l’exactitude a été jusqu’à présent avérée dans les grandes lignes. Notre intention est de clarifier certains éléments qui pour un temps ont été maintenu dissimulés par l’Esprit de Dieu. Les symboles exceptionnels si familiers aux étudiants de la Bible seront brièvement survolés, assez pour concentrer l’esprit sur les symboles qui doivent être expliqués. Nous tenterons de démontrer que les symboles du livre de Daniel et de l’Apocalypse renferment l’histoire du monde entier, civil et religieux, depuis la création jusqu’à la rédemption.

  Dans le second chapitre de Daniel, s’ouvrant sur le premier royaume universel post diluvien, nous avons l’histoire du monde de cette époque jusqu’à la seconde venue du Christ, ou jusqu’à la fin du monde actuel, représentée par la grande statue métallique. « O roi, tu regardais, et tu voyais une grande statue ; cette statue était immense, et d'une splendeur extraordinaire ; elle était debout devant toi, et son aspect était terrible. La tête de cette statue était d'or pur ; sa poitrine et ses bras étaient d'argent ; son ventre et ses cuisses étaient d'airain ; ses jambes, de fer ; ses pieds, en partie de fer et en partie d'argile. Tu regardais, lorsqu'une pierre se détacha sans le secours d'aucune main, frappa les pieds de fer et d'argile de la statue, et les mit en pièces… Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d'un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement. C'est ce qu'indique la pierre que tu as vue se détacher de la montagne sans le secours d'aucune main, et qui a brisé le fer, l'airain, l'argile, l'argent et l'or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit arriver après cela. Le songe est véritable, et son explication est certaine. » (Da. 2 : 31-34, 44, 45.)

  L’or, l’argent, l’airain et le fer ont été interprétés comme représentant Babylone, les Médo-Perses, la Grèce et Rome. Le mélange de fer et d’argile—les pieds et les orteils—représentent les royaumes qui ont succédés à la chute de Rome. Quelle merveilleuse prophétie, si simple et si vraie. Mais cette grande statue ne révèle que la structure de l’histoire de notre monde telle qu’elle l’était.

  Dans le septième chapitre de Daniel, nous avons la même succession chronologique symbolisée par diverses bêtes. Cette double représentation sert à révéler en détail les événements historiques qui doivent se dégager de la structure de la grande statue. « Daniel commença et dit : Je regardais pendant ma vision nocturne, et voici, les quatre vents des cieux firent irruption sur la grande mer. Et quatre grands animaux sortirent de la mer, différents l'un de l'autre. Le premier était semblable à un lion, et avait des ailes d'aigles ; je regardai, jusqu'au moment où ses ailes furent arrachées ; il fut enlevé de terre et mis debout sur ses pieds comme un homme, et un cœur d'homme lui fut donné. Et voici, un second animal était semblable à un ours, et se tenait sur un côté ; il avait trois côtes dans la gueule entre les dents, et on lui disait : Lève-toi, mange beaucoup de chair. Après cela je regardai, et voici, un autre était semblable à un léopard, et avait sur le dos quatre ailes comme un oiseau ; cet animal avait quatre têtes, et la domination lui fut donnée. Après cela, je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, il y avait un quatrième animal, terrible, épouvantable et extraordinairement fort ; il avait de grandes dents de fer, il mangeait, brisait, et il foulait aux pieds ce qui restait ; il était différent de tous les animaux précédents, et il avait dix cornes. Je considérai les cornes, et voici, une autre petite corne sortit du milieu d'elles, et trois des premières cornes furent arrachées devant cette corne ; et voici, elle avait des yeux comme des yeux d'homme, et une bouche, qui parlait avec arrogance. » (Da. 7 : 2-8.)

  Le lion, l’ours, le léopard et la bête indescriptible représentent les mêmes royaumes représentés par l’or, l’argent, l’airain et le fer. Les symboles étranges et contre nature accompagnant les bêtes, à savoir, les ailes, les côtes, les cornes et les têtes, ont la capacité de dévoiler les mystères des événements historiques qui doivent se dégager des grandes périodes prophétiques. Une des choses les plus merveilleuses avec ces symboles est qu’ils sont tout à fait capables de révéler la vérité, et lorsqu’ils sont bien compris, ils ne peuvent se contredire. Ne jamais s’appuyer sur une interprétation des prophéties symboliques qui ne correspond pas parfaitement à l’explication donnée. L’interprétation de tels symboles doit non seulement être en harmonie avec le sens général du livre de Dieu et de la loi, mais elle doit aussi dégager une importante leçon pour le peuple de Dieu. Et lorsqu’une explication, telle que celle donnée ici, est dérivée des écritures, alors seulement nous avons la vérité. 

  La tête d’or de la grande statue représentait le royaume de Babylone lorsqu’il était à son apogée et le lion, lui, couvrait une grande période selon Ge. 10 : 8-10 : « Cusch engendra aussi Nimrod ; c'est lui qui commença à être puissant sur la terre. Il fut un vaillant chasseur devant l'Éternel ; c'est pourquoi l'on dit : Comme Nimrod, vaillant chasseur devant l'Éternel. Il régna d'abord sur Babel, Érec, Accad et Calné, au pays de Schinear. » Nimrod régna d’abord sur « Babel », ou « Babylone » en Grec. Sa domination s’étendit jusqu’aux quatre villes de la plaine, à savoir, Babylone, Érec, Accad et Calné. Si le lecteur prend Genèse 10 : 1-8 et compte attentivement les générations depuis Noé après qu’il soit sorti de l’arche jusqu’à Nimrod, il remarquera que ce dernier est la 26ème personne née après le déluge. La ville se trouvait au pays de Schinear conformément à Genèse 11 : 2 : « Comme ils étaient partis de l'orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Schinear, et ils y habitèrent. »

  Le nom Babel (Babylone en Grec) remonte au temps de la construction de la tour de Babel, lorsque Dieu confondit les hommes par la diversité des langues. Selon Daniel, le capitole de Babylone se tenait dans la même plaine : « Le Seigneur livra entre ses mains [Le roi de Babylone] Jojakim, roi de Juda, … Nebucadnetsar emporta les ustensiles au pays de Schinear. » (Da. 1 : 2.) Babylone fut donc fondée immédiatement après le déluge, probablement quelque part entre 2400 et 2300 av J.-C., et elle atteint son apogée en tant qu’empire universel entre 400 ou 500 av J.-C. La montée de Babylone couvrit une période d’environ 1800 ans ou plus. Il est fort possible que personne ne s’attendait à ce que Babylone fût aussi rapide à conquérir l’ancien monde.

  Les symboles des ailes et des côtes---Cherchons maintenant le sens des ailes du lion et du léopard ; ainsi que les côtes dans la gueule de l’ours. Les ailes du lion ne peuvent certainement pas symboliser la vitesse comme certains l’ont cru. Si cela eut été le cas, elles auraient dû être sur l’ours, car Cyrus et Darius conquirent l’ancienne Babylone en l’espace d’une nuit. Par ailleurs, si sur une bête les ailes symbolisent la vitesse, elles doivent conserver la même symbolique sur une autre bête. Les ailes représentaient-elles la vitesse sur le léopard à quatre têtes ? Certainement pas. Une bonne observation des symboles  permet de voir que le léopard n’a aucun rapport avec la conquête des Médo-Perses par Alexandre. Le léopard représente les royaumes qui succédèrent cette conquête. Les quatre têtes sont les quatre divisions Grecques après la mort d’Alexandre, à savoir, « Cassandre, Lysimaque, Ptolémée et Séleucos. »

  Le conflit et la conquête entre Médo-Perses et Grecs sont portés à notre attention dans Daniel 8 : 5-7 : « Comme je regardais attentivement, voici, un bouc venait de l'occident, et parcourait toute la terre à sa surface, sans la toucher ; ce bouc avait une grande corne entre les yeux. Il arriva jusqu'au bélier qui avait des cornes, et que j'avais vu se tenant devant le fleuve, et il courut sur lui dans toute sa fureur. Je le vis qui s'approchait du bélier et s'irritait contre lui ; il frappa le bélier et lui brisa les deux cornes, sans que le bélier eût la force de lui résister ; il le jeta par terre et le foula, et il n'y eut personne pour délivrer le bélier. »

  Da. 8 : 20, 21, l’ange dit à Daniel que le bouc « était la Grèce », le bélier, les « Médo-Perses », et la grande corne entre ses yeux, « le premier roi ». Par conséquent, la conquête rapide d’Alexandre est représentée par « le bouc » qui ne toucha pas le sol. Si les ailes représentaient la vitesse, elles auraient dû être sur « le bouc » et non sur le léopard. Comme la vérité qui ressort ici ne peut être niée, et comme l’idée entretenue par certain contredit le symbolisme, nous devons chercher ailleurs la signification des « ailes ». Nous pensons qu’il est de loin plus prudent et plus sage, et d’autant plus raisonnable, d’admettre notre erreur car les mortels que nous sommes ont tendance à en commettre beaucoup. Il vaut mieux cela que d’être en contradiction avec les interprétations de la Parole de Dieu.

  Tout d’abord, nous devons comprendre que l’Inspiration consigne, par ces symboles, l’histoire complète du monde. N’oublions pas qu’il y eut un monde avant le déluge. Si l’un d’entre nous devait s’engager dans la conception de cette prouesse architecturale pour élaborer un plan ou un schéma de l’histoire du monde, nous tiendrions certainement compte de toutes les parties qui composent le sujet. Dieu, infini en sagesse et en puissance, ne laisserait certainement rien au hasard dans cette grande illustration, ou n’oublierait, par manque de considération, de tenir compte du monde qu’Il créa avant le déluge.

  Un rapport de l’étude divine de l’histoire du monde depuis la création jusqu’à la rédemption serait d’une grande importance à notre époque. En ces temps d’infidélité, d’athéisme et d’hypocrisie, les hommes qui professent être sages, fussent-ils profanes ou religieux, ont perdu de vue la source de la vraie sagesse et de la vraie connaissance. « Puisque ayant connu Dieu, ils ne l'ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous. » (Ro. 1 : 21, 22.) Même ceux qui professent être des enseignants de justice ont renoncé à leur foi quant au commentaire Biblique sur la création. Dieu, conscient de l’atmosphère de dénégation trompeuse qui règne sur Sa sainte Parole, a élaboré une carte prophétique au moyen de symboles tels que les bêtes, les ailes, les côtes, les cornes, les têtes, etc. Cette carte Lui offre un panorama prophétique dans lequel Il peut signifier les faits avec une force capable d’humilier les hommes, leur montrer leur complète ignorance et leur manque de sagesse.

  Selon le commentaire Biblique, le déluge eut lieu plus de 1600 ans après la création. Dieu donna naissance à la race humaine en créant Adam et Ève. Par conséquent, il y eut un peuple, une race, un langage et une nation depuis la création jusqu’au déluge. Nous appelons la domination accordée à Adam le premier empire Adamique universel. Babylone fut le second ; le Médo-Perse le troisième ; la Grèce le quatrième ; Rome le cinquième ; la Rome brisée (symbolisée par les pieds et les orteils de la grande statue de Daniel 2 qui représentent la civilisation actuelle instable) le sixième ; et le septième et dernier qui se place entre la fin du millenium après la résurrection des méchants et leur seconde mort. Ainsi, le chiffre sept signifie, comme à l’accoutumée, la plénitude. Par conséquent, ces sept empires universels, contant l’histoire entière du monde, signifient la fin du péché et sa domination.

  Si des mortels comme nous avaient dû concevoir une telle représentation se servant de bêtes comme de symboles, il est certain que nous aurions eu suffisamment d’intelligence pour numéroter chaque bête dans le bon ordre. L’on peut supposer que Dieu est moins complaisant dans Sa merveilleuse perfection. Par conséquent, Dieu a numéroté chaque bête. Tout d’abord nous devons considérer ceux qui, dans la grande statue métallique, ont représenté la période de l’Ancien Testament, à savoir, l’Or—Babylone ; l’argent—les Médo-Perses ; l’airain—la Grèce. L’or est le métal maître donc il viendrait en numéro un ; après l’or vient l’argent qui fait de lui le numéro deux ; après l’argent vient le bronze qui fait de lui le numéro trois. Le lion, l’ours et le léopard sont numérotés de la même façon. Le lion est le roi ou le maître des animaux et est donc le numéro un, ce qui correspond à l’or. Après le lion vient l’ours, il est donc le numéro deux et il correspond à l’argent. Après l’ours vient le léopard, il est donc le numéro trois et il correspond à l’airain. Nous avons donc un premier groupe de numéros mais il reste un autre groupe de numéro dont nous devons parler.

  Nous sommes renvoyés à la signification des ailes sur le lion et sur le léopard, de même que les côtes dans la gueule de l’ours. Dieu n’aurait certainement pas établit les grandes lignes de l’histoire du monde, du déluge jusqu’à la fin, en manquant de tenir compte de toutes les parties qui la composent. Dans ce schéma des événements historiques, il doit exister un élément qui indique qu’Il exista un empire universel avant le déluge, comme nous l’avons précédemment expliqué. Cet empire, qui fut le premier, doit naturellement posséder le numéro un ; Babylone doit être le numéro deux ; le Médo-Perso le numéro trois et le Grec, le numéro quatre. Si cela s’avère exact, nous devons trouver ce groupe de numéro sur le lion, l’ours et le léopard. 

  Les ailes du lion signifient l’empire numéro deux. Le lion par nature vient en premier—premier depuis le déluge, mais (anormalement) du fait des deux ailes, il se place en deuxième position depuis la création. Les côtes dans la gueule de l’ours signifient l’empire numéro trois. Par nature l’ours vient en second depuis le déluge, mais (anormalement) du fait des trois côtes il se place en troisième position depuis la création ; on emploie ici des côtes car les ailes vont par paires. Les quatre ailes du léopard signifient que la Grèce est le quatrième empire universel. Par nature le léopard vient en troisième depuis le déluge, mais (anormalement) du fait des ailes, il se place en quatrième position depuis la création. L’histoire défile, d’où le parfait symbolisme des ailes.

  « Lève-toi, mange beaucoup de chair »---« Lève-toi, mange beaucoup de chair », disent les côtes à l’ours. (Da. 7 : 5.) L’empire Médo-Perse ouvrit la voie aux guerres impériales, c’est pourquoi : « Lève-toi, mange beaucoup de chair. » Ainsi, chaque empire, l’un après l’autre, connut des guerres sanglantes. Les côtes dans la gueule de l’ours ne peuvent signifier les nations, comme certains l’ont cru, car les nations sont symbolisées par les cornes et non les côtes. Elles ne peuvent pas non plus signifier certaines provinces que les Mèdes et les Perses ne purent conquérir car l’ours les tient dans sa gueule et il serait illogique de supposer que les Perses aient oppressés des peuples plus que d’autres. Si cela eut été le cas, l’ours les aurait foulés aux pieds comme le fit la bête indescriptible. (Da. 7 : 7.) Le symbolisme contredit de telles suppositions, et nulles preuve ni leçon ne pourraient se dégager d’une telle théorie.

  Les ailes du lion furent arrachées---De retour sur le lion symbolisant Babylone, Daniel dit : « Le premier était semblable à un lion, et avait des ailes d'aigles ; je regardai, jusqu'au moment où ses ailes furent arrachées ; il fut enlevé de terre et mis debout sur ses pieds comme un homme, et un cœur d'homme lui fut donné. » (Da. 7 : 4.) « Ses ailes furent arrachées ». Le symbole correspond à la même chose lorsque les trois cornes sont arrachées de la bête indescriptible. (Da. 7 : 8.) Si l’arrachage des cornes signifie qu’on leur ôta leur royaume, alors l’arrachage des ailes signifie que Babylone, l’empire numéro deux, devait passer, accomplissant l’interprétation de Daniel de l’écriture sur le mur : « Et voici l'explication de ces mots. Compté : Dieu a compté ton règne, et y a mis fin. » (Da. 5 : 26.) Par conséquent, Babylone tomba aux mains des rois Médo-Perses. Ses ailes « furent donc arrachées », et l’empire Médo-Perse, le numéro trois, succéda au lion, le numéro deux.

  Un cœur d’homme lui fut donné---Après que les ailes du lion furent arrachées, Daniel dit : « Il fut mis debout sur ses pieds comme un homme, et un cœur d'homme lui fut donné. » Qu’importe ce que signifient la position de la bête et le remplacement de son cœur, cela a lieu après que Babylone soit tombée sous la domination Médo-Perse, car elle se met debout comme un homme après que ses ailes « furent arrachées. » Pour parvenir à la compréhension de ce symbole, nous devons d’abord considérer la fonction du cœur, car le symbole en lui-même doit être parfait, autrement il est impossible de déterminer la vérité.

  Le cœur sert à conserver l’énergie vitale du corps. Si le cœur s’arrête, tout est perdu. Cet organe des plus vitaux gouverne le corps. De même qu’un royaume est composé de nombreux individus ayant des besoins, de même le corps humain est composé d’une multitude de cellules vivantes toutes indispensables. De même qu’un roi doit préserver l’énergie vitale de son royaume, punir ou extirper les méchants et superviser les bons, de même le cœur a une fonction similaire. Par ses battements, il régule le flot d’énergie vitale qu’est le sang pur. Ainsi les preuves jusqu’ici accumulées prouvent que le cœur est un symbole qui convient au roi. Mais une différence doit être marquée entre le cœur humain et le cœur de l’animal. Au sujet de la sanction que devait recevoir le roi avant qu’il fût expulsé de son trône jusque dans les champs, Daniel 4 : 16 dit : « Son cœur d'homme lui sera ôté, et un cœur de bête lui sera donné ; et sept temps passeront sur lui. » Après que le cœur du roi fût remplacé, il perdit la raison et par nature devint égal à un bœuf. « Au même instant la parole s'accomplit sur Nebucadnetsar. Il fut chassé du milieu des hommes, il mangea de l'herbe comme les bœufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel ; jusqu'à ce que ses cheveux crussent comme les plumes des aigles, et ses ongles comme ceux des oiseaux. » (Da. 4 : 33.)

  L’intelligence humaine ne réside pas dans l’apparence extérieure mais plutôt dans le cœur de chacun. Cette pensée est clairement entretenue par les écritures : « car c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle. » Par conséquent, le symbole (cœur d’homme) pourrait signifier l’intelligence. Toutefois, le symbole ne peut suggérer la vision humaine mais plutôt une bonne compréhension de Dieu car la Bible dit : « L'insensé dit en son cœur : Il n'y a point de Dieu ! » (Ps. 53 : 1.) Parvenir à une vision claire du pouvoir infini de Celui qui est Éternel, est ce que Dieu appelle la vraie éducation. Le symbole se résume en ce que Babylone fut forcé de reconnaître l’existence du Très-Haut en remplaçant un roi (au cœur animal) par un autre roi (au cœur d’homme).

  Après avoir clairement établit ce que ce symbole semble indiquer, faisons un bref examen de l’ancienne monarchie pour voir si l’interprétation peut pleinement être appuyée par le symbolisme du cœur. Comme le déluge, figure d’exemple perpétuel pour les générations futures, ne sut pas révéler aux souverains Chaldéens l’existence et le pouvoir de Dieu, le Créateur de l’humanité dans Sa miséricorde, dans sa patience et sa longue souffrance, ne voulant qu’aucun ne périsse, déploya un effort suprême pour sauver cette nation. « Le Seigneur ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. » (2 Pi 3 : 9.)

  Quand le songe de la grande statue fut donné à Nebucadnetsar, le souvenir qu’il en avait fut effacé mais l’impression laissée dans son esprit était extrêmement grande. Après qu’à sa demande express, les sages ne surent pas révéler au roi son rêve, Daniel, par la révélation divine, dévoila le phénomène mystérieux en interprétant le songe. Ce miracle merveilleux aurait dû convertir le roi et tous les sages de Babylone au culte Hébreux, car ces derniers échappèrent à la mort grâce au pouvoir du Dieu de Daniel ; mais il n’y eu aucun changement. Bien que le roi honorât Dieu de ses lèvres, son cœur s’écarta de Lui. Le roi ne fit pas détruire les idoles du pays, mais, dans son aveuglement, en établit de plus grandes ; car peu après qu’il reçût l’interprétation du songe, il exigea de tous ses sujets qu’ils adorent la « statue d’or » qu’il plaça dans la plaine de Dura. (Lisez le troisième chapitre de Daniel.)

  Le refus des trois Hébreux de se prosterner devant l’idole et le miracle par lequel ils furent sauvés de la fournaise ardente affectèrent profondément l’esprit des souverains mais ceci ne parvint pas non plus à changer le cœur du roi. Il honora de nouveau le Dieu des dieux de ses lèvres mais pas par ses actions. Les sacrilèges que le roi commit rendirent nécessaire l’exécution d’une peine surnaturelle, d’où l’effort déployé pour le faire reconnaître sa dépendance au Créateur. Le songe du grand arbre qui lui fut donné (dans Daniel quatre) —un symbole de lui-même—et son interprétation par Daniel, convainquirent le cœur endurci du monarque de sa vérité et du jugement qu’il devait recevoir à moins qu’il ne se repente. Daniel dit : « C'est pourquoi, ô roi, puisse mon conseil te plaire ! mets un terme à tes péchés en pratiquant la justice, et à tes iniquités en usant de compassion envers les malheureux, et ton bonheur pourra se prolonger.... Au bout de douze mois, comme il se promenait dans le palais royal à Babylone…. Au même instant la parole s'accomplit sur Nebucadnetsar. Il fut chassé du milieu des hommes, il mangea de l'herbe comme les bœufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel ; jusqu'à ce que ses cheveux crussent comme les plumes des aigles, et ses ongles comme ceux des oiseaux. » (Da. 4 : 27, 29, 33.)

  Au terme de cette douloureuse expérience, le roi dit : « Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue, j'exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil. » (Da. 4 : 37.) Bien qu’il reconnût la puissance de Celui qui est Éternel, l’adorât et prononçât des paroles de louange de la plus grande expression, le roi ne sut pas céder à son cœur profane et renoncer au système d’adoration païen. Il ne parvint pas à saisir la grande importance de posséder la connaissance de Jéhovah pour sa postérité, pour le bonheur et la pérennité de son royaume.

  Ces merveilleuses expériences devaient servir de leçon aux rois futurs. Peu après l’accomplissement du songe, le petit fils du roi monta sur le trône. Fidèle aux usages païens, il entreprit de défier le Dieu des dieux et le Roi des rois qui est capable de changer les rois en bœufs et les bœufs en rois et les souverains en esclaves. « Car ce n'est ni de l'orient, ni de l'occident, Ni du désert, que vient l'élévation. Mais Dieu est celui qui juge : Il abaisse l'un, et il élève l'autre. » (Ps. 75 : 6, 7.)

  Les vases sacrés ne furent jamais autant profanés que lors de la beuverie qu’organisa Belschatsar. Dieu s’abstient jusqu’à ce que l’homme dépasse les bornes. Belschatsar les dépassa lorsqu’il apporta les vases sacrés devant ses seigneurs, les concubines et les idoles. Lorsqu’apparut la main écrivant sur le mur, il fut tourmenté par sa conscience coupable ; il courba l’échine et ses genoux claquèrent l’un contre l’autre. Comme son père, Belschatsar ignora Daniel et fit appeler les sages de Babylone pour interpréter l’écriture ; bien qu’il fût censé savoir que ces derniers étaient incapables de révéler le secret. Daniel finit par être appelé et lorsqu’il arriva, il dit : « Et voici l'explication de ces mots. Compté : Dieu a compté ton règne, et y a mis fin. Pesé : Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger. Divisé : Ton royaume sera divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses. » (Da. 5 : 26-28.) Les expériences que son père connut étaient d’une valeur inestimable. Belschatsar les avait à sa portée et elles auraient pu faire l’objet d’éternelles bénédictions. Mais ignorer la puissance de Dieu transforma ces bénédictions en malédictions et mit définitivement fin à son royaume. Tous les moyens pour faire le lion (Babylone) se tenir debout comme un homme sous la domination des rois Chaldéens, avaient été employés et chaque effort avait échoué. C’est pourquoi, voici était venu le temps pour l’Éternel d’épuiser son dernier recours face au royaume du lion.

  Cyrus, à qui Dieu avait parlé par Son prophète de nombreuses années à l’avance, fut autorisé à entrer dans la capitale du roi Chaldéen. (Voir És. 45 : 1.) Babylone, l’empire numéro deux, passa, et le symbole de « l’arrachage » des ailes trouva son accomplissement. « Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué. » Le cœur du lion symbolise le roi païen—Belschatsar qui fut tué—et ainsi le cœur animal fut enlevé. L’homme propose, mais souvent, un autre pouvoir qu’il ne contrôle pas, dispose.

  Daniel fut promu président des 120 satrapes parce « qu'il y avait en lui un esprit supérieur ». Cyrus et Darius furent convertis au culte du vrai Dieu. Ainsi, le Bras éternel qui intervint dans les affaires humaines, établit un roi de Son choix.

  De cette façon, les symboles trouvèrent leur accomplissement et le lion « fut enlevé de terre et mis debout sur ses pieds comme un homme, et un cœur d'homme lui fut donné. »

  Le cœur est un parfait emblème du souverain d’une nation. Le contraste entre un roi pieux et un roi impie marque une différence aussi grande qu’un cœur humain et un cœur animal. Le cœur est porteur de vie pour le corps humain, tout comme le roi est la tête d’une nation.

  Après que la liberté ait été accordée au Juifs, Cyrus dit dans sa proclamation : « Ainsi parle Cyrus, roi des Perses : L'Éternel, le Dieu des cieux, m'a donné tous les royaumes de la terre, et il m'a commandé de lui bâtir une maison à Jérusalem en Juda. Qui d'entre vous est de son peuple ? Que son Dieu soit avec lui, et qu'il monte à Jérusalem en Juda et bâtisse la maison de l'Éternel, le Dieu d'Israël ! C'est le Dieu qui est à Jérusalem. » (Esdras 1 : 2, 3.) L’influence divine qui reposait sur les rois Médo-Perses ne s’effaça que des années plus tard. Le décret promulgué par Cyrus fut écrit sur un parchemin et placé à Achmetha dans le palais de la province des Mèdes. Des années plus tard, lorsque Darius trouva le parchemin, le décret fut immédiatement promulgué. Cyrus avait décrété que chacun devrait faire une offrande volontaire, et le roi lui-même fit une offrande illimitée. Il dit : « Voici l'ordre que je donne touchant ce que vous aurez à faire à l'égard de ces anciens des Juifs pour la construction de cette maison de Dieu : les frais, pris sur les biens du roi provenant des tributs de l'autre côté du fleuve, seront exactement payés à ces hommes, afin qu'il n'y ait pas d'interruption. » (Esdras 6 : 8.) Il décréta ensuite que tous les besoins nécessaires aux services sacrificiels seraient pourvus « jour par jour et sans manquer. » Il poursuivit en ajoutant « afin qu'ils offrent des sacrifices de bonne odeur au Dieu des cieux et qu'ils prient pour la vie du roi et de ses fils. » (Esdras 6 : 10.) Nebucadnetsar professa sa conversion après sa merveilleuse expérience avec le Dieu des cieux, et déclara : « Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant : il agit comme il lui plaît avec l'armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n'y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise : Que fais-tu ? En ce temps, la raison me revint ; la gloire de mon royaume, ma magnificence et ma splendeur me furent rendues ; mes conseillers et mes grands me redemandèrent ; je fus rétabli dans mon royaume, et ma puissance ne fit que s'accroître. Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue, j'exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil. » (Da. 4 : 35-37.) 

  Bien que les paroles sublimes du roi Chaldéen semblassent révéler une transformation du cœur, ses œuvres ne suivirent pas ce qu’il prononça de sa bouche. Quel contraste entre le monarque Babylonien et les rois Médo-Perses ! Nebucadnetsar refusa de libérer le peuple de Dieu ; il refusa de restituer les vases sacrés au Roi des cieux ; il ne promulgua pas de décret pour la reconstruction de la maison de Dieu ; il ne fit aucun don d’aucune sorte au Roi des rois ; il ne transmit pas la connaissance de Jéhovah à son peuple ; il ne fit aucun effort pour donner gloire à Dieu, si ce n’est de sa bouche.

  Bien que nous possédions ces exemples vivants, bien souvent nous admettons oralement ce qui est vrai et juste mais ne faisons pas l’effort de saisir le Bras tendu de l’amour divin. Bon nombre de gens singent le comportement que témoigna l’ancien monarque. « Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. » (Mt. 15 : 8.)

  Malgré l’échec de Nebucadnetsar dans ces choses sacrées, Dieu, dans Sa grande miséricorde sauva le roi. L’Éternel supporta longtemps le roi Babylonien, mais « l’arrogant monarque d’autrefois n’était plus qu’un humble enfant de Dieu ; le despote tyrannique, un roi compatissant et débonnaire. Celui qui, jadis, avait défié et blasphémé le Dieu du ciel reconnaissait maintenant la toute-puissance du Très-Haut. Il s’efforçait de faire naître dans le cœur de ses sujets la crainte de Jéhovah. Nebucadnetsar avait appris, dans la leçon infligée par le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, ce que tout souverain devrait connaître. »--« Prophets and Kings », p. 521. « Prophètes et Rois », p. 396.

  L'ours et le léopard---L’exemple apporté par les monarques Babyloniens devait servir de leçon à tous les futurs rois. Cyrus, empreint de l’influence divine, devait être aussi pris en exemple mais les rois Médo-Perses comme les Chaldéens recherchaient les gloires de ce monde sans craindre Celui qui peut établir des Royaumes et destituer des rois.

  L’inestimable leçon qui ressort du châtiment des rois Chaldéens aurait dû être une bénédiction pour eux, mais dans leur vaine imagination, ils se sont écartés de la source de la vraie sagesse et du pouvoir qui ne fait jamais défaut. Ainsi, ce qui devait être une bénédiction est devenue une condamnation. Par conséquent, les rois Médo-Perses devinrent pires que les rois Grecs dont les dieux étaient des idoles et dont les appétits pervers étaient leur seule règle de vie. De nouveau, le temps était venu pour les côtes dans la gueule de l’ours de dire, « Lève-toi, mange beaucoup de chair. » C’est pourquoi, le bras de l’Omnipotence se retira du roi Perse, et Alexandre, avec la rapidité d’un aigle, marcha sur sa proie. Ainsi, les Médo-Perses ouvrirent la voie aux guerres les plus sanglantes de l’histoire de notre monde. De cette façon, les paroles, « Lève-toi, mange beaucoup de chair », trouvèrent leur accomplissement.

  Daniel déclare : « Comme je regardais attentivement, voici, un bouc venait de l'occident, et parcourait toute la terre à sa surface, sans la toucher ; ce bouc avait une grande corne entre les yeux. Il arriva jusqu'au bélier qui avait des cornes, et que j'avais vu se tenant devant le fleuve, et il courut sur lui dans toute sa fureur. Je le vis qui s'approchait du bélier et s'irritait contre lui ; il frappa le bélier et lui brisa les deux cornes, sans que le bélier eût la force de lui résister ; il le jeta par terre et le foula, et il n'y eut personne pour délivrer le bélier…. Le bélier que tu as vu, et qui avait des cornes, ce sont les rois des Mèdes et des Perses. Le bouc, c'est le roi de Javan, La grande corne entre ses yeux, c'est le premier roi. » (Da. 8 : 5-7, 20, 21.) Par conséquent, Alexandre, dont l’excitation de conquérir ne connaissait pas de limites, fut le premier à charger l’ouest contre l’est avec succès.

  Mais peu après qu’Alexandre conquit l’empire, il s’engagea dans une voie de débauche et d’ivrognerie et mourut alors qu’il était encore dans sa jeunesse. Ainsi la corne du « bouc » fut brisée entre ses yeux, et « Quatre grandes cornes s'élevèrent pour la remplacer, aux quatre vents des cieux. » Comme Alexandre n’avait pas de successeur pour hériter du trône, ses quatre généraux se partagèrent le royaume, à savoir, Cassandre, Lysimaque, Ptolémée et Séleucos. Ainsi, le temps et la providence amenèrent le léopard à quatre têtes.

  Le bélier et le bouc---Tout le conflit des nations est symbolisé par le bélier et le bouc, avec diverses cornes qui arrivent et qui se brisent. Pourquoi un bélier et un bouc ? Pourquoi pas d’autres espèces d’animaux ? Jésus donne la réponse : « Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs ; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. » (Mt. 25 : 32, 33.)

  Par ces animaux domestiques, l’inspiration transmet l’idée que les habitants de la terre ne sont que des brebis et des boucs—une vraie religion et une fausse religion. Cela signifie aussi que les guerres sont des conflits entre le bien et le mal. Mais pourquoi représenter les Médo-Perses par un bélier et la Grèce par un bouc ? Pourquoi pas l’inverse ? Les rois de l’empire Médo-Perses devinrent des croyants du vrai Dieu comme nous l’avons expliqué précédemment. Ainsi, leurs principes étaient contraires à ceux de la Grèce. C’est pour cette raison que les Médo-Perses furent représentés par un bélier et la Grèce par un bouc. Il est merveilleux d’observer combien Celui qui est Infini a fait preuve d’une sagesse et d’une minutie parfaites et réfléchies alors qu’Il concevait ces symboles. Seule l’omnipotence peut être l’auteur d’un art prophétique d’une telle perfection, annonçant les événements de l’histoire.

  Le royaume d’airain domine le monde---Il a été expliqué précédemment que le lion, l’ours et le léopard étaient divinement numérotés. Le léopard est le quatrième empire depuis la création et comme la numérotation s’arrête avec lui, une question se pose alors : Pourquoi ne pas poursuivre la numérotation avec les animaux qui viennent après le léopard ? Le changement qui survient avec cet animal a plusieurs raisons. Alors que le pouvoir de Rome montait doucement au sein de l’empire Grec, Rome absorba la dernière division Grecque et la dynastie de Ptolémée devint une province de l’état Romain aux environs de l’an 27 av J.-C. Ainsi, l’Ancien Testament se referme sur la Grèce et le Nouveau testament s’ouvre sur Rome. Par conséquent, il demeure une ligne séparatrice entre la Grèce et Rome. Remarquez également que les animaux représentant l’Ancien Testament n’ont pas de cornes, mais ceux du Nouveau Testament ont des cornes. Tous signifient la fin de la période typique et le commencement de la période anti-typique.

  Les nombres de la Bible sont comme de riches filons de métal sous la surface de la terre. Des milliers de gens marchent au-dessus de ces trésors méconnus jusqu’à ce qu’une puissance invisible les fasse remonter à la surface. Nous savons que la Trinité s’exprime le mieux par les termes, Père, Fils et Saint Esprit. De même, nous exprimons les attributs de Dieu en trois termes, à savoir, omniprésence, omniscience et omnipotence. Cette pensée pourrait être largement développée.

  Si le trois symbolise le Trin Jéhovah, le quatre doit désigner ce qui découle de Lui comme ce qui est révélé dans la création. Les chérubins sont quatre créatures vivantes, chacune ayant respectivement une face de lion, de veau, d’homme et d’aigle. La terre compte quatre régions ; l’Est, le Nord, le Sud et l’Ouest, ce qui exprime l’ensemble des directions ; de même : l’hiver, le printemps, l’été et l’automne forment le cycle complet des saisons. Nous avons déjà observé qu’il y avait quatre empires universels dans l’histoire du monde depuis la création jusqu’à la crucifixion. En rapport avec le sujet, observons également le fait qu’il existe une combinaison d’une suite de trois avec une suite de quatre, tel qu’on peut le voir clairement dans l’œuvre de la création. En effet, les quatre premiers jours servirent à former le globe et les trois jours restant servirent à créer les êtres vivants et ils s’achevèrent sur un point culminant qui est le repos du Sabbat. Au quatrième jour s’acheva la matière de la création et au cinquième et sixième jour la terre fut peuplée. Dans le livre de l’Apocalypse, dans le passage des sept sceaux, nous observons que les quatre premiers sceaux furent clairement séparés des trois derniers par les symboles des quatre chevaux. Ainsi, il apparaît que la suite de quatre précède dans chaque cas la suite de trois, conformément à l’ordre de la création : chaque division résultant dans le sept de la perfection. C’est la raison pour laquelle, il y a quatre sections dans la grande statue de Daniel Deux, quatre animaux dans la vision de Daniel, quatre ailes et quatre têtes sur le léopard qui clôt la suite numérique. Il est donc évident que l’Ancien Testament se referme avec un chiffre symbolique—quatre (le léopard). Cela montre que tout ce qui a été nécessaire au salut de la famille humaine fut produit sous la dispensation du fameux chiffre, « quatre », alors qu’il s’achevait vers l’époque de la crucifixion. Ainsi, ce chiffre est utilisé avec un rapport d’incidence pour signifier l’universalité.

  Sonnez de la trompette en Sion ! Faites-la retentir sur ma montagne sainte ! Que tous les habitants du pays tremblent ! Car le jour de l'Éternel vient, car il est proche. (Joël 2 : 1.)

  La bête indescriptible, DANIEL 7 : 7---Après le léopard à quatre tête vient la bête indescriptible de Daniel 7 : 7 représentant le quatrième empire universel depuis le déluge mais le cinquième depuis la création. Rome est représentée par un symbole bien plus terrible que ne le furent les royaumes qui ont existés avant elle. Il doit y avoir une raison pour que la monarchie Romaine soit représentée par une bête indescriptible. Le symbole révèle que le système gouvernemental Romain était articulé de telle sorte qu’il ne pouvait être décrit. Le terme le plus approprié pour définir cet état de chose était—indescriptible.

  Penchons-nous maintenant sur l’administration de son gouvernement. —La crucifixion de Christ et le martyr des Chrétiens donnent la preuve que l’autorité exécutive Romaine baignait dans le paganisme qui faisait la guerre au Christianisme. Alors que les Chrétiens étaient mis à mort car ils refusaient d’adorer les dieux du peuple, il est manifeste que les Juifs se servirent du bras civil Romain pour imposer leurs propres coutumes religieuses. Jésus est un bon exemple car Il fut crucifié pour cause de controverse religieuse. Au premier siècle, Rome persécuta les Chrétiens, mais après avoir adopté le Christianisme, elle maltraita les païens les forçant à se joindre à la soi-disant église Chrétienne. De par ces éléments, nous voyons clairement que la monarchie Romaine fut un instrument dans les mains des Païens, des Juifs ou des Chrétiens, favorisant l’un et ensuite l’autre. Étant donné que le caractère juridictionnel de la Rome Impériale ne pouvait être défini comme étant Païen, Juif ou Chrétien, « indescriptible » est le seul symbole qui convient. On raconte qu’à la mort de Constantin, ses sujets ignoraient quel genre d’obsèques lui donner car il professait être Chrétien mais avait le cœur d’un Païen. Il est probable qu’aujourd’hui, beaucoup de nations et même quelques Chrétiens sont, comme les Romains, dans cet état indescriptible car l’apôtre a ainsi décrit leur condition : « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l'oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. » (2 Ti. 4 : 3, 4.)

  Tentatives d’Établir des gouvernements ecclésiastiques---Une question se pose : Qu’est-ce qui empêcha Satan d’établir une monarchie ecclésiastique avant la fin de la période de L’Ancien Testament ? La seule réponse que l’on peut donner est que la nation Juive lui permit d’obscurcir son esprit. Il fut ordonné aux Juifs de ne point s’unir au monde mais, peu soucieux du commandement, ils firent alliance avec les Romains et c’est ce qui permit à Satan d’accomplir son dessein. 

  Ce qui suit montre que le grand ennemi de l’humanité fit la même tentative à l’époque de Babylone : « Le roi Nebucadnetsar fit une statue d'or, haute de soixante coudées et large de six coudées. Il la dressa dans la vallée de Dura, dans la province de Babylone. Un héraut cria à haute voix : Voici ce qu'on vous ordonne, peuples, nations, hommes de toutes langues ! …vous vous prosternerez et vous adorerez la statue d'or qu'a élevée le roi Nebucadnetsar. Quiconque ne se prosternera pas et n'adorera pas sera jeté à l'instant même au milieu d'une fournaise ardente…. Les nations, les hommes de toutes langues se prosternèrent et adorèrent la statue d'or. » (Da. 3 : 1, 4-7.) Mais trois hébreux se rebellèrent contre l’ordre du roi et refusèrent de se prosterner devant l’idole. « Schadrac, Méschac et Abed-Nego répliquèrent au roi Nebucadnetsar : Nous n'avons pas besoin de te répondre là-dessus. Voici, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi. Sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n'adorerons pas la statue d'or que tu as élevée…. Puis il commanda à quelques-uns des plus vigoureux soldats de son armée de lier Schadrac, Méschac et Abed-Nego, et de les jeter dans la fournaise ardente…. Comme l'ordre du roi était sévère, et que la fournaise était extraordinairement chauffée, la flamme tua les hommes qui y avaient jeté Schadrac, Méschac et Abed-Nego. Et ces trois hommes, Schadrac, Méschac et Abed-Nego, tombèrent liés au milieu de la fournaise ardente. Alors le roi Nebucadnetsar… reprit et dit : Eh bien, je vois quatre hommes sans liens, qui marchent au milieu du feu, et qui n'ont point de mal ; et la figure du quatrième ressemble à celle d'un fils des dieux. Ensuite Nebucadnetsar s'approcha de l'entrée de la fournaise ardente, et prenant la parole, il dit : Schadrac, Méschac et Abed-Nego, serviteurs du Dieu suprême, sortez et venez ! » (Da. 3 : 16-18, 20, 22-26.)  Ces trois hommes sortirent donc indemnes. Ce que Dieu accomplit avec ces trois esclaves confrontés à un empire mondial fut merveilleux. Ces trois hommes brisèrent avec leur foi en Dieu le plan Satanique, abolirent l’établissement d’un gouvernement ecclésiastique et firent échouer le décret du roi.

  Satan mit en place un plan similaire dans le gouvernement Médo-Perse et, par l’intrigue, prit le roi au dépourvu. Quoique Daniel fut jeté dans la fosse aux lions, lui aussi en sorti indemne mais ses ennemis périrent comme ceux qui jetèrent les trois Hébreux dans la fournaise ardente. Ainsi, le pouvoir de Satan fut brisé dans ces deux anciens empires. Si des hommes comme les Hébreux avaient existé au temps de l’établissement de la monarchie Romaine ou à la fin de l’histoire de l’Ancien Testament et pendant le commencement du Nouveau Testament, les conditions auraient été entièrement différentes. Aujourd’hui le monde a cruellement besoin d’hommes semblables aux trois Hébreux, des hommes qui préféreraient abandonner cette vie actuelle plutôt que d’offenser leur Dieu—des hommes comme Daniel qui, avec une grande foi, craignit l’Éternel, observa sa religion sans fauter et s’acquitta de ses devoirs laïcs. Par l’intermédiaire de tels hommes, le monde a joui de bénédictions éternelles et de récompenses qu’aucune bouche humaines ne peut décrire.

  « Qu'ils sont beaux sur les montagnes, Les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, Qui publie la paix ! De celui qui apporte de bonnes nouvelles, Qui publie le salut ! De celui qui dit à Sion : ton Dieu règne ! La voix de tes sentinelles retentit ; Elles élèvent la voix, Elles poussent ensemble des cris d'allégresse ; Car de leurs propres yeux elles voient Que l'Éternel ramène Sion. » (És. 52 : 7, 8.)

  Le dragon rouge---AP. 12 : 3---« Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l'enfantement. Un autre signe parut encore dans le ciel ; et voici, c'était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre. Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu'elle aurait enfanté…. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. » (Ap. 12 : 1-4, 9.) Le dragon fut vu dans le ciel puis fut « précipité », donc il est évident que le symbole est d’origine céleste. Il est dit du dragon : « Le serpent ancien, appelé le diable et Satan. » Notez que le dragon symbolise Satan, de même que l’Agneau ayant « sept cornes et sept yeux » symbolise Christ. (Ap. 5 : 6.)

  Puisque les nombreux animaux forment la solide chaîne des empires du monde, le dragon ne peut faire se croiser les maillons pour symboliser un système terrestre distinct ; ainsi, il représente uniquement ce que les Écritures disent : « Le diable et Satan. » Ce symbole du dragon est donné pour révéler le projet de Satan à un certain moment de l’histoire de notre monde.

  Nous comprenons que la « femme enveloppée du soleil » est l’église de Dieu. L’enfant qu’elle va mettre au monde est le Christ. Les douze étoiles composant sa couronne symbolisent originellement les douze patriarches. Cela sera plus clair dans une autre étude. Par conséquent, nous tenterons de définir le temps du dragon et son œuvre. Vous remarquerez que le dragon se tenait prêt à dévorer l’enfant (Christ) lorsque la femme aurait enfanté. Il est évident que le serpent ancien s’arma de sept têtes et de dix cornes avant la naissance de Christ.

  « Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel. » Les Écritures expliquent elles-mêmes ce que symbolisent les étoiles car l’Inspiration dit : « il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. »

  Par conséquent, « le tiers des étoiles du ciel » représente les anges qui furent trompés par la controverse de Satan. Nous citons « Testimonies for the Church », Vol. 3, p. 115 (Témoignages pour l’Église, Vol. 1, p. 355) : « Satan entraîna dans sa révolte  le tiers des anges qui se détournèrent du Père et du Fils pour s’unir à l’instigateur de la révolte. » La question se pose donc : Pourquoi les entraîner avec sa queue et non d’une autre manière ? Le symbole est parfaitement capable d’indiquer la façon dont Satan les entraîna sur la terre. S’il s’était servi de ses griffes, cela aurait signifié que Satan aurait vaincu Michel (Christ) et aurait arraché de force le tiers des anges. Mais puisqu’il les entraîna par sa queue, cela signifie que le tiers des anges se joint à lui dans sa révolte contre Michel. Dès lors que le dragon fut précipité, il va de soi qu’il fut le premier à partir et le fait qu’il entraîna les anges par sa queue révèle qu’ils le suivirent volontairement. Ainsi, le Christ ne pouvait rien faire pour eux. 

  Guerre dans le ciel---« Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. » (Ap. 12 : 7, 8.) Le conflit eut lieu dans le ciel. Le nom « Michel » signifie celui qui est semblable à Dieu ; c’est donc l’un des nombreux titres de Christ. Daniel l’appelle « Micaël, le grand chef, le défenseur des enfants de ton peuple. » (Da. 12 : 1.) Christ a de nombreux titres, chacun renfermant le sens d’une phrase, ou le caractère de Son œuvre. L’ange dit à Joseph, « tu lui donneras le nom de Jésus ; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Il est aussi appelé « Emmanuel », « Dieu avec nous. » etc.

  Moment de l’expulsion---Satan ne put être chassé du ciel immédiatement après son péché ou lorsqu’il séduit Adam et Ève, car dans Job 1 : 6, 7 nous lisons : « Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l'Éternel, et Satan vint aussi au milieu d'eux. L'Éternel dit à Satan : D'où viens-tu ? Et Satan répondit à l'Éternel : De parcourir la terre et de m'y promener. » « Les fils de Dieu » représentent les mondes qui n’ont point péché ; ceux qui sont semblables à Adam avant son péché, créés de la main de Dieu et possédant les mêmes attributs qu’Adam aurait pu posséder s’il n’avait pas été évincé de son trône par le péché. Nous citons l’Esprit de Prophétie : « Là, sont les chérubins et les séraphins, les chefs des armées angéliques, les fils de Dieu, les représentants des mondes qui n’ont pas péché. Le conseil céleste devant lequel Lucifer avait accusé Dieu et son Fils, les représentants de ces royaumes exempts de péché auxquels Satan avait espéré étendre sa domination. »--« The Desire of Ages », p. 832. « Jésus-Christ », p. 836.

  Satan avait toujours accès au ciel à l’époque de Job. Par conséquent, il dut être chassé à une date ultérieure. Jean dit : « Quand le dragon vit qu'il avait été précipité sur la terre, il poursuivit la femme qui avait enfanté l'enfant mâle. » (Ap. 12 : 13.) Dans l’étape qui suit, il nous est nécessaire de déterminer quand le dragon commença à persécuter la « femme » (l’Église Chrétienne) ; ceci nous révélera alors le temps ou Satan fut précipité. L’époque de la persécution est consignée dans Actes 8 : 1, « Saul avait approuvé le meurtre d'Étienne. Il y eut, ce jour-là, une grande persécution contre l'Église de Jérusalem ; et tous, excepté les apôtres, se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie. » Ainsi, la grande persécution de l’église commença vers l’an 34 ap J.-C. Il est vrai que Satan persécuta Christ avant cette époque, mais le Christ n’est pas la « femme ». Il est « l’enfant » que Satan veut « dévorer ». Par conséquent, Satan fut précipité immédiatement après que Christ monta au Ciel. L’Esprit de Prophétie parle de cela en disant :

  « Tous acclament le Rédempteur. Ils sont impatients de célébrer son triomphe et de glorifier leur Roi…. La gerbe des prémices, ceux qui sont ressuscités avec lui et qui représentent la grande multitude qui sortira du sépulcre, à son avènement…. Alors la voix de Dieu proclame que satisfaction a été donnée à la justice. Satan est vaincu. Ceux qui souffrent et qui luttent sur la terre pour le Christ sont acceptés en son Bien-aimé. Ils sont déclarés justes en présence des anges du ciel et des représentants des mondes qui n’ont pas péché. »

  « Satan se vit démasqué. Son système de gouvernement était dévoilé aux yeux des anges qui n’ont pas péché et devant tout l’univers céleste. Il s’était fait connaître comme un meurtrier. En versant le sang du Fils de Dieu, il avait perdu les dernières sympathies des êtres célestes. Désormais son activité allait être restreinte. Quelle que fût son attitude, il ne pourrait plus accompagner les anges dans les parvis célestes, et accuser auprès d’eux les frères du Christ comme étant couverts de vêtements souillés par le péché. Le dernier lien unissant Satan au monde céleste était rompu. »--« The Desire of Ages », pp. 833, 834, 761. « Jésus-Christ », pp. 837, 765.

  Le moment où il entraîna le tiers des étoiles (anges) du ciel et le moment où il y eut guerre dans le ciel étaient deux temps distincts. Il entraîna les anges lorsqu’ils le suivirent du ciel sur la terre et cherchèrent à dévorer Christ. « Quand le dragon vit qu'il avait été précipité sur la terre » ; comprenez, après que Christ fut crucifié, Satan, en remontant au ciel, se vit refuser l’entrée. Ainsi, il « vit »--comprit qu’il avait été banni. Alors il persécuta l’église.

  Les cornes et les têtes du dragon---La seule époque possible ou les cornes, les têtes et les couronnes symboliques peuvent s’appliquer est la fin de l’ancienne dispensation et le commencement de la Nouvelle. Car le dragon apparut comme tel lorsque le Christ allait être enfanté. Les cornes conservent le même sens lorsqu’elles se trouvent sur un animal symbolique. Au nombre de dix, elles confèrent au projet du dragon un caractère universel. Cela signifie aussi que Satan obtint le contrôle total des nations symbolisées par les dix cornes de la bête indescriptible de Daniel 7 ; et ainsi, il s’empara d’Hérode afin qu’il tue les enfants au moment de la naissance de Christ dans l’espoir d’anéantir le Sauveur—dévorer « l’enfant ».

  N’oublions pas le fait que toutes les cornes, les têtes et les couronnes étaient là lorsque le dragon se tenait prêt à « dévorer son Enfant ». Ainsi, quoi que puissent signifier ces symboles, tous doivent exister au même moment. Si cela n’était pas le cas, nous en aurions eu l’indication en ce que les têtes et les cornes seraient apparues l’une après l’autre comme pour les bêtes et également les cornes du bélier et du bouc de Daniel 8. Cela est aussi vrai pour la bête indescriptible de Daniel 7 : 7, de laquelle trois des dix cornes furent « arrachées ». Quand les systèmes et les gouvernements n’existent pas tous au même moment, les symboles apparaissent l’un après l’autre dans le bon ordre. Ainsi, nous voyons que l’Inspiration est parfaite sous tous les aspects et irréprochable quand il s’agit de révéler telle ou telle vérité. C’est pourquoi, il serait illogique de conclure que les « cornes » ainsi que les « têtes » puissent représenter des systèmes présentés en ordre consécutif car elles apparaissent toutes de manière groupée et elles sont intégrées à la bête.

  Il est aussi impossible que les cornes et les têtes représentent des gouvernements civils ou des rois. Si les cornes sont des systèmes politiques, les têtes, elles, ne peuvent l’être. Si la tête blessée de la bête semblable à un léopard d’Apocalypse 13 : 1-3 représente une organisation religieuse, toutes les têtes doivent être des systèmes religieux. Toutefois, il y a une exception avec le léopard à quatre têtes de Daniel 7 : 6, car il n’a pas de cornes et ses têtes s’avèrent être civiles face aux quatre cornes du bouc. Il est indéniable que les symboles servent à révéler les phases civiles et religieuses pendant la période de la bête indescriptible alors qu’elle passe par ses deux états—la Rome impériale et la Rome papale.

  Comme les couronnes signifient l’autorité civile et comme elles se trouvent sur les têtes et non sur les cornes, il est évident que l’église dans cette période fit usage du pouvoir civil dictatorial pour propager ses dogmes. Les leçons que renferment ces symboles sont d’une importance si grande que nous ne pouvons tout comprendre d’un seul coup. Comme les faits concernant la nature de ces symboles ne peuvent être remis en question, nous avons une base solide pour définir leur application.

  Le dragon à sept têtes et sept cornes, avec des couronnes sur ses têtes, apparut à la naissance de Christ comme nous l’avons expliqué précédemment, et il occupa la période en parallèle avec la période de la bête indescriptible. Les têtes sont représentées par le chiffre Biblique « sept », signifiant la « plénitude » et embrassent tous les systèmes religieux du temps de Christ. Comme le dragon représente le diable qui contrôle les têtes, le symbole fait manifestement état d’une complète apostasie. Il n’était pas prévu de révéler que le culte du système païen était dirigé par le diable car il n’en a jamais été autrement. C’est l’église Juive qui fut apostasiée et c’est ce qui donna le chiffre Biblique de « sept têtes ». Une apostasie semblable empoigna le monde au temps de Noé ; et l’iniquité causa la fin de l’existence de ce monde. C’est pourquoi il fut nécessaire de susciter le déluge pour le bien de l’humanité. La terrible apostasie des Juifs rendit inévitable la venue d’un autre désastre semblable au terrible déluge. Comme Dieu ne pouvait pas, une seconde fois, renverser le monde par les eaux et garder Sa promesse à l’égard de son fidèle serviteur Noé, Il envoya Son fils mourir à la place du monde. Ainsi, le monde ne périt pas grâce au suprême sacrifice du Fils de Dieu et le monde existe aujourd’hui parce que Christ est ressuscité des morts.

  Les couronnes du dragon---Penchons-nous ensuite sur les couronnes et leur signification. Il a été expliqué que les couronnes signifient l’autorité civile. Comme les têtes sont couronnées, cela révèle que les églises de l’époque se servaient du bras civil de l’état. Si cela n’était pas vrai, les Juifs n’auraient pas pu crucifier le Seigneur de gloire ; ni lapider Etienne ou décapiter et tuer les autres. C’est par le bras de Rome dirigé par le dragon que les Juifs commirent ces terribles crimes cause de leur propre destruction.

  L’accusateur des frères---Après que le dragon fut précipité du ciel conformément à la vision, Jean déclare : « Et j'entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l'autorité de son Christ ; car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. » (Ap. 12 : 10.) « Les accusations de Satan contre ceux qui recherchent le Seigneur ne sont pas provoquées par sa haine du péché. Il se réjouit au contraire des défauts de caractère des chrétiens, car il sait que seule la transgression de la loi divine lui assurera tout pouvoir sur eux. »--« Prophets and Kings », pp. 585, 586. « Prophètes et Rois », p. 444. Lorsqu’on incite l’Esprit de Dieu à réprimander, Il révèle le péché et réprimande le pécheur. Or Satan pousse le pécheur à commettre la transgression inconsciemment et l’accuse ensuite devant le grand Juge dans les Cieux d’être « couvert d’un habit de ténèbres et de la souillure du péché », afin d’obtenir condamnation. Le peuple de Dieu doit apprendre à discerner la voix de l’Esprit du Christ, de même que la voix de l’esprit de Satan. Lorsque les deux se confrontent, l’Un s’acharnera à obéir à la Parole de Dieu tandis que l’autre excusera le péché et sympathisera avec le pécheur. De cette manière, Satan gagne du terrain car le pécheur chérit son péché. 

SOMMAIRE

  LA FEMME D’APOCALYPSE 12 – L’EGLISE DE DIEU SYMBOLISEE PAR UNE FEMME LA BETE ECARLATE

  LA FEMME ASSISE SUR LA BETE, LES TETES ET LES EAUX

  LA BETE (666), LE FAUX PROPHETE, LA MERE DES PROSTITUEES, L’HOMME DE PECHE LE BLE ET L’ORGE, CHACUN POUR UN DENIER

  POURQUOI L’ERREUR DE MILLER. QUE SIGNIFIE LE DELUGE POUR NOUS ? LES DEUX OLIVIERS – ZACHARIE 4

  LA RIVIERE DE LA VISION D’EZECHIEL

  LA JUSTIFICATION PAR LA FOI -- QU’EST-CE QUE C’EST ?

  LA FEMME D’APOCALYPSE 12

  L’ÉGLISE DE DIEU SYMBOLISÉE PAR UNE FEMME---APOCALYPSE 12---« Et un grand signe parut dans le ciel : une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur sa tête. Elle était enceinte et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l’enfantement. Un autre signe parut encore dans le ciel ; et voici c’était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Sa queue entraînait un tiers des étoiles du ciel et les jetait sur la terre. Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu’elle aurait enfanté. Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône. Et la femme s’enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu’elle y fut nourrie pendant mille deux cent soixante jours. »

  Notez que les objets montrés en vision étaient au ciel, non sur la terre. Par conséquent, quel que soit ce que ces symboles indiquent, ils doivent être d’une origine céleste. Notez encore, que le seul vêtement de la femme était le soleil et que sa couronne était composée seulement de « douze étoiles. » Observez qu’elle n’est pas debout sur la « lune », car la révélation dit : « elle avait la lune sous ses pieds. » Nous devons étudier avec soin le caractère de ces symboles, car, c’est seulement ainsi que nous apprendrons leur signification. Notez aussi qu’elle devait donner naissance à un fils et que ce dernier fut enlevé vers Dieu et vers son trône.

  C’est un fait établi que l’enfant c’était Christ qui fut enlevé au ciel après sa résurrection. (Marc 16 : 19) Étant donné que les symboles sont d’origine céleste, la « femme » ne peut pas symboliser Marie, la mère du Christ, mais elle dénote l’église (« la femme ») qui devait donner naissance, ou dans laquelle Christ devait naître. Ainsi, Jean en vision regardait en arrière à l’époque de la naissance de Christ.

  Il fut enseigné par certains que la femme était un symbole de l’église Chrétienne et que la lune sous ses pieds dénote la dispensation de Moïse ou le système des sacrifices cérémoniels qui font partie du passé et le fait qu’elle soit revêtue du soleil symbolise la gloire de l’évangile dans la nouvelle dispensation. Selon ce qui suit, ces revendications sont prouvées incorrectes.

  Si la « femme » représente l’église Chrétienne, comment est-ce que la même église (la femme) était en travail avec Christ par qui l’église fut fondée trente ans plus tard ? Si nous disons qu’elle représente l’église Juive, com- ment pouvait-elle s’enfuir dans le désert et y demeurer de 538 à 1798 dans l’ère Chrétienne ? Si « la lune sous ses pieds » indique la fin du système cérémoniel de Moïse, pourquoi il n’a pas pris fin avant la naissance du Christ, puisque la lune fut sous ses pieds avant qu’Il ne naisse ? Si le système cérémoniel était terminé à ce mo- ment là, aurait-il pu représenter la mort du Christ ? Si son vêtement de soleil est un symbole de l’évangile dans la dispensation Chrétienne, comment l’église (la femme) pouvait-elle en être revêtue des années avant que la dis- pensation de l’évangile ne commença, étant donné qu’elle en fut revêtue avant la naissance de l’enfant. Laquelle des deux églises Juive ou Chrétienne, donna naissance à Christ? Si c’était l’église Juive, donc, comment est-ce que la lumière avec laquelle elle était revêtue pouvait-elle s’appliquer à l’église Chrétienne. Si nous ne pouvons pas répondre à ces questions, alors nous sommes obligés d’aller plus en profondeur dans le sujet.

  L’idée mise en avant que la « femme » soit un symbole seulement de l’église Chrétienne et que la « lune » est un symbole du système cérémoniel Juif est prouvée incorrecte. L’église Chrétienne fut fondée environ l’an 31

  Après Jésus-Christ, ou pas plus tôt que l’an 27, à l’époque ou Christ commença à prêcher, étant âgé d’environ trente ans. Par conséquent, les symboles se réfèrent au moins à trente et un ans avant le début de l’église Chré- tienne, car, la « femme » (l’église) « était en travail et dans les douleurs de l’enfantement. »

  Donc, ce fut l’église Juive qui « donna naissance » au fils de Dieu et non pas l’église Chrétienne. Ce fut la promesse faite à Israël que le Messie devait naître par cette nation, par cette église particulière (« la femme »). Le vieux dragon, connaissant le canal par lequel l’« enfant » devait venir, a veillé de près avec l’intention de détruire Celui qui fut promis, dès Sa naissance. C’est à ce moment là, que le dragon par la main d’Hérode, « tua tous les enfants qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, » espérant se débarrasser du Roi qui devait venir. (Voir Mt. 2 : 16)

  L’évidence prouve que le symbole de la « femme » prend en compte les deux périodes, Avant Christ et Après Christ. Par conséquent, comme la lune fut sous ses pieds avant la naissance de Christ, elle doit symboliser une période de temps qui à précédée l’église Juive. Comme la « femme » fut revêtue du soleil avant qu’elle ne donna naissance à l’« enfant », il est évident que le symbole « revêtue du soleil » trouva son accomplissement avant la naissance de Christ. Si la lune est un symbole, alors, le symbole du « soleil » doit être l’objet principal, car, la « lune » dépend du soleil pour donner la lumière, et la « femme » fut revêtue du soleil. Donc, le « soleil » et la « lune » doivent être pris en considération. Dans Genèse 1 : 16, il nous est dit que le soleil et la lune doivent contrôler le jour et la nuit. Par conséquent, le « soleil » doit symboliser une période dans laquelle il fut donné une grande lumière à l’église de Dieu et la « lune » doit être un symbole de la période qui à précédée. La grande lumière ne peut pas être l’évangile du Christ dans le Nouveau Testament. La « lune » non plus, ne peut représenter le système cérémoniel sous l’économie Juive, car la « femme » était revêtue du « soleil, » et que la « lune était sous ses pieds » pendant que le système cérémoniel était toujours en existence, car l’enfant fut né après que la « femme » fut revêtue du « soleil ». Christ, Lui-même, en mangeant la Pâque juste avant sa crucifixion, a établi le fait que la loi cérémonielle existe toujours 34 ans après sa mort. (Voir Mt. 26 : 18-21).

  Si la citation précédente est correcte, donc nous devons trouver deux périodes qui s’accordent avec ces symboles. La première période c’est la période avant que la Bible ne vienne à l’existence et la seconde c’est la période avec la Bible – «  revêtue de la Lumière » -- la Parole écrite de Dieu. Donc, symboliquement parlant, la première période peut être appelée, nuit, contrôlée par la « lune », et la seconde, jour, contrôlée par le « soleil ». Par conséquent, la « femme revêtue du soleil » et « était dans les douleurs de l’enfantement », c’est la période après qu’Israël fut sorti d’Egypte, et cette époque là, la période sans la Bible, « lune », se terminait.

  Nous apporterons une autre preuve d’un angle différent, donnant une double assurance à l’idée que la « femme » représente les deux périodes – Avant et Après Christ. Apocalypse 12 : 14 déclare : « Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envola au désert, vers son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent. » Remarquez, qu’il lui fut donné deux ailes d’un grand aigle. Si les aigles n’étaient pas symboliques, de quelle utilité sont-elles ? Comme les ailes du lion et le léopard à quatre têtes de Daniel 7 représentent des périodes, comme ce fut expliqué précédemment aux pages 33-34, donc, les deux grandes ailes doivent symboliser deux périodes de l’histoire de l’église. L’aigle étant le roi des oiseaux, et comme l’emphase est mise sur le fait que c’était d’un « grand aigle », il est évident que le symbole prend en compte chaque période à son début. Donc, l’une des ailes prend en compte l’histoire de l’église dans son entier, depuis la chute d’Adam jusqu’à la crucifixion du Christ, et l’autre aile prend en compte l’histoire de l’église dans son entier, depuis la crucifixion du Christ jusqu’à la fin de ce monde présent (Sa seconde venue).

  Sa couronne de douze étoiles représente à l’origine les douze patriarches et plus tard les douze tribus après leur sortie d’Egypte, à l’époque dans laquelle la merveilleuse lumière qui brille de la Parole de Dieu (la Bible), a revêtu l’église (la femme) alors qu’elle était en travail avec l «enfant» (la promesse du Messie). Mais la couronne de douze étoiles dans la période du Nouveau Testament se réfère aux douze apôtres. Le chiffre douze est un chiffre de gouvernement. Jésus leur a dit : « Vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. » (Mt.19 : 28) Ce fait est prouvé par le type (les douze tribus). Il sera remarqué qu’en estimant les douze tribus de l’Israël Spirituel (les 144 000) par le type, (Israël selon la chair) comme cité dans Apocalypse 7 : 5-8, la tribu de Dan n’y figure pas et à sa place se trouve mentionné la tribu de Manassé, le pre- mier né des fils de Joseph. Le type correspond parfaitement à l’antitype, car, Judas l’Iscariote, étant l’un des « douze apôtres », fut mis de côté, de qui Dan est le symbole. Et à sa place, Saul de Tarse fut ajouté, de qui Ma- nassé est un symbole. Par conséquent, Nous voyons une harmonie parfaite entre le type et l’antitype. Dans ce cas, la leçon enseigne par ces symboles sans ambigüités que Dieu n’a eu qu’une seule église, une vérité et une seule voie de salut pour toutes les générations. La même chose est aussi exprimée dans les paroles de Paul : « Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous. » (Ep.4 : 4-6)

  L’église de Dieu fut aussi symbolisée par des objets terrestres ; nous parlons de symboles par les femmes ; à savoir, Hagar et Sarah. La première est un symbole de l’Eglise Juive  et la seconde est un symbole de l’Eglise Chrétienne. (Voir « La Verge Du Berger, » Vol. 1, p. 36.) Ces symboles terrestres montrent l’église de Dieu dans des sections et des conditions différentes. Mais la « femme revêtue du soleil » et ses «  ailes d’aigle » étant d’origi- ne céleste indiquent la véritable église de Dieu (la vérité) dans une seule ligne continue, et son Enfant indique notre unique Sauveur et Rédempteur dans les deux périodes : la période Avant et la période Après Christ.

  La Couronne De Douze Etoiles---Dans La Période Du Nouveau Testament---La vision de Jean dans le douzième chapitre d’Apocalypse traite de sujets principaux ; à savoir, la « femme revêtue du soleil » et le « dragon rouge ». Le second a été expliqué. (Voir les pages 65-69). Le symbole de la « femme » dans la période du Nouveau Testament couvre trois divisions : premièrement, la période apostolique ; deuxièmement, la période de son absence de la civilisation (dans le désert) pendant 1260 jours (les années de la persécution papale, Ap.12 : 6, 14) ; troisièmement, la dernière période de l’église pendant qu’elle est en conflit avec le dragon. (Ap.12 : 15-17.) La première et la deuxième période seront expliquées en relation avec une autre étude. Une explication de la troisième période se trouve  dans «La Verge Du Berger, » Vol. 1, pp. 151, 152.

  Par conséquent, notre intention dans ce chapitre est de visualiser brièvement la leçon enseignée par sa « couronne de douze étoiles.» Nous posons la question : Qui a nommé ces autorités apostoliques, auto-proclamés d’aujourd’hui ? Il est dit qu’après que les apôtres seraient morts, un autre groupe du même nombre a le droit d’être apôtres. Supposons que cette revendication soit vraie ; il y a des centaines d’églises et si chacune d’entre elles devait avoir douze apôtres, il y aurait une multiplicité de milliers d’entre eux en même temps, et si cette action a été répétée à chaque âge, il y aurait une multitude innombrable d’apôtres à l’apparition du Christ. S’il y a eu des milliers d’apôtres, il est évident qu’à partir de l’Ecriture qui suit, ils n’entreront jamais comme apôtres dans la ville de Dieu, car, l’Inspiration dit : « Et la muraille de la ville avait douze fondements et sur eux les douze noms des douze apôtres de l’Agneau. (Ap. 21 : 14)

  Quelle est la différence entre un apôtre et un ministre de l’évangile ? S’il n’y a aucune différence, alors il de- vait y avoir plus de douze apôtres dans l’église à son début, car, il y avait plus de douze personnes engagées dans le ministère. Christ avait nommé douze, mais Judas fut décompté, laissant seulement onze. Après que Christ fut monté au ciel, les onze se sont mis d’accord pour nommé un autre apôtre à la place de Judas : « Et le sort tomba sur Matthias qui fut associé aux onze apôtres. » (Actes 1 : 26.) Par conséquent, ils ont constitué le nombre. Maintenant, si Matthias a pris la place de Judas, il doit y avoir treize apôtres selon Romains 1 : 1 : «  Paul, servi- teur de Jésus-Christ, appelé à être Apôtre, mis à part pour annoncer l’évangile de Dieu. »

  Notez soigneusement que la couronne de la « femme » n’a que « douze étoiles » et que sur le fondement de la ville, il y a seulement le nom des douze apôtres. Lequel des deux, Matthias ou Paul qui n’est pas reconnu par Celui qui pose la précieuse fondation of la Sainte Cité ? Si nous disons Paul, nous faisons de lui un menteur. Si nous disons Matthias, cette ordination faite par les onze n’aucun effet sur la nomination d’un apôtre. Quoi, donc ? Dans Actes 1 : 26, c’est la première et aussi la dernière fois que nous entendons parler de Matthias, mais ce n’est pas ainsi de Paul. Si c’est Matthias l’apôtre, il n’est par conséquent pas aussi digne que Paul. Laquelle de ces deux ordinations serait la plus honorable ? Est-ce celle de Paul, faite par Christ Lui-même quand Il fit la rencontre avec Paul sur la route de Damas, ou est-ce celle de Matthias par la main des disciples ?

  La question est sans ambigüité. Les mains d’aucun homme ne peut ordonner un apôtre, quel que soit sa haute position en rapport avec l’évangile. Ce ne sont que les saintes mains de Christ et Sa présence personnelle uniquement  qui peuvent nommer personne à un tel poste. Ceci est une évidence irrécusable, car la « femme a une couronne de « douze étoiles. » Donc, qui détient le pouvoir d’ordonner un autre et ainsi multiplier les « étoiles » ?

  Qu’est-ce qu’un apôtre ? Réponse. --Celui qui est « mis à part pour annoncer l’évangile de Dieu. » Mais si c’est là la seule signification de ce titre, donc, tous ceux qui sont engagés dans la proclamation de l’évangile, étant mis à part, sont des apôtres. Par conséquent, le mot « apôtre » doit avoir une signification spéciale et plus profonde que simplement mis à part pour annoncer l’évangile de Dieu. L’apôtre Paul fut appelé pour être l’apôtre des Gentils. Ainsi, lui avec les douze sont devenus les fondateurs terrestres de l’église des Gentils, et Christ la divine tête. Parlant des dons dans l’église, le don des apôtres est le premier, car sans un fondateur, il ne pourrait y avoir aucune organisation, ainsi, les autres dons suivent. (Voir 1 Co.12 : 28.)

  La couronne est sa gloire et les étoiles (les douze apôtres) sont sa seule autorité terrestre. Ici, se trouve une évidence frappante que les apôtres d’aujourd’hui sont faussement dénommés ainsi. Un prophète peut revendiquer l’autorité d’être prophète, mais jamais d’être un apôtre. Toutefois, il existe une différence entre les prophètes de l’Ancien et du Nouveau Testament ; le prophète du Nouveau Testament étant sous l’autorité de celui de l’Ancien Testament ; en d’autres termes, il peut être un interprète ou un révélateur de la Bible : « Car tous les prophètes et la loi [le système cérémoniel – en type] ont prophétisé jusqu’à Jean. (Mt.11 : 13.) L’interprétation est correcte seulement lorsqu’elle est interprétée par le même Esprit, ainsi, des paroles opportunes sont révélées. Ce ne sont pas seulement les annales de l’histoire qui prouvent cela, mais la Bible est très catégorique sur le sujet, car elle dit clairement que nous sommes « édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ Lui-même étant la pierre angulaire. » (Ep.2 : 20.) Nous lisons encore : « Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité : car, il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. » (Jean 16 : 13.) Où se trouve le besoin pour de tels apôtres ? Les paroles des apôtres ne sont-elles pas dans la Bible ? Si nous devons nommer un groupe de tels hommes, n’allons nous pas mettre de côté la « femme » et sa « couronne de douze étoiles » ? Si nous mettons de côté la « couronne » en élisant volontairement des apôtres, que ferons-nous de l’évangile donné à l’église par les apôtres que Christ a appelé ? Ecoutez l’autorité de la couronne à étoiles : « Mais quand nous-mêmes ou quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème. Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu’un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème. » (Ga.1 : 8, 9.) «  Car, ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. » (2 Co.11 : 13.) Le monde est rempli de soi-disant apôtres et de sectes en tout genre, n’est-ce pas ? Il est temps pour que le peuple de Dieu se mette à genoux devant leur Créateur, et étudie les Ecritures pour lui-même, afin qu’il puisse connaître ce qu’est la vérité. Pourquoi quelqu’un doit-il accepter la décision d’un autre ? En faisant ainsi, nous sommes privés d’une expérience personnelle. Si c’est comme cela, ne poserions-nous pas la question : Quelle est la vision future du monde ? Nul n’est sauvé parce qu’il aurait admis l’évidence de la vérité, ou parce qu’il aurait appartenu à la vraie église, ou à la vraie doctrine. C’est seulement par sa propre expérience, basée sur les évidences de la vérité, reçues dans le cœur, qui peut renouveler l’esprit et régénérer l’âme, de façon à ce que quelqu’un puisse marcher en nouveauté de vie. Il est complètement impossible d’entrer dans le royaume de Christ sans un contact personnel avec la gloire divine. Jésus a dit : « En vérité, en vérité, Je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume des cieux. » (Jean 3 :3.) Les Ecritures suivantes portent la même évidence. « Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les dehors ; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu. » (Ro.2 : 28, 29.) 

  « La circoncision n’est rien et l’incirconcision n’est rien mais l’observation des Commandements de Dieu est tout. (1 Co.7 : 19.) « Déchirez vos cœurs et non vos vêtements, et revenez à l’Eternel votre Dieu : car il est com- patissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et il se repent des maux qu’il envoie. » (Joël 2 : 13.)

  « Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre ; et par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les cœurs des simples. » (Ro. 16 : 18.)

  Retournant à notre pensée d’origine : Il fut permis aux onze de faire l’ordination de Matthias pour une leçon pour le siècle présent avec sa religion des temps modernes, montrant que Dieu n’a donné à aucun homme l’autorité apostolique – sauf aux douze. L’ordre donné aux ministres, c’est « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt. 28 : 19, 20.) « Et toi, fils de l’homme, je t’ai établi comme sentinelle sur la maison d’Israël. Tu dois écouter la parole qui sort de ma bouche, et les avertir de Ma part. Quand je dis au méchant : Méchant, tu mourras ! Si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa mauvaise voie, ce méchant mourra dans son iniquité et je te redemanderai son sang. » (Ez. 33 : 7, 8.)

  En réalité les douze « étoiles » qui sont sur la « couronne de la femme » ont représenté à l’origine les douze patriarches ; plus tard, elles ont représenté les douze tribus de l’Israël de chair ; après cela, les douze apôtres ; et en dernier les douze tribus de l’Israël Spirituel (les 144 000). Donc, il prouve encore que le chiffre « quatre » est un chiffre important, et que ces quatre périodes sont représentées par la « femme ».

  Dieu qui a prévu l’égoïsme des hommes, a ordonné au prophète d’écrire ce qui suit : « Vous avez mangé la graisse, vous vous êtes vêtus de la laine, vous avez tué ce qui état gras, vous n’avez point fait paître les brebis. Vous n’avez pas fortifié celles qui étaient faibles, ni guéri celle qui était malade, ni pansé celle qui était blessée ; vous n’avez pas ramené celle qui s’égarait, ni cherché celle qui était perdue ; mais vous les avez dominées avec violence et avec dureté. Elles se sont dispersées parce qu’elles n’avaient pont de pasteur ; elles sont devenues la proie de toutes les bêtes des champs, elles se sont dispersées. Mon troupeau est errant sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées ; Mon troupeau est dispersé sur toute la face du pays ; nul n’en prend souci, nul ne le cherche. C’est pourquoi, vous pasteurs, écoutez la parole de l’Eternel ! Je suis vivant ! dit le Seigneur l’Eternel, parce que Mes brebis sont au pillage et qu’elles sont devenues la proie de toutes les bêtes des champs, faute de pasteurs, parce que Mes pasteurs ne prenaient aucun souci de mes brebis, qu’ils se paissaient eux-mêmes et ne faisaient pas paître Mes brebis. A cause de cela, pasteurs, écoutez la parole de l’Eternel ! Ainsi parle le Seigneur, Dieu : Voici, J’en veux aux pasteurs ! Je reprendrai Mes brebis d’entre leurs mains, je ne les laisserai plus paître le troupeau, et ils ne se paîtront plus eux-mêmes ; je délivrerai mes brebis de leur bouche afin qu’elles ne soient plus pour eux une proie. Car ainsi parle le Seigneur, Dieu : Voici, j’aurai soin moi-même de mes brebis, et j’en ferai la revue. (Ez. 34 : 3-11.)

  En comparaison, l’Esprit de Dieu a dessiné une image littérale à partir du troupeau de brebis et des bergers ; le peuple de Dieu comme le troupeau ; et les pasteurs comme les bergers. Le vrai peuple de Dieu imitera les brebis et Ses sentinelles imiteront le bon berger qui prend soin de ses brebis. Une chose inférieure à cela est une abomination aux yeux de Dieu. Si nous devons apprendre la leçon prévue ici, nous devrions premièrement acquérir une claire compréhension du type (les bergers et les troupeaux), car, il est demandé à l’antitype (les pasteurs et les membres d’église) de copier le modèle.

  L’image est faite d’après l’ancienne méthode de rassemblement du troupeau. Le pâturage des montagnes et des collines, étant en terrain découvert, exigeait un soin continu de la part du berger pour ses brebis. Le vaste territoire éloignait les brebis et les bergers à une distance considérable de chez eux, et le déplacement continuel à travers le paysage rendait impossible l’obtention d’un abri permanent quelconque pour les brebis ou pour les bergers. En conséquence, d’autres aides étaient nécessaires. Chaque berger avait un certain nombre de chiens, en fonction de la taille du troupeau, pour empêcher aux hommes et aux bêtes de nuire aux brebis. Comme une chose en demande une autre, un âne était utilisé pour porter les réserves nécessaires aux brebis, aux chiens et aux bergers. Celles-ci comprenaient les vêtements, les couvertures pour la nuit, la nourriture pour les bergers aussi bien que pour les chiens, les médicaments et les bandages, etc. Le fidèle animal portait la charge sur son dos durant chaque jour de l’année. A la fin de la journée, le berger comptait ses brebis. S’il manquait une seule, il allait la chercher immédiatement, étant donné qu’il n’était pas prudent pour qu’une brebis erre à part du troupeau.

  La condition excellente des brebis était une évidence de la fidélité du berger et du mérite de son embauche. Il ne devait pas seulement chercher du bon pâturage, mais il devait agir tout aussi bien qu’un vétérinaire. Souvent, il arrivait qu’une brebis se casse la jambe et c’était le devoir du berger d’y placer habillement une esquille et de bander la plaie. En voyageant sur la surface rugueuse de la terre, où il y avait des rochers et des broussailles, les accidents étaient fréquents. Quelques fois une épine aurait piqué la chair, ou d’autres blessures légères se faisaient, qui probablement ne causaient aucune douleur, et qui ne seraient pas remarquées par le berger, et malgré cela, une mouche déposait des œufs dans la plaie ouverte, et des larves se développeraient aussitôt et fraieraient leur chemin sous la peau jusqu’à l’os ; ceci était un fait courant. Dans de tels moments, l’attention du berger est dirigée vers la maladie de la brebis et il doit lui donner un soin particulier et bander sa plaie.

  Lorsquun agneau ou même une brebis étaient malades et étaient trop faibles pour marcher, c’était le devoir du berger d’en prendre soin et de les porter. S’il arrivait qu’il porte un agneau dans ses bras, la mère de l’agneau était constamment à ses côtés, regardant et parlant au petit. Ces nobles créatures prennent soin, nourrissent et gardent leurs agneaux impeccablement propres. Etes-vous des mères faisant de même pour vos enfants ? Etes-vous des bergers (pasteurs) du troupeau de Dieu, faisant tout ce que le berger d’autrefois faisait pour ses brebis ? Ou vous nourrissez-vous et prenez soin de vous-mêmes plus que vous ne le faites pour le troupeau de Dieu ? Etes-vous dignes de votre poste ?

  Le berger d’autrefois devait donner un compte-rendu complet du troupeau, même du plus petit détail. Pensez-vous que Dieu exigerait moins de vous ? Ses brebis ne sont-elles pas d’une plus grande valeur ? David a risqué sa vie pour un agneau, mais, Dieu l’a délivré du lion et de l’ours. David, pour l’honneur de Dieu et pour la sécurité de Son peuple a mis sa propre vie en danger, a affronté le Géant Goliath, mais Dieu a livré le Philistin entre les mains de David et a établi David roi sur Sa nation. Pensez-vous qu’Il fera moins pour vous, si vous aussi, imitez le Bon Berger ?

  Jésus a dit : « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais, le mercenaire, qui n’est pas le berger et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis et prend la fuite ; et le loup les ravit et les disperse. Le mercenaire s’enfuit, parce qu’il est mercenaire, et qu’il ne se met point en peine des brebis. Je suis le bon berger. Je connais mes brebis et elles me connaissent, comme le Père me connaît et comme je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. » (Jean 10 : 11-15)

  Le prophète Esaïe, dans la perspective des conditions d’aujourd’hui dit : « Et ce sont des chiens voraces, insatiables ; ce sont des bergers qui ne savent rien comprendre : tous suivent leur propre voie, chacun selon son intérêt, jusqu’au dernier. » (Es. 56 : 11)

  La bête semblable À un léopard---Ap. 13 : 1-10---La bête indescriptible de Daniel 7 qui représente Rome dans sa première phase, indique par ses dix cornes de manière prophétique qu’il devait y avoir dix rois qui se lèveraient dans Rome. À sa seconde phase, il est montré que la papauté devait s’élever, assujettir trois rois et opprimer les saints du Très Haut pendant une période de 1260 ans. Mais il n’est pas fait mention de la chute de la monarchie Romaine ou de la papauté. Rien non plus concernant la réforme qui viendrait avant ou après 1798 ap J.-C. Par conséquent, le manque d’information lié aux symboles de cette bête doit être comblé et se trouver ailleurs dans la Parole de Dieu prophétique. Il faut chercher cela dans le livre de l’Apocalypse car il complète les prophéties de Daniel.

  La bête semblable à un léopard d’Apocalypse 13 : 1-10 est le seul symbole prophétique qui raconte la chute de la monarchie Romaine, le couronnement des dix rois, la blessure de la papauté, la réforme et la montée du Protestantisme suivi de la captivité du pape.

  « Et il se tint sur le sable de la mer. Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. » (Ap. 13 : 1.) Remarquez que cette bête a le même nombre de cornes que la bête « indescriptible » dans sa première phase (la Rome impériale). Daniel dit que les cornes de la bête représentant Rome sont « dix rois qui s'élèveront de ce royaume. » (Da. 7 : 24.) Les cornes représentant le monde Romain dans sa phase impériale indiquent un temps où l’empire sera divisé en dix parties ou royaumes. En d’autres termes, tandis que les cornes représentent d’abord le monde Romain dans son état impérial, elles signifient en deuxième lieu le monde présent, divisé en plusieurs parties depuis la chute de Rome—correspondant aux dix orteils de la grande statue de Daniel 2.

  Dans sa première phase, la bête indescriptible a dix cornes. Dans sa seconde phase, la petite corne arrive et trois des dix cornes sont arrachées. Cela signifie qu’elles ne peuvent être réinstituées comme rois. Les cornes réduites au nombre Biblique de sept signifient que la papauté devait régner sur le monde entier du point de vue de l’église Chrétienne. Par conséquent, les dix cornes sur la bête semblable à un léopard d’Apocalypse 13 : 1 ne peuvent signifier que les trois qui ont été arrachées ont récupéré leur autorité la deuxième fois. Le même nombre de cornes apparaît sur chaque bête de manière consécutive, à savoir, la bête indescriptible (Da. 7 : 7) ; la bête semblable à un léopard (Ap. 13 : 1) ; la bête écarlate (Ap. 17 : 3), et il représente toute l’ère du Nouveau Testament. Tous ces faits rassemblés nous montrent que le nombre de cornes sert à signifier l’universalité. Comme il n’y en a pas sur la bête d’Apocalypse 13 : 11-18, cela confirme le fait que la bête qui a deux cornes signifie un système localisé. Il est donc indéniablement clair que le nombre fixe de cornes (dix) est employé pour symboliser universellement les peuples et les gouvernements. (Voir l’illustration à la page 84.) 

  Dans la mesure où le lion, l’ours, le léopard à quatre têtes et la bête indescriptible (symboles de Babylone, des Médo-Perses, de la Grèce et de Rome) sont liés les uns aux autres, cette solide chaîne d’animaux rend impossible l’arrivée d’un autre animal universel (système) qui viendrait interrompre leur ordre consécutif. En conséquence, la bête d’Apocalypse 13 : 1-9 semblable à un léopard doit suivre la bête indescriptible (Rome).

  Ap. 13 : 2, 3 : « La bête que je vis était semblable à un léopard ; ses pieds étaient comme ceux d'un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, et son trône, et une grande autorité. Et je vis l'une de ses têtes comme blessée à mort ; mais sa blessure mortelle fut guérie. Et toute la terre était dans l'admiration derrière la bête. » La composition de la bête révèle le fait qu’elle descend des quatre bêtes avant elle. La gueule de lion, les pieds d’ours, le corps de léopard et le nombre de cornes renvoient tous à ses caractéristiques héréditaires qui proviennent de Babylone, des Médo-Perses, de la Grèce et de Rome. Ce fait incontestable prouve qu’elle est la cinquième bête universelle.

  La bête semblable à un léopard monte de la mer de la même façon que les quatre bêtes avant elle. (Daniel 7 : 3.) Par conséquent, la bête d’Apocalypse 13 : 1-9 est le produit des guerres et des troubles parmi les nations de la même manière que Babylone, les Médo-Perses, la Grèce et Rome. Puisque ce fait rend le symbolisme incontestable, la bête semblable à un léopard vient dans la période succédant la chute de la Rome impériale, correspondant aux pieds et aux orteils—le fer et l’argile de la grande statue de Daniel 2. En d&r