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Les Dernières Nouvelles à l’attention de notre « Mère » Par Osée

Appel et introduction de Jizréel

Copyright, 1934, 1941,1943
Tous droits réservés
V.T.HOUTEFF

 

   Ce tract est distribué gratuitement afin que tous ceux qui ont Soif de la vérité puissent l’avoir en partage. Il ne nous impose qu’une contrainte: l’obligation pour toute âme d’éprouver toutes choses et de retenir ce qui est bon. Les seuls liens (obligations) qui vous lient à cette offre gratuite sont les cordes dorées de l’Eden et les cordons écarlates du Calvaire les seuls liens  indéfectibles.

   Les noms et les adresses d’Adventistes du Septième jour Seront appréciés

 

L’APPEL INTRODUCTIF DE JIZRÉEL Cher

« Ammi », et Chère « Ruchama »

   C’est le coeur étreint d’une très profonde angoisse, que je vous rédige ces lignes pour vous supplier d’entreprendre les rapprochements vers notre « Mère » qui s’est séparée de nous, afin que nous puissions effec- tuer sa réconciliation et soulager notre Père du chagrin dont Il ne peut se consoler et ramener la joie à notre foyer qui est aujourd’hui malheureux.

   J’accuse réception d’une lettre de notre Père, dans laquelle, Il expose, bien malgré lui, les relations indécentes de notre « Mère » avec le monde, et vous enjoint de plaider avec elle afin qu’elle se repente de son infidélité, et qu’elle retourne vers Lui. Il l’appelle encore avec le même amour suprême qu’Il a toujours eu, bien qu’elle se soit livrée à une chose honteuse, et qu’elle soit plus corrompue que ne le sont toutes les autres femmes dans l’expression de cet amour extravagant. Aussi, puissent votre prière sincère et vos efforts diligents parvenir à réunir notre maisonnée, et nous épargner la disgrâce familiale qui est tout juste à notre porte, et particulièrement la honte et le déshonneur du grand nom de Notre Père.

   Si vous aimez vraiment Notre Père et Notre « Mère », vous répondrez avec ferveur, à cet appel solennel. Et quelle sera votre joie, si grâce, aux suppliques miséricordieuses de notre Père, et vos efforts inlassables, notre « Mère » soit gagnée à la repentance, qu’elle soit réconciliée avec notre Père, et qu’elle retrouve Son foyer royal! Pensez à la joie indicible, lorsque les bras ouverts, Il recevra alors toute la famille, et fera un grand banquet, comme le fit le père du fils prodigue!

Il est par conséquent pour moi du plus grand intérêt que ce message urgent vous parvienne sans tarder. Vous verrez que l’avertissement qu’il contient est des plus solennels et des plus importants depuis la prédiction du déluge de Noé.

   Afin d’y apporter notre contribution en cette heure solennelle, il est nécessaire, qu’en tant qu’Adventistes loyaux et sincères, nous continuions à chercher la vérité, la sagesse, et la connaissance de Dieu. Assurez-vous que vous ne trébuchiez pas sur les pierres d’achoppement des autres, mais que vous en fassiez des tremplins vers le progrès du Chrétien.

   Les Juifs, avant l’arrivée du Christ, et depuis cette époque, pensaient avoir toute la vérité disponible. Oui, ils avaient la Bible. Mais en conséquence de leur mauvaise compréhension du plan de Dieu, et de la confiance exagérée en eux-mêmes qui en résultait, ils furent conduits à penser qu’ils étaient riches, qu’ils s’étaient enrichis et qu’ils n’avaient besoin de rien. C’est cette attitude qui les amena à faire la sourde oreille aux enseignements du Christ, le Roi de gloire. Ainsi, leur mauvaise conception de la Vérité et les préjugés qu’ils nourrissaient à l’encontre de la lumière de la Parole de Dieu, les privèrent de la connaissance et de la sagesse de Jéhovah; au point qu’ils furent finalement amenés à leur honte et leur condamnation éternelles de commettre le crime d’ôter la vie au Fils de Dieu.

   Cette terrible culpabilité, n’incombe pas cependant au seul Juif mal-heureux. L’Eglise Chrétienne, elle aussi, à chacune des périodes successives de son histoire, a en réalité crucifié le

Sauveur de nouveau, en rejetant Ses messages de Vérité Présente qui lui étaient destinés. Ainsi en était-il aux jours de Luther, de Knox, de Wesley, de Campbell, de Miller et de Sœur White. Et ainsi en est-il aujourd’hui, pour tous ceux qui omettent de faire particulièrement attention afin d’éviter les pièges que le Diable ne cesse de tendre.

   Aujourd’hui, la seule règle de conduite sûre et raisonnable consiste à lire attentivement toutes les pages du message solennel contenu dans ces pages. Qu’aucune ligne n’échappe à votre attention. Etudiez chaque mot soigneusement et dans un esprit de prière. Soyez un étudiant sincère et diligent de la vérité. « Eprouvez toutes choses et retenez ce qui est bon ».1 Th. 5:21.

   Comme l’histoire le montre, les Béréens étudièrent les messages qui leur étaient présentés en profondeur, et dans un esprit d’impartialité, afin qu’ils sachent «si ce qu’on leur disait était exact. » En adoptant une telle attitude, ils ne furent ni égarés par l’ennemi, ni ne reçurent de reproche de la part de l’Inspiration, mais furent au contraire amenés, par leur ouverture d’esprit, à marcher de pair avec la Vérité et furent honorés pour avoir suivi une voie si noble. Mais les prêtres dont Dieu avait préalablement fait les bénéficiaires de la Parole, vinrent semer la confusion parmi le peuple lorsqu’ils apprirent que ce dernier avait reçu la Vérité avec joie. Ces dignitaires furent condamnés pour avoir agi de la sorte; et tous ceux qui prêtèrent l’oreille à leur voix, au lieu d’écouter la voix impopulaire de ce temps-là, se virent ainsi trompés.

   Ces choses étant écrites pour « nous servir d’exemples», ne manquons pas d’imiter le «noble exemple» des Béréens! 
 

   C’est de cette seule manière que nous pourrons exercer notre jugement en toute honnêteté; sinon, nous répéterons la folie des Juifs qui furent égarés par les prétendus sages instructeurs d’Israël.

   L’Esprit de Prophétie déclare « …Si un message vous parvient et que vous ne le comprenez pas, prenez la peine d’en écouter les explications données par le messager; comparez ensuite ce texte avec ceux de l’Ecriture et jugez ensuite s’il est ou non en conformité avec la Parole de Dieu… Aucun de ceux qui s’imaginent tout connaître, n’est trop vieux ou trop intelligent pour apprendre du plus humble des messagers du Dieu vivant. » Testimonies on Sabbath School Work, pp. 65, 66; Counsels on Sabbath School Work, pp. 29, 30.

   Ce sont ces prétendus péchés véniels, ceux de la propension aux préjugés et de l’autosatisfaction, et la tendance à s’appuyer sur les autres, qui ont toujours éloigné le peuple de Dieu de lui. De plus, la peur d’être en contact avec l’erreur, a trop souvent empêché le peuple de Dieu d’être en contact avec la Vérité progressive. Ces craintes et ces péchés mignons caressés par la plupart des Chrétiens, voire même encouragés par un grand nombre d’entre eux, ont privé des multitudes de la gloire éternelle chaque fois que s’est présentée une Vérité nouvelle.

   Méditez encore sur l’expérience du peuple au temps de l’apôtre Paul.« Aussitôt, les frères firent partir de nuit Paul et Silas pour Bérée. Lorsqu’ils furent arrivés, ils entrèrent dans la synagogue des Juifs. Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique; ils reçurent la Parole avec

beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. Plusieurs d’entre eux crurent, ainsi que beaucoup de femmes grecques de distinction, et beaucoup d’hommes. Mais, quand les Juifs de Thessalonique surent que Paul annonçait aussi à Bérée la parole de Dieu, ils vinrent y agiter la foule. » Ac. 17:10-13.

   Après avoir ainsi rappelé brièvement l’erreur fatale de l’église tout au long de sa longue histoire, je vous révèle maintenant la nouvelle sensationnelle: notre Père a promis d’accorder à notre « Mère » le panorama du Pisgah Sa grande vigne si elle consent à revenir, et si elle est sincère! Il la protégera « d’une muraille de feu » tout autour (Za. 2:5) « garnira ses pierres d’antimoine » et ses « fondements de saphir », et « ses créneaux de rubis », et « ses portes d’escarboucles » et ornera « son enceinte de pierres précieuses » (Es. 54:11,12), si bien « qu’on ne craindra plus les ronces et les épines. » Es. 7:25.

   J’espère qu’après avoir entendu l’appel miséricordieux de notre Père dans les pages qui vont suivre, et après l’avoir examiné de nouveau, de manière  approfondie,  cet  appel  vous  apparaîtra  d’autant  plus  urgent. Soyez assurés que je serai joyeux d’entendre de vos nouvelles et des résultats de vos instances auprès de votre Mère.

   Sincèrement vôtre, pour un foyer heureux.

JIZRÉEL

par   V.   T.   H.

LES DERNIÈRES NOUVELLES À L’ATTENTION DE NOTRE « MÈRE »

Par Osée

CHAPITRE UN ET DEUX

   « La parole de l’Éternel qui fut adressée à Osée, fils de Beéri, au temps d’Ozias, de Jotham, d’Achaz, d’Ézéchias, rois de Juda, et au temps de Jéroboam, fils de Joas, roi d’Israël. La première fois que l’Éternel adressa la parole à Osée, l’Éternel dit à Osée: Va, prends une femme prostituée et des enfants de prostitution; car le pays se prostitue, il abandonne l’Éternel! 

   Il alla, et il prit Gomer, fille de Diblaïm. Elle conçut, et lui enfanta un fils. Et l’Éternel luidit: appelle-le du nom de Jizréel; car encore un peu de temps, et je châtierai la maison de Jéhu pour le sang versé à Jizréel, je mettrai fin au royaume de la maison d’Israël. En ce jour-là, je briserai l’arc d’Israël dans la vallée de Jizréel.

   Elle conçut de nouveau, et enfanta une fille. Et l’Éternel dit à Osée: Donne-lui  le  nom de Lo-Ruchama; car je n’aurai plus pitié de la maison d’Israël, je ne lui pardonnerai plus. 

   Mais j’aurai pitié de la maison de Juda; je les sauverai par l’Éternel, leur Dieu, et je ne les sauverai ni par l’arc, ni par l’épée, ni par les combats, ni par les   chevaux,  ni  par   les  cavaliers. Elle  sevra  Lo-Ruchama;  puis  elle conçut, et enfanta un fils. Et l’Éternel dit: Donne-lui le nom de Lo-Ammi;  car  vous n’êtes pas mon  peuple, et  je  ne  suis  pas  votre Dieu. » Os. 1:1-9

   D’après les passages précédents, l’on voit que la femme et les enfants d’Osée, ne relèvent

uniquement que du cadre d’une vision, et sont par conséquent symboliques. Ils furent dénommés ainsi pour représenter une analogie parfaite au peuple de Dieu, --Israël et Juda; et étant le fruit d’une « prostitution», ils symbolisent parfaitement la condition idolâtre de Son église.

   En poursuivant avec la prophétie, nous entendons le Seigneur donner cet ordre à Jizréel: «Dites à vos frères: Ammi! Et à vos sœurs: Ruchama! » Os. 2:3.

   La même paire d’enfants présentés dans le chapitre premier de la vision sont dans le second chapitre dénommés à nouveau, avec cette différence que le préfixe « Lo », qui en Hébreu signifie « Pas de » a été supprimé. Par conséquent, alors que Lo-Ruchama signifie «Pas de miséricorde»,    et    Lo-Ammi    «Pas    mon    peuple»,    Ruchama,    signifie «miséricorde» et Ammi «Mon peuple.» Os. 1:6;2:3. (Voir la note en marge, selon les versions bibliques).

   Ce changement de statut, suggéré dans le changement des noms, dénote une division dans l’histoire de l’église. D’un côté les membres d’église sont appelés «pas Mon peuple», et ne reçoivent «pas de miséricorde», et de l’autre côté, ils sont appelés «Mon peuple» et reçoivent « miséricorde. » L’apôtre Paul donne la clé pour l’ensemble de cette prophétie, en révélant l’interprétation de la partie de la prophétie qui trouva son accomplissement en son temps.

   « Ainsi, nous a-t-il appelés, non seulement d’entre les Juifs, mais aussi d’entre les Païens. Ainsi qu’il a dit dans Osée, j’appellerai Mon peuple, ceux qui n’étaient pas mon peuple

et ma bien-aimée, celle qui n’était pas ma bien-aimée. Et il arrivera, au lieu où on leur disait vous n’êtes pas Mon peuple, on leur dira fils du Dieu vivant. » Ro. 9:24-26.

   Ainsi, nous voyons que le chapitre premier relatif à la vision d’Osée, prédit le rejet des Juifs par Dieu; ce qu’Il fit, nous le savons, après qu’ils eussent rejeté Son Fils. À ce moment là s’accomplit la triste déclaration: « Vous n’êtes pas Mon peuple, et je ne suis pas votre Dieu.» Cependant, dans le même souffle, pour ainsi dire, les Juifs sont appelés «fils du Dieu vivant». Ce paradoxe est élucidé dans le chapitre 2, comme il l’est dans Romains 9: les Juifs qui n’ont pas rejeté Christ, mais qui devinrent Chrétiens, sont appelés «fils du Dieu vivant.» Manifestement, alors, de l’accomplissement simultané de ces deux décrets contradictoires, se révèlent l’agonie de la nation Juive et les douleurs de l’enfantement de l’église Chrétienne.

   Ayant maintenant établi que ce passage de l’Écriture indique la fin d’une dispensation et le début d’une autre, nous devons ensuite découvrir jusqu’où, dans l’histoire de la division de l’Ancien Testament cette prophétie allégorique remonte-t-elle et jusqu’où dans l’histoire de la division du Nouveau Testament, cette allégorie prophétique nous amène-t-elle:

   « Et de là, je lui donnerai ses vignes…, et elle y chantera comme au temps de sa jeunesse, et comme au jour où elle remonta du pays d’Égypte. » Os. 2:17.

   L’Analyse de ce verset montre que la première division de l’église commença aux temps d’Abraham lorsque l’église était au temps de « sa jeunesse.» Elle se poursuivit jusqu’à ce qu’elle revînt de l’exode d’Égypte, au jour où elle « chanta, » et se termina avec la crucifixion du Christ, heure qui marqua la condamnation du Judaïsme.

   Les versets suivants nous disent jusqu’où dans la division Chrétienne, cette prophétie personnifiée nous amène-t-elle:

   « En ce jour-là, je traiterai pour eux une alliance avec les bêtes des champs, les oiseaux du ciel et les reptiles de la terre, je briserai dans le pays l’arc, l’épée et la guerre, et je les ferai reposer avec sécurité. « Je serai ton fiancé pour toujours; je serai ton fiancé par la justice, la droiture, la grâce et la miséricorde; je serai ton fiancé par la fidélité, et tu reconnaîtras l’Éternel. En ce jour-là, j’exaucerai, dit l’Éternel, j’exaucerai les cieux, et ils exauceront la terre. » Os. 2: 20-23

   Ces versets décrivent, dans les derniers jours, la situation d’une femme jadis déchue, l’église, parvenant à une pureté totale, et jouissant d’une sécurité absolue. Mais, puisqu’elle est encore actuellement dans sa condition Laodicéenne, qu’elle est «malheureuse, misérable, pauvre, aveugle et nue », qu’elle est encore impure et qu’elle est encore en danger, il est évident que puisque la vision d’Osée couvre la période entière de l’église Juive, elle couvre aussi toute la période de l’église Chrétienne, de la
 

crucifixion à son imminente libération de l’esclavage, lorsque le Seigneur exaucera les cieux, et que les cieux exauceront la terre.

   Cette unique famille, double symbolisme des églises de l’Ancien et du Nouveau Testament, révèle ces dernières comme étant le symbole d’une seule église. La condition de cette église au cours de chacune de ces dispensations est, par conséquent, personnifiée de façon dramatique d’abord, pendant

La Période De L’Ancien Testament.

   Des années après que les tribus aient traversé le Jourdain, et se soient installées dans « la terre promise », leur royaume commença à décliner de leur haut niveau spirituel. Finalement, sous le règne de Salomon, le Seigneur dit à Jéroboam   « Je vais arracher le royaume de la main de Salomon, et je te donnerai dix tribus …parce qu’ils n’ont pas marché dans Mes voies. » 1 Rois 11:31,33.

   Ce veredict ne fut exécuté qu’après la mort de Salomon. Lorsque les dix  tribus  se  révoltant  contre  Roboam,  firent  venir  Jéroboam  et  «… l’établirent roi sur tout Israël…» 1 Rois 12:20. Mais « …toute la maison de Juda, ainsi que la tribu de Benjamin…» (verset 21), restèrent fidèles à Roboam, fils de Salomon, c’est ainsi que le royaume fut divisé; les dix tribus,  le  royaume  d’Israël,  occupèrent  la  portion  septentrionale de  la «terre promise», et les deux tribus, le royaume de Juda, en conservèrent la portion méridionale.

   Mais le décret, « … je briserai l’arc d’Israël [les princes du royaume des dix tribus]

dans la vallée de Jizréel » (Os. 1:5), ne fut réalisé que plus tard, lorsque Jéhu « tua, tous ceux qui restaient de la maison d’Achab dans [la vallée de] Jizréel, tous ces grands, ses familiers et ses prêtres, sans en laisser échapper un seul. » 2 Rois 10:11.

   « Ainsi Jéhu extermina Baal de tout Israël, …mais… ne prit pas garde à marcher de tout son cœur dans la loi de l’Éternel… Dans ce temps-là, l’Éternel commença à entamer le territoire d’Israël: et Hazaël les battit sur toute la frontière d’Israël; …jusqu’à ce que l’Éternel ait chassé Israël loin de Sa face, comme Il l’avait annoncé à tous Ses serviteurs les prophètes. Et ainsi Israël a été emmené captif en Assyrie, ...dans les villes des Mèdes. » 2 Rois 10:28,31,32; 17:23; 18:11. C’est ainsi que s’accomplit l’avertissement: «Je ferai cesser le royaume de la maison d’Israël. » Os.1:4.

   Peu de temps après la dispersion des dix tribus, « …Le roi d’Assyrie monta contre les villes fortes de Juda et s’en empara… Le roi d’Assyrie envoya Tharthan, Rab Saris et Rabschaké avec une puissante armée… contre Jérusalem… » 2 Rois 18:13,17.

   « Lorsque le roi Ézéchias eut entendu cela, il déchira ses vêtements, se couvrit d’un sac, et alla dans la maison de l’Éternel… à qui il adressa cette prière:Éternel,

Dieu d’Israël, assis sur les chérubins! C’est toi qui es le seul Dieu de tous les royaumes de la terre, c’est toi qui as fait les cieux et la terre… Maintenant, Éternel, notre Dieu! Délivre-nous de la main de Sanchérib, et que tous les royaumes de la terre sachent que toi seul es Dieu, ô Éternel!

   « Alors Ésaïe, fils d’Amots, envoya dire à Ézéchias: Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël: J’ai entendu la prière que tu m’as adressée au sujet de Sanchérib, roi d’Assyrie…

   « Cette nuit-là, l’ange de l’Éternel sortit, et frappa dans le camp des Assyriens cent quatre-vingt-cinq mille hommes. Et quand on se leva le matin, voici, c’étaient tous des corps morts. » 2 Rois 19:1,15,19, 20,35.

   Par cette interposition divine, l’Éternel accomplit sa promesse: « Mais j’aurai pitié de la maison de Juda; je les sauverai par l’Éternel, leur Dieu, et je ne les sauverai ni par l’arc, ni par l’épée, ni par les combats, ni par les chevaux, ni par les cavaliers. » Os. 1:7.

   Malgré cette grande miséricorde, Juda continua à pécher grandement contre Lui:

   « L’Éternel, le Dieu de leurs pères, donna de bonne heure à Ses envoyés la mission de les avertir, car Il voulait épargner Son peuple et Sa propre demeure.

Mais ils se moquèrent des envoyés de Dieu, ils méprisèrent Ses paroles, et ils se raillèrent de Ses prophètes, jusqu’à ce que la colère de l’Éternel contre Son peuple devînt sans remède. Alors l’Éternel fit monter contre eux le roi des Chaldéens, et tua par l’épée leurs jeunes gens dans la maison de leur sanctuaire; il n’épargna ni le jeune homme, ni la jeune fille, ni le vieillard, ni l’homme aux cheveux blancs, il livra tout entre ses mains.

   « Nébucadnetsar emporta à Babylone tous les ustensiles de la maison de Dieu, grands et petits, les trésors de la maison de l’Éternel, et les trésors du roi et de ses chefs. Ils brûlèrent la maison de Dieu, ils démolirent les murailles de Jérusalem, ils livrèrent au feu tous ses palais et détruisirent tous les objets précieux.

   « Nébucadnetsar emmena captifs à Babylone ceux qui échappèrent à l’épée; et ils lui furent assujettis, à lui et à ses fils, jusqu’à la domination du royaume de Perse. » 2 Ch. 36:15-20.

   Après le temps fixé pour leur captivité, Dieu se souvint de la promesse de miséricorde qu’Il leur avait faite, et «…réveilla l’esprit de Cyrus, roi de Perse, qui fit faire de vive voix et par écrit cette publication dans tout son royaume: Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: L’Éternel, le Dieu des cieux, m’a donné tous les royaumes de la terre, et il m’a commandé

de lui bâtir une maison à Jérusalem en Juda. » « La maison fut achevée le troisième jour du mois d’Adar, dans la sixième année du règne du roi Darius. » 2 Ch. 36:22,23; Esdras 6:15.

   En agissant ainsi, Dieu garda Sa promesse envers Juda. Mais Il ne délivra pas Israël, les dix tribus, et accomplit ainsi Sa parole: « Je n’aurai plus pitié de la maison d’Israël. »

   « Elle sevra Lo-Ruchama; puis elle conçut, et enfanta un fils. Et l’Éternel dit: Donne-lui le nom de Lo-Ammi; car vous n’êtes pas mon peuple, et je ne suis pas votre Dieu. » Os. 1:8-9.

   Toutefois, en dépit de la miséricorde que l’Éternel lui manifesta à plusieurs reprises, et des merveilleuses délivrances opérées en sa faveur, les péchés répétés de Juda la conduisirent à abandonner complètement l’Éternel, au point qu’il renia Son Fils unique: « Et ils s’écrièrent tous ensemble:  Fais mourir celui-ci et relâche-nous Barabbas. »  Luc 23:18. C’est ainsi que l’infidélité de Juda fit retomber finalement sur elle le terrible anathème « …Vous n’êtes pas mon peuple et je ne suis pas votre Dieu. » Os. 1:9.

   Nous découvrons jusqu’ici, par le biais de cette allégorie, l’histoire de l’église jusqu’à la crucifixion de Christ. Maintenant il est nécessaire que nous déterminions si elle contient l’histoire de

La Période Du Nouveau Testament.

   Alors que dans le premier chapitre relatif à sa vision, Osée décrit l’état idolâtre de l’église

dans la dispensation Juive, dans le chapitre 2, il décrit de manière analogue, l’état idolâtre de l’église dans la dispensation Chrétienne.

   « Dites à vos frères: Ammi! Et à vos sœurs: Ruchama! Plaidez, plaidez contre votre mère, car elle n’est point ma femme, et je ne suis point son mari! Qu’elle ôte de sa face ses prostitutions, et de son sein ses adultères! Sinon, je la dépouille à nu, je la mets comme au jour de sa naissance, je la rends semblable à un désert, à une terre aride, et je la fais mourir de soif; et je n’aurai pas pitié de ses enfants, car ce sont des enfants de prostitution. Leur mère s’est prostituée, celle qui les a conçus s’est déshonorée, car elle a dit: J’irai après mes amants, qui me donnent mon pain et mon eau, ma laine et mon lin, mon huile et ma boisson. » Os. 2:3-7

   Au début de l’ère Chrétienne, l’église jouissait d’une condition spirituelle encore plus avantageuse, qu’au cours de l’ère Juive. De plus, elle aurait pu tirer profit de l’exemple de la chute des Juifs. Mais comme le montrent les versets que l’on vient de citer, elle échoua totalement en ce sens. Au contraire, tout comme avec la mort de Josué, les Juifs commencèrent à se détourner de Dieu, de même, avec la mort des disciples, les Chrétiens allèrent de même à la dérive. En abaissant la norme Chrétienne et en élevant la norme païenne, l’église joua à la prostituée avec les païens. En engendrant et en donnant naissance de cette manière à ses prétendus convertis, « elle… s’est déshonorée », dit l’Éternel, « car elle a dit, j’irai après mes amants,

qui me donnent mon pain et mon eau, ma laine, mon lin, mon huile et ma boisson. »

   De tels sentiments furent le reflet de son attitude selon laquelle, tout candidat au statut de membre d’église, même ceux qui ne seraient pas entièrement convertis à  Christ, devrait néanmoins recevoir le  baptême pour être admis comme membre régulier de l’église; entre temps, leur soutien financier permettrait l’avancement de l’œuvre de Dieu.

   Un tel raisonnement s’apparente à celui de la petite fille qui s’est exclamée avec joie à sa mère en ces termes: « Regarde maman! J’ai fait une bonne affaire aux dépens du vendeur! Je devais lui donner tout ce lot de laine pour ce sac de cerises. Mais au lieu de lui en donner le tout, j’y ai caché ton bracelet en or!

   Accepter comme membres d’église ceux qui n’ont pas produit « des fruits dignes de la repentance », est une arnaque encore plus énorme que celle qui consiste à troquer des cerises comme si elles valaient leur pesant d’or. Au-delà de cet acte insensé qui consiste en la dilapidation du domaine de l’église, l’on ne saurait commencer à estimer le coût en influence démoralisatrice que de tels « actionnaires» subversifs exerceraient sur le vrai peuple de Dieu. En manifestant une telle folie, l’église Chrétienne primitive encouragea sans le vouloir, le dessein de Celui qui Sème l’ivraie, et attira ainsi sur elle-même, les Sombres Années du Moyen-âge. Cependant, malgré cette terrible conséquence de laquelle elle aurait dû tirer une leçon inoubliable, celle de consacrer son zèle à l’édification d’une église formée uniquement de membres nés de nouveau,

elle continua néanmoins, sans y prendre garde, à manifester son

Zèle Pour De Grandes Assemblées.

   La passion que l’on manifeste pour l’accroissement du nombre de membres sans qu’on se préoccupe autant de leur sanctification de la nécessité pour eux de « naître de nouveau»-- n’émane pas de l’Esprit de Christ, mais plutôt du cœur charnel qui dit: «J’irai après mes amants, qui me donnent mon pain, et mon eau, ma laine, mon lin et ma boisson. » L’égoïsme, l’ambition, la cupidité, voilà les bras droits du Diable.

   Si  l’église  Chrétienne  primitive  avait  persévéré  dans  son  premier amour pour le salut des âmes et l’avancement du royaume de Christ au lieu d’augmenter le nombre de ses membres, les agents de l’ennemi, l’ivraie, n’auraient jamais infiltré ses rangs. Mais son zèle de la pureté déclina, et elle s’employa à augmenter ses effectifs --un gain égoïste. « Oui », dit le prophète: « ce sont des chiens voraces, insatiables; ce sont des bergers qui ne savent rien comprendre; tous suivent leur propre voie, chacun selon son intérêt, jusqu’au dernier. » És. 56:11.

   Quelle terrible leçon que celle-là!  La prospérité de l’église ne doit jamais dépendre de l’argent et de l’or, et elle ne saurait jamais s’appuyer sur la sagesse et la force des hommes! Bien que l’argent ait sa place dans son économie, ce n’est pas son plus urgent besoin. C’est de la fidélité au message qui lui a été

confié dont dépend son seul vrai succès. Cet appel est destiné à des hommes sur qui Dieu peut compter, et sur qui Il peut librement déverser son Esprit; des hommes qui resteraient fermes au principe même si l’univers entier leur tournerait le dos; des hommes qui par la foi s’élèveraient vers les hauteurs que Dieu exige: « C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement?... (Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent). Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » Mt. 6: 25,32-34.

   Tous ceux qui suivent cette tendance décadente de l’église Chrétienne, en se séparant de la voie du Seigneur, et qui se dirigent vers « une voie qui parait droite à un homme » (Pr. 14:12) expérimenteront

Le Châtiment De La Verge De Dieu.

   « C’est pourquoi voici, je vais fermer son chemin avec des épines et y élever un mur, afin qu’elle ne trouve plus ses sentiers. Elle poursuivra ses amants, et ne les atteindra pas; elle les cherchera, et ne les trouvera pas. Puis elle dira: J’irai, et je retournerai vers mon premier mari, car alors j’étais plus heureuse que maintenant. Elle n’a pas reconnu que c’était moi qui lui donnais le blé, le moût et l’huile; et l’on a consacré au service de Baal l’argent et l’or que je lui prodiguais. » Os. 2:8-10
 

   Quand l’église dérive avec le courant du monde, en s’éloignant du Seigneur, Il ne saurait plus la bénir, de peur qu’Il ne l’entraîne plus vite vers la destruction. La seule façon pour Lui de la sauver et de la ramener à Lui, c’est de Lui enlever Sa main secourable, jusqu’à ce qu’elle échoue sur le récif de sa propre folie, ballotée de tous côtés par les féroces vagues du châtiment. C’est seulement à ce moment-là qu’elle répondra à Sa voix.

   La méthode que Dieu emploie pour amener son église à prendre elle- même conscience de la condition dangereuse dans laquelle elle se trouve, est représentée par la parabole du fils prodigue. Si le père avait refusé de consentir à la demande du garçon de quitter la maison, il aurait été toujours envahi par le sentiment amer de ce qui lui semblait être une injustice du père, et personne n’aurait pu le convaincre que son père ne le privait pas de l’opportunité d’obtenir de grandes richesses, et de se faire un nom pour lui-même. Mais son expérience amère sur le sentier de l’humiliation et du désenchantement, lui enseigna la grande leçon de sa vie qu’il n’aurait jamais pu apprendre autrement.

   Cette parabole illustre parfaitement avec quelle sagesse Dieu agit avec l’église en proie à ses folies, et montre comment sa propre suffisance, et la sagesse propre à Laodicée l’empêchent de bénéficier de l’expérience des autres.

   Au lieu qu’elle ne les trouve (qu’elle ne convertisse ses amants au Christianisme), ils la poursuivirent (la paganisèrent). Elle « ne les trouvera pas » parce

qu’elle ne réussit pas à les sauver. Finalement, après avoir traversé sa vie de débauche, elle reviendra, repentante, à son premier Mari le Seigneur. Afin de hâter son retour, le Seigneur la devance dans le désert, en accomplissant ainsi Sa Parole:

   « C’est pourquoi je reprendrai Mon blé en son temps et Mon moût dans sa saison, et j’enlèverai Ma laine et Mon lin qui devaient couvrir sa nudité. Et maintenant je découvrirai sa honte aux yeux de ses amants, et nul ne la délivrera de Ma main. Je ferai cesser toute sa joie, ses fêtes, ses nouvelles lunes, ses sabbats et toutes ses solennités. » Os. 2:11-13.

   Tout comme Dieu la châtia dans le passé en permettant à Nébucadnetsar, roi de Babylone, d’abolir le système cérémoniel, par la destruction de l’ancienne Jérusalem et de son temple, ainsi l’a-t-il châtiée dans l’ère Chrétienne en permettant à Rome de la dominer, et de lui substituer une contrefaçon de son vrai système religieux une prêtrise païenne et un sabbat païen. Ainsi s’accomplit Sa Parole en ces termes: « Je ferai cesser toute sa joie, ses fêtes, ses nouvelles lunes, ses sabbats et toutes ses solennités.»

   « Puisque ces ordonnances (ses fêtes, ses sabbats etc.) faisaient partie de « la prophétie condensée de l’évangile, une image dans laquelle étaient réunies toutes les promesses de la rédemption » (The Acts of the Apostles, p. 14; Conquérants Pacifiques, p. 15), et puisque la représentation symbolique d’Osée nous a conduits jusqu’à l’ère Chrétienne, la
 

cessation des ordonnances symbolise donc l’élimination et la substitution de la Vérité par Rome. Daniel, lui aussi, vit en vision que ceci devait s’accomplir par Rome, la « très grande » corne, qui «jeta la vérité par terre», et remplaça « le lieu de son sanctuaire [celui de Christ].» Da. 8:12,11.

   Notez que la « Vérité » et le « lieu » furent renversés, et non pas le sanctuaire lui-même. C’est-à-dire que la Vérité de Christ, et sa place dans le sanctuaire céleste furent mises de côté, si bien que la connaissance de Son œuvre de médiation fut obscurcie. (Pour une explication détaillée de Daniel 8 et 9, voir La Verge du Berger, Vol. 2, pp. 126-147; La Brochure N°3, pp. 27-32, pagination anglaise).

   « Je ravagerai ses vignes et ses figuiers, dont elle disait: C’est le salaire que m’ont donné mes amants! Je les réduirai en une forêt, et les bêtes des champs les dévoreront. Je la châtierai pour les jours où elle encensait les Baals, où elle se paraît de ses anneaux et de ses colliers [apparats mondains], allait après ses amants [le monde], et m’oubliait, dit l’Éternel. C’est pourquoi voici, je veux l’attirer et la conduire au désert [loin de la vigne parmi les Païens], et je parlerai à son cœur. » Os. 2:14-15.

   Cette prédiction fut annoncée plus d’un millier d’années, avant qu’elle ne perdît ses vignes et avant qu’elle ne « s’enfuît dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu’elle y fut nourrie pendant mille deux cents soixante jours. » Ap. 12:6

   Mais alors qu’elle y était, en fuite loin de sa patrie, Dieu « parla à son cœur. » En d’autres termes, tout comme le fils prodigue rebelle, elle dut faire l’expérience amère, celle du désir de retourner à la maison, avant que le Seigneur ne fasse quelque chose en sa faveur. Ainsi à la fin de son exil, Ses dispositions d’amour et de miséricorde, devraient trouver véritablement chez elle un écho favorable.

   Comme nous l’avons déjà vu, ce symbolisme montre qu’il s’agit de l’église Chrétienne dotée de la vérité du sanctuaire (Os. 2:13). Et puisque l’église Adventiste du Septième Jour, est la seule qui soit connue comme possédant cette doctrine, il est évident que ce symbolisme prophétique de l’histoire de l’église nous amène jusqu’à 1844, à la fondation de la Dénomination Adventiste du Septième Jour. Par conséquent, l’allégorie révèle maintenant sa condition actuelle et le conseil que Dieu lui prodigue.

   De plus, le fait que la révélation de ces chapitres soient pour la première fois portée à notre attention, apporte la preuve supplémentaire, que les leçons qu’ils contiennent sont expressément destinées à l’église en cette heure, leçons dont la première à considérer est celle de

La Vallée D’Acor: Le Type.

   « Là, je lui donnerai ses vignes et la vallée d’Acor, comme une porte d’espérance, et là, elle chantera comme au temps de sa jeunesse, et comme au jour où elle remonta du pays d’Égypte. » Os. 2:17.

   Quelque puisse être la signification de la « vallée d’Acor », c’est « sa porte d’espérance »,

la seule solution à sa situation de crise. Savoir la raison pour laquelle elle constitue sa porte d’espérance est naturellement pour nous d’un intérêt des plus urgents.

   « La vallée d’Acor » n’est mentionnée que trois fois dans les Écritures: une fois dans son contexte littéral, (Jos. 7:24,26) et deux fois dans son contexte symbolique (És. 65:10; Os. 2:17). L’étude de la vallée d’Acor dans son contexte littéral nous donnera la clé qui dévoilera la signification de la vallée d’Acor symbolique.

   La première ville à être tombée aux mains des Israélites après qu’ils eussent traversé le fleuve du Jourdain, fut celle de Jéricho. L’ordre donné à Josué, fut que cette ville, ainsi que toute créature vivante qui s’y trouvait, fut détruite, brûlée au feu, mais que «tout l’argent, et tout l’or, tous les objets d’airain… » soient « consacrés à l’Éternel » et amenés « dans le trésor de l’Éternel. » Jos. 6:19.

   « Mais les enfants d’Israël commirent une infidélité au sujet des choses dévouées par interdit », et en conséquence, ils commencèrent à tomber devant leurs ennemis. Là-dessus, « Josué dit: Ah! Seigneur Éternel, pourquoi as-tu fait passer le Jourdain à ce peuple, pour nous livrer entre les mains des Amoréens et nous faire périr? Oh! Si nous eussions su rester de l’autre côté du Jourdain! De grâce, Seigneur, que dirai-je, après qu’Israël a tourné le dos devant ses ennemis? Les Cananéens et tous les habitants du pays l’apprendront; ils nous envelopperont, et ils feront disparaître notre

nom de la terre. Et que feras-tu pour Ton grand nom?

   « L’Éternel dit à Josué: Lève-toi! Pourquoi restes-tu ainsi couché sur ton visage? Israël a péché; ils ont transgressé mon alliance que je leur ai prescrite, ils ont pris des choses dévouées par interdit, ils les ont dérobées et ont dissimulé, et ils les ont cachées parmi leurs bagages.

   « Aussi les enfants d’Israël ne peuvent-ils résister à leurs ennemis; ils tourneront le dos devant leurs ennemis, car ils sont sous l’interdit; je ne serai plus avec vous, si vous ne détruisez pas l’interdit du milieu de vous. Lève-toi, sanctifie le peuple. Tu diras: Sanctifiez-vous pour demain; car ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël: Il y a de l’interdit au milieu de toi, Israël; tu ne pourras résister à tes ennemis, jusqu’à ce que vous ayez ôté l’interdit du milieu de vous.

   « Vous vous approcherez le matin selon vos tribus; et la tribu que désignera l’Éternel s’approchera par famille, et la famille que désignera l’Éternel s’approchera par maisons, et la maison que désignera l’Éternel s’approchera par hommes. » Jos. 7:1,7-14.

   « Et  Acan… fut désigné. » et il « répondit à Josué, et dit: Il est vrai que j’ai péché contre l’Éternel, le Dieu d’Israël, et

voici ce que j’ai fait. J’ai vu dans le butin un beau manteau de Schinear, deux cent sicles d’argent, et un lingot d’or du poids de cinquante sicles; je les ai convoités, et je les ai pris; ils sont cachés dans la terre au milieu de ma tente, et l’argent est dessous. Josué envoya des gens, qui coururent à la tente; et voici, les objets étaient cachés dans la tente d’Acan, et l’argent était dessous. Ils les prirent du milieu de la tente, les apportèrent à Josué et à tous les enfants d’Israël, et les déposèrent devant l’Éternel.

   « Josué et tout Israël avec lui prirent Acan, fils de Zérach, l’argent, le manteau, le lingot d’or, les fils et les filles d’Acan, ses bœufs, ses ânes, ses brebis, sa tente, et tout ce qui lui appartenait; et ils les firent monter dans la Vallée d’Acor.

   « Josué  dit:  Pourquoi nous  as-tu  troublés?  L’Éternel  te  troublera aujourd’hui. Et tout Israël le lapida. On les brûla au feu, on les lapida. » Jos. 7:18, 20,21,24,25.

   À ce moment solennel, Acan était le seul pécheur du camp, mais à cause de son péché, la nation tout entière allait tomber et de ce fait, le grand nom de Dieu allait être déshonoré aux yeux des Païens.

   Les rapports que le Seigneur établit avec Josué, révèlent que Ses serviteurs doivent veiller avec vigilance afin qu’aucun mal n’entre dans leurs rangs, et que Ses paroles qu’Il transmet par le biais de Ses prophètes, inspirent de la crainte comme s’Il s’adressait directement à son peuple.

   Quand Josué annonça « qu’il y a de l’interdit au milieu de toi, O
 

Israël. » (Jos. 7:13), Acan cacha sa faute autant qu’il put au lieu de la confesser tout de suite. Lorsqu’elle fut finalement découverte et qu’il fut pris, il répondit « qu’il avait péché contre l’Éternel, le Dieu d’Israël.» Mais, hélas, il était alors trop tard pour que Dieu accepte la confession de son péché et le lui pardonne ou qu’Il prenne la défense de son peuple, à moins que ce dernier ne se plie à l’obligation de traiter le pécheur rigoureusement selon la manière qu’Il avait prescrite.

   « Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber! » 1 Co. 10:11,12.

   La vallée d’Acor de Josué six et sept est donc un type de la Vallée d’Acor d’Osée deux.

   Avec  cette clé en main, nous  allons  maintenant  dévoiler le mystère en relation avec la « porte d’espérance, » et découvrir quelle Vérité Présente se cache derrière

La Vallée D’Acor Dans L’Antitype.

   Si ce remarquable récit de Jugement ne devait pas nous servir « de type, » Dieu n’aurait pas désigné le lieu même de la punition d’Acan. Ainsi Son exécution, dans la Vallée d’Acor, préfigure le temps d’une exécution dans l’Antitype, au sein de l’Église Chrétienne. Par conséquent,

cette Vallée d’Acor dans l’Antitype, sa porte d’espérance, ne peut préfigurer que la destruction des pécheurs, de l’ivraie qui s’y trouvent, de ses enfants illégitimes. (Voir Testimonies, Vol. 5, p. 80).

   À ne pas s’y tromper, le type montre que durant cette purification, Dieu détruira non seulement tous les pécheurs du sein de Son peuple, mais aussi leurs familles, ainsi que tous leurs biens. « Le criblage se poursuit », déclare l’Esprit de Vérité.   « Ne disons pas: Arrête, O Dieu. L’église doit être purifiée, et elle le sera. » « Et je vis le Seigneur aiguiser Son épée dans le Ciel pour les abattre. Oh que tous ceux qui professent une foi tiède, puissent réaliser l’œuvre de purification que Dieu est sur le point de réaliser parmi le peuple qui professe être le Sien! » --Testimonies, Vol. 1, pp. 100,190.

   Le type montre aussi que Dieu entreprendra cette « œuvre de purification, …au sein du peuple qui professe porter Son Nom », juste avant qu’Il ne lui confie Son tout dernier message destiné au monde le message du « grand jour terrible de l’Éternel » (Mal. 4:5). La puissance de ce jour terrible doit éclairer la terre de sa gloire (Ap. 18:1), et permettre à Son peuple de reposséder la terre promise antitypique --la terre. Ainsi lorsque le matériau sans valeur sera consumé, l’église « revêtue de l’armure de la lumière et de la Justice… entrera dans son dernier conflit… et l’influence de la vérité témoignera au

monde qu’elle peut sanctifier et ennoblir l’homme... » Testimonies to Ministers, pp. 17,18.

   C’est ainsi que « cet évangile du royaume sera prêché dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations et alors viendra la fin. » Mt. 24:14.

   Tous ces évènements --l’imminente purification de l’église, le Message du Grand Cri du Troisième Ange qui en résulte, la restauration du royaume dans la terre de nos pères, et la conquête des nations qui aura lieu par la suite tous ces évènements exigent donc qu’ils soient calqués sur le type.

   Ceci obligatoirement, parce qu’Acan fut exécuté et le camp libéré des pécheurs avant que l’Ancien Israël n’ait pu conquérir « la terre promise ».

   Par conséquent, après la purification, après qu’elle ait pris garde à l’appel d’Ésaïe 52:1, l’église «revêtue », alors, « de l’armure de la justice de Christ, se prépare au conflit final. ‘Belle comme la lune pure comme le soleil, mais terrible comme des troupes sous leurs bannières’, elle s’avance dans le monde en vainqueur et pour vaincre. » --Prophets and Kings, p.725 (Prophètes et Rois, p. 549)

   Le prophète Ézéchiel, lui aussi, reçut une vision de la purification finale de l’Eglise. Sa prophétie révèle que tous ceux qui ne recevront pas la marque, ou le sceau, tomberont sous le coup des « cinq anges », et que tous, « jeunes et vieux, jeunes gens et jeunes filles, enfants et femmes périront tous ensemble. »
 

(Témoignages pour l’église, Vol. 2, p. 73; Ez. 9:6); destruction préfigurée par la destruction d’Acan « le type. »

   Cette séquence irréfutable d’évènements ne fait que renforcer la position de l’Esprit de Prophétie selon laquelle « ce scellement des serviteurs de Dieu est le même qui fut montré à Ezéchiel en vision » et que « le vrai peuple de Dieu acceptera que soient clairement et fidèlement révélés les péchés qui l’assaillent si facilement, particulièrement lors de l’œuvre finale accomplie en faveur de l’Eglise, au moment où sont scellés les cent quarante quatre mille… » --Testimonies to Ministers, p. 445; Testimonies, Vol. 3, p. 266 (Témoignages pour l’église, Vol. 1, p. 384, 385).

   Observez avec quelle précision le témoignage précédent place la purification de l’Eglise avant que l’œuvre de l’évangile ne soit achevée, et directement avant que ne soit proclamé le Grand Cri du Message du Troisième Ange. Il déclare clairement que « l’œuvre finale en faveur de l’église », c’est « le scellement des cent quarante quatre mille. » Le fait que ce soient «les prémices », prouve que cette œuvre en faveur de l’église, c’est le commencement de la « moisson », et qu’après qu’ils auront été scellés et que l’église aura été purifiée, une moisson de seconds fruits doit être engrangée; car s’il n’y a pas une seconde moisson, il ne saurait y avoir non plus une « première » moisson.

   Cette double moisson est aussi mise en évidence dans Apocalypse 7. Après avoir été le témoin du rassemblement, du scellement des 144000 prémices, Jean vit par la suite le rassemblement

« de la grande foule » de toutes les nations (Ap. 7:9) --les seconds fruits.

   Développant encore davantage le sujet de la purification, l’Esprit de Prophétie révèle que «ceux qui se sont montrés infidèles n’auront pas, à ce moment-là, la charge du troupeau», mais « le Seigneur a des serviteurs fidèles, qui lors du criblage, du temps d’épreuve», seront « révélés au grand jour.» En d’autres termes, après que l’ancien groupe d’ouvriers qui se sont avérés indignes du service, seront mis de côté, et que l’église sera ainsi purifiée, Dieu «révèlera alors au grand jour», Ses fidèles, et Ses vrais serviteurs, ceux à qui Il confiera la tâche de sous-bergers du troupeau.

   Dans ce même rapport, l’Esprit de Prophétie avertit que « les jours de la purification de l’église arrivent à grand pas. Dieu aura un peuple pur et vrai. Lors du puissant criblage qui est sur le point d’avoir lieu, nous serons mieux à même de mesurer la force d’Israël. Les signes révèlent que le temps est proche où le Seigneur manifestera qu’Il a son van à la main et qu’Il purifiera totalement Son aire... Ceux qui ont placé leur confiance dans l’intellect, le génie ou le talent, ne se tiendront pas à ce moment-là, à la tête du peuple. Ils n’ont pas marché selon la lumière. Ceux qui se sont montrés infidèles n’auront plus à ce moment-là, la charge du troupeau. Rares seront les grands hommes à être engagés dans l’œuvre finale, œuvre solennelle. Ils sont remplis d’eux-mêmes, indépendants de Dieu, et Il ne peut se servir d’eux. Le Seigneur a

des serviteurs fidèles, qui lors du criblage, du temps d’épreuve, seront révélés au grand jour.» --Testimonies, Vol. 5, p. 80

   Les mots « purifier totalement son aire » dénotent une purification absolue qui laissera l’église sans tache, sans ride ou toute autre chose de semblable. Tant que cette « œuvre de purification » ne sera accomplie Dieu ne saurait logiquement dire à ceux qui sont dans Babylone: « Sortez de Babylone, Mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux. » Ap. 18:4. En effet, s’Il devait simplement les amener dans un autre lieu où le péché abonde encore, Il ferait bien mieux de les laisser là où ils se trouvent. Puisqu’elle est d’une si grande importance, cette œuvre finale en faveur de l’église est encore davantage élucidée dans la prophétie de Malachie 3.

   S’agissant de cette purification imminente, source d’espoir, d’encouragement pour les justes, mais d’une tristesse terrifiante pour les pécheurs, le prophète déclare: Et « Il entrera dans Son temple [l’église ou « l’aire »]… Qui pourra soutenir le jour de sa venue? Qui restera debout quand Il paraîtra? Car Il sera comme le feu du fondeur, comme la potasse des foulons. Il s’assiéra, fondra et purifiera l’argent; Il purifiera les fils de Lévi, Il les épurera comme on épure l’or et l’argent, et ils présenteront à l’Éternel des offrandes avec justice. » Mal. 3:1-3.

   Comme explication de ce passage de l’Écriture, la publication de la dénomination (publiée et reconnue par la dénomination, endossée et utilisée aussi par le département de l’école du Sabbat dans le champ mondial en 1929), Ésaïe, Le Prophète Évangélique, Vol. 3, p. 49, déclare ceci: « Verset 20 [És. 59] ‘Le Rédempteur viendra dans Sion’; ce n’est pas la venue sur les nuées, mais la venue dans l’église. Et quand il viendra, Il fera l’œuvre mentionnée dans Malachie 3: 1-3. »

   Cette exposition officielle du texte montre qu’en 1929, la dénomination enseignait que la prophétie de Malachie 3, envisageant une œuvre complète de purification, est un message adressée à l’église.

   La leçon qui découle de la révélation de Malachie sur la purification des fils de Lévi, nous conduit à la loi concernant

Les Premiers Nés, Les Prémices.

   Selon le plan originel de Dieu, les premiers-nés de chaque famille devaient être les ministres du temple. Les « premiers-nés » selon la chair, par conséquent, constituent le type des premiers-nés selon l’Esprit.

   Et quoique les premiers-nés dans le type perdirent leur héritage sacerdotal au profit des Lévites, cependant, lors de la restitution de toutes choses, dans la Période Davidique finale (Ac. 15 16), cette fonction sera restituée aux premiers-nés dans l’antitype, les prémices de la moisson (Ap. 14:4), car ce sont « les serviteurs
 

de notre Dieu. » Ap. 7:3. Cette restauration doit donc faire suite à leur

Réforme Totale Qui Assurera Une Parfaite Sécurité.

   Si à cause de la présence dans le camp, d’un seul Acan, l’Israël du temps de Josué ne put résister devant les païens, alors comment l’Israël moderne espère-t-il traverser le « temps de détresse » qui approche « tel qu’il n’y en a jamais eu depuis que les nations existent», avec la présence en son sein de centaines d’Acan (Testimonies, Vol. 5, p. 157)? Aujourd’hui comme hier, il n’existe pour elle qu’une « porte d’espérance » --« la Vallée d’Acor. » La libérant pour toujours des pécheurs, Dieu la fera sortir du pays avec joie en chantant comme au temps de sa « jeunesse », et comme au jour où elle remonta du « pays d’Égypte.»

   « En ce jour-là, dit l’Éternel, tu m’appelleras: Mon mari! Et tu ne m’appelleras plus: Mon maître! » Os. 2:18

   Elle ne  L’appellera plus  « mon  Seigneur »  mais plutôt « mon  Mari » (note en marge, selon les versions bibliques). La relation d’un mari, étant plus étroite que celle d’un maître, dénote une élévation conduisant à une relation et une marche plus intimes avec Dieu. Et que cette élévation soit la conséquence directe de la réforme, cela se voit à travers les paroles suivantes:

   «  J’ôterai de sa bouche les noms des Baals, afin qu’on ne les mentionne plus par leurs noms » Os. 2: 19.

   Il en est ainsi, parce qu’ils ont « …le nom de leur Père écrits sur leurs fronts

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