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Le Jugement et la Moisson

A La Lumière Des Témoignages Des Prophètes

Copyright, 1934, 1942
Tous droits réservés
V.T.HOUTEFF

 


  Ce tract est distribué gratuitement afin que tous ceux qui ont Soif de la vérité puissent l’avoir en partage. Il ne nous impose qu’une contrainte: l’obligation pour toute âme d’éprouver toutes choses et de retenir ce qui est bon. Les seuls liens (obligations) qui vous lient à cette offre gratuite sont les cordes dorées de l’Eden et les cordons écarlates du Calvaire les seuls liens  indéfectibles.

  Les noms et les adresses d’Adventistes du Septième jour Seront appréciés.

 

INTRODUCTION

 

  Bien qu’il constitue l’œuvre suprême en vue de notre salut, et de l’instauration du royaume de Christ sur la terre, le  « jugement investigatif » est cependant l’un des sujets bibliques, de notre époque,  le moins bien compris,  entouré du plus grand mystère, et qui est l’objet de la plus grande confusion. S’il n’était pas essentiel à notre salut, l’ennemi n’aurait pas déployé tous les efforts possibles pour l’envelopper d’obscurité. Il est donc impératif que nous manifestions le désir inlassable de sonder les Écritures, comme nous le ferions  à « la recherche d’un trésor caché », et de supplier Dieu de nous guider à l’aide de Son Esprit, afin de comprendre comme il convient  ce sujet de toute première importance. Cependant, toute quête de la vérité serait vaine tant que nous ne manifestons pas le désir d’être enseignés, et de faire la volonté de Dieu. Ainsi, comme dit Jésus: «  Si quelqu’un veut faire Sa volonté, il connaitra si Sa doctrine est de Dieu » Jean 7:17.

  Puisque le thème du Jugement est enseigné au moyen de types et de paraboles, et puisque que le Seigneur explique qu’Il a enseigné en paraboles afin que Ses disciples soient les seuls à comprendre les mystères du royaume des cieux (Matt. 13:11), il est alors évident que --Seuls Ses Disciples Peuvent ComprendreToute La Vérité

  « Le royaume des Cieux », dit-il, est « semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ. 

  « Le royaume des cieux  est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée. » Matthieu 13:44-46.

  Dans ces paraboles, Christ expose clairement la vérité présente comme la condition indispensable pour l’établissement de Son royaume, et le suprême effort que l’on doit faire comme condition indispensable pour y entrer. Ainsi, déclare l’Esprit de Prophétie, « seuls ceux qui se seront fortifiés par l’étude des Ecritures pourront subsister au cours du dernier conflit. Chacun devra résoudre cette question vitale: Obéirai-je à Dieu ou aux hommes?  L’heure décisive est imminente. Nos pieds reposent-ils sur le rocher immuable des Ecritures? » Tragédie des Siècles, page 644.

  Libérons-nous de l’abrutissement qui nous conduit à abuser de la grâce divine, tout en Le considérant responsable de tout évènement majeur de notre  vie. Il a parfaitement assumé la part qui Lui revient en balisant parfaitement le sentier étroit qui nous conduit au royaume. Faisons, maintenant, honnêtement de notre mieux, pour le suivre jusqu’au bout, à cause de la joie qui nous y est réservée! Mais nous ne pourrions jamais y parvenir à moins que nous ne retournions vers les anciens repères, en abandonnant le Diable, qui a détourné le peuple de Dieu du « Chemin de la Vérité et de la vie   » (Jean 14:6), pour le faire suivre une «voie qui parait droite à un homme, mais dont l’issue c’est la voie de la mort ». Prov. 14:12. 

 

LE JUGEMENT ET LA MOISSON A TRAVERS LES TEMOIGNAGES, LES PARABOLES ET LES RITES CEREMONIELS
____________________

 

A La Lumière Des Témoignages
Des Prophètes

 

  Puisque certains soutiennent fermement que cette vérité de toute première importance ne saurait être établie que par les Ecritures, nous invitons donc le lecteur à prêter attention à ce que dit la Bible: 

  « Je regardai, jusqu’ à ce que l’on plaçât des trônes. Et l’Ancien des jours s’assit. Son vêtement était blanc comme la neige, et les cheveux de Sa tête étaient comme de la laine pure; Son trône était comme des flammes de feu, et les roues comme un feu ardent. Un fleuve de feu coulait et sortait de devant Lui. Mille milliers Le servaient, et dix mille millions se tenaient en Sa présence. Les juges s’assirent, et les livres   furent ouverts.» Daniel 7:9,10.

  Quatre faits pertinents  se dégagent de la lecture de ce passage: (1) les trônes n’étaient pas disposés avant le début de la scène vue en vision; (2) l’Ancien des jours vint et s’assit effectivement lorsque les trônes furent placés; (3) les livres furent ensuite ouverts; (4) tous ces éléments (les  trônes, l’Ancien des jours, et les livres) révèlent une scène de jugement. Et puisque les livres  sont à l’évidence, le point central de cette scène, la question qui surgit tout naturellement est celle-ci: --A Quoi Servent Les  livres?

   Si nous voulons avoir une conception juste du jugement, il est essentiel que nous en comprenions la nature, et à quoi servent les livres. S’agissant des  livres, Jean le Révélateur déclare:

  « Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres  furent ouverts: et un autre fut ouvert, celui qui est le de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres. » Apo. 20:12.

  Il est donc indiscutable que les livres  contiennent les noms et les act de tous ceux qui doivent être jugés. Naturellement, ces noms et les faits qui s’y réfèrent sont enregistrés du vivant de chacune de ces personnes. Le Psalmiste déclare: « Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés avant qu’aucun d’eux n’existât. » Psaumes 139:16. « L’Eternel compte en inscrivant les peuples: c’est là qu’ils sont nés. » Psaumes 87:6.

  Ainsi que l’Inspiration révèle que les actions de tous les individus sont enregistrées avec une terrible exactitude dans les livres  du ciel et c’est dans l’utilité des  livres  qu’est attachée --La raison du Jugement

  Les  passages bibliques suivants révèlent la triste vérité selon laquelle tous les noms qui ont figuré dans les livres  de l’Agneau n’y seront pas conservés. 

  « L’Eternel dit à Moïse: c’est celui qui a péché contre moi que j’effacerai de mon  livre. » Exode 32:33. «Et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre  de cette prophétie, Dieu retranchera sa part du  Livre  de Vie  et de la ville sainte, décrits dans ce  livre. » Apo 22:19. (Version anglaise King James) 

  Par conséquent, les  livres contiennent les noms d’une multitude hétéroclite, — les noms de ceux qui ont tenu ferme dans la foi et qui ont persévéré patiemment jusqu’à la fin et de ceux qui n’y sont pas parvenus. Le Christ déclare: « Celui qui persévérera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. » Matthieu 24:13. Mais ceux qui ne persévéreront pas seront perdus.

  « Les autres, pareillement, reçoivent la semence dans les endroits pierreux; quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent d’abord avec joie; mais ils n’ont pas de racines en eux-mêmes, ils croient pour un temps et, dès que survient  une tribulation ou une persécution à cause de la parole, ils y trouvent une occasion de chute. » Marc 4:16-17.

  « Toi qui es l’espérance d’Israël, ô Eternel! Tous ceux qui t’abandonnent seront confondus. Ceux qui se détournent de moi seront inscrits sur la  terre,  car ils abandonnent la source d’eau vive, l’Eternel. » Jérémie 17:13. 

  Ainsi donc, il doit y avoir un Jour où l’on doit rendre des comptes, un jour où les noms de ceux qui seront trouvés indignes de la  vie éternelle, seront effacés du de Livre de Vie de  l’Agneau — une procédure pour laquelle le seul terme adéquat  qui convienne, c’est «le jugement investigatif ».

  Or, puisque « le jugement doit commencer par la maison de Dieu…. » « souffre donc comme un bon soldat de Jésus-Christ » (2 Tim. 2:3). Car si c’est par nous qu’il [le jugement] commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Evangile de Dieu?» 1Pierre 4:17.

  Puisque donc, dans la plénitude des temps, le jugement commencera par la maison de Dieu, l’église, chacun de nous est confronté à l’impérieux désir de savoir --Comment Les Noms Sont-ils conservés Dans Le  Livre?

  Au moment où nous acceptons Christ comme notre Sauveur personnel, par la parole de la Vérité — à ce moment suprême Dieu pardonne nos péchés, et les mains tachées par le sang du Calvaire inscrivent nos noms dans le de  Livre de Vie de  l’Agneau. Puis, simultanément la plume des anges commencent à rédiger dans le registre céleste le récit de la vie et de la mort au cours de notre expérience chrétienne, sans tenir compte de notre passé. Et même « les cheveux de notre tête sont tous comptés ». Matt 10:30. Par conséquent, « ne permets pas ta bouche de faire pêcher ta chair, et ne dis pas devant l’ange que c’est une erreur. » Ecclé. 5:6 (version Darby). Car lors du jugement investigatif, les livres seront  ouverts, et les actes commis dans la chair sont mis en lumière lors du jugement final devant l’Ancien des jours. Tous ceux qui ont persévéré jusqu’à la fin verront leurs péchés effacés des  livres  et leurs noms y seront conservés. Tandis que tous ceux qui n’ont pas été vainqueurs verront leurs péchés à jamais conservés dans les livres, et leurs noms y seront effacés.

  Le plus grand test auquel l’homme ait jamais été confronté, et qui a presque toujours relevé d’une décision immédiate, a toujours été celui du déroulement du rouleau; celui de l’éclipse d’un message passé par l’arrivée d’un nouveau message — de la vérité présente. A chacune de ces occasions, tous se sont vus obligés de prendre cette décision: Devrai-je prêter l’oreille à la vérité nouvelle et impopulaire et marcher dans la lumière, et me joindre à ceux qui sont méprisés par la quasi-totalité des chefs religieux, ou devrai-je me laisser dissuader par la décision, et le conseil du pasteur de mon église? 

  Quand le jugement commencera, et que les livres  seront ouverts et que les cas de chaque génération successive, passeront en revue devant le tribunal du jugement, certaines générations, verront un effacement quasi général de leurs noms au lieu de leurs péchés. Quand la génération du temps du premier avènement du Christ, sera pesée dans la balance du Sanctuaire, toute une nation sera trouvée trop légère et leurs noms seront effacés du  livre de  vie. Ainsi, à différents degrés, en a-t-il été, à tous les âges dès qu’il s’est agi de l’introduction d’un nouveau message. « Chaque période de l’histoire de l’Eglise a été marquée par quelque vérité adaptée aux besoins de l’époque. Ces révélations nouvelles, en butte aux oppositions et à la haine ont toujours été accueillies par les âmes pieuses. »   Tragédie des Siècles page 661.

  Par conséquent, « lorsque le Seigneur envoie un message à son peuple, nul ne peut se soustraire à l’obligation d’en examiner le contenu ». Testimonies on Sabbath School Work, page 65. Mettons de côté tous préjugés, toutes opinions personnelles, toutes idées qui viendraient des hommes, qui ne portent pas la marque de l’Inspiration, ou qui disent en fait par leurs actions: « Je suis riche, je me suis enrichi, je n’ai besoin de rien, (de vérités ou de prophètes) » Apo. 3:17.

  La Bible ne peut être correctement interprétée que par l’Esprit  Qui l’a dictée. « Il vous conduira dans toute la vérité, car Il ne parlera pas de lui-même mais Il dira tout ce qu’Il aura entendu, et Il vous annoncera les choses à venir » afin que vous soyez « établis dans la vérité présente ». « Et quiconque… blasphèmera contre le Saint Esprit [dira du mal contre le message] il ne lui sera pas pardonné », car c’est le seul moyen par lequel nous pourrons être sauvés. (Jean 16:13; 2 Pierre 1:12; Luc 12:10).

  Par conséquent, le plus grand danger que court notre peuple, ce n’est pas d’écouter l’erreur, mais plutôt de rejeter la vérité présente. «Si un message vous parvient», dit le Seigneur, «et que vous ne le comprenez pas, prenez la peine d’en écouter les explications données par le messager…Produisez alors vos preuves; car votre conviction ne risque pas d’être pas ébranlée au contact de l’erreur». Testimonies on Sabbath School Work, pages 65, 66.«Ainsi, que celui qui se croit debout prenne garde de tomber. » 1 Cor 10:12.

  Manifestement donc, toute attitude qui amènerait quelqu’un à ne pas faire un examen sincère de tout message qui se présente comme une vérité additionnelle, doit inévitablement attirer la ruine sur lui-même. D’autre part, celui qui accepte la vérité, mais qui omet de la vivre fidèlement et de la proclamer, amène par là-même sur lui la ruine également. Une attitude contre laquelle Ezéchiel nous avertit en ces termes: « Si un juste se détourne de sa justice et fait ce qui est mal, je mettrai un piège devant lui [un message], et il mourra; parce que tu ne l’as pas averti, il mourra dans son péché, on ne parlera plus de la justice qu’il a pratiquée, et je te redemanderai son sang. Mais si tu avertis le juste de ne pas pécher, et qu’il ne pèche pas, il vivra, parce qu’il s’est laissé avertir, et toi tu sauveras ton âme. » Ezé. 3:20-21. Mais le méchant sera « ôté du livre de vie, et ne sera pas écrit dans les livres  des justes. » Ps. 69:28.

  Ainsi solidement établie, la position précédente sur le jugement investigatif fait de toutes celles qui s’y opposent des --Conclusions Sans Fondements

  A cause de la croyance erronée selon laquelle le trône de Dieu a toujours été dans le sanctuaire, et que Christ, après son ascension au ciel, s’y est assis à la droite de Son Père, les hommes ont fait tous les efforts possibles pour prouver que Christ est entré «au-delà du voile» immédiatement après qu’Il eût quitté Ses disciples. Mais puisque de tels efforts, quoique toujours bien intentionnés dans l’intérêt de la vérité sont présentés par des esprits inspirés, non pas par l’Esprit de Vérité, mais plutôt par des idées préconçues, nous devons donc supplier diligemment le Seigneur de nous envoyer le Consolateur promis afin qu’Il nous conduise dans toute la vérité,  de nous épargner de la présomption, de nous empêcher d’accepter aveuglément ce que nous considérons comme acquis et de forger des conclusions, sans aller au fond des choses.

  « Nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraitre et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs; sachez tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Ecriture ne peut être un objet d’interprétation particulière, car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu ».  2 Pierre 1:19-21.

  Par conséquent, le lecteur avisé cessera désormais d’accorder du crédit aux théories et spéculations humaines qui le pousseraient, autant qu’on le puisse, à faire de la chair son appui. Il se penchera au contraire diligemment sur la prophétie Biblique, sur les interprétations inspirées et apprendra de ce fait, que le sanctuaire est: --Le  Lieu Temporaire  du  Trône  De  Dieu

  Puisque les êtres terrestres, n’ayant jamais eux-mêmes été au  ciel, sont naturellement étrangers aux réalités célestes (1Cor 2:9), ainsi, afin de leur révéler la vérité céleste, Dieu doit la leur révéler au moyen de réalités terrestres qui leur sont familières. Ainsi par le biais de l’œuvre du Sanctuaire sur la terre, l’on découvre l’œuvre du sanctuaire céleste (Héb.9:1-9). En effet, le sanctuaire céleste étant le modèle du sanctuaire sur la terre, les services du premier sont donc parfaitement révélés par les services du second. Et le fait que le sanctuaire terrestre était désigné comme un lieu pour la confession et le pardon des péchés, cela montre que la pièce où se trouve le trône dans le sanctuaire céleste n’est que temporaire. De ce trône, tant que le péché existe, le Seigneur, poursuit son œuvre d’élimination du péché et des pécheurs de l’univers. Cette lumière nous montre, aussi, de manière claire, que tant   que le péché ne fît  son apparition dans l’Univers, le sanctuaire n’aurait pu à juste titre exister dans le ciel.

  « Je regardai » s’est exclamé le Révélateur en 96 environ après JC, lorsqu’il eut la vision du trône dans le sanctuaire, « et voici une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j’avais entendue, comme le son d’une trompette, et qui me parlait, dit: monte ici et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite.

  « Aussitôt je fus saisi par l’Esprit. Et voici, un trône était placé (Version Darby) dans le ciel dans le ciel, et sur ce trône Quelqu’un était assis. Celui qui était assis avait l’aspect d’une pierre de jaspe et de sardoine; et le trône était environné d’un arc en ciel semblable à de l’émeraude. Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leur têtes des couronnes d’or. Du trône sortent des éclairs, des voix et des coups de tonnerre. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept Esprits de Dieu. Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres remplis d’yeux devant et derrière. » 

  « Et je vis au milieu du trône, et des quatre êtres vivants, et au milieu des vieillards un Agneau qui était là comme immolé, il avait sept cornes, et sept yeux qui sont les sept Esprits de Dieu envoyés par toute la terre… Je regardai, et j’entendis la voix de beaucoup d’anges, autour du trône, et des êtres et des vieillards, et leur nombre était des myriades, et des milliers de milliers.» Apo. 4:1-6; Apo. 5: 6, 11.

  Ces versets nous présentent une scène à deux volets. D’une part devant le trône, il y a «sept lampes ardentes» et «l’Agneau comme immolé»; ce qui montre que le trône fut «placé» dans ce lieu, pour être en activité pendant le temps de grâce. La lumière provenant du chandelier représente la lumière de la vérité dans l’église, alors que le sang de l’Agneau sert d’expiation pour les pécheurs. D’autre part, sur le trône est assis l’Ancien des jours, le Juge, entouré du jury de vingt quatre vieillards, et en plus, les témoins, que sont les anges, étaient des myriades et des myriades. Il y a en outre les quatre êtres  vivants (qui, étant rachetés de toute tribu, de toutes langues de tous peuples, et de toutes nations — Apo. 8:8-9, — représentent donc les saints, — tous ceux dont les péchés seront effacés des registres du ciel; tout comme les bêtes de Daniel 7 symbolisent tous les royaumes qui périront dans leurs péchés). Il y a aussi la présence de l’Agneau, notre Avocat, au milieu d’eux. Tout cela montre une œuvre dans laquelle la médiation et le jugement sont associés.

  Maintenant, nous voyons jusqu’ici que lorsque Jean contempla en vision la porte — le voile — alors qu’elle s’ouvrait sur le lieu très Saint du Sanctuaire céleste, il lui fut permis de regarder à l’intérieur [du Sanctuaire], et les choses qu’il vit devaient se passer «par la suite», subséquemment à son époque; ce qui montre par là qu’au moment où il y eut la vision (environ 96 après J.C.), la porte du lieu Très Saint était fermée. En outre, nous verrons d’après la prophétie de Daniel, que le trône du Jugement  fut  installé dans le lieu Très Saint du sanctuaire céleste, après la montée de la « petite corne » de Daniel 7.

  « Je considérai les cornes », dit le prophète, « et voici une autre petite corne sortit du milieu d’elles, et trois des premières cornes furent arrachées devant cette corne; et voici, elle avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche qui parlait avec arrogance. » Daniel 7:8-10.

  Ces versets révèlent qu’après que les juges s’assirent et que les livres  furent ouverts « le Fils de l’homme », Christ, fut ensuite placé, non pas à la droite de Dieu, l’Ancien des jours, mais tout près, devant lui. (Daniel 7:8-10, 13). (Version anglaise King James)

  Les deux visions, celles de Jean et de Daniel, révèlent que le trône du Sanctuaire n’était pas  présent  dès le début de la création de Dieu; ou aux jours de Moïse, ou encore à l’heure où Christ monta au Cieux; ou même encore aux temps de la Rome païenne. Les visions révèlent en effet qu’il ne fut  « placé » qu’après la chute de la Rome païenne, lorsque la petite corne de la bête indescriptible fit son apparition — aux jours de la Rome Ecclésiastique (Dan. 7:12,21,22). Par conséquent, c’est ailleurs et non pas dans le sanctuaire, que se trouve --La  Salle  du  Trône  Eternel  De  Dieu

  Puisque le trône du sanctuaire n’existait pas aux jours de l’Eglise chrétienne primitive, par conséquent, le trône sur lequel Etienne vit Christ, à la « droite de Dieu » (Actes 7:56) ne pouvait être dans le sanctuaire où se trouve la « mer de verre », mais plutôt dans le Paradis d’où coule « le fleuve de l’eau de la vie» et sur les deux bords duquel se trouve «l’arbre de vie» Apo. 22:1,2. Manifestement donc, le trône que vit Etienne c’est « le trône de Dieu et de l’Agneau », le trône, permanent et éternel. Autour de ce «trône de gloire » il n’y a ni êtres vivants, ni témoins, ni jury, ni « chandelier », ni de sang qui soit offert. En bref, il se trouve non pas dans le sanctuaire chargé de péchés, mais dans le Paradis. C’est le trône administratif et souverain, duquel l’Infini règne éternellement sur Ses êtres immortels sans péchés!

  C’est donc vers ce trône, qui existe d’éternité en éternité, que Christ monta et s’assit à la droite de Son Père, jusqu’au jour où, en accomplissement de la prophétie de Daniel et de la révélation de Jean, quelque temps après l’apparition de la puissance de la petite corne, le Père et Lui se dirigèrent vers le trône du sanctuaire. Sur ce dernier, Il ne s’assied pas en tant que roi à la droite de Dieu; Il s’assied plutôt devant Lui, à la fois comme agneau immolé (Apo. 5:6), et en tant qu’intercesseur (Dan. 7:13), plaidant pour les êtres humains pécheurs. Par conséquent Son œuvre d’intercession a commencé --D’abord Dans Le Lieu Saint, Puis DansLe Lieu Très Saint

  Dans le sanctuaire terrestre, le grand prêtre (symbolisant Christ) officiait d’abord dans le lieu Saint toute l’année. Ensuite, le jour des Expiations, le jour de la purification du sanctuaire et du jugement du peuple, il n’officiait qu’un   jour  dans le lieu Très Saint. Ce double service signifie que dans le sanctuaire céleste, le Grand Prêtre, Christ, doit nécessairement officier d’abord dans le lieu Saint jusqu’au jour antitypique des Expiations, et ensuite, pendant ce jour là, Il doit officier dans le lieu Très Saint, devant le trône. Ainsi donc, les services terrestres récusent aussi l’idée que Christ soit entré dans le lieu Très Saint du sanctuaire céleste immédiatement après Son ascension.

  Ainsi donc, de façon tout à fait claire, le système cérémoniel révèle que dès le temps où Christ « s’assit à la droite de Dieu », (Marc 16:19) où se trouve « lefleuve de l’eau de la  vie» jusqu’au jour où, le Père et Lui se sont dirigés vers le trône du sanctuaire, où se trouve « la mer de verre » (Dan. 7:9, 10; Apo.4:6), Il officia en notre faveur en tant que grand prêtre  «dans le Lieu Saint» (Héb. 9:12version King James); et qu’en même temps conjointement avec Son Père, sur le trône souverain éternel (le trône de Dieu et de l’Agneau), Il dirigeait l’univers sans péché.

  D’après les faits précédents, clairs et distincts, la  seule position défendable  qu’on puisse adopter c’est que Christ, immédiatement après son ascension, au lieu d’entrer au-delà du voile dans le sanctuaire, s’assit à la droite de son Père, dans le Paradis, et de là,  poursuivit Sa tâche dans le lieu Saint du sanctuaire.

  Comme la lumière vive  de la Vérité brille déjà enfin sur ce sujet de toute première importance pour le salut,  sujet  si longtemps enveloppé dans l’épais brouillard des théories et des spéculations humaines! En conséquence, combien  est solide la défense de l’Esprit de Prophétie lorsqu’elle réaffirme sa position sur le sujet en disant « que le sujet du Sanctuaire tel que nous l’avons exposé depuis un grand nombre d’années est vrai et juste ». Le Ministère Evangélique, page 296.

  N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. Encore un peu, un peu de temps, celui qui doit venir  viendra, et il ne tardera pas. » Hébreux 10: 35-37.

  « Le point capital de ce qui  vient  d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la Majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme. » Hébreux 8:1-2.

  « Car Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu ».  Hébreux 9:24. En effet, «Maintenant à la fin des siècles il apparut une fois pour effacer le péché par son sacrifice. Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9:26,27) — la purification du sanctuaire (Daniel 8:14).

  Le jugement doit donc manifestement commencer, et le sanctuaire, doit être purifié, non pas avant, mais après l’accomplissement de la période réservée à ceux qui doivent mourir. Le Jugement étant en accord avec ce qui est qui consigné dans les  livres  du ciel, par conséquent, les noms de ceux qui sont trouvés indignes, et de ceux qui sont dépourvus de ‘l’habit de noces ‘ sont effacés des livres. C’est ainsi que le Sanctuaire est purifié. Parlant du début de cette œuvre de jugement et de purification, l’ange dit à Daniel: «Jusqu’à deux mille trois cent soirs et matins, puis le sanctuaire sera purifié » Daniel 8:14.

  Puisqu’en conséquence, la purification a lieu à la fin des 2300 soirs et matins, et puisque, comme nous l’avons vu, le jugement a lieu « à la fin  du monde » (Hébreux 9:26), par conséquent, la fin des jours  et le début de l’œuvre de médiation et du jugement de Christ sont sur l’autorité de l’Inspiration elle-même, fixées pour la fin du monde. Par conséquent, de manière tout à fait probante, les 2300 jours ne se terminent pas aux jours d’Antiochus Epiphane comme certains l’enseignent. Cette position indéfendable, ainsi que d’autres vues sans fondement sur le sujet, imposent, afin d’établir la date exacte de la purification, que nous --Dissipions d’abord la Confusion Sur les 2300 jours

  Ceux qui s’opposent à la doctrine selon laquelle les 2300 jours se terminent à la fin du monde, divergent fortement entre eux-mêmes sur la période où ces jours sont censés se terminer, tout comme ils le font sur la vérité d’une multitude d’autres doctrines. Il est donc pleinement évident qu’aucun d’eux n’a la vérité sur le sujet. Et en dépit de cela, ils omettent de voir que l’esprit qui les a conduits dans cet état de schisme, de divergences doctrinales, de rivalités, de confusion, jamais égalé dans l’histoire ne saurait être l’Esprit de Vérité, Qui seul peut les conduire dans la vérité sur la prophétie des 2300 jours. Ainsi continuent-ils à jeter la chrétienté dans l’obscurité, avec ce qu’ils estiment être, et qu’ils proclament comme étant la lumière sur le sujet. 

   Pour s’efforcer d’appuyer leur position, ils présentent la Septante, la Vulgate, et la version Anglaise révisée. Ces traductions rendent dans l’ordre, différemment le nombre de Daniel 8:14 comme suit: 2400, 2200, 2300 « soirs et matins ». Cette différence suffit amplement à démontrer que les traductions ne constituent pas les résultats sincères d’une traduction exacte et littérale de ce verset. Il s’agit au contraire, du résultat de traductions interprétatives de ce verset qui tirent leurs sources de préconceptions théologiques sur le sujet.

  Cependant, même ces traductions, telles qu’elles sont rendues, apportent une plausibilité si faible aux théories soutenues en opposition à la doctrine  des 2300 jours comme  devant se terminer  à la fin du monde, que ces théoriciens se voient obligés d’ajouter le mot «sacrifice» à Daniel 8:14, de manière à transformer l’expression soirs et matins du texte, pour lui faire dire « sacrifices des soirs et des matins ». Ensuite, sur la base qu’il y avait deux sacrifices par jour, ils en divisent le nombre en deux. Et le nombre étant 2400, 2200, 2300, selon la version qu’ils utilisent, devient  respectivement 1200, 1100, 1150 jours! Voilà cette addition et cette soustraction qu’ils présentent hardiment comme preuve de leurs théories! Ceci, en dépit du fait qu’on ne puisse contourner la signification claire comme du cristal «  du soir et du matin », lorsqu’on la considère à la lumière de Genèse 1:5, qui, comme le sait tout étudiant Biblique, ne peut signifier qu’une période de vingt quatre heures (composée de la nuit et du jour); et qui n’a rien à voir avec les sacrifices.

  Ainsi donc, de manière tout à fait claire, les nombres 2400 et 2200 et l’interpolation du mot «sacrifice» relèvent de vains efforts visant à interpréter faussement les prophéties de Daniel. La divergence entre les deux chiffres s’explique par les différences sur les dates nécessaires pour exprimer les différentes idées sur le texte. Exposant à la fois, l’ambition et le sort de ceux qui cherchent vainement d’essayer de situer l’accomplissement de cette prophétie, le Seigneur déclara à Daniel « … Et des hommes violents parmi ton peuple se révolteront pour accomplir la vision, et ils succomberont » Daniel 11:14.

  Bien que les efforts de ces hommes violents parmi le peuple de Dieu, pour accomplir la vision soient voués à l’échec, cependant, ayant aveuglément confiance en eux-mêmes, ils font encore de leur mieux pour l’accomplir, en allant même si loin dans leur effort, qu’ils font les écrits de (Flavius) Josèphe  passer pour de l’histoire sacrée pour appuyer leurs théories.

  « Il arriva en effet » dit l’historien Juif dans un passage qu’ils utilisent habituellement, « que notre nation subit ces choses sous le règne d’Antiochus Epiphane, selon la vision de Daniel, et d’après ce qu’il en écrivit avant qu’elles ne se réalisent. » Antiquities, 12, chapitre 5.

  Bien que (Flavius) Josèphe  ne fasse même pas la moindre allusion au nombre de jours mentionnés dans Daniel 8:14, cependant parce qu’il applique effectivement la vision à l’œuvre d’Antiochus Epiphane, ils le considèrent en fait comme un prophète inspiré pour interpréter les Ecritures! Cependant, n’étant qu’un historien, et pas un prophète,  il n’a donc fait, dans son récit sur l’histoire des Juifs, qu’une application historique de la ressemblance qu’il a considérée entre la prédiction de Daniel et l’action d’Antiochus. Et ceci fort bien en sa qualité d’historien. Mais le fait qu’il (Flavius Josèphe) n’ait pas le don de prophétie interdit le peuple de Dieu d’accepter ses applications des Ecritures comme une autorité ou quelque chose de sûr.

  D’après cette sorte d’entorses faites au texte, ces jongleries, ces fausses justifications, et ces explications de faits simples, le lecteur sincère verra jusqu’où les hommes peuvent aller pour contourner les vérités révélées, qu’ils n’aiment pas et  pour  s’enfermer dans leurs théories particulières à leur propre satisfaction. Il est donc vrai le proverbe « Exposez à un homme une théorie et les  faits  afflueront par  la  suite en masse. »! 

  Les brumes de l’erreur ayant été dissipées, voilà donc notre voie dégagée pour continuer à déterminer --Le début et La Fin des 2300 jours

  D’après Daniel 7, nous avons vu que le trône du Jugement ou le trône de la purification ne devait être instauré qu’un certain temps après la venue à l’existence de la petite corne, tandis que dans  Hébreux 9:24-27, nous avons vu que ce fut un certain temps avant « la fin du monde ». Maintenant pour mettre en pleine lumière les faits que nous avons déjà présentés, il nous faut aller vers Daniel 8 et 11, vers la prophétie exacte qui traite du sujet — les 2300 jours. 

 

Daniel 8:11-12

 « Elle s’éleva jusqu’à l’armée des cieux,elle  fit tomber à terre une partie de cette armée, et des étoiles, et  elle la foula. Elle s’éleva jusqu’au chef de l’armée, lui enleva le sacrifice perpétuel, et renversa le lieu de son sanctuaire. » (Et un temps de detresse fut assigne au sacrifice continuel, pour cause de transgression.) Et elle jeta la verite par terre, et agit, et prospera.

 

Daniel 11:31.   

 

   «  Des troupes se présenteront sur son ordre; elles profaneront le sanctuaire, la forteresse, elles feront cesser le sacrifice perpétuel, et dresseront l’abomination du dévastateur.  

 

 

  D’après cette juxtaposition de Daniel 8:11-12 et de Daniel 11:31, le lecteur observera que ces deux passages de l’Ecriture parlent de la même puissance. Et Christ, prédisant les signes de la fin du monde, alors qu’il projetait Ses regards dans le cours du temps déclarait: « Lorsque vous [ses disciples qui vivraient au moment où cette puissance assimilée à une corne exercerait son œuvre contre Dieu, Sa vérité, et Son peuple] verrez l’abomination de la désolation dont a parlé le prophète Daniel établie en lieu saint, que celui qui lit fasse attention! Alors que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes » Matthieu 24:15,16. Ces paroles claires de Christ Lui-même situent l’œuvre de cette puissance dans l’avenir par rapport à son époque.

  Ici, Christ dit clairement qu’à son époque, l’abomination de la désolation, n’était pas encore établie en lieu saint, mais qu’à un certain temps, pendant la dispensation chrétienne, on la verrait s’établir. De plus, l’ange indiqua à Daniel que la vision serait pour un temps qui concerne la fin (Daniel 8:13,17). Ces deux faits portent la preuve absolue que la période des 2300 jours ne pouvait se terminer tant que le ‘perpétuel ne fut renversé, et que l’abomination ne fut installée’, ceci postérieurement à la période de Christ; car les deux évènements devaient avoir lieu au cours de la période des 2300 jours.

  Cette puissance destructrice, devait, selon les paroles de Daniel, profaner le sanctuaire terrestre ou l’église du fait de la transgression. Cette œuvre devrait être accomplie par le piétinement de la vérité, par l’abolition du perpétuel, et par l’instauration «dans le lieu saint,  de l’abomination de la désolation ». Tous ces évènements, dit l’ange, devaient se produire «jusqu’à 2300 soirs et matins, puis le sanctuaire sera purifié ».

  D’après les évidences importantes rassemblées jusqu’ici, il n’y a manifestement qu’une conclusion possible: la profanation du lieu saint, la fin des 2300 jours et la purification du sanctuaire n’auraient pu avoir lieu avant la période chrétienne.

  Face à l’irrévocabilité retentissante exprimée par cette triple conclusion, les nombreuses voix qui persistent à situer les évènements liés à la période des 2300 jours, au cours de la période de l’Ancien Testament, devraient maintenant s’enfermer dans un silence absolu et pour toujours. 

  Sinon, Dieu seul sait, alors, ce qu’elles pourraient encore proclamer!

  Mes frères, maintenant que la lumière est arrivée, ne laissez pas passer l’occasion de vous affranchir des théories humaines discréditées dans ces lignes par «l’Esprit de Vérité », et de placer vos pieds fermement sur le solide fondement établi ici en leur place, par le témoignage de Jésus-Christ.

  Bâtie  sur ce solide roc,  comme le voit déjà le lecteur, la structure de la vérité, en pleine édification, résistera à la plus sévère des tempêtes, du « vent » et de la « pluie ». Alors, en poursuivant l’édification de la superstructure de la vérité, sans crainte aucune de la venue de la tempête (qui détruira et qui balaiera tout ce dont la fondation repose sur le sable), servons-nous généreusement, du matériau si librement mis à notre disposition.

  Pour purifier le sanctuaire terrestre, l’abomination instaurée par la puissance impie, dont nous débattons actuellement, doit nécessairement être renversée, et qu’ensuite « la vérité » ainsi que « le perpétuel » que cette même puissance a foulés et a renversés, doivent être nécessairement restaurés. Donc à l’évidence, il n’y a pas le moindre doute de la façon dont le sanctuaire fut souillé ou de la façon dont il doit être purifié.

  Le huitième chapitre de Daniel contient un symbolisme prophétique vivant parlant de deux bêtes (un bélier, et un bouc), à propos desquelles l’ange donne l’explication suivante: 

  « Le bélier que tu as vu, et qui avait des cornes, ce sont les rois des Mèdes et des Perses. Le bouc, c’est le roi de Javan» Daniel 8:20-21.

  «… Le bouc devint très puissant; mais lorsqu’il fut puissant, sa grande corne se brisa. Quatre grandes cornes s’élevèrent pour la remplacer, aux quatre vents des cieux. De l’une d’elles sortit une petite corne, qui s’agrandit beaucoup vers le midi, vers l’orient, et vers le plus beau des pays. » Daniel 8:8,9 «…La grande corne entre ses yeux », expliqua l’ange, « c’est le premier roi » — Alexandre. « Les quatre cornes qui se sont élevées pour remplacer cette corne brisée, ce sont quatre royaumes qui s’élèveront de cette nation, mais non avec sa puissance » — non pas avec la force d’Alexandre; c’est- à- dire que le royaume n’appartiendra pas « à ses descendants ». Daniel 8: 21,22; 11:4.

  « A la fin de leur domination, lorsque les pécheurs [les Juifs] seront consumés, il s’élèvera un roi impudent et artificieux. Sa puissance s’accroitra, mais non par sa propre force [car « des troupes se présenteront sous son ordre » (Dan.11:31) —les armées de ses puissances civiles]; il fera d’incroyables ravages, il réussira dans ses entreprises, il détruira les puissants et le peuple des saints. » Daniel 8:23-24.

  Donc à l’évidence, Daniel 8:22-24, est un parallèle de Daniel 7:25: 

  « Et il prononcera des paroles contre le Très Haut, et il espérera changer le temps et la loi et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps des temps et la moitié d’un temps. »

 

  Daniel eut la vision à Babylone, située au nord-est du « plus beau des pays » la Palestine. De Babylone, la très grande corne se dirigea d’abord vers le « sud», ensuite vers « l’Est », puis vers le nord afin de se diriger vers l’ouest -« vers le plus beau de tous les pays ». Elle se dirigea donc dans les quatre directions, démontrant ainsi qu’elle devint une puissance mondiale. De plus, « l’airain » de la statue de Daniel 2, dont Daniel explique qu’il doit «dominer toute la terre», représente la Grèce. Cependant, puisque ni la première corne du bouc, ni les quatre cornes qui lui succédèrent, n’ont exercé un pouvoir universel, par conséquent, pour que la prophétie du royaume d’airain trouve son accomplissement, sa très grande corne doit nécessairement être celle qui devait «dominer toute la terre. » Daniel 2:39.

  Bien que le quatrième animal de Daniel 7 montre que cette puissance destructrice descendit de Rome, le symbolisme du bouc remonte dans le temps pour indiquer que cette puissance mondiale descendit à l’origine d’une des divisions du Royaume Grec (Daniel 11:5); et plus tard, se revêtit du vêtement de la chrétienté —la religion — « d’un dieu que ses pères ne connaissait pas. » verset 38.

  S’arrogeant graduellement des ornements du sanctuaire, il ne tarda pas à s’élever contre le Chef (Christ) de l’armée (les Chrétiens). Et méprisant le «dieu de ses pères », il se convertit prétendument au christianisme mais à quel prix pour la — Chrétienté!—«Le perpétuel» fut non  seulement  «enlevé » mais « le lieu de Son sanctuaire » fut aussi renversé. En d’autres termes, il « renversa »   la « place » du Seigneur, et, y instaura la sienne — il s’éleva au rang de Christ.

  Le mot « sacrifice » étant suppléé en relation avec le mot «perpétuel», il n’appartient manifestement pas au texte. Cependant, puisque la langue anglaise n’a pas d’équivalent exact pour le mot hébreux «quotidien », qu’elle traduit tour à tour par «continuel» «perpétuel» « éternel », et puisqu’aucun de ces termes ne sont synonymes, mais comportent des connotations individuelles, il est donc impératif de les considérer tous ensemble, comme un mot composé afin d’arriver à la vérité exacte. En tenant donc compte de ce fait, et en tenant aussi compte du fait que la doctrine du Sabbat est la doctrine Biblique au cours de l’ère chrétienne que l’on puisse désigner par le terme «quotidien» (qui relève de l’adoration en rapport avec un jour), mais aussi « continuel », «perpétuel», et «éternel» — existant en des temps immémoriaux jusqu’à l’éternité, — il est alors évident que toutes ces différentes traductions ne peuvent s’appliquer à aucune autre doctrine que celle du Sabbat — le jour de repos éternel. Et attestant divinement de son caractère perpétuel, ces paroles immuables provenant du Sinaï résonnent à travers les siècles:

  « Les enfants d’Israël observeront le sabbat, en le célébrant, eux et leurs descendants, comme une alliance perpétuelle. Ce sera entre moi et les enfants d’Israël un signe qui devra durer à perpétuité; car en six jours l’Eternel a fait les cieux et la terre, et le septième jour, il a cessé son œuvre et il s’est reposé.» Exode 31:16,17.

  Le  fait que la corne ait enlevé le « quotidien »  signifie  donc rien d’autre   qu’elle a  enlevé à l’Eglise chrétienne, le sabbat de l’Eternel et qu’elle lui a  substitué l’observation du Dimanche — un sabbat païen— «l’abomination de la désolation » —une profanation qui coûta à l’église la présence de Dieu du milieu d’elle.

  Daniel eut la vision du bélier et du bouc lors de «la troisième année du règne de Belchatsar» Daniel 8:1. Daniel fut « étonné de la vision et personne n’en eut connaissance » verset 27. De plus, le temps s’était écoulé et Jérusalem était encore une désolation. Ainsi donc, plus tard, « lors de la première année de Darius» qui « devint roi sur le royaume des Chaldéens » (Daniel 9:1), Daniel vit « par les  livres, qu’il devait s’écouler soixante dix ans, d’après le nombre d’années dont l’Eternel avait parlé à Jérémie, le prophète,  pour la ruine de Jérusalem » Verset  2. Jérusalem, cependant était encore en ruines, bien que le temps de la captivité du peuple fût  accompli selon la prophétie et que « personne [ne] comprit la vision», comme le montre clairement la prière de Daniel:

  «  … Je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, afin de recourir à la prière et aux supplications, en jeûnant et en prenant le sac et la cendre. Je priai l’Eternel, mon Dieu, et je lui fis cette confession:…..Seigneur, selon ta grande miséricorde, que Ta colère et Ta fureur se détournent de Ta ville de Jérusalem, Ta montagne sainte; car, à cause de nos péchés et des iniquités de nos pères, Jérusalem et Ton peuple sont en opprobre à tous ceux qui nous entourent. Maintenant donc, ô notre Dieu, écoute la prière et les supplications de Ton serviteur, et, pour l’amour du Seigneur, fais briller ta face sur Ton sanctuaire dévasté!...

  « Je parlais encore dans ma prière, quand l’homme, Gabriel, que j’avais vu précédemment dans une vision [au chapitre huit], s’approcha de moi d’un vol rapide, au moment de l’offrande du soir… et dit … soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sainte, pour faire cesser les transgressions et mettre fin aux péchés, pour expier l’iniquité et amener la justice éternelle, pour sceller la vision et le prophète, et pour oindre le Saint des saints. « Sache-le donc, et comprends! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie, jusqu’au Messie, au Conducteur, il y a sept semaines et soixante-deux semaines; les places et les fossés seront rétablis, mais en des temps fâcheux. Après les soixante-deux semaines, le Messie sera retranché, et il n’aura pas de successeur. Le peuple d’un chef qui viendra, détruira la ville et le sanctuaire, et sa fin arrivera comme par une inondation; il est arrêté que les dévastations dureront jusqu’au terme de la guerre. Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine, et au milieu de la semaine il fera cesser le sacrifice et l’offrande; le dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu’à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur. » Daniel 9:3-27.

   L’ange partagea les soixante dix semaines en trois périodes; « sept semaines », et «soixante deux  semaines», et « une semaine ». Et quoique, selon les paroles de Daniel citées plus haut, il lui donna l’explication sur la période de temps prophétisé, cependant Daniel ne comprit pas entièrement la vision. Toutefois, puisqu’il comprit avec certitude l’interprétation que lui donna l’ange du « bélier», et du « bouc » comme étant respectivement le symbole de la « Perse » et de la « Grèce », l’œuvre de la « très grande corne », lui demeurait donc incomprise. C’est ainsi que par la suite, « en ces jours là, il était encore dans le deuil », et ce «pendant trois semaines ». Là-dessus, s’exclama-t-il: 

  «  Je vis un certain homme vêtu de lin, ayant sur les reins une ceinture d’or d’Uphaz… Puis il me dit … je suis venu maintenant te faire comprendre ce qui arrivera à ton peuple à la fin des jours. Car la vision concerne ces temps-là ». « Car la vision concerne un temps qui sera la fin » Daniel 10:5,12,14; Daniel 8:17. 

  Que les chapitres 11 et 12 contiennent l’explication de la vision promise par l’ange au chapitre 10, cela se voit aisément   non seulement  par la continuité du discours de l’ange, mais aussi par le fait que ces chapitres constituent l’explication, du huitième chapitre. Par commodité pour le lecteur, nous citons les deux derniers versets du chapitre 10, et une partie de l’explication rapportée au chapitre 11.

  « Et il me dit: Sais-tu pourquoi je suis venu vers toi? Maintenant je m’en retourne pour combattre le chef de la Perse; et quand je partirai, voici, le chef de Javan viendra. Mais je veux te faire connaître ce qui est écrit dans le de la vérité. Personne ne m’aide contre ceux-là, excepté Michaël, votre chef. 

  « Et moi, la première année de Darius, le Mède, j’étais auprès de lui pour l’aider et le soutenir. Maintenant, je vais te faire connaitre la vérité. Voici, il y aura encore trois rois en Perse. Le quatrième amassera plus de richesses que tous les autres; et quand il sera puissant par ses richesses, il soulèvera tout contre le royaume de Javan. Mais il s’élèvera un vaillant roi, qui dominera avec une grande puissance, et fera ce qu’il voudra. Et lorsqu’il se sera élevé, son royaume se brisera et sera divisé vers les quatre vents des cieux; il n’appartiendra pas à ses descendants, et il ne sera pas aussi puissant qu’il l’était, car il sera déchiré, et il passera à d’autres qu’à eux. » Dan. 10:20,21; 11:1-4.

  Il est évident que dans ce chapitre, l’ange explique en détail « la vision » qui fut montrée à Daniel au huitième chapitre et que Daniel 8:11,12 se trouve en parallèle, pour ce qui est du temps, avec Daniel 11:31. Une comparaison des deux passages, telle qu’on la trouve à la page 25, établit clairement que le onzième chapitre est une explication particulière de la puissance qui est représentée par la très grande corne du huitième Chapitre. 

  Il montre aussi clairement que le sanctuaire dont il est parlé dans Daniel 8:11, ne saurait être que le sanctuaire de Dieu: car d’une part, un édifice païen ne saurait être le sanctuaire de la force ou d’autre part, ne saurait être souillé alors qu’il n’a jamais été pur. Et de plus, la Bible ne l’appelle jamais sanctuaire.

  Et finalement, le fait même que le sanctuaire de Jérusalem n’ait jamais été ni souillé, ni purifié de la manière décrite par l’ange mais fut laissé en ruines, et finalement détruit (Daniel 9:26), apporte l’évidence incontournable  montrant  que ni la profanation, ni la purification du sanctuaire n’a eu lieu au cours de l’Ancien Testament.

  Cette solide conclusion se renforce encore davantage en vertu de la déclaration du Christ (page 25) qui place l’œuvre de cette puissance destructrice dans la dispensation Chrétienne. 

  Il n’y a aucune période  autre que celle des «deux mille trois cent jours » (Daniel 8:14) et celle des «soixante dix semaines » (Daniel 9:24) à laquelle peut s’appliquer la déclaration « le temps désigné était long. » (Daniel 10:1,version Darby). Mais voyant que la première période était trop longue pour la restauration et la purification du sanctuaire à Jérusalem, et que la seconde était trop longue pour la reconstruction de la ville (car les soixante dix ans dont parle Jérémie étaient déjà accomplis), Daniel se sentit poussé à crier au Seigneur pour en comprendre davantage.

  Ensuite », dit-il en poursuivant, « j’entendis un saint et un autre saint, dit à celui qui parlait, pendant de temps s’accomplira la vision sur le perpétuel et sur le péché dévastateur? Jusques à quand le sanctuaire et l’armée seront-ils foulés? Et il me dit: Deux mille trois cent soirs et matins; puis le sanctuaire sera purifié » (Daniel 8:13,14).

  Exprimé en langage moderne, la réponse de l’ange à la question de Daniel aurait été, qu’il aurait fallu 2300 jours pour que « le sanctuaire et l’armée soient foulés au pied » et aussi pour que le perpétuel soit renversé, et que l’abomination qui désole soit instaurée et qu’ensuite, le sanctuaire serait purifié.

  D’après cette lumière, l’on voit que la période des 2300 jours, doit se terminer après que le perpétuel ait été enlevé et que « la transgression qui désole » ait été accomplie. Ainsi, l’élimination du « perpétuel » et l’instauration de l’abomination de la désolation, pour cause de transgression de la désolation, entraineront le «piétinement du sanctuaire et de l’armée. »

  Le piétinement de l’armée, c’est le massacre perpétré contre les Chrétiens qui refusaient d’adorer selon les dictats de cette puissance semblable à une corne. Le piétinement du sanctuaire, de l’église, donna lieu à l’établissement d’un sacerdoce terrestre en lieu et place de Christ, Qui exerce son ministère dans le sanctuaire céleste.

  Et puisque la grande corne du bouc est le symbole de l’Empire romain (le fer— Daniel 2:40) en trois phases — païenne, ecclésiastique, et protestante — mais aussi puisque dans sa seconde période, elle piétina la vérité et « l’armée », et souilla le sanctuaire, en y introduisant les abominations, « et qu’elle prospéra dans ses entreprises » (Daniel 8:12), la période des 2300 soirs et matins, s’étend par conséquent, au-delà de la chute de la Rome ecclésiastique et touche à la période Protestante.

  De plus, puisque l’ordre donné de rebâtir Jérusalem fut donné en 457 a v. J.-C. (Esdras 7:21-27), il s’avère que le point de départ des 70 semaines fait partie des 2300 jours.

  Et   situant le ministère du Christ au cours de cette période, l’ange dit: « … Il [Christ] fera une solide alliance avec plusieurs, et au milieu de la semaine et il fera cesser le sacrifice et l’offrande » Daniel 9:27. 

  Puisque la confirmation de l’alliance avec un grand nombre (les Juifs ) fut accomplie durant les sept ans du début du ministère du Christ, le moment de son  baptême, en l’an 27,  jusqu’au moment où Pierre reçut l’ordre de porter l’Evangile aux Païens (Actes 10:28; lire le chapitre en entier), et puisqu’au milieu de cette période, Christ devrait être crucifié, « la semaine s’avère donc être sept années littérales, et révèle que la période des 2300 jours doit être calculée sur la base de calcul d’Ezéchiel 4, à savoir un jour pour une année, par conséquent:

  «Depuis le moment où la parole a annoncé [Esdras 7:21-27] que Jérusalem sera rebâtie [le début des 2300 jours], jusqu’au Messie, au Conducteur [jusqu’au  baptême   de Christ], il y a sept semaines [49 années] et soixante deux semaines [434 ans] »; ce qui donne un total de 483 années en tout,  avec les sept premières semaines ou 49 années pour la reconstruction de la ville.

  Ensuite, après « sept semaines » plus  « soixante deux semaines » [483 ans] le Messie sera retranché, … Le peuple d’un chef [les Romains] qui viendra, détruira la ville et le sanctuaire, [accompli par Titus environ en l’an 70 après Jésus-Christ] et sa fin arrivera comme par une inondation.  Il est arrêté que les dévastations dureront jusqu’au terme de la guerre. Il [Christ] fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine, [sept années commençant à Son baptême] et au milieu de la semaine [au milieu des sept années], Il fera cesser le sacrifice et l’offrande [par Son propre sacrifice et Sa montée dans le sanctuaire céleste. Son sacrifice s’étant substitué au sacrifice terrestre, et le sanctuaire céleste s’étant de ce fait substitué au sanctuaire terrestre, Christ en devint Lui –même le grand prêtre]; et à cause de l’étendue des abominations, ll le jettera [le temple de Jérusalem] dans la désolation [le privant totalement de Sa présence], jusqu’à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur la désolée. » Daniel 9: 25-27.

  Le reste des 2300 jours ou années arrivent jusqu’au temps de la purification du sanctuaire (Voir l’illustration page 37).

  En comptant normalement 2300 années à partir d’octobre 457 av. J.-.C., la fin de cette période nous amène en octobre 1844 après Jésus Christ. Et puisque l’ange dit: « Jusqu’à 2300 soirs et matins puis le sanctuaire sera purifié »,  la purification a donc dû commencer nécessairement en 1844, l’année même où pour la première fois dans l’histoire,  la proclamation du message du premier ange résonna en ces termes: « Craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venu » (Apo. 14:7; Daniel 7:9-10), le temps où le Grand Juge et le tribunal céleste s’assoient pour juger et séparer les mauvais d’avec les bons; c’est-à-dire pour effacer du livre de Vie, les noms de ceux qui sont entrés au service de Christ mais qui n’ont pas persévéré jusqu’à la fin.

  Puisque cette terrible vérité telle qu’elle est révélée dans ces lignes trouve sa réplique dans la Parabole du Christ de l’ivraie et du bon grain, les paraboles, par conséquent, doivent nécessairement enseigner le --Jugement Investigatif Parmi les Vivants

  « Laisser croître ensemble » commande le Christ s’agissant du mélange de « l’ivraie et du bon grain», jusqu’à la moisson, et à l’époque de la moisson, Je dirai aux moissonneurs d’amasser d’abord l’ivraie, et de la lier en gerbes pour la brûler. Mais amassez le blé dans mon grenier » Matt 13:30.

  Ici  le Seigneur enseigne de, manière symbolique qu’un temps d’investigation viendra, et qu’alors les anges enlèveront les pécheurs de « l’assemblée des justes. » Ps. 1:5.

  « Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toutes espèces. Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent; et, après s’être assis sur le rivage, ils mettent dans des vases ce qui est bon, et ils jettent ce qui est mauvais. Il en sera de même à la fin du monde. Les anges viendront séparer les méchants d’avec les justes. » Matt 13:47-49.

  Dans ces deux paraboles, le Christ fait résonner l’avertissement selon lequel le jugement investigatif aura lieu en un temps appelé « la moisson », qui est la fin du monde; le temps pendant lequel doivent culminer les 2300 jours tout comme l’ange l’a déclaré: «Fils de l’homme comprend la vision, car la vision concerne un temps qui sera la fin. » Daniel 8:17.      «…Tiens secrète cette vision, car elle se rapporte à des temps éloignés» Daniel 8:26,    «… car la vision concerne encore ces temps-là.» Daniel 10:14.

  Indiquant de manière précise le temps où le jugement investigatif doit avoir lieu parmi les  vivants, Malachie établit un parallèle avec les deux paraboles dans sa prophétie:

  « … Et soudain entrera dans son temple le Seigneur Que vous cherchez … Qui pourra soutenir le jour de sa venue? Qui restera debout quand Il paraitra? Car Il sera comme le feu du fondeur, comme la potasse des foulons. Il s’assiéra, fondra et purifiera l’argent; Il purifiera les fils de Lévi. Il les épurera comme un épure l’or et l’argent, et ils présenteront à l’Eternel des offrandes avec justice ».  Mal 3:1 à 3.

  Puisque les purifications annoncées dans les paraboles, et dans la prophétie de Malachie n’ont jamais eu lieu, alors, à l’évidence, le jugement investigatif des vivants  est encore à venir. Cette œuvre investigative est par conséquent causée par l’œuvre de séparation dans le sanctuaire terrestre (l’église), telle qu’elle est mise aussi en évidence dans le chapitre 9 d’Ezéchiel:

  « Et voici, six hommes arrivèrent par le chemin de la porte supérieure du côté du septentrion, chacun son instrument de destruction à la main. Il y avait au milieu d’eux un homme vêtu de lin, et portant une écritoire à la ceinture. Ils vinrent se placer près de l’autel d’airain. La gloire du Dieu d’Israël s’éleva du chérubin sur lequel elle était, et se dirigea vers le seuil de la maison; et Il appela l’homme vêtu de lin, et portant une écritoire à la ceinture. L’Eternel lui dit: Passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et fais une marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui s’y commettent.

  « Et s’adressant aux autres en ma présence, il dit: Passez après lui dans la ville, et frappez; que votre œil soit sans pitié, et n’ayez point de miséricorde! Tuez, détruisez les vieillards, les jeunes hommes, les vierges, les enfants et les femmes; mais n’approchez pas de quiconque aura sur lui la marque: et commencez par mon sanctuaire! Ils commencèrent par les anciens qui étaient devant la maison ».  Versets 2 à 6.

  Ici, les gens sont représentés dans une situation hétéroclite (l’ivraie et le bon grain ensemble); et le temps n’étant pas très éloigné où d’une part, ceux qui auront soupiré et gémi contre les abominations pratiquées en leur sein, recevront la marque de la délivrance, tandis que d’autre part, ceux qui n’ont ni soupiré, ni gémi seront laissés sans la marque et périront (dans leurs péchés), sous le coup des armes destructrices des anges.

  De cette séparation — celle qui a lieu dans l’église— proviennent les prémices.

  Ensuite s’ensuit la séparation parmi les nations comme le montre la parabole de Matthieu 25, laquelle décrit prophétiquement la venue de Christ; bien qu’elle ne soit pas celle mise en evidence dans 1 Thessaloniciens 4:16-17, car lors de cette dernière,  «les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants  qui seront restés, nous serons enlevés à la rencontre du Seigneur dans les airs ». Par contre,  lors de cette  première venue,  « lorsque le Fils de l’homme viendra dans Sa gloire et tous les anges avec Lui, Il s’assiéra sur le trône de Sa gloire [son Eglise— son royaume, lequel à ce stade ne sera composé que des  prémices.]

  « Toutes les nations seront assemblées devant Lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à Sa droite [ceux-ci étant les seconds fruits]: venez, vous que êtes bénis de mon père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde… Ensuite il dira à ceux qui seront à Sa gauche: retirez-vous de Moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. » Matthieu 25:31-34, 41.

  De cette séparation —celle qui a lieu parmi les nations— proviennent les seconds fruits. 

  Les anges qui sont autour du trône dans le sanctuaire céleste durant le jugement de Daniel 7:9-10 et, Apo. 5:11 descendront avec le Fils de l’homme, comme l’expliquent les paraboles, quand Il viendra  dans « Son temple » (Son église) pour séparer par le jugement les méchants d’entre les justes, et purifier comme on purifie l’or et l’argent, ceux qui « pourront soutenir le jour de sa venue … afin qu’ils offrent à l’Eternel des offrandes en Justice » Mal. 3:2-3.

  Montrant de manière imagée qu’Il viendra  sur la terre avec tous Ses anges pour exécuter le jugement sur les  vivants, le Seigneur s’est révélé Lui-même prophétiquement à Ezéchiel comme étant amené sur un trône par quatre créatures vivantes juste avant que n’ait lieu la destruction des hypocrites dans l’église. Et puisque chacune des créatures vivantes a la face d’un lion, la face d’un veau, la face d’un homme, et la face d’un aigle (Ezé 1:10) — les mêmes symboles du jugement que ceux  des bêtes qui sont devant le trône du sanctuaire céleste (Apo. 4:7) au moment du jugement des morts —, et puisqu’elles descendent vers la terre, elles montrent donc par ces symboles que l’œuvre de médiation et de jugement attaché au trône, qui se déroule  et qui préside au jugement des morts, s’étend aussi à la terre.

  Cette extension du jugement, autant que nous puissions en juger maintenant, doit nécessairement avoir lieu à l’ouverture du septième sceau (Apo. 8:1) car à ce moment-là les voix célestes qui ont inauguré le jugement des morts, cessent dans le sanctuaire céleste, et commencent après la demi-heure de silence à résonner sur la terre. En d’autres termes, tout comme il y eut dans le ciel, à l’ouverture du jugement des morts, « des éclairs, des tonnerres et des voix (Apo. 4:5), de même sur la terre, à l’ouverture du «jugement des  vivants»,  il y a « des voix des tonnerres et un tremblement de terre. » Apo. 8:5.

  Toutefois, s’agissant du jugement des morts, l’œuvre de séparation a lieu dans les livres, dans le sanctuaire céleste; tandis que pour le jugement des vivants, la séparation a lieu parmi le peuple, dans l’église, tout comme elle a lieu parmi les noms figurant dans les livres  du sanctuaire céleste; ceci montrant que les deux sanctuaires seront finalement purifiés.

  Par  conséquent, de manière inéluctable, la venue du Seigneur dans Son temple, (Mal. 3:1-3), Sa venue avec tous les Anges (Matt. 25), et Sa venue sur son trône au-dessus des créatures vivantes (Ezé. 1), représentent toutes trois, comme nous l’avons montré, le même évènement. Elle a lieu au début du jugement des vivants: le temps où les activités relatives au jugement du sanctuaire céleste s’étendent au sanctuaire terrestre — l’église.

  « Je regardai, et voici, il y avait une nuée blanche » s’exclama le révélateur, envisageant la même venue décrite tout à tour par Malachie, Matthieu, Ezéchiel, « et sur la nuée était assis quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme, ayant sur Sa tête une couronne d’or, et dans Sa main une faucille tranchante. Et un autre ange sortit temple, criant d’une voix forte à Celui était assis sur la nuée; Lance Ta faucille, et moissonne; car la moisson de la terre est mûre. Celui qui était assis sur la nuée jeta Sa faucille sur la terre. Et la terre fut moissonnée.» Apo. 14:14-16.

  Il est donc clair que cette venue du Fils de l’homme n’est pas le moment où les ressuscités et les justes sont enlevés pour Le rencontrer dans les airs. En effet, les versets 17-20 qui suivent ceux qui sont cités dans les passages ci-dessus, révèlent qu’après qu’Il soit venu pour moissonner la terre, un « autre ange … ayant une faucille tranchante vint effectuer une seconde moisson, avant que la colère de Dieu … les sept plaies (Apo. 15:1) — ne soient déversées sur les méchants.

  Ainsi donc, de nouveau et pour la quatrième fois, l’on voit donc qu’il y a deux venues différentes du Fils de l’homme; l’une pour séparer les méchants d’entre les justes « dans l’Eglise (Matt. 13:49), et immédiatement ensuite pour appeler les justes à se séparer des méchants dans Babylone (Apo. 18:4); l’autre, destinée à emmener les saints, à la fois ressuscités et vivants, vers les demeures qu’Il leur a préparées » (1 Thes.  4:16; Jean 14:1-3).

  Lors de la première venue du Fils de l’homme, la pierre qui frappe la grande statue se détache sans le secours d’aucune main (sans aucune aide humaine, et par difficil à coprendre le Seigneur lui-même), parce que comme le Seigneur le dit: « Je regardai, et personne pour M’aider; j’étais étonné, personne pour Me soutenir; alors Mon bras M’a été en aide et Ma fureur m’a servi d’appui. J’ai foulé des peuples dans Ma colère, je les ai rendus ivres dans Ma fureur, et j’ai répandu leur sang sur la terre. » Esaïe 63:5-6.

  Cette œuvre de séparation ou de purification, mise en évidence dans la parabole de Matthieu 13:30, et aussi dans celle de Matthieu 13:47-49, ainsi que dans la prophétie de Malachie 3:1-3, et dans celle d’Ezéchiel 9 et ainsi que dans celle d’Apocalypse 14, s’applique directement au jour du jugement des vivants. Mais la purification du sanctuaire à la fin des 2300 jours selon Daniel 8:14 et Daniel 7:9-10, s’applique directement au --Jugement des morts

  Bien que la purification du sanctuaire, comme nous l’avons déjà vu, d’après les prophéties de Daniel, devait avoir lieu après 1844,  après Jésus  Christ, cependant, puisque les justes sont encore mêlés aux pécheurs dans l’église, et puisque Daniel a vu l’Ancien des jours se préparer pour le jugement, non pour tuer ceux qui avaient «la marque» mais pour juger d’après «les livres» qui «étaient ouverts», sa vision, à l’évidence, concerne le jugement des morts.

  S’agissant de la purification de l’église sur la terre, elle doit être accomplie d’abord premièrement par l’éradication de l’abomination, deuxièmement par le rétablissement de la vérité, et troisièmement par l’élimination de l’ivraie. Mais s’agissant de la purification du sanctuaire céleste, son accomplissement qui a lieu maintenant, se réalise par l’effacement des noms du de  livre de  vie, de ceux qui seront trouvés trop légers. Leurs noms seront ensuite transférés dans le livre contenant les noms de ceux qui se lèveront lors de la résurrection des méchants après les mille ans (Apo. 20:5). Cette œuvre ne laissera donc dans le livre  de vie  que les noms de ceux qui ont remporté la victoire sur le péché, et qui attendent ainsi, pour se lever lors de la résurrection des justes (Apo. 20:6). Jean, par conséquent, vit les morts, les grands et les petits: et un autre fut ouvert qui est le de vie; et les morts furent jugés d’après ce qui était écrit dans les livres, selon leurs œuvres. » Verset 12.

  Outre les raisons déjà invoquées, il y a encore:--D’autres raisons expliquant La nécessité des  deux jugements

  Puisque la purification du sanctuaire céleste est une œuvre de purification des livres, qui consiste en l’effacement des noms des pécheurs impénitents et de l’ivraie, et puisqu’ au moment du « temps de détresse, tel qu’il n’y en a jamais eu depuis qu’une nation existe sur la terre », les seuls personnes «  à être délivrés » sont ceux dont les noms sont trouvés dans le livre, il est donc évident que la purification des livres  doit avoir lieu avant la résurrection et avant le temps de détresse tel qu’il n’y en a jamais eu. Ainsi, les morts infidèles seront laissés dans leurs tombes lors de la première résurrection, et les infidèles ne seront pas délivrés de la détresse à venir. Mais si leurs noms devaient rester dans les livres, alors, selon ce qui s’y trouverait inscrit, soit les morts impies auraient dû être ressuscités avec les justes, et les méchants vivants délivrés avec les justes vivants,   ou alors, les morts justes et le vivants justes à la fois, auraient dû être abandonnés avec eux; deux alternatives qui sont bien sûr impossibles. Ainsi, il s’avère obligatoire qu’il y ait une séparation complète dont l’exemple nous est présenté dans le type du temps de Josué.

  « Il y a de l’interdit » dit le Seigneur,  « au milieu de toi, Israël; tu ne pourras résister à tes ennemis, jusqu’à ce que vous l’ayez ôté du milieu de vous … Josué et tout Israël avec lui prirent Acan … et tout ce qui lui appartenait …  Et tout Israël le lapida ». Josué 7:13,24,25.

  De ce rempart d’évidence attestant de la purification de l’Eglise sur la terre, et dans les livres  du ciel, s’élève la vérité imprenable selon laquelleles  vivants qui, continuant d’être fidèles jusqu’à la fin,  conservent leurs noms dans Le Livre  de Vie, recevront lors de cette séparation, la marque Divine, ou le sceau de la délivrance; tandis que ceux qui ne le recevront pas, périront dans leurs péchés. Et de manière analogue, les morts dont les noms sont conservés après ce jugement, dans le livre  des morts, se lèveront lors de la première résurrection (Apo. 20:6); tandis que ceux qui, durant leurs  vies, auront été infidèles attendront pour ressusciter après les mille ans lors de la seconde résurrection (verset 5).

  Ainsi, alors qu’il s’avère nécessaire, s’agissant de l’assemblée des morts, de séparer les méchants d’avec les justes qui attendent maintenant le matin de la résurrection, il s’avère tout aussi nécessaire, s’agissant de l’assemblée des vivants, de séparer les méchants d’avec les justes qui se préparent maintenant en vue de la délivrance du temps de détresse et qui attendent la seconde venue de Christ — Sa venue visible pour réveiller les saints morts et pour les enlever ainsi que les vivants.

  Il y a donc deux séparations: une parmi les morts justes, et l’autre parmi les justes vivants, les morts étant destinés à être  ressuscités, et les vivants  à la transmués.

  D’autre part,  ceux dont les noms seront effacés des livres  sont ceux qui auront omis de revêtir « l’habit de noces » Matthieu 22:11. A l’ordre du Maitre, (verset 13), ils seront jetés dehors pour ne plus jamais se trouver parmi les invités des  noces.

  L’on voit de plus que cette purification du  Livre de vie s’avère nécessaire afin de permettre aux anges d’opérer une bonne sélection parmi les saints, car lorsque le Fils de l’homme viendra avec tous Ses anges, « Il les enverra avec la trompette retentissante, et ils rassembleront Ses élus [les ressuscités], des quatre coins de la terre d’une extrémité des cieux à l’autre » (Matt. 24:31) afin de les faire se joindre aux vivants. 

  La lumière intense qui se dégage maintenant des prophéties considérées ici, les unes en relation aux autres, montre que le sanctuaire céleste, et celui de la terre, n’ont pas été souillés par les conquêtes politiques et militaires des puissances païennes. Il fut au contraire souillé premièrement par certains de ses convertis qui n’ont pas persévéré jusqu’à la fin (Matt. 10:22); deuxièmement par le fait que Satan y a introduit l’ivraie pendant que les gens dormaient (Matt. 13:25); et troisièmement, par le fait que la très grande corne a enlevé le perpétuel, qu’elle a foulé la vérité, et qu’elle a introduit l’abomination de la désolation; impliquant ainsi à la fois le sanctuaire terrestre et le sanctuaire céleste.

  Cette révélation étonnante prouve de manière probante que la purification selon Daniel 8:14 s’opère d’abord dans le sanctuaire céleste et deuxièmement dans le sanctuaire terrestre. 

  Puisqu’elle relève d’une telle importance, tous ceux qui omettraient de procéder   à une étude diligente et approfondie sur la nature et la signification de cette grande œuvre de l’examen que Dieu fait de ceux qui entrent dans la salle de noces, manifestent tout simplement de l’indifférence envers les perspectives de la vie éternelle— « d’un si grand salut ». Car lorsque le jugement d’un individu est en cours, et qu’il l’ignore, il ne sera pas préparé et ne pourra se tenir debout lorsque son cas sera examiné. Nous devrions donc «porter une plus grande attention» (Héb. 2:1) à ce sujet de toute première importance. Dans cette perspective, il nous faut considérer le jugement --A La Lumière Des Paraboles

  Le semeur, la semence, le champ, l’époque de la culture et de la croissance et l’époque de la moisson, doivent être parfaitement évalués de manière à illustrer le royaume spirituel. Autrement cette représentation ne peut conduire qu’à l’erreur au lieu de conduire à la vérité.

  Puisque les quatre saisons de l’année s’avèrent nécessaires pour parachever le processus de la mise en terre de la semence, de la croissance,  de la moisson et  de la récolte de l’année; et puisque l’Automne marque le début de l’année agricole (tout comme la fin de l’été correspond à « la fête de la moisson, laquelle a lieu à la fin de l’année, au moment où l’on recueille de son champ le fruit de son travail » - Ex. 23:16), cette parabole illustre, par conséquent, par le biais des douze mois de l’année, une période de l’histoire évangélique, à la fin de laquelle le royaume de Christ doit être instauré, et dont le début correspond à --L’époque des semailles

   Il y a une période d’histoire de l’église illustrée parcette période de la moisson de douze mois, il nous faut, par conséquent, trouver le temps où elle commence — le temps des semailles, et le temps où elle s’achève — le temps de la moisson.

  « Celui qui sème la bonne semence », dit le Christ, «C’est le fils de l’homme », et l’ennemi qui a semé l’ivraie, « c’est le diable » Matt. 13:37, 39.

  « Le Fils de l’homme », « celui qui sème la bonne semence », n’est bien sûr personne d’autre que le Christ. Mais comme on ne pouvait lui attribuer le titre de « Fils de l’homme » avant qu’il ne soit né d’une femme, il n’aurait pu donc  par conséquent, semer la bonne semence de la moisson spirituelle qu’après Sa naissance à Bethléem,  en Judée.

  Puisque son ministère — le fait qu’Il sème la bonne semence, la vérité — débuta juste après Son  baptême (Matt. 4:17), il nous faut donc, afin d’établir le début de la période de la moisson parabolique, déterminer la date de Son  baptême.

  « Et après les soixante deux semaines », prophétisa Daniel, concernant le ministère de Christ et sa mort, « le Messie sera retranché, mais il n’aura pas de successeur… et il fera une solide alliance avec plusieurs pendant une semaine; et au milieu de la semaine, il fera cesser le sacrifice et l’offrande » Daniel 9:26-27.

  Qu’il  s’agisse   ici   de  temps  prophétique, calculé sur la base d’un jour égal à une année, selon Ezé 4:6, cela se voit par le fait qu’il y a sept années, du temps où Christ fut baptisé jusqu’au temps où les apôtres reçurent la permission de porter l’évangile aux Païens. Pendant cette période, Christ confirma ou accomplit l’alliance! « Au milieu de la semaine », ou à la fin de trois années et demie, Il devait être crucifié, mettant ainsi un terme au sacrifice terrestre.

  Puisque nous avons établi (voir illustration page 55) que les trois ans et demi du ministère du Christ prirent fin le 16ème jour du premier-mois, alors en comptant trois ans et demi (suivre l’illustration à la page 55), nous découvrons que Son  baptême eut lieu le 16ème jour du septième mois, lequel eut lieu pendant la Semaine des Tabernacles dont la célébration correspond à la fin de l’année agricole, la fin de la moisson (Lév. 23:39).

  Nous voyons donc que la parabole est, en tous points, fidèle à la nature et que le « Fils de l’homme» a commencé à semer la moisson spirituelle juste au moment où il le fallait— à la fin de la moisson d’une année agricole révolue et au début d’une nouvelle année — précisément à la bonne saison de l’année. Les semailles commençant avec le baptême  de Christ, et la moisson arrivant, « à la fin du monde», la période de la parabole embrasse manifestement l’intégralité de la dispensation évangélique— du début du ministère du Christ à la fin du temps de grâce. Entre ces deux périodes intervient --La Période de la Croissance du Bon Grain

  Puisque les trois ans et demi, allant du début du ministère de Christ à sa crucifixion, correspondent au temps des semailles et que le temps de la moisson correspond à la fin du monde, alors la période intermédiaire c’est le temps de la croissance, de la maturation du grain, et aussi --Le Temps où est Semée l’Ivraie

  Après avoir terminé de semer la bonne semence, « le Fils de l’homme… laissa sa maison et remit l’autorité à Ses serviteurs, indiqua à chacun sa tâche et ordonna au portier de veiller » Marc 13:34. Mais quand Il fut parti, « les hommes s’endormirent », comme les gens sont enclins à le faire quand leur employeur est absent. Ainsi, quelque temps après l’ascension de Christ au Cieux, « Son ennemi vint sema l’ivraie parmi le bon grain et s’en alla » Matt. 13:25. Mais puisque Ses serviteurs dormaient, ils ne le savaient pas. Quel tableau ironique et tragique! Les sentinelles de Sion, endormies sur ses propres murs, alors que l’ennemi se glisse sans être vu et sans opposition aucune! Ô, quelle affreuse culpabilité d’énorme manquement au devoir repose sur les sentinelles depuis les temps apostoliques!

  Dénonçant ceux qui, aujourd’hui, sont responsables de cette incapacité de protéger l’église contre l’adhésion de la quasi-totalité de tous ceux qui manifestent l’intérêt et le désir d’en devenir membres, bien que ces derniers ne soient ni enracinés dans la vérité, ni ne portent des « fruits  dignes de la repentance », l’Esprit de  Prophétie déclare: « On se précipite trop hâtivement d’ajouter des noms au registre de l’Eglise. On relève de graves défauts de caractère chez certains qui se joignent à l’église. Ceux qui les acceptent disent: nous les accepterons d’abord dans l’église, et nous les réformerons par la suite; mais c’est une erreur. Il faut d’abord commencer en tout premier lieu par l’œuvre de réforme… Ne leur permettez pas de se joindre au peuple de Dieu, dans le cercle de l’Eglise avant qu’ils n’aient démontré de manière évidente que l’Esprit de Dieu agit dans leurs cœurs. Bon nombre de ceux qui sont inscrits dans les registres de l’église ne sont pas Chrétiens. »The Rewiew and Herald, 21 Mai 1901.

  Quelle preuve plus manifeste nous faut-il pour nous convaincre que les sentinelles ont perdu la vision spirituelle qu’avaient Jean le Baptiste et les apôtres? Vérité ô tragique que celle apportée par  cette accusation sévère: « des prédicateurs endormis prêchant à un peuple endormi! » Testimonies Vol. 2, p. 337.

  Discernant, « lorsqu’il vit venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de saducéens », qu’ils crucifieraient plus tard son Seigneur, Jean leur dit: « Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir? Produisez donc du fruit digne de la repentance» Matt. 3:7,8. Ainsi donc exposa-t-il, et mit-il en échec la tentative du diable visant à introduire l’ivraie en ce temps-là. Car il savait bien que, dès que l’ivraie s’introduirait, et qu’il essaierait ensuite de l’éliminer, il déracinerait en même temps le bon grain.

  Et par la suite, pendant le temps des apôtres, Pierre, en sentinelle fidèle de l’église, décelant la nouvelle tentative du diable d’y pénétrer avec sa mauvaise semence, dit au coupable: «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix du champ?... Ananias, entendant ces paroles, tomba, et expira. Une grande crainte saisit tous les auditeurs… Environ trois heures plus tard, sa femme entra, sans savoir ce qui était arrivé. Pierre lui adressa la parole: Dis-moi, est-ce à un tel prix que vous avez vendu le champ? Oui, répondit-elle, c’est à ce prix-là… Au même instant, elle tomba aux pieds de l’apôtre, et expira… » Actes 5:3,5,7,8,10.

  De plus, le fait que l’assemblée des frères n’ait pu réussir à discerner que le diable avait semé sa semence parmi eux, justifie encore davantage l’accusation selon laquelle « les prédicateurs endormis, prêchent à un peuple endormi » (Testimonies Vol. 2, page 337). Elle prouve aussi, que l’église entière, le corps pastoral et les membres à la fois sont profondément endormis, en accomplissement des paroles de Christ: « Alors, le royaume des cieux est semblable à dix vierges… dont cinq étaient sages … et cinq  étaient folles… Mais … comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent » Matt. 25:1-5.

  Le mal qui consiste à laisser le diable semer librement l’ivraie parmi le blé, a existé dans l’église chrétienne depuis la mort des apôtres, et en conséquence, dès que le Seigneur a envoyé un message à son peuple, l’ivraie qui s’y trouve a immédiatement (selon les instructions données par les dirigeants) appuyé par son vote la radiation de tous ceux qui écouteraient et obéiraient au messager et au message. Ainsi, maintes et maintes fois, en vendant son droit d’ainesse, le peuple qui se réclame de Dieu a perdu dans cette affaire, et cependant l’église n’a jamais rien appris de cette tragique leçon!

  « Oh, vous, maison d’Israël, avertit le Seigneur, «cessez toutes vos abominations. Vous avez introduit dans mon sanctuaire des étrangers de chair, pour profaner ma maison. » Ezé. 44:6 7.

  Mais puisque l’ivraie a envahi le peuple de Dieu, le Seigneur a toujours donné aux fidèles cette assurance réconfortante: « Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu’on vous chassera, vous outragera, et qu’on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l’homme! Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel; car c’est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.» Luc 6: 22,23.Puisque la période depuis  de la mort des apôtres a été celle de la croissance du bon grain et de l’ivraie, et puisque de plus, l’église de Laodicée  est la dernière des sept divisions de l’Eglise Chrétienne dans laquelle se trouvent mêlés le bon grain et l’ivraie, il nous faut apprendre à répondre à la question: --Quelle Eglise est celle de  Laodicée?

  On peut sans se tromper reconnaitre Laodicée  parmi les nombreux «courants» de la Chrétienté grâce à l’œuvre qu’elle accomplit – la proclamation du jugement. En effet, cette marque d’identification se distingue par le nom même de  Laodicée, nom composé de deux mots Grecs – lao et dekei, l’un signifiant « peuple » et aussi « parler », et l’autre le «jugement»; les deux mots en une signification donnent: « le peuple qui proclame le jugement ». Par conséquent, l’Eglise qui proclame « Craignez Dieu car l’heure de son jugement est venue » (Apo. 14:7), est de toute évidence appelée Laodicée. Et presque tout le monde sait, tant hors des milieux Adventistes qu’à l’intérieur de ces derniers, que l’église Adventiste s’efforce de porter le message du jugement d’Apo. 14:7, et par conséquent ne souffre pas de contestation lorsqu’elle revendique le titre de Laodicée.

  Il est donc clair que les noms des sept églises (représentant les divisions successives de l’église chrétienne dont Laodicée est la dernière) ne sont pas que de simples noms. Prenons, par exemple, le nom de la sixième église, « Philadelphie ». Sa signification «amour fraternel», terme qui ne convient  guère à la condition spirituelle d’aucune autre organisation ecclésiale au cours de toute la période de l’ère chrétienne, convient cependant à la condition de charité répandue et propre à la sixième église — l’église Millérite.

  Etant un modèle parfait d’une église qui n’ait jamais été accusée de faire obstacle ou d’essayer d’aliéner à aucun de ses membres l’exercice de leur droit inaliénable d’examiner et d’accepter pour eux-mêmes tout ce que leur conscience leur dicte d’examiner et d’accepter, elle ne prend aucunement part à la grave condition justifiant ce passage de l’écriture: «Ecoutez la parole de l’Eternel, Vous qui craignez sa parole. Voici ce que disent vos frères, qui vous haïssent et vous repoussent à cause de mon nom: Que l’Eternel montre sa gloire, Et que nous voyions votre joie! Mais ils seront confondus, » (Esaïe 66:5) lors de --La Séparation de l’Ivraie Parmi le Bon Grain

  La fin de la période pendant laquelle le bon grain se trouve mêlé avec l’ivraie, c’est le temps de l’œuvre finale en faveur de l’église de  Laodicée, (la dernière des sept églises). Cette œuvre est identifiée par la fondatrice de l’Eglise comme étant le scellement d’Ezéchiel 9, le scellement de l’Israël spirituel, les 144000, (voir Testimonies to Ministers p. 445,; Témoignages Vol. 1, pp. 384 -385;; Témoignages Vol. 2, p. 73). Et cette identification est appuyée de manière probante par le fait, comme nous l’avons vu, que la prophétie d’Ezéchiel est une séparation de deux catégories d’individus — ceux qui « soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui se commettent au milieu d’elle », (l’église) et ceux qui ne le font pas. Et le fait que les premiers soient délivrés et que les seconds tombent sous le coup des anges destructeurs, montre clairement qu’il y a là, une séparation de l’ivraie du sein du bon grain, au  -- Temps de la Moisson

  Bien que la véritable signification de la moisson soit grandement entourée de confusion par certains et soit quelque chose de troublant pour un grand nombre, une étude rigoureuse de la Parole éclairera ce point, de manière tout aussi simple qu’elle a éclairé à la fois le temps des semailles et la période où croissent l’ivraie et le bon grain. 

  Perçant de ses yeux les brumes enveloppant les siècles, Christ vit d’avance la négligence de Ses sentinelles, et le mal qui devait émerger de Son église. Néanmoins, après que Ses serviteurs lui eussent demandé: « Seigneur, n’as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ? D’où vient  donc qu’il y a de l’ivraie? …. Veux-tu que nous allions l’arracher?.... Il leur dit: Non, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps le bon grain . Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier ». Matt. 13:27-30.

  Une moisson, c’est le « résultat d’un effort », d’un labeur, « l’engrangement de la récolte » — c’est la récolte du fruit de son labeur et le remplissage des greniers. 

  Ainsi, au lieu que ne s’achève le labeur de toute une année au commencement de la moisson, la tâche la plus ardue de l’année commence tout juste à ce moment-là. Et quoique le temps de la moisson soit la période la plus courte de toutes les périodes de l’année agricole, l’œuvre de la récolte ne s’effectue pas en un moment; elle prend du temps. Le produit de la récolte n’est pas engrangé directement du champ vers le grenier; non, sinon on aurait une masse agglomérée et non pas une moisson. On fauche d’abord le blé, puis on le lie en gerbes, puis on bat le grain que l’on met ensuite dans le grenier. On détruit ensuite  la balle et l’ivraie. Cette œuvre, étant achevée pendant l’automne, montre que la moisson est une période de temps après que « l’été soit passé»,  laquelle est suivie  par la période improductive de l’hiver. 

  Ainsi, doit-il en être de la moisson spirituelle, qui autrement ne saurait être illustrée par la moisson littérale. Ne considérez pas à la légère la sagesse divine: Ses illustrations sont parfaites.

  Considérez maintenant avec quelle fidélité exacte à la moisson naturelle, le Maitre a représenté les vérités de la moisson spirituelle: « Laissez les croître ensemble jusqu’à la moisson ». Il déclare: « au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs, rassemblez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler mais amassez le blé dans Mon grenier » Matt. 13: 30.

  Par ces paroles symboliques, le Christ fait de la méthode spirituelle relative à la moisson, une méthode analogue à celle de la méthode naturelle. Si l’une n’était pas en tous points semblables à l’autre, Il en aurait établi la différence. Prenez donc garde de ne pas laisser errer vos esprits à des spéculations futiles, mais reposez-vous fermement sur les Ecritures car elles sont pleines de signification d’une valeur illimitée. Elles constituent en fait votre vie même.

  Puisque les mots « jusqu’au » signifie « jusqu’au moment », l’ivraie, donc par conséquent doit être rassemblée, non pas avant ou après la moisson, mais au début de la moisson. Et puisque « le temps de la moisson » « c’est la fin du temps de grâce » (les Paraboles de Jésus, page 54), alors la moisson elle-même, précède la fin du temps de grâce — la saison hivernale improductive. Par conséquent, l’ivraie doit être séparée du bon grain avant, et non pas après la fin du temps de grâce.

  Le bon grain, « les fils du royaume » (verset: 38) sont amassés dans le grenier, le royaume; l’ivraie, «les fils du malin » (verset 38) -ceux qui se contentent de professer croire en la Parole, mais qui ne la pratiquent pas et qui sont acceptés comme membres d’église «pendant que les gens dormaient» - « sont rassemblés pour être brûlés au feu » (verset 40) après que le blé aura été lié en gerbes. Mais --Qui sont les Moissonneurs?

  « Les moissonneurs sont les anges » qui « seront envoyés pour séparer les méchants d’entre les justes» Matt. 13 39,49. Ces anges ne sont pas ceux qui «viendront » avec Christ à sa seconde venue; mais « ceux qu’Il enverra » [dans son royaume]. Ils sont semblables à ceux d’Apocalypse 14:6-11. En effet, le troisième ange « doit séparer le bon grain du sein de l’ivraie. Il doit sceller, lier le blé pour le grenier céleste. » Premiers Ecrits, page 118. Par conséquent, les anges, les moissonneurs, que le Christ enverra, comprennent à la fois celui qui effectue le scellement ou qui lie les gerbes, et ceux qui les suivent pour exécuter la destruction (Ezé. 9:2,5,6) d’abord dans l’église, puis dans le monde. C’est ainsi que s’effectue donc --La Séparation en deux Sections

  L’ordre, « Enlevez de Son royaume tous les scandales, et ceux qui commettent l’iniquité » ne signifie pas de rassembler les saints de la terre pour les emmener au ciel; pas plus qu’il ne signifie la destruction des méchants sur la terre, car les premiers doivent être rassemblés non pas directement au ciel, mais d’abord dans le « grenier », le royaume sur la terre, et les seconds ne doivent pas être détruits immédiatement « au temps de la moisson ». Ils doivent être d’abord liés en gerbes, et ensuite être détruits comme l’illustre encore la parabole du filet.

  « Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèce. Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent; et, après s’être assis sur le rivage, ils mettent dans des s ce qui est bon, et ils jettent ce qui est mauvais. » Matt. 13:47,48. 

  Cette parabole montre aussi la séparation des méchants du sein du peuple de Dieu, dans l’église (« le filet »); il s’agit là de la première section de l’œuvre de séparation, le début de la moisson. La suivante se poursuit dans le monde, lorsque la terre est éclairée de la gloire de l’ange du «Grand Cri », et « qu’une autre voix venant du ciel » s’écrie: « Sortez d’elle Mon peuple, afin que vous n’ayez point de part à ses péchés et que vous n’ayez point de part à ses fléaux » Apo. 18:4.

  Notez que lors de la première section de la séparation, celle qui a lieu dans l’église, les méchants sont séparés d’entre les justes tandis que dans la seconde, celle qui a lieu dans Babylone, les justes sont appelés à sortir d’entre les méchants. 

  Comme le champ c’est « le monde » (Matt. 13:38), la parabole du bon grain et de l’ivraie comprend nécessairement les deux sections de la moisson. Puisque par contraste, le filet «retient» « le poisson», ceux qui sont convertis grâce à l’action de l’église évangélique, la parabole du filet, par conséquent, se limite à la séparation dans l’église. Elles établissent conjointement la distinction qui existe à travers --La Relation des Premiers Fruits parRapport aux Seconds Fruits

  Esaïe lui aussi, reçut une vision concernant cette double moisson: « C’est par le feu que l’Eternel exerce ses jugements, C’est par son glaive », prophétise-t-il, « qu’il châtie toute chair; et ceux que tuera l’Eternel seront en grand nombre. Ceux qui se sanctifient et se purifient dans les jardins, au milieu desquels ils vont un à un, qui mangent de la chair de porc, des choses abominables des souris, Tous ceux-là périront, dit l’Eternel ». Esaie 66:16,17.

  Dans ce passage de l’Ecriture, ceux que tuent l’Eternel, sont ceux qui professent être des croyants, qui se réclament de la sanctification et de la purification; mais qui en font l’expérience à travers les mérites de leur propre justice— « par eux-mêmes» — et non pas à travers les mérites de la justice de Christ. C’est-à-dire qu’ils marchent selon leur propre voie, et non pas en obéissant à la vérité. Enveloppés de leurs faux habits de purification et de sanctification, ils s’affichent comme réformateurs tout en s’adonnant aux abominations des païens. Ils font les choses en secret, « derrière un arbre » ou  comme le dit la note en marge (version anglaise King James), en suivant la file « les uns après les autres ». Et la nourriture: (chair de porc, souris, et les abominations de quelque nature quelle soit, et en quelque lieu quelles soient pratiquées par des Chrétiens adonnés au paganisme; nourritures consommés uniquement dans certaines parties du monde, parmi les différentes catégories et les différentes races) dont ils gratifient leurs appétits, révèle que la destruction qui s’ensuivra et qui frappera ceux qui se sanctifient et se purifient eux-mêmes, aura lieu dans l’église à l’échelle mondiale.

  Que cette destruction n’ait pas lieu parmi les Païens qui ne connaissent ni la vérité Divine,  ni ne savent rien de sa grande puissance, cela se voit clairement à travers les Paroles du Seigneur: « J’enverrai leurs réchappés vers les nations, à Tarsis, à Pul, à Lud, qui tirent de l’arc, à Tubal et à Javan [les nations Païennes d’aujourd’hui désignées par leurs anciens noms], vers les iles lointaines, qui jamais n’ont entendu parler de moi, ni n’ont vu Ma gloire, et ils publieront Ma gloire parmi les Païens. » Esaïe 66:19.

  Puisque ces réchappés (les prémices,  les  144000 serviteurs de Dieu — Apo. 7:3) «amèneront tous leurs frères » (les seconds fruits, la grande foule— Apo.7: 9) « en offrande … de toutes les nations » (Esaïe 66:20, première partie), ce grand rassemblement est donc nécessairement, la fin de l’œuvre évangélique — la seconde section de la moisson.

  Et puisque d’autre part, ces réchappés doivent amener « tous leurs frères à Ma montagne sainte, à Jérusalem » dit le Seigneur, « dans un vase pur à la maison de l’Eternel » (verset 20 dernière partie), ce fait montre de manière tout à fait évidente que la destruction des méchants résulte en la purification de l’église. « Le vase pur » est par conséquent l’église purifiée composée des réchappés— les  prémices, les 144000— qui, libérés des méchants (l’ivraie), amèneront alors, en tant « que serviteurs de Dieu», les seconds fruits, la grande foule que personne ne peut compter, provenant de toutes les nations.

  Cette seconde section de la séparation étant ainsi achevée, le temps de grâce arrive à son terme. Là-dessus, s’élèvera de la part des méchants, l’horrible cri de leur ruine: « La moisson est passée, l’été est fini et nous ne sommes pas sauvés. » Jér. 8:20. 

  Puisque ce sera la terrible expérience de l’ivraie au sein  de Babylone, lors de la seconde section de la moisson, il doit y avoir un type, une expérience similaire et antérieure pour l’ivraie au sein de Laodicée,  lors de la première section de la moisson; un parallèle qui montre de manière probante que --L’Eglise n’est pas Babylone

  La raison qui fait que l’église symboliquement n’est pas « Babylone », c’est qu’elle est appelée Jérusalem (Ezé. 9:4,8), et d’entre les bons qui s’y trouvent, les méchants (l’ivraie) seront détruits, éliminés par les six hommes ayant des instruments de destruction (Ezé. 9:6-9), et, les bons (le bon grain) seront ensuite rassemblés dans « le grenier». D’autre part, d’entre les méchants qui se trouvent dans Babylone, les justes (« Mon peuple ») sont appelés à en sortir et sont rassemblés dans le grenier et les sept anges déversent ensuite les sept dernières plaies, et le reste des méchants est détruit.

  Ainsi, lors de la première section de la moisson, la séparation qui a lieu dans l’église, les méchants sont détruits par six hommes ayant des instruments de destruction avant que les bons ne soient enlevés; et dans la seconde section de la moisson, la séparation qui a lieu dans les églises de Babylone, les méchants sont détruits, par sept anges avec les sept dernières plaies, après que les bons en aient été enlevés. Il y a par conséquent deux séparations, et deux moissons: la première donne les prémices, les 144000 qui ne se sont pas souillés avec les femmes (Apo. 14:4); c’est-à-dire que ce sont ceux que le message du scellement trouve dans l’église de Dieu, et pas dans les églises païennes. Et la seconde donne les seconds fruits, la grande foule de toutes nations dont certains pourraient n’avoir pas été souillés «avec les femmes», les églises païennes.

  Ayant jusqu’ici étudié le jugement, la moisson, à la lumière des témoignages des prophètes et des paraboles du Christ, nous l’examinerons maintenant à --La Lumière du Service Cérémoniel

  Tout comme l’Esprit de Prophétie déclare que « tout le système des types et des symboles était une prophétie condensée de l’évangile, une image où se trouvaient réunies toutes les promesses de la rédemption » (Conquérants Pacifiques, page 15), de même, le plan du salut se dévoile non seulement  à travers les témoignages des prophètes et des paraboles du Christ, mais aussi à travers les types et les symboles du sanctuaire terrestre. De plus, il nous est-il dit, que les expériences du peuple de Dieu, au cours de la représentation typique, «leur sont arrivées pour nous servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles» 1 Cor. 10:11. Aussi, sommes-nous, dès le départ, dans l’obligation logique de prêter attention aux instructions que Dieu a données à Moïse:

  « Le dixième jour de ce septième mois, ce sera le jour des expiations… car c’est le jour des expiations, où doit être faite pour vous l’expiation devant l’Eternel, votre Dieu. Toute personne qui ne s’humiliera pas ce jour-là sera retranchée son peuple. Ce sera pour vous une loi perpétuelle: il se fera une fois chaque année … l’expiation pour les enfants d’Israël, à cause de leurs péchés. » Lév. 23:27-29; lév. 16:34. 

  Quand quelqu’un est « retranché du milieu de son peuple » à cause de son péché, son nom doit être alors aussi « retranché du  livre des vivants.  » Ps 69:28 (Version anglaise King James). Par conséquent le jour des expiations était un jour de jugement, comme il est encore habituellement appelé par les Juifs. Et pour cette raison même, il fut établi comme le type du grand jour antitypique des expiations (le jugement investigatif) — le jour durant lequel le Seigneur effacera de Son livre,  le nom de tous les pécheurs, et « retranchera » de l’assemblée de Son peuple, tous ceux dont les noms ne figurent pas dans le  livre.

  S’agissant du jour typique des expiations, le Seigneur, par le biais de Moise donna cet ordre: «Ce jour- là, le prêtre fera l’expiation pour vous afin de vous purifier; vous serez purifiés de tous vos péchés devant l’Eternel… on fera la purification pour le sanctuaire, on fera l’expiation pour la tente d’assignation et pour l’autel » Lév.16:30,33.

  Etant le jour des expiations dans le type, à la fois pour les morts et les vivants, ce service du Sanctuaire terrestre préfigure donc le jour des expiations dans l’antitype, où le Sanctuaire céleste sera purifié par l’effacement des noms indignes qui figurent dans les livres, et l’élimination au sein de l’église sur la terre, des membres inconvertis et instables — évènement conduisant au temps où les livres  seront purifiés, où l’église sera purifiée, et où le peuple sera purifié.

  Envisageant l’époque de la purification, Zacharie prophétise en ces termes: «En ce jour là, il sera écrit sur les clochettes des chevaux, SAINTETE A L’ETERNEL! Et les chaudières dans la maison de l’Eternel seront comme les coupes devant l’autel. Toute chaudière à Jérusalem et dans Juda sera consacrée à l’Eternel… et en ce jour-là il n’y aura plus de marchands dans la maison de l’Eternel des armées » Zach. 14:20, 21.

  Voyant cette même scène en vision, le prophète Esaïe déclare: « Alors les nations verront ton salut, Et tous les rois ta gloire; Et l’on t’appellera d’un nom nouveau, que la bouche de l’Eternel déterminera. Tu seras une couronne éclatante dans la main de l’Eternel, un turban royal dans la main de ton Dieu. On ne te nommera plus Délaissée… et on appellera ta terre épouse … le peuple saint.  » Esaïe 62:2-4,12.

  « Mais pour vous qui abandonnez l’Eternel, … vous qui oubliez Ma sainte montagne … vous laisserez votre nom comme une malédiction à Mes élus. Le Seigneur l’Eternel vous fera mourir et il donnera à Ses serviteurs un autre nom.» Esaïe 65:11,15.

  « Le peuple insensé court à sa perte. » Osée4:14. 

  « Plusieurs seront purifiés, blanchis et éprouvés. Les méchants feront le mal et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l’intelligence comprendront. » Daniel 12:10.

  Ceux qui ont une vision claire sur la vérité de la moisson, telle qu’elle est enseignée à travers les témoignages des prophètes et des paraboles, en auront une vision encore plus claire alors que nous étudierons la signification de --La Gerbe Agitée, Des Pains Agités et de La Fête des Tabernacles

  Illustrant notre salut dans toute sa plénitude, les rites de la moisson liés au système cérémoniel doivent par conséquent corroborer à la fois les témoignages des prophètes et les paraboles concernant la moisson, car ils sont tous liés, ensemble, de manière inextricable. Les cérémonies attachées à la moisson des  prémices et des seconds fruits de céréales, doivent par conséquent dévoiler la vérité concernant les prémices  et les seconds fruits des humains. Dans la loi Lévitique nous lisons ce qui suit:

  «  Vous apporterez au sacrificateur une gerbe, de votre moisson. Il agitera de côté et d’autre la gerbe devant l’Eternel, afin qu’elle soit agréée: le sacrificateur l’agitera de côté et d’autre, le lendemain du sabbat…Vous ne mangerez ni pain, ni épis rôtis ou broyés, jusqu’au jour même où vous apporterez l’offrande à votre Dieu….Depuis le lendemain du sabbat, du jour où vous apporterez la gerbe pour être agitée de côté et d’autre, vous compterez  sept semaines entières. Vous compterez cinquante jours jusqu’au lendemain du septième sabbat; et vous ferez à l’Eternel une offrande nouvelle. Vous apporterez de vos demeures deux pains agités, pour qu’ils soient agités de côté et d’autre; ils seront faits avec deux dixièmes de fleur de farine, et cuits avec du levain: ce sont les prémices  à l’Eternel… Le quinzième jour du septième mois, quand vous récolterez les produits du pays, vous célébrerez donc une fête à l’Eternel, pendant sept jours: le premier jour sera un jour de repos, et le huitième sera un jour de repos. » Lev. 23:10,11,14-17,39.

  Nous voyons ici, que l’ordre était donné d’observer trois rites liés à la moisson: (1) la cérémonie de la gerbe agitée,  au début de la première moisson; (2) la cérémonie des pains agités,  à la fin de la première moisson et (3) la fête des tabernacles,  à la fin de la deuxième moisson. Etant préfiguratives, ces deux moissons de céréales, ainsi que leurs trois offrandes littérales, préfigurent donc deux moissons d’âmes ainsi que leurs trois rites spirituels, dont le premier est celui: --Des Prémices  avec la Gerbe Agitée et les Pains Agités 

  Composée de tiges de céréales coupées, la gerbe agitée indiquait des céréales qui devaient être moissonnées. Et comme la gerbe devait être offerte avant que le champ ne soit moissonné, et que les céréales ne soient mises en gerbes,  elle  préfigurait une moisson spirituelle de premières  fruits  être engrangés.

   A la Pentecôte, cinquante jours après l’offrande de cette gerbe préfigurative, tout Israël devait offrir «une nouvelle offrande au Seigneur … [deux pains agités « cuits avec du levain »]  ce sont les prémices de L’Eternel. Lév.23:16, 17.

  La gerbe agitée et les pains agités étaient tous deux des offrandes en l’honneur des prémices  — l’une étant offerte au début de la moisson, l’autre à la fin de la moisson. Contrairement à la gerbe agitée composée de tiges de céréales coupées, préfigurant la moisson qui devait être engrangée après l’offrande de la gerbe, les pains agités, étant un produit fini, symbolisaient une moisson engrangée précédemment. (Le lecteur qui voudra avoir une meilleure compréhension de la signification de ces trois célébrations cérémonielles de toute importance pour notre salut, se référera à l’image de la page 77, au fur et à mesure que nous avançons dans l’étude).

  L’on   remarquera que l’ordre donné s’agissant de l’observation du Sabbat du septième jour, mais aussi celui concernant l’observance des fêtes cérémonielles annuelles, est rapporté au vingt troisième chapitre du Lévitique, au verset 3. Il s’agit donc de bien faire attention, pour ne pas confondre une vérité par rapport à une autre.

  La gerbe agitée était offerte « le lendemain du sabbat » — c’est à dire le premier jour de la semaine que nous appelons habituellement le Dimanche. Cette offrande devait être présentée, non pas en un jour particulier du mois, mais plutôt en un jour particulier de la semaine, avant qu’on ne commence à faucher les céréales, et qu’elles ne soient liées en gerbes (Lév. 23:11,14). Arrivant juste au bon moment, à la saison des  prémices, la semaine de la Pâque était la période au cours de laquelle l’on offrait habituellement la gerbe agitée devant le Seigneur; ce rite préfigurait prophétiquement  -- Christ, l’Antitype de la Gerbe Agitée

  Pendant plus de mille ans, cette gerbe, agitée chaque année, préfugurait un évènement qui devait avoir lieu dans l’antitype, la résurrection de Christ. Et puisque le Christ ressuscita le jour même où la gerbe agitée devait être offerte, le « lendemain du sabbat», que personne n’attribue la convergence singulière de ces deux évènements qui eurent lieu ce jour-là, à une simple coïncidence ou à quelqu’autre raison, autre que le dessein Divin. « Il était l’antitype de la gerbe agitée », déclare l’Esprit de Prophétie, «et Sa résurrection eut lieu le jour même où la gerbe était présentée au Seigneur. » Jésus Christ, page 788. 

  Ainsi, Christ, en tant que prémices, et ceux qui sortirent avec Lui de la tombe lors de Sa résurrection, ressuscitèrent pour la éternelle et constituèrent la gerbe agitée antitypique de ceux qui sont morts. Et puisque la gerbe de céréales agitée indiquait la récolte des  prémices du champ, de même ceux qui ressuscitèrent avec Christ, étant les prémices de ceux qui dorment, préfiguraient la moisson des  prémices de l’évangile —les 120 disciples. Mais puisque ceux qui ressuscitèrent avec Christ furent enlevés avec Lui, comme trophées de Sa victoire sur la mort, et sur la tombe, ils devinrent de ce fait, un type vivant et ainsi  La Gerbe Agitée des  Vivants.

  Tout comme le Christ ressuscita le jour même où la gerbe agitée devait être offerte, de même, le Saint Esprit tomba sur les 120 disciples le jour même où les pains agités devaient être présentés devant le Seigneur. La Pentecôte apostolique était par conséquent le prototype de la Pentecôte cérémonielle (le jour où les pains agités étaient offerts). Et puisque la gerbe agitée était une figure de Christ et de ceux qui ressuscitèrent avec Lui en tant que des prémices des prémices des morts, par conséquent, les pains agités étaient une figure des 120 disciples, remplis de l’Esprit, qui représentaient le nombre complet des prémices des morts, et qui furent moissonnés après la résurrection.

  D’après ces faits, l’on voit clairement que ceux que Christ emmena avec Lui constituaient la gerbe agitée des  prémices et les seuls à avoir jamais été présentés dans le sanctuaire Céleste; et en tant que ressuscités des morts, ils constituent les  prémices des morts. Tandis que, en tant que personnes toujours vivantes devant le Père, ils constituent la gerbe vivante  des prémices des vivants, les 144000 serviteurs de Dieu, qui en toute logique précéderont --Les Seconds Fruits et la Fête des Tabernacles

  Les 120 disciples du jour de la Pentecôte, étant les  prémices des morts résultant de l’Evangile, il en résulte que la grande foule qui  par la suite s’est ajoutée  chaque jour à l’église, constitue naturellement les seconds fruits des morts de la période évangélique. 

  « De plus, le quinzième jour du septième mois», poursuit le récit Lévitique s’agissant de l’ordre donné par le Seigneur relatif au rite de la moisson, « quand vous récolterez les produits du pays, vous célébrerez donc une fête à l’Eternel, pendant sept jours… Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches de palmiers, des rameaux d’arbres touffus et des saules de rivière; et vous vous réjouirez devant l’Eternel, votre Dieu, pendant sept jours... Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes; tous les indigènes en Israël demeureront sous des tentes.» Lév. 23:39,40,42.

  Tout comme la gerbe agitée et les pains agités sont préfiguratifs, la fête des Tabernacles doit donc être, elle aussi, préfigurative. Autrement, cette cérémonie n’aurait pas été observée comme faisant partie du rite de la moisson. Et tout comme dans la représentation typique, cette fête était célébrée à la fin de l’engrangement de la récolte annuelle, ainsi de la même manière, dans l’antitype, elle doit être célébrée à la fin de la récolte de la moisson de la terre dont l’accomplissement est proche. Ainsi le temps employé pour produire, pour offrir la gerbe agitée, et les pains agités, mais aussi pour l’observation de la Fête des Tabernacles est une représentation de l’ensemble de la moisson spirituelle, des vivants et des morts.

  Attestant ce fait, l’Esprit de Prophétie déclare ce qui suit: 

  « La Fête des Tabernacles était non seulement commémorative, mais aussi préfigurative… elle célébrait la récolte des fruits et préfigurait le grand jour de la moisson finale. En ce jour, le Seigneur enverra ses anges pour bruler l’ivraie et rentrer le blé dans ses greniers. En ce temps-là, les méchants seront détruits.» Patriarches et Prophètes, page 529.

  Il est donc alors clair que, puisque les prémices  et les seconds fruits de la moisson littérale et les rites qui leur sont associés préfiguraient une moisson spirituelle de prémices  et de seconds fruits, ils doivent donc connaitre leur apogée et être couronnés par la fête des Tabernacles antitypique.

  « Je vis les saints » dit la servante du Seigneur, décrivant cette célébration, « quitter les villes et les villages, se réunir par groupes et vivre dans les lieux les plus retirés. Les anges leur apportaient la nourriture et l’eau alors que les méchants souffraient de la faim et de la soif. » Premiers Ecrits, page 282.

  Ainsi, le fait que l’ancien Israël ait habité dans des huttes, préfigure le temps où l’Israël moderne fera finalement sa demeure dans les bois. Donc, de manière irréfutable, la moisson de Matthieu 13, précède la fin du temps de grâce et constitue le temps de la récolte des  prémices et des seconds fruits —les 144000 et « la grande foule» — tous les saints qui doivent être transmués.

  Comme la lumière vive qui a éclairé le sujet jusqu’à ce stade révèle clairement que la Pentecôte qui eut lieu à la  résurrection était destinée à la moisson de ceux qui devaient passer par la mort, il doit y avoir de même une Pentecôte réservée à la moisson de ceux qui doivent être transmués. Et par le même principe de logique, la gerbe et les pains agités doivent avoir une double application, chacune d’elle pour les morts et les  vivants; ces symboles englobent ensemble la totalité des fruits de la moisson antitypique.

  En fournissant la puissance destinée à engranger les seconds fruits jusqu’au début du jugement de ceux qui sont actuellement morts, la Pentecôte apostolique préfigure la Pentecôte finale. Etant encore à venir, elle doit amener la puissance qui permettra d’engranger les seconds fruits des vivants qui ne mourront jamais. En d’autres termes, ceux qui sont morts avant la Pentecôte finale doivent être jugés d’après la lumière qui a brillé grâce à la puissance de la Pentecôte apostolique.

  (De Son baptême à Son ascension, Christ a exposé la vérité qui devait préparer ceux qui l’avaient accepté à la partager aux autres. Puis, le jour de la Pentecôte, Il les a revêtus de Son Esprit afin de la proclamer avec puissance).

  Concernant le jugement, la moisson, la Servante du Seigneur déclare ceci:  

  « Je vis le troisième ange; l’ange qui m’accompagnait me dit: ‘Son œuvre est redoutable, sa mission est solennelle. Il doit séparer le bon grain de l’ivraie,  et sceller et lier les gerbes pour le grenier céleste. » Premiers Ecrits, page 118.

  « Maintenant, ne vous livrez point à la moquerie, de peur que vos liens ne soient resserrés; Car la destruction de tout le pays est résolue; Je l’ai appris du Seigneur, de l’Éternel des armées. Prêtez l’oreille, et écoutez ma voix! Soyez attentifs, et écoutez ma parole! » Esaïe 28:22,23.

  Et maintenant, afin que tous ceux qui cherchent honnêtement à entendre, et à prêter l’oreille à la voix de la Vérité, puissent avoir la compréhension la plus claire possible des nombreux aspects du Jugement, de la moisson, ces différents aspects seront maintenant focalisés au centre de notre attention.

  Le lecteur se souviendra que ceux qui ressuscitèrent avec Christ le dix-huitième jour du premier mois (suivre sur l’image page 55), reçurent l’immortalité et furent introduits au ciel, en tant que gerbe antitypique, préfigurant la moisson des fruits qui ne mourront jamais. Leur résurrection des morts indiquait le début de la moisson des prémices  des 120 disciples qui devaient mourir et ressusciter. Le fait que les disciples de Christ n’étaient pas d’un commun accord avant la résurrection, témoigne de manière très claire que les prémices (les 120) de ceux qui dorment ne parvinrent à la maturité spirituelle (ne furent complètement convertis) qu’après la résurrection.

  Les 40 jours de la présence personnelle de Christ sur la terre après Sa résurrection correspondaient au temps où les  prémices étaient engrangés, car après Son ascension, les chrétiens s’enfermèrent dans la chambre haute et n’en sortirent   pour prêcher la vérité qu’à la Pentecôte. Les 120, qui reçurent la puissance de l’Esprit, le jour même où l’on offrait les pains agités, constituèrent donc les pains agités antitypes; ce qui signifie que la moisson des était  prémices achevée. Par la suite, commença la seconde moisson de ceux qui sont morts, pendant la période au cours de laquelle l’ivraie se trouve mêlée avec le bon grain.

  Il est en effet merveilleux de voir la façon dont Dieu a mis en œuvre le plan du salut et l’a révélé pas à pas, autant que nécessaire. Lorsqu’en 1844, année où commencèrent le jugement investigatif des morts et la moisson des prémices des  vivants, Il n’a pas laissé Son peuple dans les ténèbres  concernant  ces évènements. La toute première vision que la Sœur White reçut en 1844, fut celle des 144000  prémices, « les Serviteurs de notre Dieu » qui ne goûteront jamais à la mort (Voir Premiers Ecrits, pages 13-15).

  Tout comme Christ et ceux qu’Il ressuscita et qu’Il emmena aux cieux avec Lui devinrent la gerbe prototypique, gage de la moisson des  prémices (les 120) de ceux qui doivent ressusciter, de même, lorsqu’Il commença Son ministère sacerdotal dans la première partie du sanctuaire céleste, et qu’Il se présenta avec ses trophées, devant son Père, ces derniers devinrent la gerbe antitypique, gage de la moisson des prémices de ceux qui doivent être transmués (les 144000 saints vivants ). A la lumière de ce parallèle, l’on voit clairement que la condition spirituelle des 120 avant la Pentecôte apostolique préfigure la condition spirituelle des 144000 avant la Pentecôte à venir.

  Les 40 jours (Actes 1:3,9) allant de la résurrection à l’ascension de Christ préfigurent par conséquent la période allant de 1844 à l’accomplissement du scellement, et de la destruction rapportée respectivement dans Ezéchiel 9 et Apocalypse 7:3-8; 14:1-5 et dans Testimonies To Ministers, p.445, dans Témoignages Vol. 1, pages 384-385, et aussi dans Premiers Ecrits, pages 270-273.

  Après qu’ils auront étés scellés, et que l’ivraie aura été extirpée du milieu d’eux, les  prémices,  séparés alors de l’influence du monde, comme l’étaient les 120 le jour de la Pentecôte, recevront l’effusion du « Saint Esprit, dans une plus large mesure, d’autant que l’accroissement de la méchanceté exigera un appel plus marqué envers la repentance »-- Testimonies, Vol. 7 page 33

  Les  prémices des morts (les 120), étant un groupe dénombré, et les seconds fruits des morts (les multitudes engrangées après la Pentecôte) étant un groupe non dénombré, il doit, donc, en être de même s’agissant des  prémices et des seconds fruits des vivants. D’où le scellement des 144000; et par conséquent, « après cela », déclare Jean, « Je regardai et voici, il y avait une grande foule que personne ne pouvait compter, de toutes nations, de toute tribu, de tout peuple de toutes langues. Ils se tenaient devant le trône, et devant l’Agneau revêtus de robes blanches et des palmes dans leurs mains… et tous les anges se tenaient devant le trône, et autour des vieillards et des quatre êtres  vivants. » Apo. 7:9,11.

  Remarquez bien ceci: cette grande foule se tenait devant le trône, non pas physiquement, mais leur présence n’était que symbolique, comme le rapporte Premiers Ecrits page 55, et comme cela est mis en évidence par les deux faits suivants: (1) Les anges «se tenaient autour du trône, et autour des vieillards et des quatre êtres vivants », ce qui montre que la grande foule se trouvait à l’extérieur du cercle des anges; (2) La présence des anciens, et des quatre êtres  vivants autour du trône, indique que le jugement (Apo. 4:2-6) était encore en cours et que le temps de grâce n’était pas encore terminé.

  Les palmes dans les mains de la grande foule (Apo. 7:9,11) et la palme de victoire placée dans les mains de « tous ceux » qui composent cette «armée innombrable des rachetés » (Tragédie des Siècles, page  701), témoignent de deux évènements totalement différents: Ces derniers reçoivent à la fois une « palme de victoire et une harpe étincelante », tandis que les premiers ne reçoivent pas de harpes, mais des palmes uniquement. Il est alors clair que, tandis que les palmes et les harpes de l’armée des rachetés dans le ciel sont des signes réels de victoire, les palmes de la grande foule sur la terre ne sont que des palmes de victoire symboliques.

  Nous voyons qu’au travers du témoignage des prophètes, des paraboles, et des types cérémoniels, Dieu a édifié une structure imposante qui montre que: (1) le jugement, c’est la moisson— la séparation de l’ivraie et du bon grain— la fin du monde; (2) que le jugement, la moisson, englobe deux phases, deux périodes: la première, le jugement des morts, la seconde, le jugement des  vivants; (3) que l’un a lieu d’après ce qui est enregistré dans les livres  du ciel, tandis que l’autre a lieu simultanément dans l’église sur la terre, et ainsi que  dans les livres  du ciel; (4) que le fait même que ce sujet soit maintenant révélé dans sa plénitude, témoigne du fait que nous sommes juste sur le point de passer de la première phase vers la seconde phase et la seconde période du jugement, et que nous vivons par conséquent les derniers jours de l’histoire de l’humanité.

  Ces quatre volets relatifs au jugement, à la moisson, exaltent  donc la vérité comme une perle de grand prix et révèle le caractère insondable des profondeurs de la Parole de Dieu. Ils révèlent que la sagesse qui s’en dégage est impénétrable, et infinie, qu’elle n’a pas de commencement, ni de fin; que Son trésor de connaissance est une source perpétuelle de vérité, que Sa présence est éternelle et que Sa beauté est ineffable!

  Maintenant, pour que le lecteur puisse être encouragé à s’accrocher à cette vérité fondamentale et de toute première importance, ainsi qu’à toutes les autres vérités, nous l’invitons vivement à suivre la méthode Divine (l’Inspiration), en abordant l’étude des Ecritures, de telle sorte qu’il puisse de cette manière EVITER DE NOMBREUX PIEGES.

  Parmi les multitudes qui se trouvent prises au piège, alors qu’elles font tout ce qu’elles peuvent pour s’écarter des interprétations inspirées des Ecritures, il y a peut être, en tout premier lieu, les extrémistes. Ces derniers se classent au moins en deux catégories: l’une a tendance à prendre les Ecritures d’un point de vue littéral, l’autre, ayant tendance à les considérer d’un point de vue spirituel.

  Prenons par exemple la déclaration que fait le Révélateur dans le passage suivant: «…Je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu … Ils crièrent d’une voix forte, en disant: Jusques à quand, Maître saint et véritable, tarderas-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre? » Apo. 6:9,10.

  Ceux qui considèrent les choses d’un point de vue littéral, interpréteront ce passage comme signifiant que les âmes étaient conscientes, et qu’elles faisaient réellement entendre leur voix, quoique la Bible soit très explicite en affirmant que « les morts ne savent rien » Eccl. 9:5. Et de plus, si les âmes sous l’autel criaient littéralement vengeance sur ceux qui les ont tuées, alors pour être logique, la déclaration du Seigneur   affirmant  que « la voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à Moi. » Genèse 4:10, ainsi que celle qui déclare «que tous les arbres des champs battront des mains» (Esaïe 55:12), doivent  être de même interprétées littéralement en dépit du fait qu’il est impossible physiquement que le sang crie et que les arbres battent des mains. 

  Toutefois, si nous sommes tous obligés d’admettre que le sang d’Abel ne puisse crier littéralement, et que les arbres ne peuvent que battre symboliquement des mains, alors là encore, pour être logique avec elle-même, la personne, qui pousse les explications littérales à l’extrême, devrait facilement accepter qu’en réalité «les morts ne savent rien » qu’ils sont «endormis » — qu’ils sont inconscients. Elle devrait aussi accepter facilement que les âmes des martyrs demandant vengeance sur leurs meurtriers, et que le sang d’Abel demandant vengeance sur son meurtrier sont des cas quasiment identiques quant aux circonstances et à la condition inhérentes à chacune de ces situations. Chacun de ces cas trouvera une illustration parfaite dans les lignes poétiques qui vont suivre: « J’entends une voix qui crie, la voix des champs desséchés: Oh Seigneur, aie pitié de moi, que des rosées tombent du ciel; apaise mon âme brûlante».

  Qu’une âme soit consciemment prisonnière des centaines d’années durant, avec aucune autre perspective que celle de gémir et de languir dans l’attente du matin de la résurrection, tandis qu’une autre crie vengeance sur ceux qui ont répandu son sang — quelle situation ô combien insupportable  que celle dans laquelle serait prisonnière une  telle âme!

  Toutefois, la doctrine de l’état inconscient des morts, ne contribue non seulement  à apaiser l’esprit de l’homme accablé, mais elle attribue aussi à Dieu, la miséricorde et l’amour qu’Il témoigne aux êtres humains sans espoir; voilà donc, la seule  position sur cette question qui puisse mener un pécheur à aimer Dieu de manière rationnelle, et d’avoir confiance en Lui.

  A l’inverse, pour celui qui d’autre part est enclin à  spiritualiser,  les âmes, le massacre, les cieux, la nouvelle terre, etc. - toutes ces questions n’ont pour  de ce dernier  ni existence propre, ni réalité. Et, si on lui demande simplement, s’agissant de la doctrine du massacre: qu’est-ce donc qu’un massacre spirituel? Il  serait incapable d’y répondre.

  Pour toutes ces personnes, il existe dans ce domaine une impérieuse nécessité: l’Esprit de Vérité, à qui revient  seule  la Prérogative d’interpréter les Ecritures.

  La principale cause à l’origine de la  confusion doctrinale au sein des étudiants de la Bible, tient au fait que très fréquemment, ils omettent de considérer un sujet dans sa globalité, d’après le point de vue de l’auteur. Un manquement qui vient  du fait qu’ils considèrent le sujet sous un angle étranger  à  celui de   l’auteur,   et ils en ont une compréhension si étroite qu’au lieu de découvrir l’idée véhiculée par l’auteur, ils n’en conservent qu’une fausse idée. Et si cette idée leur plait, ils l’exaltent, la mettent en avant avec zèle, comme vérité. Si par contre, elle ne leur plait pas, ils s’y opposent vigoureusement et rejettent sur l’auteur la responsabilité d’une telle situation!

  Voilà une illustration qui montre comment on  peut avoir  une idée erronée d’une chose quand on la voit sous un mauvais angle. Un enfant qui accompagne sa mère au zoo, et qui n’a jamais vu un paon auparavant, tombe soudainement par hasard sur  ce dernier  qui s’éloigne  de lui,   en faisant la roue; un spectacle, créant pour ses yeux non exercés, l’illusion d’un grand ventilateur qui marche!

  Transporté par cette illusion merveilleuse, s’offrant  à ses yeux, il a juste le temps de s’émerveiller, tout excité, devant ce spectacle pour se voir désabusé par sa mère, qui lui donne l’assurance, à sa grande déception, qu’il ne s’agit que d’un paon! Cependant, en une autre occasion, en accompagnant son père au zoo, il voit à nouveau le paon, mais cette fois de face; ce dernier  offrant, lui semble –t-il,  un spectacle tout à fait nouveau et différent du précédent. Se tournant rapidement vers son père, il lui pose, tout excité, maintes questions et se voit dire par ce dernier que c’est un paon!

   Là-dessus s’engage une discussion, et le fils, proteste du fait que le paon que lui et sa mère ont vu ne ressemblait en rien à celui-ci. Et incapable d’accorder tout simplement des aspects importants ou secondaires d’une même chose qu’il voit maintenant de face, ou sous l’angle le plus important, et qu’il avait vu auparavant de l’arrière, ou sous un angle différent,  il est  plongé dans la confusion et  se demande s’il faut croire à son Père ou à sa Mère.

  Il en est de même de la Bible lorsque quelqu’un   considère un sujet biblique d’un point de vue étranger à celui de l’auteur.  Ce denier trouve des contradictions dans la position soutenue par celui qui voit le sujet selon la perspective de l’auteur. En conséquence, pour maintenir ses idées erronées  résultant  d’un point de vue étranger de celui de l’auteur, il se voit conduit à recourir à des sources extérieures; à   tel commentateur ou à tel autre; à telle version ou à telle autre; à certains aspects techniques ou autres déductions propres aux langues: au Grec, à l’Hébreu, à telle langue,  ou à telle autre (langues  dont il ne sait, nullement, selon toute vraisemblance, ni lire, ni écrire);  ou  il  se  réfère  à tel ou tel prétendu manuscrit original, (qu’il n’a selon toute probabilité jamais vu lui-même).

  A la fin de cette longue route sinueuse, il n’aura réussi qu’à amplifier un passage de l’Ecriture  de la taille d’une taupinière  pour   en faire une  montagne, et à   réduire tel  passage de la taille    d’une montagne en  une taupinière, ou  à   totalement  ignorer    un autre  passage de l’Ecriture; tout cela à cause du fait que la Bible, que le Seigneur a placée entre ses mains, ne supporte pas son idée. Ces procédés prétentieux sont calculés afin de prouver son érudition dans l’espoir de prêter  un tel semblant d’autorité à ses idées erronées, au point que tous ceux qui seraient en contact avec sa théorie, se verraient obligés de les accepter. 

  Pour parler de manière concrète, il n’est jamais loyal lorsqu’on traite de la question du jugement de considérer tout d’abord et en priorité toute déclaration qui traite directement de la question du salut, tout en ne se référant qu’accessoirement à la question du jugement. Prenons par exemple la déclaration de l’apôtre Paul:

  « Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide; elle pénètre au-delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. » Hébreux 6:19,20.

  Au lieu de considérer le contenu de ces versets à la lumière de tout ce qui est révélé sur le sujet, un procédé qui garantirait que ces versets traduisent bien la pensée de l’auteur, certains étudiants de la Bible, perdant de vue le point de vue de Paul, mettent une emphase exagérée sur l’importance que revêt les déclarations de ces versets. Ils échafaudent ainsi des constructions qui, bien que paraissant assez plausibles dans un contexte isolé, sont manifestement tirées par les cheveux, faussées, et insoutenables, lorsqu’on les considère à la lumière de tous les autres passages qui parlent du sujet. De telles contorsions au texte, inutile de le dire, sont déloyales envers l’auteur, dangereuses pour ceux qui en sont victimes, et criminelles de la part de ceux qui se livrent à ces pratiques. 

  Pour illustrer cette question encore davantage et  de manière plus approfondie, voilà autour d’une table six étudiants de la Bible et  un incroyant. D’un côté  il y a Peter, James, John, de l’autre Black, Brown et Green; à l’autre bout de la table, il y a un incroyant. Il écoute attentivement les six discuter du ministère de Christ après son ascension à la lumière d’Hébreux 6:19,20;9:12,26.

  « Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;  elle pénètre au delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.» Hébreux 6:19,20

   « Autrement, il aurait fallu qu’il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule  fois pour abolir le péché par son sacrifice.» Hébreux 9:26

 

« Et il est entré une fois pour toutes dans le lieu saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. » Hébreux 9:12 (Version anglaise King James).

  Peter, James, et John, partageant la perspective de l’auteur sur le sujet s’accordent parfaitement sur le fait que l’on ne saurait, sur la base d’un passage traitant du salut et qui ne se réfère que secondairement au ministère du Christ, édifier une compréhension correcte fondamentale de ce ministère. L’on doit au contraire considérer les écrits des prophètes qui traitent directement du sanctuaire et des services qui y sont attachés, et harmoniser ensuite les écrits de Paul avec ceux des prophètes, et non pas ceux des prophètes avec ceux de Paul.

  Jusqu’ici, du point de vue de Peter, de James et John, la discussion aboutit au fait qu’ils arrivent à la conclusion que pour qu’il y ait accord entre Paul et les prophètes, l’on doit comprendre que dans Hébreux 6:19, Paul parle dans un passé prophétique (c’est-à-dire au  futur en fait, bien qu’exprimé grammaticalement au présent et au passé), et que par conséquent, Paul indique le temps où, ceux qu’il aura convertis, doivent avec Christ, «à la fin des siècles » (Hébreux 9:26), entrer au-delà du voile », où [Christ] « est entré pour nous comme précurseur» Hébreux 6:20. Quand? - Non pas du temps de Paul, mais maintenant « à la fin des siècles», étant d’abord « entré une fois pour toutes dans le lieu saint » Héb. 9:12 (version anglaise King James).

  Black, Brown, Green en revanche, envisageant les versets d’un point de vue différent, sont entre eux-mêmes en désaccord: Black, mettant l’accent sur Hébreux 6:19-20, est convaincu de ce   que Paul enseigne que Christ est entré dans le lieu Très Saint immédiatement après son ascension; Brown, s’en tenant à Hébreux 9:12 (version anglaise King James), affirme que Christ est entré, non pas dans le lieu Très Saint, mais dans le lieu saint; et Green, sur la base du verset 26, insiste sur le fait que Christ doit entrer dans le sanctuaire « à la fin du monde », après Sa seconde venue.

  Envisageant encore la question de leurs points de vue différents, Black affirme encore que par le terme « le lieu saint », Paul veut dire « le lieu Très saint», tandis que Brown soutient que si Paul emploie banalement le terme « saint » pour signifier le « lieu très saint », comment pourrons avoir l’assurance que quand il emploie le « lieu très saint », il ne veut pas dire le « lieu saint »? 

  Ensuite sur l’autorité de la déclaration suivante de Moise, « Parle à Aaron ton frère, afin qu’il n’entre pas tout le temps dans le lieu saint au-dedans du voile, devant le propitiatoire qui est sur l’arche», (Lév. 16:2, version anglaise King James), Black soutient encore que lorsque Paul dit: « Il est entré par Son propre sang … dans le lieu saint » (Héb.9:12, version anglaise King James), il se réfère au «lieu très saint», Héb. 9:3. Mais Peter insiste sur le fait qu’interpréter l’emploi que fait Paul du terme « lieu saint» pour signifier « le lieu très saint » est à la fois peu raisonnable et abusif, car aucun auteur sensé, parlant de deux parties du sanctuaire, ne saurait interchanger les termes  mots de manière aléatoire  et s’attendre à ce que ses lecteurs comprennent de façon précise l’idée de ce qu’il entend présenter. Cependant, Black rétorque que Moise emploie le terme « le lieu saint » (16:2) lorsqu’il parle de la deuxième partie du sanctuaire. 

  Ce à quoi  Peter répond en protestant que Moise parle ainsi parce que, tandis qu’il appelle la deuxième partie du sanctuaire « le lieu saint au-dedans du voile», il appelle la première partie du sanctuaire, «la tente d’assignation » (verset 16) et que Paul, de son côté, choisit de nommer la première partie du sanctuaire « le lieu saint»; et la deuxième partie, « le lieu Très saint ».  

  De plus, Peter insiste sur le fait que si dans les Ecrits de Paul où  l’on parle des deux parties du sanctuaire, telle personne a raison d’interpréter le lieu saint comme signifiant « le lieu très saint », et par la même logique telle autre a aussi raison d’interpréter «le lieu Très saint », comme signifiant « le lieu saint».

  Bien que la logique indiscutable de Peter dissipe complètement la force de l’affirmation de Black, toutefois en raison des larges différences d’opinions existant parmi un  entre  un grand nombre de croyants,  le résultat final de cette discussion c’est que,  ce que  l’harmonie  de  Peter, John et James  contribuant  à  la conversion de l’incroyant au  le Christianisme,  fut  contrecarrée  par les divergences d’opinion entre Black , Brown et Green eux-mêmes, mais  entre Black et Peter également.  Cette discorde conforte l’incroyant dans son infidélité, le laissant pleinement persuadé que le Christianisme est une vaste blague. Là-dessus, Satan, exultant de sa joie diabolique, donne à Black, Brown et Green, « son siège et sa grande autorité ». Et le Christianisme, déjà en proie aux confusions doctrinales, continue sa route parsemée de conflits schismatiques, confortant les incroyants dans leur hostilité envers le Christianisme, au lieu de les y convertir!

  Si Christ prononce une malédiction sur ceux qui refusent un verre d’eau froide à l’un des plus petits de Ses disciples, quelle sera la condamnation et la fin de tous ceux qui, comme Black, Brown et Green, par leur esprit d’élévation du moi, éloignent les croyants de Christ tout en professant rassembler avec Lui!

  Il ne convient  jamais d’interpréter tout passage de l’Ecriture isolé de son propre contexte, car ce faisant  revient  automatiquement à faire violence à sa signification. 

  Considérons par exemple ce passage des Ecritures: « Mais il est une chose bien-aimés que vous ne devez pas ignorer, c’est que devant leSeigneur, « un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » (2 Pierre 3:8). Considéré en tant que tel, ce passage de l’Ecriture a été malheureusement l’objet de maintes interprétations; ce qui n’a fait qu’accroitre la confusion et augmenter les doutes qui envahissent déjà la Chrétienté. On ne peut en  admettre qu’une interprétation si on le considère dans son propre contexte. « Sachez avant tout que, dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, et marchant selon leurs propres convoitises. Ils disent: Où est la promesse de son avènement? Car, depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création.» 2 Pier. 3:3,4.

  D’après le contexte du passage, nous voyons que dans le verset considéré, l’apôtre s’efforce, par le biais d’un langage figuré, de montrer que les moqueurs qu’il voyait s’élever à notre époque, se moquent inconsciemment de leur propre aveuglement, bien qu’ils essaient de renverser la foi de ceux qui croient au récit que Moise fait du déluge, et de ceux qui attendent le  retour de Christ. Car ils ne perçoivent pas que ce qu’ils considèrent, en évaluant les choses d’après la courte durée de leurs jours, comme un retard permanent de la venue du Seigneur, n’est pour celui qui est Eternel, qu’une attente passagère, et qu’en conséquence, leur sagesse limitée n’est que pure folie. Et à l’inverse, ce qu’ils considèrent comme un temps trop court, et inutile pour en faire un usage pratique, est considéré par le Seigneur, dans nos courtes vies, comme étant très long et très précieux.

  Il est donc clair que lorsque ce passage de l’Ecriture est interprété dans son propre contexte, l’on voit que les bases de mesure du temps pour l’homme, ne sont pas celles de Dieu, tout comme les pensées des hommes ne sont pas celles de Dieu (Esaie 55:7,8).

  La lumière qui se dégage de cet exemple montre clairement que tout comme une soupape de sécurité est nécessaire pour empêcher l’explosion d’une chaudière par excès de pression, ainsi, seul un regard fidèle au contexte d’un passage de l’Ecriture peut empêcher celui qui l’interprète de le faire voler en éclats à l’aide de théories et d’ idées étrangères aux Ecritures.

  Quand ceux qui aiment la vérité étudient tout sujet doctrinal, ils ne se permettent jamais, en essayant d’harmoniser leurs opinions particulières avec le passage de l’Ecriture concerné, d’interpréter les Ecritures de  manière à donner à leur interprétation un sens qui irait jusqu’à contredire toutes les  autres portions  de la Bible, ou la position d’une autorité constituée;  ils renoncent au contraire  à leurs opinions.

  S’étant forgés une fausse opinion sur la question du jugement, certains, bien qu’inconsciemment, ont essayé en réalité de changer le vrai temps de son application et sa vraie nature, au lieu de les conserver tels qu’ils se présentent. Cet effort involontaire les a ensuite conduits  à adopter des positions erronées sur maintes autres vérités Bibliques. Toutefois,   le fait que cette grande doctrine centrale  demeure intacte et solide est la preuve incontestable que toutes les doctrines qui gravitent autour d’elle le demeurent  tout autant.

  Ceux qui ont entrepris d’interpréter les Ecritures indépendamment del’Inspiration, exercice particulier, contraire à l’injonction donnée dans 2 Pierre 1:20,21,  et ceux qui ont accepté de telles vues, se verront un jour,  à moins d’abandonner  maintenant leurs erreurs au profit de la vérité, être les victimes des circonstances désastreuses dans lesquelles ils se sont enfermés et seront terriblement confondus lorsqu’ils entendront l’effroyable déclaration: « Je ne leur ai point parlé et ils ont prophétisé »; « Retirez-vous de Moi, vous qui commettez l’iniquité » Jér. 23:21; Matt. 7:23. 

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