Davidian Today C'est le site officiel de AGADSJ

Langues

Social

Global search
Use these syntaxes below to make advanced search
Sentence search: "Ancient David also was a young boy"
AndX search: King David
OrX search: King | David
NotX search: King ! David
Book search
Use these syntaxes below to make advanced search witin books
Reference search: 1tg2: or 1tg2:18 or 1tg2:18.3
Sentence search within book: 1tg2::"Ancient David also was a young boy"
Sentence search within book categories (tracts): tr::"The Jews before Christ’s day"
AndX search within book: 1tg2::King David
OrX search within book: 1tg2::King | David
NotX search within book: 1tg2::King ! David

Le Jugement et la Moisson

A La Lumière Des Témoignages Des Prophètes

Copyright, 1934, 1942
Tous droits réservés
V.T.HOUTEFF


   Ce tract est distribué gratuitement afin que tous ceux qui ont Soif de la vérité puissent l’avoir en partage. Il ne nous impose qu’une contrainte: l’obligation pour toute âme d’éprouver toutes choses et de retenir ce qui est bon. Les seuls liens (obligations) qui vous lient à cette offre gratuite sont les cordes dorées de l’Eden et les cordons écarlates du Calvaire les seuls liens  indéfectibles.

   Les noms et les adresses d’Adventistes du Septième jour Seront appréciés.

INTRODUCTION

   Bien qu’il constitue l’œuvre suprême en vue de notre salut, et de l’instauration du royaume de Christ sur la terre, le  « jugement investigatif » est cependant l’un des sujets bibliques, de notre époque,  le moins bien compris,  entouré du plus grand mystère, et qui est l’objet de la plus grande confusion. S’il n’était pas essentiel à notre salut, l’ennemi n’aurait pas déployé tous les efforts possibles pour l’envelopper d’obscurité. Il est donc impératif que nous manifestions le désir inlassable de sonder les Écritures, comme nous le ferions  à « la recherche d’un trésor caché », et de supplier Dieu de nous guider à l’aide de Son Esprit, afin de comprendre comme il convient  ce sujet de toute première importance. Cependant, toute quête de la vérité serait vaine tant que nous ne manifestons pas le désir d’être enseignés, et de faire la volonté de Dieu. Ainsi, comme dit Jésus: «  Si quelqu’un veut faire Sa volonté, il connaitra si Sa doctrine est de Dieu » Jean 7:17.

   Puisque le thème du Jugement est enseigné au moyen de types et de paraboles, et puisque que le Seigneur explique qu’Il a enseigné en paraboles afin que Ses disciples soient les seuls à comprendre les mystères du royaume des cieux (Matt. 13:11), il est alors évident que 

Seuls Ses Disciples Peuvent ComprendreToute La Vérité

   « Le royaume des Cieux », dit-il, est « semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ. 

   « Le royaume des cieux  est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée. » Matthieu 13:44-46.

   Dans ces paraboles, Christ expose clairement la vérité présente comme la condition indispensable pour l’établissement de Son royaume, et le suprême effort que l’on doit faire comme condition indispensable pour y entrer. Ainsi, déclare l’Esprit de Prophétie, « seuls ceux qui se seront fortifiés par l’étude des Ecritures pourront subsister au cours du dernier conflit. Chacun devra résoudre cette question vitale: Obéirai-je à Dieu ou aux hommes?  L’heure décisive est imminente. Nos pieds reposent-ils sur le rocher immuable des Ecritures? » Tragédie des Siècles, page 644.

   Libérons-nous de l’abrutissement qui nous conduit à abuser de la grâce divine, tout en Le considérant responsable de tout évènement majeur de notre  vie. Il a parfaitement assumé la part qui Lui revient en balisant parfaitement le sentier étroit qui nous conduit au royaume. Faisons, maintenant, honnêtement de notre mieux, pour le suivre jusqu’au bout, à cause de la joie qui nous y est réservée! Mais nous ne pourrions jamais y parvenir à moins que nous ne retournions vers les anciens repères, en abandonnant le Diable, qui a détourné le peuple de Dieu du « Chemin de la Vérité et de la vie   » (Jean 14:6), pour le faire suivre une «voie qui parait droite à un homme, mais dont l’issue c’est la voie de la mort ». Prov. 14:12. 
 

LE JUGEMENT ET LA MOISSON A TRAVERS LES TEMOIGNAGES, LES PARABOLES ET LES RITES CEREMONIELS
____________________

A La Lumière Des Témoignages
Des Prophètes

   Puisque certains soutiennent fermement que cette vérité de toute première importance ne saurait être établie que par les Ecritures, nous invitons donc le lecteur à prêter attention à ce que dit la Bible: 

   « Je regardai, jusqu’ à ce que l’on plaçât des trônes. Et l’Ancien des jours s’assit. Son vêtement était blanc comme la neige, et les cheveux de Sa tête étaient comme de la laine pure; Son trône était comme des flammes de feu, et les roues comme un feu ardent. Un fleuve de feu coulait et sortait de devant Lui. Mille milliers Le servaient, et dix mille millions se tenaient en Sa présence. Les juges s’assirent, et les livres   furent ouverts.» Daniel 7:9,10.

   Quatre faits pertinents  se dégagent de la lecture de ce passage: (1) les trônes n’étaient pas disposés avant le début de la scène vue en vision; (2) l’Ancien des jours vint et s’assit effectivement lorsque les trônes furent placés; (3) les livres furent ensuite ouverts; (4) tous ces éléments (les  

trônes, l’Ancien des jours, et les livres) révèlent une scène de jugement. Et puisque les livres  sont à l’évidence, le point central de cette scène, la question qui surgit tout naturellement est celle-ci: 

A Quoi Servent Les  livres?

   Si nous voulons avoir une conception juste du jugement, il est essentiel que nous en comprenions la nature, et à quoi servent les livres. S’agissant des  livres, Jean le Révélateur déclare:

   « Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres  furent ouverts: et un autre fut ouvert, celui qui est le de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres. » Apo. 20:12.

   Il est donc indiscutable que les livres  contiennent les noms et les act de tous ceux qui doivent être jugés. Naturellement, ces noms et les faits qui s’y réfèrent sont enregistrés du vivant de chacune de ces personnes. Le Psalmiste déclare: « Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés avant qu’aucun d’eux n’existât. » Psaumes 139:16. « L’Eternel compte en inscrivant les peuples: c’est là qu’ils sont nés. » Psaumes 87:6.

   Ainsi que l’Inspiration révèle que les actions de tous les individus sont enregistrées avec une terrible exactitude dans les livres  du ciel et c’est dans l’utilité des  livres  qu’est attachée 
 

La raison du Jugement

   Les  passages bibliques suivants révèlent la triste vérité selon laquelle tous les noms qui ont figuré dans les livres  de l’Agneau n’y seront pas conservés. 

   « L’Eternel dit à Moïse: c’est celui qui a péché contre moi que j’effacerai de mon  livre. » Exode 32:33. «Et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre  de cette prophétie, Dieu retranchera sa part du  Livre  de Vie  et de la ville sainte, décrits dans ce  livre. » Apo 22:19. (Version anglaise King James) 

   Par conséquent, les  livres contiennent les noms d’une multitude hétéroclite, — les noms de ceux qui ont tenu ferme dans la foi et qui ont persévéré patiemment jusqu’à la fin et de ceux qui n’y sont pas parvenus. Le Christ déclare: « Celui qui persévérera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. » Matthieu 24:13. Mais ceux qui ne persévéreront pas seront perdus.

   « Les autres, pareillement, reçoivent la semence dans les endroits pierreux; quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent d’abord avec joie; mais ils n’ont pas de racines en eux-mêmes, ils croient pour un temps et, dès que survient  une tribulation ou une persécution à cause de la parole, ils y trouvent une occasion de chute. » Marc 4:16-17.

   « Toi qui es l’espérance d’Israël, ô Eternel! Tous ceux qui t’abandonnent seront confondus. Ceux qui se détournent de moi seront

inscrits sur la  terre,  car ils abandonnent la source d’eau vive, l’Eternel. » Jérémie 17:13. 

   Ainsi donc, il doit y avoir un Jour où l’on doit rendre des comptes, un jour où les noms de ceux qui seront trouvés indignes de la  vie éternelle, seront effacés du de Livre de Vie de  l’Agneau — une procédure pour laquelle le seul terme adéquat  qui convienne, c’est «le jugement investigatif ».

  Or, puisque « le jugement doit commencer par la maison de Dieu…. » « souffre donc comme un bon soldat de Jésus-Christ » (2 Tim. 2:3). Car si c’est par nous qu’il [le jugement] commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Evangile de Dieu?» 1Pierre 4:17.

  Puisque donc, dans la plénitude des temps, le jugement commencera par la maison de Dieu, l’église, chacun de nous est confronté à l’impérieux désir de savoir

Comment Les Noms Sont-ils conservés Dans Le  Livre?

  Au moment où nous acceptons Christ comme notre Sauveur personnel, par la parole de la Vérité — à ce moment suprême Dieu pardonne nos péchés, et les mains tachées par le sang du Calvaire inscrivent nos noms dans le de  Livre de Vie de  l’Agneau. Puis, simultanément la plume des anges commencent à rédiger dans le registre céleste le récit de la vie et de la mort au cours de notre expérience chrétienne, sans tenir compte de notre passé. Et même « les cheveux de notre tête sont tous comptés ». Matt 10:30. Par conséquent, « ne permets pas ta bouche de faire pêcher ta chair, et ne dis pas devant
 

l’ange que c’est une erreur. » Ecclé. 5:6 (version Darby). Car lors du jugement investigatif, les livres seront  ouverts, et les actes commis dans la chair sont mis en lumière lors du jugement final devant l’Ancien des jours. Tous ceux qui ont persévéré jusqu’à la fin verront leurs péchés effacés des  livres  et leurs noms y seront conservés. Tandis que tous ceux qui n’ont pas été vainqueurs verront leurs péchés à jamais conservés dans les livres, et leurs noms y seront effacés.

   Le plus grand test auquel l’homme ait jamais été confronté, et qui a presque toujours relevé d’une décision immédiate, a toujours été celui du déroulement du rouleau; celui de l’éclipse d’un message passé par l’arrivée d’un nouveau message — de la vérité présente. A chacune de ces occasions, tous se sont vus obligés de prendre cette décision: Devrai-je prêter l’oreille à la vérité nouvelle et impopulaire et marcher dans la lumière, et me joindre à ceux qui sont méprisés par la quasi-totalité des chefs religieux, ou devrai-je me laisser dissuader par la décision, et le conseil du pasteur de mon église? 

   Quand le jugement commencera, et que les livres  seront ouverts et que les cas de chaque génération successive, passeront en revue devant le tribunal du jugement, certaines générations, verront un effacement quasi général de leurs noms au lieu de leurs péchés. Quand la génération du temps du premier avènement du Christ, sera pesée dans la balance du Sanctuaire, toute une nation sera trouvée trop légère et leurs noms seront effacés du  livre de  vie. Ainsi, à différents degrés, en a-t-il été, à

tous les âges dès qu’il s’est agi de l’introduction d’un nouveau message. « Chaque période de l’histoire de l’Eglise a été marquée par quelque vérité adaptée aux besoins de l’époque. Ces révélations nouvelles, en butte aux oppositions et à la haine ont toujours été accueillies par les âmes pieuses. »   Tragédie des Siècles page 661.

   Par conséquent, « lorsque le Seigneur envoie un message à son peuple, nul ne peut se soustraire à l’obligation d’en examiner le contenu ». Testimonies on Sabbath School Work, page 65. Mettons de côté tous préjugés, toutes opinions personnelles, toutes idées qui viendraient des hommes, qui ne portent pas la marque de l’Inspiration, ou qui disent en fait par leurs actions: « Je suis riche, je me suis enrichi, je n’ai besoin de rien, (de vérités ou de prophètes) » Apo. 3:17.

   La Bible ne peut être correctement interprétée que par l’Esprit  Qui l’a dictée. « Il vous conduira dans toute la vérité, car Il ne parlera pas de lui-même mais Il dira tout ce qu’Il aura entendu, et Il vous annoncera les choses à venir » afin que vous soyez « établis dans la vérité présente ». « Et quiconque… blasphèmera contre le Saint Esprit [dira du mal contre le message] il ne lui sera pas pardonné », car c’est le seul moyen par lequel nous pourrons être sauvés. (Jean 16:13; 2 Pierre 1:12; Luc 12:10).

   Par conséquent, le plus grand danger que court notre peuple, ce n’est pas d’écouter l’erreur,

mais plutôt de rejeter la vérité présente. «Si un message vous parvient», dit le Seigneur, «et que vous ne le comprenez pas, prenez la peine d’en écouter les explications données par le messager…Produisez alors vos preuves; car votre conviction ne risque pas d’être pas ébranlée au contact de l’erreur». Testimonies on Sabbath School Work, pages 65, 66. «Ainsi, que celui qui se croit debout prenne garde de tomber. » 1 Cor 10:12.

   Manifestement donc, toute attitude qui amènerait quelqu’un à ne pas faire un examen sincère de tout message qui se présente comme une vérité additionnelle, doit inévitablement attirer la ruine sur lui-même. D’autre part, celui qui accepte la vérité, mais qui omet de la vivre fidèlement et de la proclamer, amène par là-même sur lui la ruine également. Une attitude contre laquelle Ezéchiel nous avertit en ces termes: « Si un juste se détourne de sa justice et fait ce qui est mal, je mettrai un piège devant lui [un message], et il mourra; parce que tu ne l’as pas averti, il mourra dans son péché, on ne parlera plus de la justice qu’il a pratiquée, et je te redemanderai son sang. Mais si tu avertis le juste de ne pas pécher, et qu’il ne pèche pas, il vivra, parce qu’il s’est laissé avertir, et toi tu sauveras ton âme. » Ezé. 3:20-21. Mais le méchant sera « ôté du livre de vie, et ne sera pas écrit dans les livres  des justes. » Ps. 69:28.  
 

   Ainsi solidement établie, la position précédente sur le jugement investigatif fait de toutes celles qui s’y opposent des

Conclusions Sans Fondements

   A cause de la croyance erronée selon laquelle le trône de Dieu a toujours été dans le sanctuaire, et que Christ, après son ascension au ciel, s’y est assis à la droite de Son Père, les hommes ont fait tous les efforts possibles pour prouver que Christ est entré «au-delà du voile» immédiatement après qu’Il eût quitté Ses disciples. Mais puisque de tels efforts, quoique toujours bien intentionnés dans l’intérêt de la vérité sont présentés par des esprits inspirés, non pas par l’Esprit de Vérité, mais plutôt par des idées préconçues, nous devons donc supplier diligemment le Seigneur de nous envoyer le Consolateur promis afin qu’Il nous conduise dans toute la vérité,  de nous épargner de la présomption, de nous empêcher d’accepter aveuglément ce que nous considérons comme acquis et de forger des conclusions, sans aller au fond des choses.

   « Nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraitre et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs; sachez tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Ecriture ne peut être un objet d’interprétation particulière, car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu ».  2 Pierre 1:19-21.
 

   Par conséquent, le lecteur avisé cessera désormais d’accorder du crédit aux théories et spéculations humaines qui le pousseraient, autant qu’on le puisse, à faire de la chair son appui. Il se penchera au contraire diligemment sur la prophétie Biblique, sur les interprétations inspirées et apprendra de ce fait, que le sanctuaire est:

Le  Lieu Temporaire  du  Trône  De  Dieu

   Puisque les êtres terrestres, n’ayant jamais eux-mêmes été au  ciel, sont naturellement étrangers aux réalités célestes (1Cor 2:9), ainsi, afin de leur révéler la vérité céleste, Dieu doit la leur révéler au moyen de réalités terrestres qui leur sont familières. Ainsi par le biais de l’œuvre du Sanctuaire sur la terre, l’on découvre l’œuvre du sanctuaire céleste (Héb.9:1-9). En effet, le sanctuaire céleste étant le modèle du sanctuaire sur la terre, les services du premier sont donc parfaitement révélés par les services du second. Et le fait que le sanctuaire terrestre était désigné comme un lieu pour la confession et le pardon des péchés, cela montre que la pièce où se trouve le trône dans le sanctuaire céleste n’est que temporaire. De ce trône, tant que le péché existe, le Seigneur, poursuit son œuvre d’élimination du péché et des pécheurs de l’univers. Cette lumière nous montre, aussi, de manière claire, que tant   que le péché ne fît  son apparition dans l’Univers, le sanctuaire n’aurait pu à juste titre exister dans le ciel.

   « Je regardai » s’est exclamé le Révélateur en 96 environ après JC, lorsqu’il eut la vision du trône dans le sanctuaire, « et voici
 

une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j’avais entendue, comme le son d’une trompette, et qui me parlait, dit: monte ici et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. 

   « Aussitôt je fus saisi par l’Esprit. Et voici, un trône était placé (Version Darby) dans le ciel dans le ciel, et sur ce trône Quelqu’un était assis. Celui qui était assis avait l’aspect d’une pierre de jaspe et de sardoine; et le trône était environné d’un arc en ciel semblable à de l’émeraude. Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leur têtes des couronnes d’or. Du trône sortent des éclairs, des voix et des coups de tonnerre. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept Esprits de Dieu. Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres remplis d’yeux devant et derrière. » 

   « Et je vis au milieu du trône, et des quatre êtres vivants, et au milieu des vieillards un Agneau qui était là comme immolé, il avait sept cornes, et sept yeux qui sont les sept Esprits de Dieu envoyés par toute la terre… Je regardai, et j’entendis la voix de beaucoup d’anges, autour du trône, et des êtres et des vieillards, et leur nombre était des 
 

myriades, et des milliers de milliers.» Apo. 4:1-6; Apo. 5: 6, 11.

   Ces versets nous présentent une scène à deux volets. D’une part devant le trône, il y a «sept lampes ardentes» et «l’Agneau comme immolé»; ce qui montre que le trône fut «placé» dans ce lieu, pour être en activité pendant le temps de grâce. La lumière provenant du chandelier représente la lumière de la vérité dans l’église, alors que le sang de l’Agneau sert d’expiation pour les pécheurs. D’autre part, sur le trône est assis l’Ancien des jours, le Juge, entouré du jury de vingt quatre vieillards, et en plus, les témoins, que sont les anges, étaient des myriades et des myriades. Il y a en outre les quatre êtres  vivants (qui, étant rachetés de toute tribu, de toutes langues de tous peuples, et de toutes nations — Apo. 8:8-9, — représentent donc les saints, — tous ceux dont les péchés seront effacés des registres du ciel; tout comme les bêtes de Daniel 7 symbolisent tous les royaumes qui périront dans leurs péchés). Il y a aussi la présence de l’Agneau, notre Avocat, au milieu d’eux. Tout cela montre une œuvre dans laquelle la médiation et le jugement sont associés.

   Maintenant, nous voyons jusqu’ici que lorsque Jean contempla en vision la porte — le voile — alors qu’elle s’ouvrait sur le lieu très Saint du Sanctuaire céleste, il lui fut permis de regarder à l’intérieur [du Sanctuaire], et les choses qu’il vit devaient se passer «par la suite», subséquemment à son époque; ce qui montre par là qu’au moment où il y eut la vision (environ 96 après J.C.), la porte du lieu Très Saint était
 

fermée. En outre, nous verrons d’après la prophétie de Daniel, que le trône du Jugement  fut  installé dans le lieu Très Saint du sanctuaire céleste, après la montée de la « petite corne » de Daniel 7. 

   « Je considérai les cornes », dit le prophète, « et voici une autre petite corne sortit du milieu d’elles, et trois des premières cornes furent arrachées devant cette corne; et voici, elle avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche qui parlait avec arrogance. » Daniel 7:8-10.

   Ces versets révèlent qu’après que les juges s’assirent et que les livres  furent ouverts « le Fils de l’homme », Christ, fut ensuite placé, non pas à la droite de Dieu, l’Ancien des jours, mais tout près, devant lui. (Daniel 7:8-10, 13). (Version anglaise King James)

   Les deux visions, celles de Jean et de Daniel, révèlent que le trône du Sanctuaire n’était pas  présent  dès le début de la création de Dieu; ou aux jours de Moïse, ou encore à l’heure où Christ monta au Cieux; ou même
 

encore aux temps de la Rome païenne. Les visions révèlent en effet qu’il ne fut  « placé » qu’après la chute de la Rome païenne, lorsque la petite corne de la bête indescriptible fit son apparition — aux jours de la Rome Ecclésiastique (Dan. 7:12,21,22). Par conséquent, c’est ailleurs et non pas dans le sanctuaire, que se trouve

La  Salle  du  Trône  Eternel  De  Dieu

   Puisque le trône du sanctuaire n’existait pas aux jours de l’Eglise chrétienne primitive, par conséquent, le trône sur lequel Etienne vit Christ, à la « droite de Dieu » (Actes 7:56) ne pouvait être dans le sanctuaire où se trouve la « mer de verre », mais plutôt dans le Paradis d’où coule « le fleuve de l’eau de la vie» et sur les deux bords duquel se trouve «l’arbre de vie» Apo. 22:1,2. Manifestement donc, le trône que vit Etienne c’est « le trône de Dieu et de l’Agneau », le trône, permanent et éternel. Autour de ce «trône de gloire » il n’y a ni êtres vivants, ni témoins, ni jury, ni « chandelier », ni de sang qui soit offert. En bref, il se trouve non pas dans le sanctuaire chargé de péchés, mais dans le Paradis. C’est le trône administratif et souverain, duquel l’Infini règne éternellement sur Ses êtres immortels sans péchés!

   C’est donc vers ce trône, qui existe d’éternité en éternité, que Christ monta et s’assit à la droite de Son Père, jusqu’au jour où, en accomplissement de la prophétie de Daniel et de la révélation de Jean, quelque temps après 
 

l’apparition de la puissance de la petite corne, le Père et Lui se dirigèrent vers le trône du sanctuaire. Sur ce dernier, Il ne s’assied pas en tant que roi à la droite de Dieu; Il s’assied plutôt devant Lui, à la fois comme agneau immolé (Apo. 5:6), et en tant qu’intercesseur (Dan. 7:13), plaidant pour les êtres humains pécheurs. Par conséquent Son œuvre d’intercession a commencé 

D’abord Dans Le Lieu Saint, Puis DansLe Lieu Très Saint

   Dans le sanctuaire terrestre, le grand prêtre (symbolisant Christ) officiait d’abord dans le lieu Saint toute l’année. Ensuite, le jour des Expiations, le jour de la purification du sanctuaire et du jugement du peuple, il n’officiait qu’un   jour  dans le lieu Très Saint. Ce double service signifie que dans le sanctuaire céleste, le Grand Prêtre, Christ, doit nécessairement officier d’abord dans le lieu Saint jusqu’au jour antitypique des Expiations, et ensuite, pendant ce jour là, Il doit officier dans le lieu Très Saint, devant le trône. Ainsi donc, les services terrestres récusent aussi l’idée que Christ soit entré dans le lieu Très Saint du sanctuaire céleste immédiatement après Son ascension.

   Ainsi donc, de façon tout à fait claire, le système cérémoniel révèle que dès le temps où Christ « s’assit à la droite de Dieu », (Marc 16:19) où se trouve « lefleuve de l’eau de la  vie» jusqu’au jour où, le Père et Lui se sont dirigés vers le trône du sanctuaire, où se trouve « la mer de verre » (Dan. 7:9, 10; Apo.4:6), Il officia en notre faveur en tant que 
 

grand prêtre  «dans le Lieu Saint» (Héb. 9:12, version King James); et qu’en même temps conjointement avec Son Père, sur le trône souverain éternel (le trône de Dieu et de l’Agneau), Il dirigeait l’univers sans péché.

   D’après les faits précédents, clairs et distincts, la  seule position défendable  qu’on puisse adopter c’est que Christ, immédiatement après son ascension, au lieu d’entrer au-delà du voile dans le sanctuaire, s’assit à la droite de son Père, dans le Paradis, et de là,  poursuivit Sa tâche dans le lieu Saint du sanctuaire.

   Comme la lumière vive  de la Vérité brille déjà enfin sur ce sujet de toute première importance pour le salut,  sujet  si longtemps enveloppé dans l’épais brouillard des théories et des spéculations humaines! En conséquence, combien  est solide la défense de l’Esprit de Prophétie lorsqu’elle réaffirme sa position sur le sujet en disant « que le sujet du Sanctuaire tel que nous l’avons exposé depuis un grand nombre d’années est vrai et juste ». Le Ministère Evangélique, page 296.

   N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. Encore un peu, un peu de temps, celui qui doit venir  viendra, et il ne tardera pas. » Hébreux 10: 35-37.

   « Le point capital de ce qui  vient  d’être dit, c’est que nous avons un

tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la Majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme. » Hébreux 8:1-2.

   « Car Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu ».  Hébreux 9:24. En effet, «Maintenant à la fin des siècles il apparut une fois pour effacer le péché par son sacrifice. Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9:26,27) — la purification du sanctuaire (Daniel 8:14).

   Le jugement doit donc manifestement commencer, et le sanctuaire, doit être purifié, non pas avant, mais après l’accomplissement de la période réservée à ceux qui doivent mourir. Le Jugement étant en accord avec ce qui est qui consigné dans les  livres  du ciel, par conséquent, les noms de ceux qui sont trouvés indignes, et de ceux qui sont dépourvus de ‘l’habit de noces ‘ sont effacés des livres. C’est ainsi que le Sanctuaire est purifié. Parlant du début de cette œuvre de jugement et de purification, l’ange dit à Daniel: «Jusqu’à deux mille trois cent soirs et matins, puis le sanctuaire sera purifié » Daniel 8:14.

   Puisqu’en conséquence, la purification a lieu à la fin des 2300 soirs et matins, et puisque, comme nous l’avons vu, le jugement a lieu « à la fin  

du monde » (Hébreux 9:26), par conséquent, la fin des jours  et le début de l’œuvre de médiation et du jugement de Christ sont sur l’autorité de l’Inspiration elle-même, fixées pour la fin du monde. Par conséquent, de manière tout à fait probante, les 2300 jours ne se terminent pas aux jours d’Antiochus Epiphane comme certains l’enseignent. Cette position indéfendable, ainsi que d’autres vues sans fondement sur le sujet, imposent, afin d’établir la date exacte de la purification, que nous 

Dissipions d’abord la Confusion Sur les 2300 jours

   Ceux qui s’opposent à la doctrine selon laquelle les 2300 jours se terminent à la fin du monde, divergent fortement entre eux-mêmes sur la période où ces jours sont censés se terminer, tout comme ils le font sur la vérité d’une multitude d’autres doctrines. Il est donc pleinement évident qu’aucun d’eux n’a la vérité sur le sujet. Et en dépit de cela, ils omettent de voir que l’esprit qui les a conduits dans cet état de schisme, de divergences doctrinales, de rivalités, de confusion, jamais égalé dans l’histoire ne saurait être l’Esprit de Vérité, Qui seul peut les conduire dans la vérité sur la prophétie des 2300 jours. Ainsi continuent-ils à jeter la chrétienté dans l’obscurité, avec ce qu’ils estiment être, et qu’ils proclament comme étant la lumière sur le sujet. 

   Pour s’efforcer d’appuyer leur position,

ils présentent la Septante, la Vulgate, et la version Anglaise révisée. Ces traductions rendent dans l’ordre, différemment le nombre de Daniel 8:14 comme suit: 2400, 2200, 2300 « soirs et matins ». Cette différence suffit amplement à démontrer que les traductions ne constituent pas les résultats sincères d’une traduction exacte et littérale de ce verset. Il s’agit au contraire, du résultat de traductions interprétatives de ce verset qui tirent leurs sources de préconceptions théologiques sur le sujet.

   Cependant, même ces traductions, telles qu’elles sont rendues, apportent une plausibilité si faible aux théories soutenues en opposition à la doctrine  des 2300 jours comme  devant se terminer  à la fin du monde, que ces théoriciens se voient obligés d’ajouter le mot «sacrifice» à Daniel 8:14, de manière à transformer l’expression soirs et matins du texte, pour lui faire dire « sacrifices des soirs et des matins ». Ensuite, sur la base qu’il y avait deux sacrifices par jour, ils en divisent le nombre en deux. Et le nombre étant 2400, 2200, 2300, selon la version qu’ils utilisent, devient  respectivement 1200, 1100, 1150 jours! Voilà cette addition et cette soustraction qu’ils présentent hardiment comme preuve de leurs théories! Ceci, en dépit du fait qu’on ne puisse contourner la signification claire comme du cristal «  du soir et du matin », lorsqu’on la considère à la lumière de Genèse 1:5, qui, comme le sait tout étudiant Biblique, ne peut signifier qu’une période de vingt quatre heures (composée de la nuit et du jour); et qui n’a rien à voir avec les sacrifices.
 

   Ainsi donc, de manière tout à fait claire, les nombres 2400 et 2200 et l’interpolation du mot «sacrifice» relèvent de vains efforts visant à interpréter faussement les prophéties de Daniel. La divergence entre les deux chiffres s’explique par les différences sur les dates nécessaires pour exprimer les différentes idées sur le texte. Exposant à la fois, l’ambition et le sort de ceux qui cherchent vainement d’essayer de situer l’accomplissement de cette prophétie, le Seigneur déclara à Daniel « … Et des hommes violents parmi ton peuple se révolteront pour accomplir la vision, et ils succomberont » Daniel 11:14.

   Bien que les efforts de ces hommes violents parmi le peuple de Dieu, pour accomplir la vision soient voués à l’échec, cependant, ayant aveuglément confiance en eux-mêmes, ils font encore de leur mieux pour l’accomplir, en allant même si loin dans leur effort, qu’ils font les écrits de (Flavius) Josèphe  passer pour de l’histoire sacrée pour appuyer leurs théories.

   « Il arriva en effet » dit l’historien Juif dans un passage qu’ils utilisent habituellement, « que notre nation subit ces choses sous le règne d’Antiochus Epiphane, selon la vision de Daniel, et d’après ce qu’il en écrivit avant qu’elles ne se réalisent. » Antiquities, 12, chapitre 5.

   Bien que (Flavius) Josèphe  ne fasse même pas la moindre allusion au nombre de jours mentionnés dans Daniel 8:14, cependant parce qu’il applique effectivement la 
 

vision à l’œuvre d’Antiochus Epiphane, ils le considèrent en fait comme un prophète inspiré pour interpréter les Ecritures! Cependant, n’étant qu’un historien, et pas un prophète,  il n’a donc fait, dans son récit sur l’histoire des Juifs, qu’une application historique de la ressemblance qu’il a considérée entre la prédiction de Daniel et l’action d’Antiochus. Et ceci fort bien en sa qualité d’historien. Mais le fait qu’il (Flavius Josèphe) n’ait pas le don de prophétie interdit le peuple de Dieu d’accepter ses applications des Ecritures comme une autorité ou quelque chose de sûr.

   D’après cette sorte d’entorses faites au texte, ces jongleries, ces fausses justifications, et ces explications de faits simples, le lecteur sincère verra jusqu’où les hommes peuvent aller pour contourner les vérités révélées, qu’ils n’aiment pas et  pour  s’enfermer dans leurs théories particulières à leur propre satisfaction. Il est donc vrai le proverbe « Exposez à un homme une théorie et les  faits  afflueront par  la  suite en masse. »! 

   Les brumes de l’erreur ayant été dissipées, voilà donc notre voie dégagée pour continuer à déterminer

Le début et La Fin des 2300 jours

   D’après Daniel 7, nous avons vu que le trône du Jugement ou le trône de la purification ne devait être instauré qu’un certain temps après la venue à l’existence de la petite corne, tandis que dans  Hébreux 9:24-27, nous avons vu que ce fut un certain temps avant « la fin du monde ». Maintenant pour mettre en pleine lumière les faits que nous avons déjà présentés, il nous faut aller vers Daniel 8 et 11, vers la prophétie exacte qui traite du sujet — les 2300 jours. 
 

  

 

Daniel 8:11-12

 « Elle s’éleva jusqu’à l’armée des cieux,elle  fit tomber à terre une partie de cette armée, et des étoiles, et  elle la foula. Elle s’éleva jusqu’au chef de l’armée, lui enleva le sacrifice perpétuel, et renversa le lieu de son sanctuaire. » (Et un temps de detresse fut assigne au sacrifice continuel, pour cause de transgression.) Et elle jeta la verite par terre, et agit, et prospera.

 

 

 

 

 

Daniel 11:31.   

   «  Des troupes se présenteront sur son ordre; elles profaneront le sanctuaire, la forteresse, elles feront cesser le sacrifice perpétuel, et dresseront l’abomination du dévastateur.   

 

 

 

   D’après cette juxtaposition de Daniel 8:11-12 et de Daniel 11:31, le lecteur observera que ces deux passages de l’Ecriture parlent de la même puissance. Et Christ, prédisant les signes de la fin du monde, alors qu’il projetait Ses regards dans le cours du temps déclarait: « Lorsque vous [ses disciples qui vivraient au moment où cette puissance assimilée à une corne exercerait son œuvre contre Dieu, Sa vérité, et Son peuple] verrez l’abomination de la désolation dont a parlé le prophète Daniel établie en lieu saint, que celui qui lit fasse attention! Alors que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes » Matthieu 24:15,16. Ces paroles claires de Christ Lui-même situent l’œuvre de cette puissance dans l’avenir par rapport à son époque.

   Ici, Christ dit clairement qu’à son époque, l’abomination de la désolation, n’était pas encore établie en lieu saint, mais qu’à un certain temps, pendant la

dispensation chrétienne, on la verrait s’établir. De plus, l’ange indiqua à Daniel que la vision serait pour un temps qui concerne la fin (Daniel 8:13,17). Ces deux faits portent la preuve absolue que la période des 2300 jours ne pouvait se terminer tant que le ‘perpétuel ne fut renversé, et que l’abomination ne fut installée’, ceci postérieurement à la période de Christ; car les deux évènements devaient avoir lieu au cours de la période des 2300 jours.

   Cette puissance destructrice, devait, selon les paroles de Daniel, profaner le sanctuaire terrestre ou l’église du fait de la transgression. Cette œuvre devrait être accomplie par le piétinement de la vérité, par l’abolition du perpétuel, et par l’instauration «dans le lieu saint,  de l’abomination de la désolation ». Tous ces évènements, dit l’ange, devaient se produire «jusqu’à 2300 soirs et matins, puis le sanctuaire sera purifié ».

   D’après les évidences importantes rassemblées jusqu’ici, il n’y a manifestement qu’une conclusion possible: la profanation du lieu saint, la fin des 2300 jours et la purification du sanctuaire n’auraient pu avoir lieu avant la période chrétienne.

   Face à l’irrévocabilité retentissante exprimée par cette triple conclusion, les nombreuses voix qui persistent à situer les évènements liés à la période des 2300 jours, au cours de la période de l’Ancien Testament, devraient maintenant s’enfermer dans un silence absolu et pour toujours. 
 

Sinon, Dieu seul sait, alors, ce qu’elles pourraient encore proclamer!

   Mes frères, maintenant que la lumière est arrivée, ne laissez pas passer l’occasion de vous affranchir des théories humaines discréditées dans ces lignes par «l’Esprit de Vérité », et de placer vos pieds fermement sur le solide fondement établi ici en leur place, par le témoignage de Jésus-Christ.

   Bâtie  sur ce solide roc,  comme le voit déjà le lecteur, la structure de la vérité, en pleine édification, résistera à la plus sévère des tempêtes, du « vent » et de la « pluie ». Alors, en poursuivant l’édification de la superstructure de la vérité, sans crainte aucune de la venue de la tempête (qui détruira et qui balaiera tout ce dont la fondation repose sur le sable), servons-nous généreusement, du matériau si librement mis à notre disposition.

   Pour purifier le sanctuaire terrestre, l’abomination instaurée par la puissance impie, dont nous débattons actuellement, doit nécessairement être renversée, et qu’ensuite « la vérité » ainsi que « le perpétuel » que cette même puissance a foulés et a renversés, doivent être nécessairement restaurés. Donc à l’évidence, il n’y a pas le moindre doute de la façon dont le sanctuaire fut souillé ou de la façon dont il doit être purifié.

   Le huitième chapitre de Daniel contient un symbolisme prophétique vivant parlant de deux bêtes (un bélier, et un bouc), à propos desquelles l’ange donne l’explication suivante: 
 

« Le bélier que tu as vu, et qui avait des cornes, ce sont les rois des Mèdes et des Perses. Le bouc, c’est le roi de Javan» Daniel 8:20-21.

   «… Le bouc devint très puissant; mais lorsqu’il fut puissant, sa grande corne se brisa. Quatre grandes cornes s’élevèrent pour la remplacer, aux quatre vents des cieux. De l’une d’elles sortit une petite corne, qui s’agrandit beaucoup vers le midi, vers l’orient, et vers le plus beau des pays. » Daniel 8:8,9 «…La grande corne entre ses yeux », expliqua l’ange, « c’est le premier roi » — Alexandre. « Les quatre cornes qui se sont élevées pour remplacer cette corne brisée, ce sont quatre royaumes qui s’élèveront de cette nation, mais non avec sa puissance » — non pas avec la force d’Alexandre; c’est- à- dire que le royaume n’appartiendra pas « à ses descendants ». Daniel 8: 21,22; 11:4.

   « A la fin de leur domination, lorsque les pécheurs [les Juifs] seront consumés, il s’élèvera un roi impudent et artificieux. Sa puissance s’accroitra, mais non par sa propre force [car « des troupes se présenteront sous son ordre » (Dan.11:31) —les armées de ses puissances civiles]; il fera d’incroyables ravages, il réussira dans ses entreprises, il détruira les puissants et le peuple des saints. » Daniel 8:23-24.

   Donc à l’évidence, Daniel 8:22-24, est un parallèle de Daniel 7:25: 

   « Et il prononcera des paroles contre le Très Haut, et il espérera changer le temps et la loi et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps des temps et la moitié d’un temps. »

   Daniel eut la vision à Babylone, située au nord-est du « plus beau des pays » la Palestine. De Babylone, la très grande corne se dirigea d’abord vers le « sud», ensuite vers « l’Est », puis vers le nord afin de se diriger vers l’ouest -« vers le plus beau de tous les pays ». Elle se dirigea donc dans les quatre directions, démontrant ainsi qu’elle devint une puissance mondiale. De plus, « l’airain » de la statue de Daniel 2, dont Daniel explique qu’il doit «dominer toute la terre», représente la Grèce. Cependant, puisque ni la première corne du bouc, ni les quatre cornes qui lui succédèrent, n’ont exercé un pouvoir universel, par conséquent, pour que la prophétie du royaume d’airain trouve son accomplissement, sa très grande corne doit nécessairement être celle qui devait «dominer toute la terre. » Daniel 2:39.

   Bien que le quatrième animal de Daniel 7 montre que cette puissance destructrice descendit de Rome, le symbolisme du bouc remonte dans le temps pour indiquer que cette puissance mondiale descendit à l’origine d’une des divisions du Royaume Grec (Daniel 11:5); et plus tard, se revêtit du vêtement de la chrétienté —la religion — « d’un dieu que ses pères ne connaissait pas. » verset 38.

   S’arrogeant graduellement des ornements du sanctuaire, il ne tarda pas à s’élever contre le Chef (Christ) de l’armée (les Chrétiens). Et méprisant le «dieu de ses pères », il se convertit prétendument au christianisme mais à quel prix pour la — Chrétienté!—«Le perpétuel» fut non  seulement  «enlevé » mais « le lieu de Son
 

sanctuaire » fut aussi renversé. En d’autres termes, il « renversa »   la « place » du Seigneur, et, y instaura la sienne — il s’éleva au rang de Christ.

   Le mot « sacrifice » étant suppléé en relation avec le mot «perpétuel», il n’appartient manifestement pas au texte. Cependant, puisque la langue anglaise n’a pas d’équivalent exact pour le mot hébreux «quotidien », qu’elle traduit tour à tour par «continuel» «perpétuel» « éternel », et puisqu’aucun de ces termes ne sont synonymes, mais comportent des connotations individuelles, il est donc impératif de les considérer tous ensemble, comme un mot composé afin d’arriver à la vérité exacte. En tenant donc compte de ce fait, et en tenant aussi compte du fait que la doctrine du Sabbat est la doctrine Biblique au cours de l’ère chrétienne que l’on puisse désigner par le terme «quotidien» (qui relève de l’adoration en rapport avec un jour), mais aussi « continuel », «perpétuel», et «éternel» — existant en des temps immémoriaux jusqu’à l’éternité, — il est alors évident que toutes ces différentes traductions ne peuvent s’appliquer à aucune autre doctrine que celle du Sabbat — le jour de repos éternel. Et attestant divinement de son caractère perpétuel, ces paroles immuables provenant du Sinaï résonnent à travers les siècles:

   « Les enfants d’Israël observeront le sabbat, en le célébrant, eux et leurs descendants, comme une alliance perpétuelle. Ce sera entre moi et les enfants d’Israël un signe qui devra durer à perpétuité; car en six jours l’Eternel a fait les
 

cieux et la terre, et le septième jour, il a cessé son œuvre et il s’est reposé.» Exode 31:16,17.

   Le  fait que la corne ait enlevé le « quotidien »  signifie  donc rien d’autre   qu’elle a  enlevé à l’Eglise chrétienne, le sabbat de l’Eternel et qu’elle lui a  substitué l’observation du Dimanche — un sabbat païen— «l’abomination de la désolation » —une profanation qui coûta à l’église la présence de Dieu du milieu d’elle.

   Daniel eut la vision du bélier et du bouc lors de «la troisième année du règne de Belchatsar» Daniel 8:1. Daniel fut « étonné de la vision et personne n’en eut connaissance » verset 27. De plus, le temps s’était écoulé et Jérusalem était encore une désolation. Ainsi donc, plus tard, « lors de la première année de Darius» qui « devint roi sur le royaume des Chaldéens » (Daniel 9:1), Daniel vit « par les  livres, qu’il devait s’écouler soixante dix ans, d’après le nombre d’années dont l’Eternel avait parlé à Jérémie, le prophète,  pour la ruine de Jérusalem » Verset  2. Jérusalem, cependant était encore en ruines, bien que le temps de la captivité du peuple fût  accompli selon la prophétie et que « personne [ne] comprit la vision», comme le montre clairement la prière de Daniel:

   «  … Je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, afin de recourir à la prière et aux supplications, en jeûnant et en prenant le sac et la cendre. Je priai l’Eternel, mon Dieu, et je lui fis cette confession:…..Seigneur, selon ta
 

grande miséricorde, que Ta colère et Ta fureur se détournent de Ta ville de Jérusalem, Ta montagne sainte; car, à cause de nos péchés et des iniquités de nos pères, Jérusalem et Ton peuple sont en opprobre à tous ceux qui nous entourent. Maintenant donc, ô notre Dieu, écoute la prière et les supplications de Ton serviteur, et, pour l’amour du Seigneur, fais briller ta face sur Ton sanctuaire dévasté!...

   « Je parlais encore dans ma prière, quand l’homme, Gabriel, que j’avais vu précédemment dans une vision [au chapitre huit], s’approcha de moi d’un vol rapide, au moment de l’offrande du soir… et dit … soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sainte, pour faire cesser les transgressions et mettre fin aux péchés, pour expier l’iniquité et amener la justice éternelle, pour sceller la vision et le prophète, et pour oindre le Saint des saints. « Sache-le donc, et comprends! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie, jusqu’au Messie, au Conducteur, il y a sept semaines et soixante-deux semaines; les places et les fossés seront rétablis, mais en des temps fâcheux. Après les soixante-deux semaines, le Messie sera retranché, et il n’aura pas de successeur. Le peuple d’un chef qui viendra, détruira la ville et le

sanctuaire, et sa fin arrivera comme par une inondation; il est arrêté que les dévastations dureront jusqu’au terme de la guerre. Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine, et au milieu de la semaine il fera cesser le sacrifice et l’offrande; le dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu’à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur. » Daniel 9:3-27.

   L’ange partagea les soixante dix semaines en trois périodes; « sept semaines », et «soixante deux  semaines», et « une semaine ». Et quoique, selon les paroles de Daniel citées plus haut, il lui donna l’explication sur la période de temps prophétisé, cependant Daniel ne comprit pas entièrement la vision. Toutefois, puisqu’il comprit avec certitude l’interprétation que lui donna l’ange du « bélier», et du « bouc » comme étant respectivement le symbole de la « Perse » et de la « Grèce », l’œuvre de la « très grande corne », lui demeurait donc incomprise. C’est ainsi que par la suite, « en ces jours là, il était encore dans le deuil », et ce «pendant trois semaines ». Là-dessus, s’exclama-t-il: 

   «  Je vis un certain homme vêtu de lin, ayant sur les reins une ceinture d’or d’Uphaz… Puis il me dit … je suis venu maintenant te faire comprendre ce qui arrivera à ton peuple à la fin des jours. Car la vision concerne ces temps-là ». « Car la vision concerne un temps qui sera la fin » Daniel 10:5,12,14; Daniel 8:17. 
 

   Que les chapitres 11 et 12 contiennent l’explication de la vision promise par l’ange au chapitre 10, cela se voit aisément   non seulement  par la continuité du discours de l’ange, mais aussi par le fait que ces chapitres constituent l’explication, du huitième chapitre. Par commodité pour le lecteur, nous citons les deux derniers versets du chapitre 10, et une partie de l’explication rapportée au chapitre 11.

   « Et il me dit: Sais-tu pourquoi je suis venu vers toi? Maintenant je m’en retourne pour combattre le chef de la Perse; et quand je partirai, voici, le chef de Javan viendra. Mais je veux te faire connaître ce qui est écrit dans le de la vérité. Personne ne m’aide contre ceux-là, excepté Michaël, votre chef. 

   « Et moi, la première année de Darius, le Mède, j’étais auprès de lui pour l’aider et le soutenir. Maintenant, je vais te faire connaitre la vérité. Voici, il y aura encore trois rois en Perse. Le quatrième amassera plus de richesses que tous les autres; et quand il sera puissant par ses richesses, il soulèvera tout contre le royaume de Javan. Mais il s’élèvera un vaillant roi, qui dominera avec une grande puissance, et fera ce qu’il voudra. Et lorsqu’il se sera élevé, son royaume se brisera et sera divisé vers les quatre vents des cieux; il n’appartiendra pas à ses descendants, et il ne sera pas aussi

puissant qu’il l’était, car il sera déchiré, et il passera à d’autres qu’à eux. » Dan. 10:20,21; 11:1-4.

   Il est évident que dans ce chapitre, l’ange explique en détail « la vision » qui fut montrée à Daniel au huitième chapitre et que Daniel 8:11,12 se trouve en parallèle, pour ce qui est du temps, avec Daniel 11:31. Une comparaison des deux passages, telle qu’on la trouve à la page 25, établit clairement que le onzième chapitre est une explication particulière de la puissance qui est représentée par la très grande corne du huitième Chapitre. 

   Il montre aussi clairement que le sanctuaire dont il est parlé dans Daniel 8:11, ne saurait être que le sanctuaire de Dieu: car d’une part, un édifice païen ne saurait être le sanctuaire de la force ou d’autre part, ne saurait être souillé alors qu’il n’a jamais été pur. Et de plus, la Bible ne l’appelle jamais sanctuaire.

   Et finalement, le fait même que le sanctuaire de Jérusalem n’ait jamais été ni souillé, ni purifié de la manière décrite par l’ange mais fut laissé en ruines, et finalement détruit (Daniel 9:26), apporte l’évidence incontournable  montrant  que ni la profanation, ni la purification du sanctuaire n’a eu lieu au cours de l’Ancien Testament.

   Cette solide conclusion se renforce encore davantage en vertu de la déclaration du Christ (page 25) qui place l’œuvre de cette puissance destructrice dans la dispensation Chrétienne.