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LA GRANDE CONTROVERSE Contre « La Verge du Berger »

LA GRANDE CONTROVERSE

 

Autour de

« La Verge du Berger »

 

  Chers Croyants du Message du Troisième Ange :

  En pensant que vous souhaiteriez avoir une connaissance authentique de la crise que confronte notre bien-aimée église A.S.J., en tant que frères de la même précieuse foi nous venons à vous au nom de Celui Qui, bien que parfaitement saint, mangea avec des publicains et des pécheurs, et Qui, bien qu’étant l’Incarnation de la Sainteté n’a jamais dit en parole ou en action : « Retire-toi, ne M’approche pas ; car je suis plus saint que toi » (Esaïe 65 : 5)  (version King-James), mais plaidait toujours : « Vous tous qui avez soif venez » Esaïe 55 : 1.

  En pensant que la plupart d’entre vous ferez (avant d’aider l’une ou l’autre partie à tirer ses coups de fusil) comme Nathanaël (Jean 1 : 45-51), que vous suivrez l’exemple que le Seigneur à placé devant nous, et répondrez au devoir qui vous appelle à étudier, -- à « venir et à voir, » -- nous espérons que vous accorderez dans les pages suivantes une considération impartiale aux Faits Etablis.

  Nous déplorons profondément le fait que l’organisation A.S.J. soit divisée sur la question des publications de La Verge du Berger, et ceci d’autant plus quand nous prenons le temps pour réaliser qu’une telle rupture ne devrait jamais avoir lieu, car Dieu désirait que Sa voix, la Verge soit entendue, comme il dit au travers de Son prophète : « La voix de l’Eternel crie à la ville [l’église] et celui qui est sage verra ton nom : Ecoutez la Verge et Celui qui l’envoie » Mich 6 : 9.

  Etant donné que vous faites partie des nombreux dans la « ville » à qui la voix du Seigneur crie d’écouter la Verge, et comme nous voulons croire que vous êtes zélés pour votre salut et le salut de vos frères, et que vous êtes de tout cœur consacrés au bien-être de la dénomination, nous devons certainement croire que vous êtes soucieux de savoir la vérité au sujet de ce grave problème auquel chaque Adventiste du Septième Jour fait carrément face.

  En 1930, alors que La Verge du Berger, vol.1 était encore sous forme manuscrite, trente trois exemplaires hectographiés furent placés dans les mains de certains frères dirigeants de la Conférence Générale. En réponse à l’appel de l’auteur d’étudier soigneusement le contenu, ceux qui reçurent un exemplaire promirent de faire une investigation et de faire connaître leurs intentions et leurs conclusions soit en personne soit par écrit. Au moment où le premier numéro de cette brochure sortit de presse, six années se sont écoulées, et seuls deux des trente trois frères répondirent (aucun des autres n’a donné de réponse jusqu’à ce jour). L’un l’Ancien F.C Gilbert, écrivit de façon privée quelques lignes dont nous joignons une photocopie, afin de l’étudier, dans la mesure où ces lignes ont suscité de fréquentes questions concernant les écrits publiés de La Verge du Berger depuis lors.

  Le 26 juin 1930

  Mr Victor T. Houteff,

  Los Angeles, Californie.

  Cher frère:

  Lors de la dernière Conférence Générale tenue à San Francisco, un jour vous m’avez arrêté dans une salle près de l’entrée de l’auditorium et vous m’avez remis un document plutôt volumineux lequel vous m’avez dit que vous voulez qu’il soit entre mes mains, et vous m’avez demandé de le lire et de vous écrire pour vous donner mon commentaire sur ce dernier.

  Le document étant d’un type si volumineux qu’il serait presque impossible à un homme ordinaire de le lire entièrement dans quelque mois. Je réalise que le temps est très précieux et bien entendu je présume que vous désirez recevoir une certaine réponse.

  Aussi, j’ai pris un peu de temps et j’ai lu attentivement certaines sections du document, et j’ai jugé bon de vous rendre mes conclusions.

  Je souhaite spécialement considérer votre section #3. Votre section #3  couvre cinq pages. En examinant minutieusement ces pages,  je remarque que vous vous attardez sur Esaü et Jacob. Vous comparez ces deux hommes à des symboles. Ils représentent différents symboles. Dans ces cinq pages vous faites de nombreuses déclarations fortes en appliquant ces deux individus à notre temps présent, mais vous ne donnez aucune preuve Scripturaire. Vous comprenez cher frère, que quand un homme dit une chose ou un individu a certaines intentions il doit avoir une preuve divine de ses déclarations. Sinon, pourquoi une personne devrait accepter comme autorité sa déclaration plus qu’elle n’accepterait comme autorité la déclaration de quelqu’un d’autre. Quand nous avons affaire à la Parole de Dieu nous devons nous garder d’insérer dans l’Ecriture ce qu’il ne contient pas. Si l’Esprit de Dieu fait un commentaire sur un texte, alors l’application est inspirée. Mais quand un homme fait une affirmation en rapport avec un texte de l’Ecriture et qu’il n’a aucune autorité divine pour soutenir son affirmation, il risque de manier la Parole de Dieu avec duplicité. Je suis sûr que ce n’est pas votre intention de faire pareille chose, mais il y a néanmoins une possibilité.           

  Laissez-moi vous illustrer ce que je veux dire. Dans votre section #4 à la page 4, vous dites : « Début de la Famine. »

  « La ligne de séparation entre les sept années d’abondance et les sept années de famine est la croix. Où commencent les sept années d’abondance et les sept années de famine. La première année de famine c’est le début de l’église du Christ à l’époque des apôtres. »

  Maintenant, cher frère, d’où tirez-vous l’autorité provenant de la Parole de Dieu ou de l’Esprit de Prophétie pour faire une telle affirmation ? Où trouvez-vous quelques fondements dans l’inspiration appuyant un tel commentaire ? Vous faites simplement une déclaration de votre propre autorité, mais vous n’avez aucune base scripturaire pour faire une telle déclaration.

  Il semblerait que s’il eut jamais une époque où la Parole de Dieu fut en abondance c’était à l’époque où les apôtres allèrent prêcher la Parole de Dieu. Le Saint Esprit donna à ces hommes un éclaircissement divin tel sur les Ecritures de l’Ancien Testament qu’ils comprirent la Parole avec plus de force et de façon plus claire. A l’époque des apôtres la Bible devint réellement un livre nouveau pour le peuple. Quant vous lisez Actes les chapitres deux, trois et quatre, vous recevez un aperçu des plus merveilleux de la signification de certains Psaumes et des écrits des Prophètes. C’était l’application des Ecritures de l’Ancien Testament par ces apôtres de Christ qui amenèrent des centaines, oui des milliers de personnes à accepter le Sauveur. Ce n’était certainement pas une époque de famine.

  Il me semble cher frère que Dieu nous  a donné une abondante lumière dans sa Parole, dans les écrits de l’Esprit de Prophétie et dans beaucoup de livres bénis, écrits par les hommes de Dieu parmi nous. Il me semble que si en tant qu’homme vous désirez la lumière sur les Ecritures vous devriez prendre le temps de lire ces écrits, et alors vous recevrez beaucoup de nourriture spirituelle pour votre âme. Si vous continuez à lire et à étudier comme vous l’avez indiqué dans ce volumineux document, après un certain temps vous allez grandement vous embrouiller vous-mêmes. Partout où vous suggérer des choses cela amènerait de la confusion.

  Croyez- moi, votre frère sincèrement.

                                                                          FC  Gilberta

  Les pasteurs de la Dénomination, en ne donnant pas la substance de son contenu, essayèrent de faire croire au peuple de Dieu que la lettre de l’Ancien Gilbert fut écrite au nom du Comité de la Conférence Générale. Compte tenu de ceci, nous invitons nos frères Adventistes du Septième Jour à examiner soigneusement la lettre, afin de constater à votre entière satisfaction qu’elle ne provient pas directement du Comité de la conférence Générale ni ne la représente, mais que la lettre plutôt est simplement l’expression de sa conviction personnel.

  Par ailleurs, on a fait circulé parmi les Adventistes du Septième Jour que « l’Ancien Gilbert n’a vu aucune lumière dans le manuscrit et que par conséquent ils ne devraient pas perdre leur temps à sonder ses déclarations. »

  Le peuple de toute la dénomination à t-il succombé au cerveau d’un seul homme ? L’Ancien Gilbert doit il dicter à partir de maintenant ce qui doit et ce qui ne doit pas être porté devant le peuple de Dieu ? S’il en est ainsi, alors considérez donc dans quel péril se trouve  notre bien-être éternel !

  Observez sa confession dans les premier et second paragraphes de sa lettre : il dit qu’il n’a pas fait une étude complète du manuscrit qui lui fut soumis, cependant il prononce un jugement dessus ! Toutefois, le manuscrit lui-même prouve de manière convaincante que l’Ancien Testament est le grand dépôt de la Parole de Dieu – le dépôt d’approvisionnement de la nourriture spirituelle pour Son peuple durant l’époque du Nouveau Testament. Mais, l’Ancien Gilbert s’efforce de réfuter ce fait évident par sa déclaration,  « le Saint Esprit donna à ces hommes de Dieu un éclaircissement divin tel sur les Ecritures de l’Ancien Testament qu’ils comprirent la Parole avec plus de force et de façon plus claire. A l’époque des apôtres la Bible [l’Ancien Testament] devint réellement un livre nouveau pour le peuple. » Mais en essayant ainsi de mettre en doute les déclarations du manuscrit, ils ne fait que les confirmer, sans le savoir.

  Donc, concernant la leçon tirée des expériences d’Esaü et de Jacob, la lettre dit : « Vous ne donnez aucune preuve Scripturaire » en « appliquant ces deux individus à notre temps présent. » Quiconque qui se donne la peine d’étudier le sujet maintenant publié dans la Verge du Berger vol. I, découvrira une abondance de « preuves Scripturaires.

  En outre, comme le thème central de l’ensemble du manuscrit n’est ni l’Ancien Testament et ni le Nouveau Testament ni Esaü et Jacob, mais plutôt les 144 000, le devoir de l’Ancien était de nous donner son avis sur ce sujet. Par conséquent, ses commentaires concernant des points de moindre importance passent à côté du point en question : la vérité à propos des 144 000.

  Les deux lettres qui suivent sont en contraste notable avec la lettre de l’Ancien Gilbert, l’une provient d’un pasteur Adventiste du Septième Jour ayant alors une position de responsabilité dans la dénomination, et l’autre provient d’un médecin Adventiste du Septième Jour, jadis enseignant dans l’un des établissements de la Dénomination et un étudiant réputé des Ecritures.

  Charleston, S.C.,  le 15 décembre, 1933.

  Mon cher frère Houteff,

  Je désire vous remercier très chaleureusement pour avoir attiré mon attention, en tant que ministre de l’évangile sur les précieuses vérités de la Bible, et sur les pierres précieuses de l’Esprit de Prophétie, qui sont si abondantes au travers des deux petits volumes de la « Verge du Berger », qui me furent si gentiment envoyé, soit par vous-mêmes ou soit à votre demande, sans aucun doute.

  Depuis plusieurs années je suis profondément intéressé dans ce que l’Esprit de Prophétie dit qui doit avoir lieu parmi nous à propos « d’un réveil et d’une réforme » et par conséquent, j’ai observé avec un grand intérêt chaque tentative pour lancer un tel « mouvement de réforme ». Mais j’ai été déçu par chacun d’eux, car ils ne semblaient jamais se matérialiser, aussi quand vos petites brochures me sont parvenues elles me trouvèrent réellement et intensément assoiffé d’un tel réveil de la « véritable piété. »

  Je dois dire que lorsque j’ai jeté un premier coup d’œil sur le titre « La verge du Berger », le nom même semblait me remplir de préjugés, et plusieurs fois j’étais sur le point de le déchirer avant que je ne l’ai réellement lu. Mais à chaque fois, quand j’allais détruire le livre, la pensée me vint que c’était contre mon principe, et je déposais à nouveau le livre. Quand je l’ai finalement lu, je fus saisi et plusieurs fois je criai à Dieu de me pardonner mes péchés en tant que pasteur, si réellement Il me parlait au travers de ce petit volume, et quand je l’eu terminé, je fus convaincu que je n’avais pas lu un livre ordinaire. Mais étant très prudent pour ne pas accepter l’erreur, j’entamai la deuxième lecture, en le comparant avec la Bible et les Témoignages pour être sur qu’ils étaient en harmonies, mais avant chaque lecture, je criai à Dieu de « révéler la vérité et de démasquer l’erreur » selon Sa promesse. T.M.:107.

  Quand j’eu achevé la seconde lecture du livre, j’eus peur qu’il fut vrai, car je savais fort bien, que s’il était vrai, moi, en tant que pasteur je serai tenu responsable devant Dieu pour mon attitude vis à vis de l’abondante lumière sur laquelle il avait attiré mon attention et que je n’avais jamais vu avant. Evidement, je me demandai naturellement d’où venait une telle connaissance et je décidai de relire le livre pour m’assurer que je n’avais rien négligé sur le chemin de l’erreur spécieux. Et quand je l’eu terminé la troisième fois, bien que je ne comprenais pas tout ce qui était dans le livre, toutefois, j’étais convaincu d’une chose, et c’est que je ne pouvais rien réfuter dans le livre, car il s’harmonisait avec la Bible et l’Esprit de Prophétie.

  Et maintenant, après pratiquement trois ans d’observation quant aux résultats de la lecture de la Verge du Berger sur les pasteurs et les laïques, je découvre que les pasteurs pratiquement sans exception rejettent le message du livre, soit par aveuglement ou soit par peur de leurs supérieurs. Et les laïques pratiquement sans exception reçoivent son message de reproche et d’avertissement avec joie et grand plaisir, et cherchent à corriger leur vie en conséquence et le ton spirituel de ces dites personnes est beaucoup plus élevé que jamais auparavant, car elles aiment davantage le message du Troisième Ange, et elles aiment les frères plus qu’avant.

  En terminant cette lettre, je souhaite vous dire que je crois que le Seigneur vous a utilisé pour porter à notre peuple un message aussi important que celui qui parvînt à l’église A.J.S., tandis que nous étions assemblés à la conférence de Minneapolis. Et je pense que je suis correctement informé, étant un pasteur dans cette dénomination depuis plusieurs années, et ayant travaillé aux Etats-Unis et dans des champs étrangers. Nous avons apparemment rejeté le message de réforme contenu dans la « Verge du Berger » aussi complètement que nos frères rejetèrent celui de 1888.

  Puisse le Seigneur vous bénir richement dans tout ce que vous entreprenez en Son nom, c’est  la prière de votre frère en Christ.

E.T. Wilson

  A CELUI QUE CELA PEUT INTERESSER :

  Conformément à l’instruction donnée dans les pages 104-7 de Témoignages pour les Ministres : « Comment devons nous étudier les Ecritures. » Je pris sur moi-même de réunir  quelques frères Adventistes du Septième Jour consacrés avec l’auteur de la « Verge du Berger » à l’arrière du bâtiment où je possède mon bureau à Chandler, Colorado, le premier lieu où j’exerçais. Ceci fut fait sous mon entière responsabilité. Ayant, par un frère très proche une connaissance personnelle de la controverse en Californie concernant la publication de la « Verge du Berger » et de l’injustice flagrante à l’encontre de l’auteur, je me sentis profondément poussé à le rencontrer en personne et à lui accorder une écoute honnête et sincère. Je pensai également que je devrais susciter la présence d’un pasteur ordonné pour participer à cette étude. Des circonstances providentielles rendirent possible la présence de l’ancien E.T. Wilson, président de la fédération de Carolina. Lui avec frère et sœur H.G. Warden et l’ancien local de l’église A.S.J. de Florence et ses membres constituèrent notre compagnie pour l’étude.

LES CONCLUSIONS

  Les personnes engagées dans l’étude furent profondément convaincus qu’il est absolument impossible de la seule puissance de l’homme de formuler, de former ou d’assembler adéquatement les nombreux symboles, types, faits et vérités compliqués de la Bible, en une relation compréhensible d’interprétations illustrées dans lesquelles l’erreur peut être facilement démasquée. Et la complexité des différentes vérités associés est simplifiée de telle manière qu’elle peut être comprise par les personnes les moins instruites comme par celles qui ont une bonne culture, dans laquelle tous peuvent se mettre d’accord sur le fait que les déclarations et les désaccords apparents de la Bible peuvent être arrangés de telle manière qu’ils deviennent étonnement simples dans le sens d’une brièveté concentrée.

  Après une semaine d’étude attentive de trois sessions quotidiennes, précédées par la prière, tous les participants présents supplièrent le Seigneur qu’à travers Son Saint-Esprit Il les dirige dans la découverte de la vérité, et que l’erreur si elle existe, soit rendue manifeste. Ils se mirent d’accord sur le fait qu’à part des erreurs typographiques et dans certains cas d’Anglais incorrect et également certaines déclarations historiques que nous ne pouvions ni confirmer ni infirmer ; et de plus étant assurés que jusqu’ici l’auteur ne s’est jamais associé au spiritualisme sous aucune forme, et comme chaque étude accroît les « Messages des trois Anges » par une lumière excessivement grande », que également de nombreux points controversés et vitaux qui ont été des mystères troublants furent parfaitement élucidés. Dans notre esprit, il ne subsistait aucun doute que ces volumes avaient été préparés sous une certaine forme d’illumination divine ; et que l’heure est pleinement venue pour révéler ces vérités à un monde qui périt.

  Soumis respectueusement,                                           

W.S. Butterbaugh  M.D.

  C’est incroyable de constater que l’Ancien Gilbert qui n’a pas étudié La Verge du Berger puisse penser qu’il a pu discerner si c’est la vérité ou l’erreur. Mais, comme ses deux frères qui produisirent une réponse ont entièrement étudié le livre, il est parfaitement raisonnable de conclure que leur jugement est sûr.

  Ces lettres ne sont que deux parmi les nombreuses qui se trouvent dans nos fichiers, écrites par ceux qui ont étudié le message de La Verge du Berger et qui confessent qu’il contient l’appel de l’heure. Maintenant, laissez l’Esprit de Prophétie diriger davantage votre décision quant à --La Nécessité d’une Etude Personnelle

  « Dieu a de précieuses lumières à faire parvenir à Son peuple … Lorsqu’une nouvelle lumière est présentée à l’église, il est dangereux de ne pas en faire cas…Le fait de condamner ce que vous n’avez pas entendu et que vous ne comprenez pas, n’augmentera votre sagesse aux yeux de ceux qui sont sincères dans leur recherche de la vérité. Et parler avec mépris de ceux que le Seigneur a envoyé avec un message de vérité n’est que folie … Car Dieu glorifiera Sa Parole et la fera paraître sous un jour qu’il ne nous a pas encore été donné de connaître…La lumière parviendra à chaque chercheur de Vérité sincère comme elle parvînt à Nathanaël …La liberté devrait être accordée à chacun pour une étude sincère de la vérité, afin que chacun sache pour lui-même ce qu’est la vérité…..

  « De précieuses lumières émaneront de la Parole de Dieu, et il n’appartient à personne d’énoncer ce quidans les messages que Dieu se réserve de faire connaître, doit ou ne doit pas être présenté, et ainsi éteindre l’Esprit de Dieu. Nul n’a le droit, quelque soit l’autorité que lui confèrent ses fonctions, d’interdire au peuple d’accéder à la lumière Quand le Seigneur envoie un message à son peuple, nul ne peut se soustraire à l’obligation d’en examiner le contenu, ni se permettre de rester à l’ écart ou d’adopter une attitude indifférente et présomptueuse en disant : « Je sais ce qu’est la Vérité. Je suis satisfait de mes conclusions. Ma décision est prise, et quoi qu’il advienne, je ne changerai pas d’opinion. Je n’ai pas à écouter ce que dit ce messager car je sais que cela ne peut être la vérité. » C’est parce qu’elles ont agis ainsi que les églises populaires ont été abandonnées à des ténèbres partielles et que les messages de Dieu ne leur sont pas parvenus. » Témoignages sur l’Ecole du Sabbat pp. 60-65.

  En 1933, presque trois ans après que les frères de la Conférence Générale reçurent le manuscrit de La Verge du Berger, vol.1, et après que la question soit parvenue à un point où ils ne pouvaient plus continuer sans donner d’une façon quelconque une réponse aux laïques quant à l’attitude officielle à l’égard des enseignements de la Verge (et pourquoi ils ne s’étaient pas assis avec l’auteur, comme des frères afin de lui accorder une écoute sincère), les officiers de l’église Tabernacle de Fullerton en Californie jouèrent un rôle décisif, en obtenant de l’Union de la fédération du Pacifique un entretien  avec l’auteur, ce qui lui avait longtemps été refusé. Voici mot pour mot l’énoncé de --L’Accord:

  Aux Membres du Comité de l’Union de la Fédération du Pacifique :

  Chers Frères :

  Nous, en tant que membres de l’Eglise de Tabernacle A.S.J. de Fullerton,  Calif., après avoir consulté Victor T. Houteff au sujet de l’enseignement de La Verge du Berger, vous demandons respectueusement de fixer un comité de dix ou douze « frères d’expérience » pour rencontrer le Frère Houteff, tandis qu’il leur exposera les preuves de sa croyance dans les notions fondamentales de son message. Les sujets à considérer sont : « La moisson, » « Ezéchiel 9, » « La Bête Léopard d’Apo.13, » « Osée chapitres 1-2, » et « Matth.20. » Dans ces études, Frère Houteff doit utiliser uniquement les écrits de la Bible et l’Esprit de Prophétie.

  Le temps utilisé ne doit pas dépasser une semaine.

  Après chaque étude, le comité sélectionné pourra se retirer pour se consulter et pourra alors soumettre ses preuves concernant des erreurs constatées dans l’enseignement de Frère Houteff, de telles preuves doivent être tirées de la Bible et de l’Esprit de Prophétie uniquement.

  Si après la première étude des erreurs peuvent être prouvées à partir de l’autorité mentionnée plus haut, d’autres études ne devront pas être données. Les mêmes conditions doivent prévaloir après chaque étude successive.

  Dans le cas où le comité trouve une erreur dans l’enseignement de La Verge du Berger et qu’il est en mesure de réfuter ce dernier par l’enseignement de la Bible et de l’Esprit de Prophétie, Frère Houteff consent à renoncer au plaidoyer de La Verge du Berger et à faire un reniement public de ce dernier.

  Frère Houteff consent également à arrêter la propagation de La Verge du Berger dans la mesure qu’il peut la contrôler dans la Fédération l’Union de la Fédération du Pacifique pendant la période où cette investigation se déroule.

  Les présentes conditions conclues sont en conformité avec les instructions données dans Testimonies, Vol.5, page 293 ; Témoignages sur l’Ecole du Sabbat pp.65-66

  Soumis respectueusement,

Les Représentants pour l’Egl. Tabernacle

J.W . RICH

L.R .SOMMERVILLE

Pour La Verge du Berger.

V.T.  HOUTEFF

__________________

  Peu de temps après la présentation de l’appel  précédent, la lettre suivante fut reçue :

  Fullerton , Calif.

  23 Jan. 1934.

  Victor T. Houteff

  10466 S Hoover St.

  Los Angeles, Calif

  Cher Frère Houteff :

  Dans une communication téléphonique cet après midi, l’Ancien Prout m’a dit que le Comité de la Fédération s’est mis d’accord pour constituer le comité qui fut demandé dans notre accord l’autre jour, et que l’Union essaierait de rassembler les hommes dans quelques semaines pour une audition.

  Il ne connaissait pas la composition du comité, ou du moins il ne m’a pas rapporté leurs noms, aussi je ne sais pas qui ce sera. Le lieu et la date de la rencontre devraient être fixés dans un futur proche. La manière dont cela se fera exactement n’a pas été énoncée. Je ne sais pas s’ils vous contacteront directement ou s’ils nous enverront l’information ici. Du moins nous saurons davantage sur cette question dans un futur proche.

  Croyant que tout l’arrangement sera pour l’exaltation de la vérité de Dieu et nous aidera tous dans notre étude de la Bible et de l’Esprit de prophétie, je demeure,

Sincèrement votre,

(signé)                                                                           J.W. RICH

______________________

  Quatre semaines  après avoir reçu la lettre de l’Ancien Rich, l’Ancien Prout et l’Ancien Rich en personnes nous délivrèrent la décision de la Fédération de tenir la dite réunion le lundi suivant. Cependant, ayant un important engagement arrangé à l’avance, à cette date, nous fûmes dans l’obligation de demander le report de la réunion.

  Manifestement, bien que seules les circonstances ont motivé notre demande, le bruit avait circulé que nous cherchions à éviter de nous conformer à notre accord, malgré le fait que cela faisait trois années que nous priions, espérions et nous efforcions d’obtenir la séance. Toutefois, le lecteur sincère, percevra rapidement la vérité de cette affaire à partir de ces faits et compte tenu du fait que quelques heures après que les Anciens Prout et Rich aient délivré notre demande orale, l’Ancien Calkins, le Président de l’Union de la Fédération du Pacifique envoya par expédition privée la lettre suivante :

  Glendale, Californie,

  15 Fev. 1934

  Victor T. Houteff

  10466 S. Hoover St.,

  Los Angeles, Californie

  Cher Mr. Houteff :

  En harmonie avec votre demande écrite du 18 janvier pour une audition devant un corps de frères dirigeants, le Comité de l’Union de la Fédération a fixé le lundi 19 février à cet effet.

  Ceci c’est pour vous notifier que la réunion sera tenue à cette date à 10 heures à 4800 South Hoover Street, Los Angeles.

  Ceci confirmera la notification verbale qui vous a été donnée par les Anciens C.S.  Prout et J.W. Rich.

  Très sincèrement votre,

(signé)                                                                      GLENN CALKINS

  Alors que la lettre ci-dessus de l’Ancien Calkins, en confirmation de la première notification orale du comité, était en transit, à titre de protestation solennelle contre l’attitude du comité dans toute cette affaire, nous lui avons écrit et posté l’essentiel de notre précédente demande orale adressée  aux Anciens Proust et Rich. Le texte de la lettre se lit comme suit :

  10466 S. Hoover St.,

  Los Angeles, Calif

  15 Fév. 1934.

  L’Ancien Glenn Calkins,

  Glendale, Calif.

  Cher Ancien Calkins :

  Je suis très heureuse de l’opportunité qui me pousse à vous écrire cette lettre. L’Ancien Proust m’a informé que vous avez aimablement consenti à répondre à notre demande pour une audition.

  Je suis excessivement content de cet accord et serai très ravi de présenter à ce dit comité la lumière additionnelle au Message du Troisième Ange (P.E. p.277). Mais je pense, Ancien Calkins, qu’aucun effort ne devrait être épargné pour faire de notre moment de rencontre une réussite, car l’objectif de notre réunion est soit de la haute importance pour tous les intéressés, ou bien elle n’est d’aucune valeur du tout. Par conséquent, puis-je suggérer qu’elle soit correctement organisée et conduite avec ordre, ne prenant aucun risque de violer tout bien qui pourrait dériver d’une telle procédure.

  Lorsque notre requête fut lancée à la Fédération de l’Union par les membres de l’Eglise Tabernacle de Fullerton, Californie, et moi-même, il fut convenu verbalement que ceux qui combattent La Verge du Berger devraient être exclus du comité, mais la liste des membres proposés au comité que détient l’Ancien Proust montre que presque tous ceux qui composent le personnel y sont déjà farouchement opposés.

  Réalisant que nous avons affaire à une question qui concerne notre intérêt éternel et la destinée de nos membres d’église, non seulement le choix semble pernicieux, mais également déconseillé pour vous de vous y fier, et insensé pour moi de l’accepter. Car dans la mesure ou ni le comité de la Conférence Générale ni le comité de l’Union de la Fédération n’ont donné suite au message de  La Verge du Berger, ces hommes se révèlent eux-mêmes inaptes pour l’occasion ; car jusqu’ici ils ont agi indépendamment de la Conférence – la plus haute autorité - en parlant du haut de la chaire contre le message et ont même occasionné que certains d’entre nous soient physiquement mis dehors du bâtiment de l’église pour la simple raison de notre présence – c’est scandaleux pour l’église de Dieu ! Par conséquent, ils ont déjà rendu la Dénomination responsable de dommages lourds et complets. Laisseriez-vous ces hommes aller plus loin dans leur jugement pauvre et despotique ? Par ailleurs, ils ont publié de près comme au loin que « des représentants de la dénomination m’avaient accordé une audition, alors qu’ils savaient bien qu’à aucun moment pareille chose n’a eu lieu !

  Sans se soucier de combien insignifiant serait le cas, aucun tribunal civil n’aurait jamais sélectionné un tel jury. Alors, pourquoi devrions-nous le faire Notre salut n’est il pas de loin plus important qu’un gain terrestre ?

  Laissez moi vous suggérez, Ancien Calkins de choisir des hommes qui sont dignes de confiance. Des hommes qui ne condamnent pas un frère sans l’avoir écouter. Des hommes qui peuvent demeurer fidèles aux principes quand bien-même le ciel s’écroulerait (pas des mangeurs de viande) et seulement ceux qui croient fidèlement au Message du Troisième Ange d’après l’Esprit de Prophétie. Puis, rencontrons-nous entre frères pour prier et étudier dans un esprit Chrétien là ou nous pouvons avoir la pleine assurance de la présence du Seigneur pour ouvrir notre compréhension à la Parole. Autrement, nous demeurerons extrêmement ignorants de ce qu’est la vérité, et par conséquent, même si les morts ressusciteraient nous ne nous réveillerons pas.

  De plus, je fus informé que je devrais me présenter seul devant le comité. Je n’y vois aucune sagesse. Si le comité doit me rencontrer dans le seul but de condamner et d’écarter quelqu’un de la route, pour ainsi dire, sans se soucier de la justice et de la vérité, et ainsi priver l’église de Dieu d’une possible bénédiction dans un message, je dis donc, que la rencontre a été judicieusement arrangée. Mais je ne pense pas que c’est là votre intention, Ancien Calkins. Je pense que vous êtes honnête avec vous-mêmes et loyal avec Dieu. Du moins c’est l’impression que j’ai eu il y a quelques années quand je vous ai rencontré au Comité de l’Eglise de Exposition Park dont je fus un membre. C’était à l’époque où vous étiez venu résoudre le problème contre l’Ancien Paap. Comme vous avez sélectionné vos hommes, n’est-il pas équitable et juste de me laisser amener certains frères qui connaissent bien La Verge du Berger ? Quel préjudice peuvent-ils faire à la justice?

  Il me sera impossible de vous rencontrer frères le jour fixé par l’Ancien Prout. Je demande de faire un arrangement pour une semaine à partir du lundi suivant 26 Fév. Contactez-moi immédiatement, afin que je puisse planifier en conséquence.

  Puisse le bon Seigneur vous conduire à cette heure et vous aider à accomplir fidèlement votre devoir en tant que président des fédérations, et avec ce problème du moment qui est fondamental.                           

Je suis

      Votre pour l’amour fraternel,

L’Esprit Chrétien, et pour le bien de Son peuple,

 

(signé)                           V.T. HOUTEFF

________________________

 

  Ignorant complètement notre demande orale et notre protestation écrite, sans faire de concessions, ils nous obligèrent à les rencontrer selon leurs conditions. Et nous fûmes forcer de nous soumettre à leur bon plaisir à notre grand inconvénient, ainsi qu’aux juges dont la plupart étaient déjà de farouches ennemis de la Verge, afin de ne pas laisser échapper l’opportunité que nous avons longtemps recherchée, et afin de ne pas apparaître comme manquant à notre engagement au détriment de la Vérité.

  Les membres du Comité étaient :

A. G. DANIELLS, Directeur                             Glenn CALKINS

W. G. WIRTH, Secrétaire                                C. M. SORENSON

G. A. ROBERTS                                              F. C. GILBERT 

C. S. PROUT                                                   W. M. ADAMS

J. C. STEVENS                                               J. A. BURDEN     

H. M. S. RICHARDS                                       O. J. GRAF

  La proposition de Fullerton en aucun cas n’était conçue comme un accord final, mais simplement comme une requête. Mais, au mépris total de son intention, l’Union de la Fédération du Pacifique, sans la moindre recommandation, décréta qu’elle était un contrat d’investigation!

  Les nombreux sujets qui devaient être considérés étaient « La Moisson, » « Ezéchiel 9, » La Bête Léopard d’ Apocalypse 13, » « Osée chapitres Un et Deux » et « Matthieu 20. » Le temps donné à l’ensemble des sujets ne devait pas dépasser une semaine. Mais, après la toute première étude, ils demandèrent un ajournement et ne firent aucun arrangement ni pour la présentation des sujets restants demandés ou ni pour --La Réponse Promise.

  Après un laps de temps d’environ quatre semaines depuis la session ajournée, nous fûmes informés de la date à laquelle ils rendraient leur réponse, réponse qu’ils avaient préparée par écrit ! A cette rencontre, douze partisans de la Verge étaient présents, il n’y eu aucune objection quant à leur présence. Un des membres du comité lut les conclusions de leur rapport longtemps retardé, on voyait clairement que le document était formulé dans le but arrêté de réfuter, coûte  que coûte le message de la Verge, même  jusqu’à utiliser les moyens souvent utilisés contre la vérité du sabbat. Ce fait paraitra péniblement clair à tous ceux qui liront honnêtement le document imprimé maintenant sous le titre, Une Réponse à la Verge du Berger.  

  Ils ajournèrent la rencontre immédiatement après nous avoir lu la réponse, refusant inflexiblement notre demande insistante de trois minutes de plus, afin de faire une déclaration. De telles manières de procéder arbitraires et qui manquent d’égards aux autres, sont tout sauf chrétiens et indiquent que le comité savait très bien que leur rapport contre la Verge n’avait pas réfuté un seul point. Car s’ils avaient pensé autrement, ils nous auraient immédiatement et présentement ordonné d’honorer notre engagement, à savoir, rétracter nos enseignements, et auraient ouvert alors la rencontre pour des témoignages de confession. Mais non, ils refusèrent d’écouter un mot de l’un de nous!

  En outre, l’accord spécifiait que nous devrions leur présenter premièrement l’étude sur « La Moisson, » et qu’ils devraient répondre sur cette seule présentation. Mais dans leur réponse retardée, sans se soucier encore des termes de l’accord, ils s’efforcèrent de réfuter d’un seul coup l’ensemble du message, en citant des volumes de La Verge du Berger des déclarations qui enlevées dans leur contexte, privés ainsi de toutes preuves les soutenant, apparurent comme une bonne hypothèse, dénuée de toute autorité, et même en contradiction l’un avec l’autre et avec l’Esprit de Prophétie !

  Toutefois, ni leurs actions sans scrupules ni leurs subtiles réfutations  n’ont terrassé le message comme ils l’espéraient. Au contraire, ils ne servirent qu’à l’élever. Cependant, les indolents et les superficiels – tous ceux qui dépendent des autres pour décider ce qu’est la vérité et ce qu’est l’erreur - ils les ont fait rester dans  leur condition de Laodicéens – tièdes, satisfaits, en attente d’être « vomis. »

  L’Ancien A. G. Daniells, directeur du comité des douze, promit à Frère Houteff une copie du document qu’ils nous ont lu, mais jusqu’à ce jour ils n’ont jamais honoré leur promesse. Car, deux mois après la rencontre, nous avons téléphoné de façon intermittente au bureau de la Fédération de l’Union, seulement pour recevoir une excuse quelconque et une vaine promesse à chaque fois. Finalement, alors que le Conseil de Printemps était en session à Washington D.C., nous envoyâmes à l’Ancien Daniells le télégramme suivant :

  Los Angeles, Californie

  28 avril, 1934

  Anc. A. G. Daniells

  Takoma Park, Washington, D.C.

  Responsable du Conseil de Printemps, A.S.J.

  « Bien que vous ayez promis de remettre le rapport sur l’étude de la Moisson, après l’avoir édité, en quelques jours, six semaines se sont écoulées, sans compter les fréquentes demandes à l’Union de la Fédération en vue de nous le faire parvenir. Des rapports indiquent que des portions ou la totalité circulent déjà. Envoyez un télégramme si c’est vrai, dites également quand vous m’enverrez ma copie. »               

(signé)                                                                   V. T. HOUTEFF

 

_____________________

 

  De même, cette requête urgente ne reçut aucune réponse.

  Nous réalisons que l’action du comité est à peine croyable. Et nous regrettons profondément qu’en défense de la Vérité, ils nous ont obligé à révéler les faits ici, afin que chacun sache et décide pour lui-même, comme l’Esprit de Prophétie l’ordonne :

  « Comme l’étudiant sacrifie le pouvoir de raisonner et de juger pour lui-même, il devient incapable de distinguer la vérité de l’erreur, et se laisse facilement tromper.

  Il suit tout naturellement la tradition, les habitudes établies… L’Esprit qui s’en remet au jugement d’autrui ne peut, tôt ou tard, que se fourvoyer. » - Education, pp.261, 262.

  Une époque telle que celle-ci révèlera à chacun s’il a mis sa confiance en Dieu seul ou s’il se confie également en un Daniel, un Noé ou un Job. Ceux qui laissent les autres penser, étudier et décider pour eux seront terriblement désappointés quand ils se trouveront eux-mêmes bientôt du mauvais côté. Alors «  il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Ce danger, par conséquent, nous conduit à examiner l’authenticité de la Réponse, et nous conduit aussi à tester l’habilité à interpréter de --L’Esprit Qui Influença l’Esprit des Douze

  Dans une lettre adressée au Dr. W. S. Butterbaugh, le Professeur Graf désigne le comité d’investigation de la conférence comme « le comité des douze, » répétant la phrase un certain nombre de fois, faisant apparaitre qu’ils devraient être considérés comme un corps tout aussi digne d’autorité que le Sanhédrin à l’époque du Christ. L’un des membres du comité était le Professeur Graf lui-même, dont les premières brochures, dans leurs arguments et phraséologie en comparaison avec ceux de la Réponse révèlent que ce « comité de Douze, » pour ce qui concerne leur contribution à la Réponse, était virtuellement le comité d’un seul, et que leurs conclusions étaient le fruit des méthodes d’interprétation ingénieuses de ce dernier. C’est ainsi que les membres furent privés d’un rapport représentatif impartial, et les explications et les préconceptions théologiques d’un seul esprit ont été présentées comme les conclusions des douze !

  Dans un effort pour anéantir la foi du Docteur dans la Verge, le Professeur dans sa lettre dit :

  « Maintenant, mon frère, je pense que vous avez eu suffisamment d’expérience dans l’étude et l’interprétation des Ecritures pour réaliser qu’il est « absolument dangereux » d’essayer de construire une doctrine et une interprétation Bibliques essentielles basée sur l’interprétation des symboles et des paraboles. »

  En réalité, aussi incroyable que cela puisse paraître, le professeur déclare ici avec force, que dépendre des types, des symboles et des paraboles comme « base » sur laquelle construire » une « doctrine Biblique essentielle » est « absolument dangereux ». Mais si son affirmation est correcte, alors il n’attaque pas simplement les doctrines de la Verge, mais aussi les doctrines des A.S.J., car elles sont  basées largement sur l’interprétation des symboles !

  Comme la plupart des A.S.J., l’auteur de cette brochure fut converti à l’Eglise Adventiste du Septième Jour par les doctrines révélées de cette dernière, toutes basées uniquement sur des symboles et des types, telles que la grande statue de  Daniel 2 et les bêtes de Daniel 7. En effet, leur interprétation fournit les seules clés qui dévoilent le présent et le futur, révélant que les royaumes de ce monde connaîtront leur fin à l’établissement du royaume de Christ: car la pierre qui « se détacha sans le secours d’aucune main » (Dan.2:34), frappa la statue, la réduisit en poussière, et la dispersa aux quatre vents.

  La simple vérité c’est que l’interprétation des bêtes symboliques de Daniel 7 est la colonne vertébrale même de la « doctrine biblique essentielle » des A.S.J. La vérité de la « petite corne » qui avait des « yeux d’hommes, et une bouche qui parlait avec arrogance » (Dan.7 : 8), c’est ce qui nous a fait joindre la dénomination A.S.J. ! Par conséquent, voyant que la plupart des doctrines essentielles des A.S.J. sont basées sur l’interprétation des symboles, nous avons  demandé au Professeur d’expliquer où se trouve le danger. Mais à ce jour, neuf années se sont écoulées et nous attendons toujours patiemment son explication.

  Encore : si le comité croit, comme le Professeur, que les symboles et les types ne sont pas fiables, alors la dénomination a du changé ses positions récemment, car elle a toujours, avec une grande insistance enseignée ces symboles, les types également, tel que le mouvement de l’Exode comme un type du mouvement de 1844. (Voir Les Certitudes du Mouvement Adventiste, et la petite brochure, Quarante ans dans le Désert.)

  Par conséquent, le comité devrait évidemment confesser leur extraordinaire bévue et reconnaître la vérité que les symboles ne sont pas seulement absolument nécessaires, mais également absolument sûrs, comme base d’une « doctrine essentielle de la Bible. » Et cette bévue, à elle seule, devrait donner suffisamment d’élan à tout un chacun pour faire une investigation personnelle, sincère et complète de la Verge.

  Maintenant nous pouvons poser la question : qu’est ce qui les a poussés à prendre une telle position contre la Verge, qui soit même contraire à ce qu’ils enseignent ? De manière évidente, c’est leur incapacité à réfuter le sujet de  « La Moisson. » L’Esprit de Prophétie déclare :

  « Il fallait donc que vint le véritable Interprète, celui qui seul, pouvait expliquer les symboles se rapportant à lui.

  « Dieu avait parlé au monde par la nature, par des types et des symboles, par les patriarches et les prophètes. L’humanité avait besoin d’être instruite dans un langage humain. … L’auteur de  la vérité devait dégager la vérité de la balle d’invention humaine qui  l’avait rendue sans effet. Il fallait que les principes du gouvernement divin et du plan de la rédemption soient clairement définis. Les leçons contenues dans l'Ancien Testament devaient être parfaitement exposées aux hommes. Jésus-Christ p.25.

  « Les types et les symboles étaient une prophétie condensée de l’évangile, une présentation dans laquelle se trouaient les promesses de la rédemption. » Conquérants Pacifiques p.15.

  « Jésus dit toutes ces chose à la foule en paraboles, et il ne lui parlait point sans paraboles. » Matthieu 13 : 34.

  Manifestement, le Professeur est aveugle au fait que le système cérémoniel avec tout son rituel symbolique est la base de l'enseignement de l'Ancien Testament, et constitue de même, avec les paraboles du Christ, la base de l'enseignement du Nouveau Testament, et que les types et symboles prophétiques d’Ezéchiel, de Daniel, d’Osée, de Zacharie, de l’Apocalypse et tout le reste de la Bible étant conçus expressément pour mettre en lumière l'œuvre finale de l'évangile sont évidemment d'une sécurité singulière et d'une nécessité vitale comme base de toute « doctrine essentielle de la Bible. » En effet, comment pourrait-il en être autrement, car ils demeurent toujours ce qu’ils sont : la pièce maîtresse des écritures?

  En outre, comme ces symboles, types et paraboles ne sont pas interprétés dans les écrits de la Sœur White (il y a seulement une promesse faite, à savoir que, quelqu'un doit venir pour les interpréter), et comme le Professeur n'accepte aucune autre autorité d'interprétation, il est alors évident que ni lui ni ceux qui ont mis leur foi en ce qu'il dit ne parviendront jamais à la vérité concernant ces choses ! Mais, le pire est encore leur Pseudo-Réfutation.

  Pendant plusieurs années, nous, A.S.J., en tant que peuple avions sérieusement fait face aux sophismes largement employés contre les vérités des Messages des Trois Anges ; tels que, par exemple les arguments présentés contre la vérité du Sabbat et ceux avancés contre l'Esprit de Prophétie par les défenseurs d'interprétation privée (non inspirée), mais nous sommes étonnés de voir nos frères de la Conférence Générale avoir recours aux mêmes méthodes sournoises, et ce qui est même pire, ils agissent ainsi contre un frère qui essaie d'élever le Message du Troisième Ange et le don de l'Esprit de Prophétie.

  Nous sommes pleinement conscients que la série de citations pris dans La Verge du Berger et l'Esprit de Prophétie, telle que présentée dans la brochure, Une Réponse à la Verge du Berger les font apparaitre comme étant en conflit direct l’un avec l’autre. Mais cette fausse apparence a été obtenue en isolant les déclarations de leurs relations contextuelles. Par exemple, si nous enlevons de son contexte Psaumes 53 : 1, la proposition qui dit « il n'y a point de Dieu, » nous faisons David parler comme un athée et nous faisons de la Bible l'œuvre la plus contradictoire de toute la littérature. C'est sur cette méthode qui consiste à arracher des déclarations de leurs origines que reposent les comparaisons injustes qui suivent.

Comparaisons Injustes

  Ces comparaisons se trouvent dans Une Réponse à La Verge du Berger.

  La Verge du Berger        

  « L’exil du Pape Pie VI en 1798 et sa mort à Valence, France le 19 octobre 1799 n’est pas (italique par l’auteur) la blessure qu’il reçu pas plus que la mort d’aucun pape avant ou après. » -

  La Verge du Berger, Vol.1, p.215                                     

  L’Esprit de Prophétie    

  « Je vis l’une de ses têtes comme blessée à mort, mais sa blessure mortelle fut guérie. Et  toute la terre était dans l’admiration derrière la bête. La blessure mortelle désigne la chute de la papauté en 1798. » - La tragédie des siècles, (nouvelle édition) p.653.

  « Nous l’avons déjà dit dans les chapitres précédents : cette période a commencé avec la suprématie papale en l’an 538 de notre ère et s'est terminée en 1798. C'est alors que le Pape fut fait prisonnier par les troupes françaises, et que la papauté reçu une «  blessure mortelle ». Ainsi s'accomplit cette prophétie « si quelqu'un mène en captivité, il ira en captivité. » Idem page 476.  

  Les déclarations précédentes sont reproduites mot pour mot de Une Réponse à La Verge du Berger, pages 42, 38.

  La méthode peu scrupuleuse que les frères ont utilisée dans ces comparaisons dans un effort désespéré pour prouver que La Verge du Berger est dans l’erreur peut être utilisée contre la Bible et contre les  propres publications de la dénomination. Par exemple :

  Signes des Temps                                                                  

  «... Par conséquent il n’est ni juste ni scripturaire de déclarer que l'église catholique romaine est la cinquième  tête du Dragon ou la bête d’Apocalypse 13. » - Signes des Temps, 12 avril 1932.                            

  La Verge du Berger                              

  « L’idée concernant l’application symbolique … de la bête-léopard d'Apocalypse 13, la bête écarlate d’Apocalypse 17… comme étant des symboles de la papauté n’est pas biblique et est également n’est pas biblique et est également illogique. »- La Verge du Berger, vol.2, p.148           

  En outre, par cette méthode louche, quelqu'un peut beaucoup plus facilement contredire Paul par les écrits de Moïse qu'ils n’ont contredit La Verge du Berger par l'Esprit de Prophétie, comme on peut s'en rendre compte par les exemples suivants :

  Paul dit : «  Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui ? ... Tel homme fait une distinction entre les jours ; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. » Rom. 14 : 4, 5.

  « Mais le septième jour est le Sabbat de l’Eternel ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage. » Exode 20 : 10.                     

  Pourquoi ne pas accuser Paul d’enseigner qu'on peut garder n'importe quel jour aussi longtemps qu’« on agit pour le Seigneur » ?

  « Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu'on le prenne avec action de grâce » 1 Timothée 4 :4.                                                                          

  « Mais vous ne mangerez pas de ce qui rumine seulement, ou qui ont la corne fendue seulement. Ainsi, vous ne mangerez pas le chameau, qui rumine, mais qui n'a pas la corne fendue. » Lev. 11 : 4.

  Pourquoi ne pas accuser aussi Paul d'enseigner ici qu’un homme peut  manger tout et n'importe quoi bien que cela soit interdit dans la Parole de Dieu ?  

  « Je suis pressé des deux côtés : j'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce  « Les vivants en effet, savent  qu’ils mourront ; mais les morts ne savent rien, et  qui de beaucoup est le meilleur, mais à cause de vous il est plus nécessaire que je demeure dans la chair. » Phil. 1 : 23, 24. il n’y a pour eux plus de salaire, puisque leur mémoire est oubliée. » Eccl. 9 : 5.                                                                                           

  Si « le comité des douze » avait vécu à l'époque où Paul prêchait et s'ils avaient entrepris leur méthode actuelle d'investigation, alors en ne considérant pas la totalité de l'enseignement de l'apôtre dans ses déclarations, ils l’auraient condamné comme enseignant la théorie de l'évolution, l'état conscient des morts, et l’intempérance. Et avec une telle tromperie ils seraient parmi les premiers à réclamer à grands cris sa tête, comme ils dénigrent maintenant La Verge du Berger.

  Cependant, dans leur culpabilité peu envieuse, s’ils avaient versé le sang de Paul, leur chance d'entrer dans la vie éternelle serait de loin meilleure (si leur ignorance de l'enseignement de Paul pouvait vraiment les excuser) qu’elle ne le sera s'ils continuent sans se repentir dans leur attitude injuste envers le message de La Verge. Car il est assez difficile de comprendre ces enseignements de Paul, mais il n’est certainement pas difficile de comprendre les enseignements de La Verge. Car les lignes qui suivent immédiatement la déclaration que le comité a citée, déclarent  clairement que la bête indescriptible et la bête-léopard représentent  la papauté.

  Et de plus, bien que La Verge indique formellement que la tête-corne, qui a « des yeux d'hommes » et « une bouche qui parle avec arrogance, » et la tête blessée à mort, représentent  la papauté, ils l'ont présenté de telle manière qu'elles semblent enseigner autre chose.

  La citation tirée de La Verge du Berger, trouvée  à la page 21 de cette brochure montre par ce qui lui fait suite que La Verge essaie simplement d'expliquer que bien que certaines  bêtes représentent le pouvoir Romain,  il n’est à la fois ni biblique ni logique de présumer que qu’elles sont toutes symboles de ce système ou que la bête-léopard dans sa totalité (les sept têtes et les dix cornes) peut uniquement être le symbole de ce système. Car, la papauté est symbolisée par la tête qui fut blessée. Par conséquent, les six têtes non blessées et les dix cornes doivent symboliser d'autres systèmes. Mais en empêchant le public de connaître ces faits, ils agissent injustement avec la Verge et ils sont en train de tromper et d'embrouiller les laïques. Il n'y a aucune excuse à cela, car s’ils sont trop occupés pour lire, alors par un simple coup d'œil à l'illustration de la page 84 de La Verge du Berger volume 2, ils peuvent reconnaître qu'elle ne dit pas ce qu'ils essaient de lui faire dire.

  Tous les autres arguments qu'ils ont avancés contre la Verge, afin d'en éloigner les laïques, peuvent être réduits au silence aussi rapidement, aussi simplement et aussi complètement que l'ont été les échantillons précédents. Si d’aventure quelques-uns douteraient, nous les invitons à poser leurs questions. Choisissez les contradictions les plus fortes relevées par les opposants de La Verge que vous pouvez trouver, et nous vous promettons de les clarifier.

  La plus grotesque de leur déformation est peut-être la déclaration suivante : « Quand l'attention de l'auteur de La Verge du Berger fut attirée sur cette contradiction directe, il ne la nia  pas, mais il affirma que son interprétation devrait être acceptée, parce que Sœur White  n'a pas eu toute la lumière sur le sujet » Une Réponse à La Verge du Berger, p.42.

  Cette allégation est soit une invention soit une fausse interprétation, car à aucun moment nous n’avions fait une telle déclaration, et nous n’aurions pu le faire, alors que, nous croyons que La Verge est en parfaite harmonie avec les écrits de Sœur White. Par conséquent, nous espérons que dans son propre intérêt, le comité sera assez honnête pour corriger cette fausse interprétation.

  Maintenant nous attirons l'attention du lecteur sur ce que La Tragédie des Siècles enseigne concernant l’origine de la blessure, car la Réponse utilise La Tragédie des Siècles aussi déloyalement qu’il utilise La Verge du Berger. Dans cet exemple, ils ont omis toute la partie historique du sujet traité dans le livre qui montre que la blessure fut infligée non à la suite d'une simple action momentanée, mais plutôt à la suite d'une large série d’événements, comme on peut le voir dans les passages suivants :

  « Jusqu’ici, je n'ai fait que badiner avec le Pape, (dit Luther) mais une lutte sérieuse vient de s'ouvrir. J'ai commencé cette œuvre au nom de Dieu ; elle se finira par Sa Puissance et sans moi. »

  « J'ai mis en avant la parole de Dieu, j'ai prêché, j'ai écrit, je n'ai pas fait autre chose. Et, tandis que je dormais, ... cette parole que j'avais prêchée a renversé le Papisme, tellement que jamais ni prince ni empereur ne lui ont causé tant de mal. »

  « ... La sagesse des papes, des rois et des prélats avait été confondue  par la puissance de la vérité. La papauté venait d'éprouver une défaite dont les conséquences allaient se faire sentir dans tous les pays et dans tous les siècles à venir. »

  « ‘… Une immense révolution s'était accomplie au moyen de Luther. Rome descendait déjà de son trône, et c'est la parole d’un moine qui l’en faisait descendre.’ » La Tragédie des Siècles, pages 150, 198, 170, 163.

  « Le calme, la puissance digne de Luther humilia ses ennemis, et donna un coup des  plus terribles à la papauté. » Testimonies, vol.1, p.373.

  « Grâce à l'aide divine, il (Luther) fut capable de secouer l'immense puissance de Rome, de sorte que dans chaque pays les fondements de la papauté tremblèrent. » Gospel Workers, (ancienne édition) p.248.

  Maintenant avec ces déclarations en vue, nous sommes prêts à évaluer correctement le passage qui suit :

  « C'est alors (1798) que le Pape fut fait prisonnier par les troupes françaises, et que la papauté reçut une blessure mortelle. » Ainsi s'accomplit cette prophétie : « si quelqu'un mène en  captivité, il ira en captivité. ») et non pas le verset 3 (« blessée à  mort ») fut accompli en 1798 ! On ne peut faire aucune autre interprétation sans mettre de côté toutes les déclarations précédentes sur le sujet. Par ailleurs, la Bible montre clairement que la mise en captivité du Pape n'était pas ce qui causa la blessure, car bien que le Pape ne s'en est jamais remis de sa captivité, mais en mourut, la « tête » s’en remis de sa blessure, et vécut.

  De plus, Jean vit que l'événement du verset 3 (la blessure de la tête) eut lieu avant celui du verset 10 (le Pape qui fut emmené en captivité). Par conséquent, la blessure de la tête représente le coup tel qu'il fut infligé par la Réforme Protestante.

  Le comité dit, dans une autre déclaration erronée : « Il est dit que Luther à ce moment là (1500 après Jésus-Christ) infligea la blessure mortelle. » Une Réponse à La Verge du Berger page 43. Mais, nous demandons sincèrement à tous ceux qui aiment le Message du Troisième Ange, d'étudier cette importante question, et de voir pour eux-mêmes que La Verge n’enseigne pas que le coup fut porté en 1500, comme ils essaient de le faire croire aux laïques, mais que le coup fut porté après 1500. (Lire La Verge du Berger, vol.1, pp. 209 - 222 et vol.2, pp. 85 – 107.)

  Aux pages six et huit, la Réponse transmet l'idée que c'est une réponse à « l'Etude sur La Moisson » qui fut présentée au « comité des douze » et qu'il est conforme à l'accord de Fullerton. Cependant, la vérité c'est que le comité n'a jamais répondu à l'étude sur « La Moisson » (notre brochure n°3) elle-même, mais s'efforça de réduire au silence au moyen d'une sorte de supecoup toutes les publications de La Verge du Berger. En effet, le titre même de la brochure, reconnaît que c'est « Une réponse à La Verge du Berger » et non pas à l'étude de « La Moisson »

  En outre, puisque l'accord exigeait que cinq études soient présentées en une semaine, si la première étude ne pouvait être réfutée, il était nécessaire que la réponse à la première étude soit donnée dans les 24 heures. En dépit de l’accord, plus de six cent heures se sont écoulées avant que la réponse ne soit rendue. Et même alors, comme cela a été démontré, ce n'était pas une réponse à l'étude donnée.

  Compte tenu de ce fait qui met le comité en défaut quant à l'engagement qu'ils ont signé, notre position est automatiquement justifiée et la leur mise en doute, réduisant à néant l'accusation suivante :

  « Nous avons accepté votre défi de prouver que la doctrine de La Verge du Berger est fausse... Maintenant se présente pour vous un défi qui ne provient pas de nous, mais, des  plus simples principes d’honneur et d’honnêteté ; … Maintenant l'auteur aura-t-il recours à des ‘mesures trompeuses’ et à des ‘erreurs sinueuses, tortueuses et changeantes.’... Ou fera-t-il honnêtement et honorablement un pas en avant et tiendra t-il sa promesse ... Une Réponse à La Verge du Berger » page 37, 49.

  Par la méthode qu'ils ont utilisée - en réfutant les écrits d'une personne en la comparant avec les écrits d'une autre personne, on peut prendre n'importe quel deux livres de la Bible et les faire se contredire l'un l'autre. En outre, l'exemple qui suit démontrera de façon suffisante que non seulement on peut faire les écrits de deux personnes, quoiqu'en parfaite harmonie, se contredire, mais que l'on peut aussi faire apparaître les écrits de quelqu’un comme étant  contradictoire. Considérez par exemple les deux déclarations suivantes des écrits de Sœur White :

  Il y a des milliers de tentations déguisées pour ceux qui ont la lumière de la vérité : et la seule sécurité pour chacun de nous est de ne pas recevoir de nouvelles doctrines, de nouvelles interprétations des Ecritures, sans les soumettre préalablement aux frères d'expérience. Présentez-leur la nouvelle doctrine dans un esprit humble et prêt à être enseigné et avec des prières sincères ; et s'ils n'y voient pas de lumière ; remettez-vous à leur jugement ; car ‘le salut est dans le plus grand nombre de conseillers’. » Testimonies, vol.5, p.293.         

  « Chaque âme doit compter sur Dieu avec contrition et humilité afin qu’Ille conduise, le guide et le bénisse. Nous ne devons pas laisser aux autres le soin d’étudier les Ecritures pour nous. Fréquemment, certains de nos frères dirigeants se sont positionnés du mauvais côté ; et si Dieu envoyait un message et compte sur ces frères plus âgés pour ouvrir la voie à son avancement, ce message n’atteindrait jamais le peuple.

  « Ceux qui n’ont pas pris l’habitude d’étudier la Bible pour eux-mêmes ou d’évaluer les preuves, mettent leur confiance dans les dirigeants, et acceptent les décisions qu’ils prennent, et ainsi beaucoup rejetteront les messages mêmes que Dieu envoie à son peuple, si ces frères dirigeants ne les acceptent pas » - Gospel Workers p.203 ; Testimonies to Ministers, pp.106, 107.

  A partir de cet exemple, nous pouvons voir très rapidement que bien que ces deux passages furent inspirés par le même Esprit, toutefois quand ils sont manipulés avec perfidie, on peut facilement les faire se heurter l’un contre l'autre. Cependant, quand on considère en premier lieu et dans chaque cas l'objectif de l'auteur en écrivant la déclaration, c'est alors et seulement alors qu'on peut interpréter correctement sa pensée et on découvrira qu'elle ne pose pas de problème. Afin de démontrer cette vérité générale de façon précise, nous attirons l'attention du lecteur sur la courte analyse qui suit d'une des déclarations les plus utilisées et le plus mal interprétée qui se trouve dans Testimonies, vol.5, p.293 et qui concerne de nouvelles lumières:

  « Il y a des milliers de tentations déguisées préparées pour ceux qui ont la lumière de la vérité ; et la seule sécurité pour chacun de nous c’est de ne pas accepter de nouvelle doctrine, de nouvelle interprétation des Ecritures, sans les soumettre  au préalable aux frères d'expérience. Présentez-leur la nouvelle doctrine dans un esprit humble et prêt à être enseigné et avec des prières sincères ; et s'ils n'y voient pas de lumière, remettez-vous en à leur  jugement ; car ‘le salut est dans le grand nombre de conseillers.’ »

  Voici les conditions qui poussèrent à écrire cette déclaration : bien qu'affirmant posséder la lumière, Frère D------------- était plutôt dans les ténèbres, ce qui, au lieu d'éclairer le message qui provenait de l'Esprit de Prophétie, a seulement contribué à l’enténébrer. Compte tenu de ce fait, les « frères d'expérience » dont elle parle  ne sont autres que les pères fondateurs de la dénomination A.S.J., ceux qui partagèrent avec Sœur White l'expérience remarquable d'établir le message point par point, et  non pas ceux qui les suivirent par la suite dans sa proclamation.

  De façon claire donc, la seule manière possible aujourd'hui de consulter ces « frères d'expérience » c'est de prêter attention à la voix qu'ils ont laissée dans le récit de leurs propres témoignages écrits et spécialement de ceux de leur conductrice et porte-parole de Dieu, Sœur White. Manifestement, le conseil de « l'Ange de Laodicée » qui est « malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu » ne doit pas être recherché, on doit plutôt avec les instructions exercer un ministère en leur faveur.

  Par conséquent, le comité des Douze, aussi bien que tous les autres frères dirigeants doivent humblement et implicitement accepter la parole des écrits inspirés pour l'église dans leur cadre général si chacun d’eux voudrait faire écho à la voix de l'expérience et de la vérité. S'ils avaient agi ainsi, le Seigneur n'aurait pas fait cette déclaration de condamnation. « Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. » Apo. 3 : 16. En d'autres termes, bien qu'ils n'occupent pas la même position que les « frères d'expérience » mentionnés dans Testimonies, vol.5, p.293, et qu'ils  se trouvent  maintenant dans une situation dangereuse, toutefois s'ils avaient exercé le même jugement et le même esprit que ces frères d'expérience, ils seraient maintenant des conseillers surs et ils auraient mérité le même respect.

  Cette vérité est démontrée davantage par le fait que si cette déclaration de Testimonies, vol.5 signifie ce que nos frères dirigeants voudraient nous faire croire qu'elle signifie, alors Jean Baptiste, Jésus-Christ, les Apôtres, Luther, les Réformateurs, William  Miller, et Sœur White en 1844 et à nouveau en 1888 furent tous l'un après l'autre totalement dans l'erreur. Car aucun d’eux ne respecta les décisions de leurs frères dirigeants qui à leur époque respective furent généralement acclamés pour être les « frères d'expérience » et qui n’ayant vu aucune lumière dans les messages dénoncèrent ces derniers et les messagers. Et Sœur White ne céda jamais à leur jugement quand ils s'opposaient à elle.

  Par ailleurs, si elle voulait que la déclaration en question dise ce que le comité affirme qu’elle signifie, elle n'aurait jamais écrit ce qu'elle a écrit dans Gospels Workers, p.303 et dans Testimonies, vol.5, pp.106-107 lesquels ne s'articulent pas avec leur interprétation privée de Testimonies vol.5, p.293. Par conséquent, il est évident qu’en combattant la Verge sur une base aussi insoutenable, ils sont inconsciemment en train de rater leur cible et frappe l’Esprit de Prophétie  et ainsi ils sont en train d'aveugler, d’effrayer les laïques et de les rendre confus. Mon frère, ma sœur, « choisissez aujourd'hui qui vous voulez suivre » -- les messagers de Dieu ou les dirigeants.

  La Verge n'allonge pas jusqu'à la limite la déclaration de quelqu'un sur un sujet donné tout en ignorant totalement les autres déclarations qui s'y réfèrent, mais plutôt elle considère toutes  les déclarations importantes. À partir de ce principe, principe que le comité a entièrement ignoré, la seule interprétation harmonieuse possible que l'on peut donner à Testimonies vol.5, p.93, c'est qu'eux-mêmes et tout le reste de leurs frères ne doivent pas introduire dans le message d’autrui un point de vue privée ici et là avant de soumettre premièrement ces vues à la personne par qui le message est venu, comme l’indique l’Esprit de Prophétie : « Si un message vous parvient que vous ne comprenez pas, prenez la peine d'en écouter les raisons que le messager pourrait donner » et non pas les raisons que les pasteurs pourraient donner  (Voir Témoignages sur l'Ecole du Sabbat page 65.)

  Ayant ordonné à chacun par les préceptes et par l'exemple d'enlever la poutre qui est dans son œil avant d'essayer « d'ôter la paille » qui est dans l’œil de son frère (Matt.7 : 4), le Maître a montré ainsi que l'église ne doit pas dire aux autres « laisses-moi ôter la paille qui est dans ton œil » ; Toi qui à une poutre dans ton œil [l'église]. Par conséquent, nous sommes dans l'obligation solennelle de diriger le projecteur sur la dénomination A.S.J. (nous-mêmes), non pas sur les autres dénominations (notre frère). Suivant les instructions du Maître, par conséquent, ici nous regardons non pas dans l’œil d’un individu, mais de façon collective dans --L’œil de  la Dénomination A.S.J.

  Dans une explication d’Esaïe 4 : 1,  la publication de la dénomination (non seulement appartenant et publiée par la dénomination, mais aussi approuvée et utilisée par le Département de l'Ecole du Sabbat à travers le monde en 1928), Esaïe, le Prophète Evangélique, vol.1, p.28, dit:

  « Sept femmes, un homme. Sept est le chiffre de la plénitude. ‘Femmes’ représente une église (Apo 12 : 1, 2 ; 17 : 3), mais dans ce cas ce n'est pas l'église pure et vraie, car il y a un reproche. Combien il vrai aujourd'hui que les églises n'accepteront pas le pain qui vient du ciel, mais mangeront plutôt leur propre nourriture - les traditions des hommes. Elles veulent le nom, mais rejettent le vêtement que Christ offre, et par conséquent elles seront à la fin sans l’habit de noces. »

  Quoiqu'en 1928, par la publication de l'Ecole du Sabbat, Esaïe, le Prophète Evangélique, la dénomination enseigna officiellement la précédente interprétation d’Esaïe 4 : 1, cependant en 1931, par le journal général de l'église, la Review and Herald,  elle enseigna tout aussi officiellement une interprétation entièrement différente, à savoir :

  « L’on comprend de façon générale que c'est une description imagée des conditions qui prévaudraient en Israël à cause des guerres au cours desquelles beaucoup d’hommes seraient tués et qu’il y aurait une grande prépondérance de femmes. Nous ne devons pas rechercher une exactitude mathématique dans de tels points en ce qui concerne la prophétie Biblique.

  « Nous n’essaierions pas de faire comprendre qu’il faille rechercher une interprétation dans l'accomplissement de cette prophétie dans la guerre de 1914-1918, mais néanmoins, il est vrai que dans plusieurs pays d'Europe les femmes étaient très majoritaires, parce que des millions d'hommes avaient perdu leur vie dans ce conflit titanesque. C'est une condition qui pourrait se répéter dans cette grande guerre qui même maintenant menace le monde. » Review and Herald, 11 juin 1931

  Nous n’essayerons pas ici expliquer Esaïe 4 : 1 mais nous demandons à  la Conférence Générale de nous dire quelle interprétation nous devons croire, la première ou la dernière. Car, étant en désaccord, elles ne peuvent toutes les deux être vraies, et par conséquent approuvé l'une ou les deux signifierait accepter des hypothèses, avec pour conséquence qu'au lieu d'aider nos frères à abandonner cette ligne de conduite dangereuse, nous ne ferions que les confirmer et les aider à avancer dans cette conduite.

  Ceux qui laissent les autres  penser et étudier pour eux au lieu d'étudier pour eux-mêmes, et qui acceptent ainsi la décision des frères dirigeants qui affirment être des « hommes d'expérience » si on leur demandait ce qu'ils croient sur le sujet d’Esaïe 4 : 1, ils doivent  répondre en toute honnêteté : Nous ne savons pas ce que nous croyons.

  La double interprétation qui suit concerne d’un côté la brochure intitulée Quarante  ans dans le Désert écrit par Taylor G. Bunch, et d’un autre côté la Review and Herald du 1er  juin 1930 dans un article intitulé Une Comparaison à la Quarante et Unième Année par H.G. Rogers, secrétaire des statistiques de la dénomination. Dans sa brochure, l’Ancien Taylor Bunch enseigne que de 1888 (depuis le rejet par la dénomination du message de la (« Justification par la foi ») à 1928, cela fait quarante ans, la Dénomination A.S.J. a répété l'expérience du désert faite par l’Israël d’antan.

  Etant donné que cette brochure fut écrite par un employé de  la Conférence Générale et a largement circulé parmi le peuple, il n'est pas nécessaire de citer la brochure. Son titre, Quarante Ans dans le Désert parle pour lui-même.

  Maintenant considérons l'article de l’Ancien Rogers  qui dit : « Certains opposants à cette cause affirment que la dénomination depuis la conférence de Minneapolis en 1888 est en train ‘d’errer dans  le désert.’...

  « Si ‘errer dans le désert’ » signifie multiplier par plus de dix le nombre de membres de la dénomination, et accroître de plus de cinquante fois le nombre des ouvriers … la dénomination peut plaider coupable face à cette accusation.

  Ainsi par cette autre position double, la Conférence Générale nous force à nouveau à leur  lancer le défi de dire de façon franche et définitive laquelle des deux interprétations, sur le même sujet devons-nous croire, sachant que nous ne pouvons pas croire toutes les deux et encore savoir ce que nous croyons. D’un  côté, si l’Ancien Taylor G. Bunch comme la Review and Herald l’accuse tacitement, enseigne l'erreur et est un « opposant » à la « cause », alors, pourquoi la Conférence Générale non seulement a cautionné son point de vue, mais aussi l’a même payé, tandis qu'il écrivait ces points de vue, et puis a endossé leur distribution ! D’un autre côté, si frère H. F. Rogers n'a pas écrit la vérité sur le sujet, donc, non seulement il présente la Vérité sous un faux  jour, mais aussi la Conférence Générale et le sacerdoce de la dénomination, et par conséquent il est inapte au poste qu’il détient et ne mérite pas son salaire. Mais, les dirigeants des A.S.J. continuent à conserver ces deux ouvriers comme des membres fidèles !

  En outre, dans leur effort déterminé pour réfuter les enseignements de la Verge, le comité soutient carrément que le coup qui entraîna la « blessure mortelle » sur l'une des têtes de la bête-léopard d'Apocalypse 13 fut infligé par le général français, Berthier, en 1798. Et pour défendre cette position, ils évoquent La Tragédie Des Siècles, page 476. (Voir Une Réponse à la Verge du Berger page 42). Mais la Dénomination, dans son organe missionnaire officiel enseigne que « la blessure mortelle » prédite ici a trouvé son accomplissement dans la Réforme Protestante, dans la Révolution Française et aboutit au coup apparemment mortel au cœur même de la papauté quand le Pape fut détrôné et emprisonné par les Français en 1798. » - Signes des temps, 30 janvier 1934, page (C’est nous qui soulignons).

  Ainsi, nous sommes conduits encore plus loin dans la mer des inconsistances théologiques des dirigeants, et il nous appartient de choisir pour nous-mêmes quel bateau nous mènera au port, Signes des Temps,  ou  Une Réponse à la Verge du Berger.

  Comme la Réponse a déjà fatalement percé en plusieurs endroits et est dans une condition de naufrage, et comme les Signe des Temps dans sa déclaration citée précédemment est en parfaite harmonie avec les enseignements de La Verge du Berger à ce propos, il n'est pas nécessaire pour quelqu'un de réfléchir à deux fois quand à lequel des deux nous délivre de cette situation critique dans laquelle la Dénomination nous a placé sur ce sujet. Chacun peut voir clairement que la Réponse coule fatalement et qu'elle entraînera tous ceux qui s'accrochent à elle.

  Par ailleurs, si, comme l'accuse la Réponse, l'enseignement de La Verge du Berger est de l'hérésie et que la Dénomination est déterminée à en débarrasser l’église, alors, pourquoi, veuillez nous le dire, ils ont gaspillé le temps et l'argent du Seigneur pour enseigner la même hérésie dans les Signes des Temps !

  Ainsi, tandis que d’un côté des milliers d'exemplaires de la Réponse à grands cris répondent par la négative, d’un autre  côté des milliers d'exemplaires de Signes des Temps et de Le Pape à Nouveau Roi répondent à grands cris par l'affirmative à la question suivante : La Réforme Protestante a-t-elle infligé la blessure mortelle ?

  Il n'est donc pas étonnant que les laïques soient perplexes et confus quant à la voix qu’ils doivent écouter, quant au chemin qu’ils doivent prendre. Il n’est pas étonnant qu'en vue de les sauver de leur dilemme, « la voix du Seigneur crie à la ville ... Écoutez la verge, et Celui qui l'envoie ». Seule la voix de la Verge peut résoudre le problème. « L’homme sage écoutera » sa voix.

  Ces preuves qui résonnent comme une trompette devraient réveiller les laïques de leur sommeil et les pousser a une étude personnelle approfondie des différentes questions en jeu. Et il est certain que ceux qui ne seront pas ainsi réveillés sont complètement indifférents aux soins de qui ils confient leur couronne de vie qui n'a pas de prix. En effet, ces preuves d'expérience devraient permettre à tous de réaliser que leur espoir dans un Noé, Job, ou Daniel pour les conduire  dans la Canaan céleste aboutira en un désappointement amer et à un désastre au lieu d'aboutir à la vie et à la gloire éternelles.

  Nous regrettons profondément que nos frères se soient élevés eux-mêmes contre la Vérité au point de nous contraindre à exposer leurs efforts subversifs. Nous n'aurions jamais rendu ces faits public si notre seul objectif n’était pas l'honneur de Dieu, le bien de ces frères et de tout Son peuple. Mais l’heure solennelle, « les jours de la purification » (Testimonies  vol.5, p.80) vers lesquels notre église approche, nous obligent à « crier à plein gosier, à ne pas nous retenir » et à obéir à l'ordre suivant : « Élève ta voix comme une  trompette, et annonce à  Mon peuple ses iniquités, à la maison de Jacob ses péchés. » Esaïe 58 : 1.

  « La vérité doit être dite dans toute sa sévérité. Nous avons besoin d'homme d'action - des hommes qui travailleront avec une énergie sincère et continuelle à la purification de l'église et à l'avertissement du monde. » Testimonies vol.5,  p.187.

   En conséquence, nous adressons maintenant un mot --Au Comité des Douze.

  Chers frères

  Quoique vous ayez contesté et mis en question notre intégrité, nous ne voulons pas protester sur l'aspect personnelde la réflexion. En effet, les faits présentés ici démasquent  votre défi et met à jour son vrai caractère, la dépouille de toute force et rend inutile pour nous de l'affronter davantage, en vue de défendre la Vérité, avec d'autre mesure que le défi  inverse : Montrez-nous clairement que nous sommes dans l'erreur de la même manière franche et manifeste que nous avions prouvés ici que vous êtes dans l’erreur. Mettez-nous donc de la sorte à l’épreuve et voyez si nous « tenons ou pas notre promesse. » Ou, si vous êtes si pressés par le temps que vous vous sentez incapables de façon critique d'examiner les autres volumes de La Verge du Berger, alors les quelques pages de cette petite brochure suffisent comme « Exposé A » à partir duquel vous pouvez  plaider votre cause. « Produisez vos raisons fortes » - « Venez maintenant et plaidons ensemble. » Mais nous vous mettons sérieusement en garde, en tant que frères, de ne pas se recourir à nouveau à ces tactiques  astucieuses d'évasion dont Une Réponse à La Verge du Berger est complètement rempli. Démontrez-nous, frères, que nous sommes dans l'erreur et vous serez étonnés de voir avec quelle rapidité nous nous rétracterons et détruirons toutes nos publications même si vous continuez à chérir d'autres inconsistances. Voyez-vous, nous ne demandons pas ce qui n’est pas raisonnable, mais seulement ce qui est du devoir et du sens commun que vous seriez en devoir de nous demander si vous étiez à notre place.

  « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes. » Matt. 7 : 12.

  Maintenant, ne pensez pas que ces pages constituent pour vous simplement un « défi. » Non vraiment, mais plutôt un appel sincère motivé par l'avertissement miséricordieux du Seigneur de la terrible tragédie au devant de laquelle va son église bien-aimée. Quelle redoutable surprise ! Cela nous met dans la responsabilité de crier avec celui qui aima l’âme de ses frères plus que son âme : « J'éprouve une grande tristesse, et j'ai dans le cœur un chagrin continuel. Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair, en Lui. Rom. 9 : 2, 3. 

L'Esprit de Prophétie Dit Encore

  « Même les Adventistes du Septième Jour sont en danger de fermer leurs yeux à la vérité, telle qu'elle est en Jésus, parce qu'elle contredit certains points qu'ils acceptent comme vérité, mais dont le Saint-Esprit enseigne que ce n'est pas la vérité... Mais, prenons garde de  ne pas rejeter ce qui est la vérité. Le grand danger de notre peuple c’est de dépendre des hommes, et de faire de la chair leur appui. Ceux qui n'ont pas l'habitude de sonder la Bible pour eux-mêmes, ou de peser les évidences, se confient dans les dirigeants, et acceptent les décisions qu'ils prennent ; et ainsi, beaucoup rejetteront les messages mêmes que Dieu envoie à Son peuple si ces frères dirigeants ne les acceptent pas. » Satan dit : « Le peuple accepte les explications des Ecritures que leur donnent leurs pasteurs, et ils n’étudient pas  pour eux-mêmes. Par conséquent, en travaillant au moyen des pasteurs, je peux contrôler le peuple selon ma volonté. » Testimonies to Ministers, pp.70, 106, 107, 473. Ce témoignage d’avertissement nous pousse à écrire --Un Mot aux  Laïques.

  Nous vous demandons très sincèrement, Frères, à cette heure critique, en tant que croyants fermement établis dans le Message du Troisième Ange et le mouvement de 1844, de ne pas accepter les décisions des autres ou de ne pas cautionner leurs accusations contre nous sans avoir fait une investigation personnelle et complète du message qui se trouve dans La Verge du Berger, qui vient à vous « au nom du Seigneur » (voir Témoignages pour l'Ecole du Sabbat page 65.)

  « Dieu exige de vous, hommes, femmes et jeunes, que vous possédiez un courage moral, un but ferme et constant, un esprit fort et persévérant qui ne peut accepter les affirmations d’autrui, mais qui sondera pour lui-même avant de recevoir ou de rejeter, qui étudiera et pèsera les évidences, et qui les soumettra à Dieu par la prière. » Testimonies, vol.2, p.130.

  Nous vous supplions de ne pas répétez les erreurs de la nation Juive et des églises Chrétiennes nominales en condamnant ou rejetant sans avoir accordé une attention égale aux deux parties. Si les frères dirigeants vous abordent avec des objections quand au fait que vous fassiez une investigation personnelle du message, n'acquiescez pas jusqu'à ce qu’ils vous aient donnés un exposé plus logique et plus convaincant que ne le fait la Verge sur le sujet en question.

  L’indifférence dans cette affaire de la part des laïcs a encouragé les frères dirigeants à exercer un esprit cruel et impérieux par lequel ils ont déshonoré l'église de Dieu. Une fois, cela nous même emmena à une convocation devant le  magistrat de la ville, et par la suite,  comme les accusations portées contre nous ne tenaient pas, privant ainsi nos accusateurs de l’appui de la loi pour nous jeter hors des églises, cela les conduisit à prendre les rênes dans leurs propres mains, et à quatre occasions (deux d'entre eux furent violentes) certains d'entre nous fûmes transportés physiquement hors du bâtiment de l'église. Une autre fois, cela les a conduisit à faire arrêter Frère Houteff, mais en vain, car, après avoir interrogé les deux parties les autorités constatèrent son innocence, et donnèrent l'ordre aux mêmes officiers qui les avaient conduit au poste de police de le ramener immédiatement à l'église où ils l’avaient  pris, à la plus grande humiliation et colère de ses accusateurs. Puis, à une autre occasion, cela les incita à le gifler ; et à une autre occasion encore à cogner  sans pitié sa tête et son visage jusqu'à les recouvrir de bleus. Après cette dernière attaque, commis par un membre qui avait été longtemps infidèle, qu’ils avaient posté à la porte comme gardien, afin de nous empêcher d'entrer, le sentiment dominant de la multitude était « peut-être que maintenant il se tiendra à l'écart. »

  Puis, plus tard encore, ce même esprit les posséda au point qu’ils essayèrent de le faire enfermer dans une clinique pour psychopathes, et ne réussissant pas à le faire, donc, ils essayèrent même de le faire déporter, et ce fut à nouveau sans succès, mais seulement à leur plus grande humiliation et à leur plus grande fureur.

  Cependant, la plus honteuse de toutes leurs actions, fut celle du pasteur qui, après le service du Sabbat où Frère Houteff fut brutalement malmené, dit pour justifier cette action criminelle : « Pourquoi ne restez-vous pas à l’écart s'ils ne veulent pas de vous ici ? » Et il poursuivit en évoquant comme texte Scripturaire pour sa protestation, les paroles suivantes :  « Et lorsque vous entrerez dans une maison, saluez-la ; lorsqu’on ne vous recevra pas et qu'on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds. » Matt. 10 : 12, 14. C’est une perversion éhontée des écritures pour défendre honteusement une mauvaise action !

  Dans le texte précédent comme Christ l’a clairement dit, il enjoint simplement ses disciples, comme tout lecteur honnête de la Bible admettra, de sortir et de rester à l'écart quand  ils ne sont pas accueillis dans un foyer (maison), mais pas quand ils sont expulsés du temple (l'église). Ceci est attesté par l'expérience suivante :

  Les apôtres étaient « dans le portique de Salomon. » « Alors le souverain sacrificateur et tous ceux qui étaient avec lui se levèrent,... remplis de jalousie, mirent les mains sur les apôtres et les jetèrent dans la prison publique. Mais un ange du Seigneur, ayant ouvert pendant la nuit les portes de la prison, les fit sortir, et leur dit : Allez, tenez-vous dans le temple, et annoncez  au peuple toutes les paroles de cette vie. Ayant entendu cela, ils entrèrent dès le matin dans le temple, et se mirent enseigner. Le souverain sacrificateur et ceux qui étaient avec lui, étant survenus ils convoquèrent le sanhédrin et tous les anciens des fils d'Israël, et ils envoyèrent chercher les apôtres à la prison.

  Les huissiers, à leur arrivée, ne les  trouvèrent point à la prison. Ils s'en retournèrent, et firent leur rapport, en disant : Nous avons trouvé la prison soigneusement fermée, et les gardes qui étaient devant les portes ; mais après avoir ouvert, nous n'avons trouvé personne dedans. Lorsqu'ils eurent entendu ses paroles, le commandant du temple et les principaux sacrificateurs ne savaient que penser des apôtres et des suites de cette affaire. Quelqu'un vint leur dire : Voici, les hommes que vous avez mis en prison sont dans le temple, et ils enseignent le peuple. Alors le commandant partit avec les huissiers, et les conduisit sans violence, car ils avaient peur d'être lapidés par le peuple. Après qu'ils les eurent amenés en présence du sanhédrin, le souverain sacrificateur les interrogea en ces termes : Ne vous avons-nous pas défendu expressément d'enseigner en ce nom là ? Et voici, vous avez rempli Jérusalem de vos enseignements, et vous voulez faire retomber sur nous le sang de cet homme ! Pierre et les apôtres répondirent : il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Act. 5 : 12, 17-29.

  Par contraste à ce récit, les paroles violentes qu'on cherche à excuser prononcées  par le pasteur ce sabbat montrent, comment il aurait considéré Pierre s'il avait vécu à l'époque de Pierre. De même que l'ancien d’église, qui tandis qu’il était sur la chaire ce sabbat, comme nous l'avons appris par la suite, comme Pilate, il lava ses mains de toute responsabilité pour ce qui s'était passé, nous accusant de les avoir insultés (ce qui s'est avéré faux par le simple fait que si cela avait été vrai, il nous l'aurait signalé rapidement), et c'était  pourquoi le gardien infidèle s’était emporté. C’est ainsi que s’écrie la multitude aujourd'hui, comme fit la multitude à l'époque du Christ, en justifiant le méchant et en condamnant le juste : «  Fait mourir celui-ci, et relâche nous Barabbas. »

  Peu de temps après l'agression, la condition de celui qui était blessé exigeait une attention médicale, alors un médecin A.S.J. qui était à l’église ce matin là et qui par la suite constata les meurtrissures, fut appelé au téléphone, et après beaucoup d’hésitation accepta à contrecœur de venir, mais ne vint jamais !

  Cela nous attriste de voir dans les actions de nos propres frères un accomplissement si exact de la parabole (Luc 10 : 85 à 37) « du prêtre et du lévite » qui passèrent outre un  frère blessé, blessé par les voleurs de grand chemin de leur propre nation, attirant sur eux-mêmes les malédictions, et faisant les bénédictions retomber au bénéfice du bon samaritain – qui sont aujourd'hui les personnes bienveillantes à l'extérieur de la dénomination A.S.J.

  Puis, quelques temps après, un frère à qui on avait refusé l'entrée à l'église, se tenait tranquillement debout près d'une fenêtre écoutant la leçon, reçut violemment au visage un verre d'eau envoyée de l'intérieur. À une autre occasion, dans une autre église A.J.S., ce même frère bien qu’étant  handicapé, fut, du simple fait de sa présence, sauvagement roué de coups de pied (par l’un des anciens de l’église) et mis sur le trottoir de l'église sous la pluie et dans la boue ; tandis qu'à une autre occasion encore et pour les mêmes raisons dans une église sœur il fut (par le pasteur cette fois) violemment secoué de son siège, où il était assis tout à fait tranquillement, entraîné physiquement de force hors de l'église et jeté sur un amoncellement sur le trottoir ! Et ces actions ne sont qu'un échantillon de beaucoup d'autres actions semblables commises par l'église contre des frères et sœurs à cause de leur désir d'être un meilleur A.S.J. Oui,  c'est incroyable, mais néanmoins, c'est vrai.

  Non seulement ces actions révèlent un Esprit non chrétien, mais elles constituent des délits criminels graves, commises contre nous pour aucune autre raison que notre refus de cesser de prendre part au service du Sabbat dans nos églises ! Bien que nous ne recourons pas à la compassion à cet égard, nous lançons un appel des plus urgents pour venir en aide contre cette marée de mauvaises actions, qui si elles se poursuivent, que nous ayons raison ou tort, anéantira les attentes présomptueuses de nos frères, entraînant pour eux un désastre plus terrible et un plus grand désappointement que ce qui résultat pour les Juifs de leur espérance pleine d’assurance et d'autosatisfaction de la continuation de  leur royaume.

  En outre, essayer de nous chasser de force de  nos églises, et alors nous étiqueter de « dissidents » est un paradoxe ironique dont nous ne pouvons comprendre la justice et dont ils ne peuvent eux-mêmes expliquer.

  De plus, en persistant à nous accuser d'appeler l'église Babylone, quand ils savent tous fort bien que non seulement nous ne pouvons pas être chassés de la dénomination, prouvant ainsi que nous ne l’appelons pas Babylone, mais également que toute notre publication prouve qu'elle ne peut pas être Babylone – ainsi, en persistant dans cette accusation, ils s'engagent eux-mêmes à nous présenter sous un faux jour au peuple et nous poussent à mal agir - à laisser la dénomination.

  Quand vous savez que vous marchez avec Dieu – que vous marchez dans  la lumière - soyez fermes et constants. Ne faites pas de compromis avec la Vérité afin d’escalader  la montagne, mais demeurez plutôt inflexible pour ce qui est juste et laissez votre foi déplacer la montagne vers des lieux éloignés. Et si un opposant à la Vérité essaie de vous exiger une certaine ligne de conduite, ne cédez pas, car son attitude est l'expression du cœur naturel. Résistez-lui et faites le contraire, alors vous serez en sécurité. Et par-dessus tout, restez  dans  votre église, gardez la vérité, et « soupirez et gémissez contre les abominations qui s'y commettent » car, c’est ainsi que vous serez scellés et que vous vaincrez l'ennemi.

  Aussi, pour l'amour du Message du Troisième Ange, pour votre propre salut, pour l’honneur de Dieu, et pour les principes de la liberté religieuse, ne donnez pas votre consentement par votre silence au traitement honteux de l'église envers ses propres membres, amenant ainsi sur vous « le sang de tous les justes versé sur la terre, depuis le sang du juste Abel » jusqu'au temps présent. Par conséquent, nous vous invitons vivement à protester contre de telles pratiques Pharisaïques et Romanistes. Et ainsi, puissiez-vous même y être poussés davantage alors que vous lisez ce qui suit : --Témoignage Personnel

  A la fin d’un service tenu par un secrétaire du champ de la Conférence Générale des Adventistes du Septième Jour dans l'une des églises de notre ville, Frère Houteff posait à  l’intervenant du soir une question sur une déclaration qu'il avait donnée sur la chaire en opposition à l'enseignement de La Verge du Berger. Un homme l’approcha par derrière, sans préavis ou conversation d'aucune sorte, le pris par le cou et les épaules, et le poussa hors du bâtiment. Mais, le pire, le délinquant n’était même pas Adventiste ; en fait sa mère a dit qu'il n'était même pas chrétien ! Maintenant, qu'est-ce qui incita ce pauvre homme à commettre un acte si gratuit et abusif ? Quoi, sinon les fausses accusations prononcées du haut de la chaire, contre Frère Houteff ? Car, jusqu'à ce moment-là Frère Houteff n'avait jamais rencontré  l'homme et ne lui avait même jamais parlé, et il n'y avait eu aucune agitation quelconque, mais seulement un raisonnement assez amical de la part de ceux qui conversaient.

  « Peu de temps après cette expérience, Frère Houteff et moi, avec un autre frère assistions au service du Sabbat dans une autre de nos églises, et cette fois le président de la fédération parla contre La Verge du Berger.

  « A  la fin de ce service, une dame approcha Frère Houteff et lui parla alors qu’il se tenait debout avec d'autres devant le bâtiment, et avant qu’il n’eut  le temps de lui répondre, un jeune homme que Frère Houteff n'avait jamais vu avant, se précipita sur lui, retroussa ses manches, et menaça de casser les lunettes de son visage s'il n'arrêtait pas de parler à sa mère ! Mais, quelqu'un l’éloigna et sa mère, elle aussi a dit qu'il n'était pas Adventiste. Qu'est-ce qui pouvait mettre une telle haine dans le cœur de ce jeune homme ? Quoi, sinon le sermon qu’il entendit du haut de la chair ? Car jusqu'à ce moment-là l’un et l'autre ne s'étaient jamais vu ou parlé de leur vie

  « Un troisième incident très semblable à ceux rapportés ci-dessus parvint à mon attention, tous dans une période de quatre semaines. Cette fois, le président de l'Union des  Fédérations avait rassemblé un Sabbat après-midi une large congrégation, à plusieurs kilomètres des églises mentionnées précédemment, pour l'entendre réfuter La Verge du Berger. Durant le service, il s'est comporté de telle manière qu'il instilla de la haine dans le cœur de ses auditeurs pour l'auteur du message contenu dans les séries de livres et de brochures de La Verge du Berger. Après la réunion, un groupe de jeunes gens était  rassemblé à l'extérieur de l'église autour de Frère Houteff près d'une berge. Soudain ,un jeune homme se précipita sur la foule et se jeta avec autant de force qu'il put sur celui qui était le plus proche de Frère Houteff dans un effort pour le faire tomber dans la berge. Et il aurait réellement réussi si Frère Houteff n'avait pas été suffisamment rapide  pour se retenir à temps pour éviter de tomber la tête la première!

  « A nouveau nous sommes amenés à nous demander qu'est-ce qui a mis une telle haine dans le cœur de ce jeune homme que Frère Houteff n’avait également jamais rencontré ? Quoi, sinon le sermon qu’il venait tout juste d’entendre ?

  « ‘Les attaques de Satan contre les défenseurs de la vérité deviendront plus âpres et plus déterminés aux toutes dernières heures de la fin des temps. Comme à l'époque du Christ les principaux prêtres et les dirigeants attisèrent la haine du peuple contre Lui, de même aujourd'hui aussi les chefs religieux provoqueront de l'amertume et des préjugés contre la vérité pour ce temps. Le peuple sera amené à des actes de violence et d'opposition qu’il  n'aurait jamais imaginé s'il n'avait pas été imprégné de l'animosité de ceux qui professent être chrétiens et qui sont contre la vérité.’ » Gospels Workers, p.324.

  « Nul ne peut se permettre de ne pas tirer profit de ces expériences ou de s'assurer qu'aucune racine d’amertume ne trouve un terrain dans son cœur. Peu importe ce que pourraient faire les autres, celui qui soupire et qui gémit à cause des ‘abominations qui s'y commettent’ doit maintenir un amour sincère pour les frères, et ainsi marcher dans l'empreinte de Celui Qui lorsqu’Il fut injurié, n’a point injurié. »

Le lot des Nombreux Scribes Qui Apportent des Choses Nouvelles et Anciennes. Matt.13 : 52.

  Ce court récit des abus de la part de nos frères ne donnent qu’un aperçu de ce qu'ils font à travers les églises. Cependant, cela suffit pour rendre manifeste les sinistres résultats de leurs activités, et non pas la moins commune ou la moins déplorable qui consiste à influencer beaucoup à prendre la position que c'est une mauvaise chose d'accepter un message si les dirigeants y sont opposés ! Bien que ces derniers trouvent une série d’excuses pour défendre leurs positions charnelles, la vérité est que tandis que certains craignent d'être jetés hors des synagogues, d'autres détestent porter le reproche, en dépit des paroles réconfortantes du Christ : « Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu’on vous chassera, vous outragera, et qu'on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l’homme ! Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel ; car c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes. » Luc 6 : 22, 23.

  Des milliers aujourd'hui croient de tout leur cœur, comme le firent les Juifs du passé, que le simple fait d'être membre d'église possède un pouvoir magique qui les sauve. Ainsi, ils se laissent mettre en jeu et dépendent plus de ce titre que du message qui demande la repentante des péchés et en retour élève le pécheur impénitent de la fosse sombre et boueuse à la lumière de la Vérité Présente qui sauve et guérit. Si ces adorateurs de temples construits manuellement, vivaient à l'époque du Christ, ils auraient montré leur totale ignorance et mépris de la Vérité, en rejetant les messages respectifs de Jean-Baptiste, Jésus-Christ, et des Apôtres, afin de garder leur titre de membre dans la « synagogue » et afin d'éviter le reproche qu'ils seraient invités autrement à porter. Tandis que le vrai peuple de Dieu s'est toujours attaché à des vérités nouvelles et impopulaires que les soi-disant « hommes d'expérience » ont dénoncées comme étant des hérésies.

  Que chacun s'interroge sérieusement à savoir s'il aurait oui ou non prêté attention aux enseignements de Jean, de Christ, des Apôtres, de Luther, des Réformateurs, de William Miller, et de Sœur White, au prix d’être chassé dehors à chaque occasion parce qu’il suit l'Agneau partout où Il va, ou aurait-t-il conservé son titre de membre d'église sans tenir compte des conséquences. C'est en adoptant la première ligne de conduite qu'il aurait pu marcher avec Dieu comme le fit Hénoc par le passé. Et c’est seulement en adoptant cette ligne de conduite maintenant, qu’il peut ainsi marcher avec Dieu aujourd'hui.

  Il est toujours dangereux d'accepter aveuglément les opinions des autres, il est encore plus dangereux de faire reposer son salut sur les décisions non inspirés des hommes particulièrement quand les auteurs de ces décisions refusent d’ouvrir les portes de l'église à un  message qui frappe et qui veut entrer. Et bien qu'à plusieurs reprises le Seigneur a averti les laïques que « Ceux qui conduisent son peuple l'égarent, et ceux qui se laissent conduire se perdent (Esaïe 9 : 15), cependant à chaque progression de la Vérité, ils ont répété ces mêmes erreurs !

  Par conséquent, nous sommes très soucieux que le peuple de Dieu maintenant, à la fin du monde, ayant devant lui toutes les expériences du passé comme un avertissement, prête attention à sa Parole, en étudiant pour lui-même et en prenant ses décisions propres, comme beaucoup d'entre nous l'ont fait quand ils se sont joints au mouvement Adventiste contre la volonté des pasteurs de nos anciennes églises.

  Aussi, nos espoirs et notre fervente prière c'est que nos frères ne répéteront pas l'histoire de la nation Juive, ou l'histoire de l'église Chrétienne à l'époque de Luther, de la Réforme, de William Miller et de Sœur White aux époques respectives desquels les dirigeants des sectes contemporaines dénoncèrent les messages de Vérité comme hérésie. Car aujourd'hui, comme depuis que les temps ont commencé, le message de Dieu pour l'église doit paraître incomparablement étrange et bizarre. L'Esprit de Prophétie dit : « De précieuses vérités qui sont demeurées longtemps obscures seront révélées avec un éclat qui rendra manifeste leur valeur sacrée ; car Dieu glorifiera sa Parole et la fera paraître sous un jour qu'il ne nous ait jamais encore donné de connaître. » Témoignages sur l'Ecole du Sabbat, page 62.

  De plus, Ses messagers pour aujourd'hui ne porteront pas des lettres de créance plus grandes de leur appel que ne firent ceux du passé. Même Jésus avec Sa naissance surnaturelle, sans péché, et ses œuvres miraculeuses fut condamné par les dirigeants de Son temps, qui disaient : « Cet homme ne chasse les démons que par Béelzébul, prince des démons. » Matthieu : 12 : 24.

  Les laïques de cette époque n'avaient pas une opinion moins haute de leurs grands hommes que celle que possèdent les laïcs d’aujourd'hui. Les dirigeants de l’Israël d’antan n'étaient pas non plus moins pieux que les dirigeants de notre époque. Nos dirigeants aujourd'hui se sont déjà avérés indignes de confiance par leurs actions contre le message de 1888, message qui ne fut pas soutenue par « un homme » dont il ne savait d’où il venait, mais par la servante de Dieu, qu’ils ont reconnu dès le début du mouvement A.S.J. pour être un prophète. En conséquence, comme cela fut facile pour eux de se prononcer contre celle qui pendant longtemps fut avec eux, alors, imaginez, comme c’est extrêmement plus facile de se prononcer contre un messager pour aujourd'hui qu'ils n'ont pas connu auparavant !

  « Etre en butte à l'opposition est le sort de tous ceux dont Dieu se sert pour annoncer des vérités spécialement applicables à leur temps. Or il y avait, au jour de Luther, une vérité présente d'une importance capitale, de même qu'il y a une vérité présente pour notre époque. »  « Chaque période de l'histoire de l'Eglise a été marquée par quelque vérité adaptée aux besoins de l’époque.

  Ces révélations nouvelles, en butte à l’opposition et à la haine, ont toujours été accueillies par les âmes pieuses. Quand le Seigneur en une heure de crise, donne une vérité spéciale à son peuple, comment refuser de la proclamer ? »

  «... le vrai disciple de Jésus-Christ... n'attend pas que la vérité devienne populaire pour la défendre. Convaincu de son devoir, il en accepte délibérément les inconvénients. »

  « En ce temps d’incertitude, les croyants superficiels et les demi-convertis ne pouvaient plus reposer sur la foi de leurs frères. »

  « Au lieu de contester et de raisonner au sujet de ce qu’ils ne comprennent pas, qu’ils mettent à profit la lumière qui brille déjà sur leur sentier, et celle-ci ira en augmentant. »

  « Il y a toujours eu des gens qui, tout en professant la piété, plutôt que de continuer à suivre la vérité, se sont fait une spécialité de critiquer le caractère, les croyances des personnes dont ils ne partagent pas les opinions. Ses accusateurs des frères sont les meilleurs collaborateurs de Satan. »

  « Ceux qui cherchent des échappatoires sur lesquelles accrocher leurs doutes en trouveront. Et ceux qui refusent d'accepter la Parole de Dieu et de lui obéir jusqu'à ce que toutes leurs objections soient levées et qu’aient disparu tous les prétextes de douter, ne parviendront jamais à la lumière. » La Tragédie des Siècles, pages 151, 661, 498, 427, 576, 566, 575. En persistant dans leur propre attitude d'aveuglement et de doute, ils tombent naturellement dans des bêtises qu'ils présentent comme des erreurs.Par conséquent, Frères, en conclusion, considérez la question -- Qu'est-ce Qui Doit Etre Gagné ou Perdu ?

  L'attitude que poursuit l'église  la conduit dans la direction du monde plutôt que vers le havre de sa maison éternelle. Ses institutions : écoles, sanatorium, etc. ... se sont compromis avec les institutions du monde, le danger même contre lequel l'Esprit de Prophétie avait averti longtemps auparavant :

  « Quelle terrible désillusion que de croire fermement que tout va bien alors qu'on est sur un mauvais chemin ! Le message du témoin fidèle surprend le peuple de Dieu dans cette triste situation, mais l’église ignore en toute bonne foi dans quelles conditions déplorables elle se trouve aux yeux de Dieu. » Témoignages pour l'Eglise, vol.1, page 375.

  « Je suis remplie de tristesse quand je pense à notre condition en tant que peuple. Le Seigneur ne nous a pas fermé le Ciel, mais c'est notre propre attitude d'infidélité continuelle qui nous a séparée de Dieu. L'orgueil, la convoitise et l’amour du monde sont dans le cœur sans crainte de bannissement de condamnation. Des péchés graves et présomptueux demeurent parmi nous. Et cependant l’opinion générale c'est que l'église est  prospère, et que la paix et la prospérité spirituelle sont dans toutes ses frontières. »

  « L'église s'est détournée de son chef Christ et retourne résolument vers l'Égypte. Cependant, peu sont alarmés ou étonnés de leur manque de puissance spirituelle. » Testimonies, vol.5, page 217.

  « Qui peut vraiment dire : « Notre or est  éprouvé par le feu, nos vêtements ne sont pas souillés par le monde ? » J'ai vu notre instructeur déchirer de prétendus vêtements de justice et mettre à nu la souillure qu'ils recouvraient. Puis il me dit : « Ne vois-tu pas comme ces gens ont caché d'une manière prétentieuse leur souillure et leur corruption ? » Quoi donc ! La cité de mon Père est devenue une prostituée ! » La maison de mon Père est devenue un lieu de commerce, d’où la présence divine et la gloire se sont retirées. C'est pourquoi il y a de la faiblesse, c'est pourquoi la force manque. » Témoignages pour l'Eglise, vol.3, pages 303

  « Des pages et des pages pourraient être écrites concernant ces choses. Les mêmes principes pervertis commencent à pénétrer dans des Fédérations entières. ‘Car  les hommes riches sont pleins de violence, et ses habitants disent des mensonges et leur langue dans leur bouche est trompeuse.’ Le Seigneur travaillera pour purifier Son église. Je vous dis en vérité que le Seigneur est sur le point de tourner et de retourner les institutions appelées de Son nom.

  « Je ne peux pas dire, quand ce processus de purification commencera, mais il ne sera pas longtemps différé. Celui qui a son van dans Sa main purifiera Son temple de ses souillures morales.  Il purifiera entièrement Son aire. »  Testimonies to Ministers, pages 372, 373.

  Les déclarations inspirées précédentes concernant la condition de l'église, révèlent, comme le fait le message aux Laodicéens,  que c’est une condition  dangereusement grave qui oblige le Seigneur à envoyer des reproches, des avertissements, appelant à une réforme franche, qui aura pour résultat soit de la réformer, permettant ainsi à Dieu de l'accepter, ou soit de l’endurcir, L’obligeant ainsi à la « vomir de sa bouche. » Apo. 3 : 16. « Que les pasteurs et les membres d'église se souviennent que la vérité évangélique perd ceux qu’elle ne sauve pas. » Témoignages pour l'Eglise vol.2, p.29. Par conséquent, notre salut, notre aptitude pour Son royaume éternel repose sur notre acceptation du message que le Seigneur nous envoie.

  Nous qui avions étudié le message contenu dans La Verge du Berger sommes tout aussi profondément convaincu que c'est le « message du Témoin Véritable » « à Laodicée, » qui trouve le peuple de Dieu dans une « terrible désillusion, » comme nous le sommes pour le Sabbat ou tout autre vérité que l'église a toujours connue. Et nous devrions l’être en effet, car il a ouvert notre compréhension des Ecritures chapitre après chapitre, dont nous n'avions pas jusqu'à présent la moindre idée de leur signification, mais dont nous comprenons maintenant aussi clairement que n'importe quelle vérité claire de la Bible. Maintenant, à travers le message nous voyons que les prophéties de ces chapitres (ceux d’Esaïe, Ezéchiel, Osée, Joël, Michée, Zacharie, Daniel, L’Apocalypse etc.) mettent l'accent sur ce temps, et brillent d’une  beauté merveilleuse. Il a multiplié pour nous la preuve que la dénomination des Adventistes du Septième Jour est l'église de Dieu, fortifiant ainsi plus que jamais, si possible, notre détermination à rester dans l'église quelle que soit sa condition. Et comme résultat, il nous a établis plus solidement que jamais dans le Message du Troisième Ange, nous faisons avoir un amour plus grand pour les frères. Puis, finalement, il nous a poussé à étudier la Bible et l’Esprit de Prophétie comme jamais auparavant.

  Celui qui ne lit pas pour lui-même les publications de la Verge, ne peut pas connaître le merveilleux changement qu'elles produisent dans la vie de tous ceux qui les acceptent vraiment, ni ne peut apprécier les merveilles qu'elles révèlent des prophéties, dont beaucoup d'entre elles les hommes n'ont jamais essayé d’expliquer jusqu'ici. Aucune sagesse humaine ne pourrait vraiment révéler ces mystères de Dieu qui ont été caché aux sages et aux prudents pendant longtemps. Ceux qui n'ont pas fait pour eux-mêmes « une investigation complète » du message qui est contenu dans la Verge et qui est venu « au nom du Seigneur, » l'Esprit de Prophétie leur conseille de ne pas dire : « Je suis satisfait de mes conclusions. Ma décision est prise et quoi qu'il advienne, je ne changerai pas d'opinion. Je n’écouterai ce que dit le message de ce messager, car je sais que cela ne peut être la vérité. » Témoignages sur l'Ecole du Sabbat page 65.

  De façon claire, ceux qui par leurs paroles ou leurs actions prétendent qu'ils savent plus sur La Verge du Berger que nous qui l'avons soigneusement étudié, non seulement sont en train d'abrutir leur propre intelligence, mais insultent aussi la nôtre. Par ailleurs, en jugeant et en condamnant sans écouter, ils sont en train de violer les lois élémentaires de la justice, et sont en train de mépriser le conseil du Seigneur et se placent au-dessus de Son Trône !

  « C'est parce qu'elles agissaient ainsi que les églises populaires ont été abandonnées à des ténèbres partielles et c’est pourquoi les messages du ciel ne leur sont pas parvenus. … Il n’y a ni vertus ni dignité à poursuivre une lutte dans l'obscurité, à fermer les yeux de peur de voir clair, à se boucher les oreilles pour ne pas entendre, à endurcir son cœur dans l'ignorance et l’incrédulité par crainte d'avoir à s’humilier en reconnaissant avoir été éclairé sur certains points de la vérité. Ce n'est pas en vous abstenant d'examiner cette dernière que vous obéirez à l'injonction du Sauveur de ‘sonder les Ecritures.’ Est-ce chercher des trésors cachés que d'appeler fatras le résultat du travail d’autrui et ne pas en faire l’examen critique pour voir si les pensées que vous condamnez recèlent ou non de précieux joyaux de vérité ? Témoignages sur l'Ecole du Sabbat page 65.

  Aussi, comme pour exécuter son objectif constant qui est de maintenir la Chrétienté assaillie par de faux enseignements, le Diable est en train de faire souffler tout vent de doctrine dans toutes les directions. Il laisse ces enseignants pousser  en flèche l'un après l'autre comme des plantes à l'ombre, seulement pour dessécher quant elles sont exposées au soleil. Ainsi, en laissant toujours en vue leurs mauvais exemples et celui de leurs disciples, en réalité il décourage et effraye tous ceux qui sont disposés à sonder toute  lumière présentée sur les Ecritures, les préparant  par là à rejeter le message même de Vérité quand Dieu l’enverra.

  Par conséquent, quand « un message vous parvient au nom du Seigneur » si, à cause des messages trompeurs que l'ennemi a amenés dans le passé, vous refusez de sonder pour vous-mêmes, en disant : « C'est inutile, c’est simplement un autre ‘dissident’ ; je sais que cela ne peut être la vérité » ; alors, que ce soit la Verge ou quelque autre publication qui contient le message, il est certain que tôt ou tard, vous rejetterez le message même dont vous avez besoin pour vous sauver de votre terrible désillusion Laodicéenne.

  Ainsi, en maintenant constamment devant l'église son principal épouvantail, « les dissidents, » l'ancien trompeur est en train d'accomplir son dessein diabolique qui est de conduire beaucoup à rejeter la lumière qui doit éclairer la terre entière.

  Nous savons que le Seigneur est en train de parler à Son peuple à cette heure même  au travers des publications de La Verge du Berger ; que le message qu'elles contiennent c’est ce qui « entraînera le criblage parmi le peuple de Dieu » (Premiers Ecrits, p.270) ; que ceux qui acceptent ce conseil du Témoin Véritable recevront le sceau de Dieu et seront comptés parmi les 144 000 (Témoignages pour l’Eglise, vol.1, p.385) ; que ceux qui rejettent ce conseil tomberont lors du massacre d’Ezéchiel 9 (Testimonies to Ministers p.445, Testimonies, vol.5 p.211 ; et d'Esaïe  66 : 16 ; et que « les réchappés, » les 144 000, les premiers fruits, seront les serviteurs de Dieu à l'époque du Grand Cri (Apocalypse 14 : 4 ; Testimonies, vol.5, pp. 80, 81) pour amener les seconds fruits « de toutes les nations. » Esa. 66 :19, 20.

  Par conséquent, Frères, comme nous avons « la pleine assurance de la foi » que notre connaissance, notre jugement et notre foi dans les doctrines des A.S.J. sont aussi solides que les vôtres, et comme vous ne connaissez notre position aussi bien que nous connaissons la vôtre, il y a au moins autant de chances que nous ayons raison qu'il y en ait que vous ayez raison. Aussi, pour l'amour de votre propre âme, ne vous avisez pas à refuser de faire une investigation. Si vous fermez vos oreilles à la voix du Témoin Véritable, cela signifiera votre ruine éternelle ! C'est pourquoi nos cœurs sont si inquiets, c'est pourquoi nous sommes si anxieux que vous étudiez pour vous-mêmes, le message de la Verge. Et si vous êtes « un homme sage » qui tient compte de « la voix du Seigneur ... à la ville, » vous « entendrez ... la Verge, et vous connaîtrez « Celui qui l’a envoyé » Mic. 6 : 9.

  Nous nous sommes acquittés de notre responsabilité. Maintenant, c'est à vous de porter la vôtre, et d’exercer le devoir et l'habilité que Dieu vous a donné pour assurer votre récompense éternelle. Ne risquez pas votre couronne de vie au hasard, dans une éventualité d'être perdu après avoir été pendant des années dans le message. Quelle perte, quelle tragique perte, quel « monde sans fin » ce serait ! Acceptez ce conseil et obéissez à ses exigences, et votre obéissance vous assurera la paix, la joie et la vie éternelle.

  L’Esprit de Prophétie conseille ceci : « … Si un message vous parvient que vous ne comprenez pas, prenez la peine d'en écouter les explications que pourrait donner par le messager, en comparant un texte à un autre, afin que vous sachiez si oui ou non c’est soutenu par la Parole de Dieu. Si vous estimez que la position prise n'a pas de fondement scripturaire et que vos conclusions sur ce sujet ne peuvent être mises en doute, produisez  donc vos solides preuves ; car, votre position ne sera pas ébranlé, au contact de la l’erreur. » Temoignages sur l'Ecole du Sabbat Page 65.

  « Mais, prenez garde de ne pas rejeter ce qui est la vérité. Le grand danger de notre peuple a été de dépendre des hommes et de faire de la chair son appui. Ceux qui n’ont pas pris l'habitude de sonder la Bible pour eux-mêmes, ou de peser les évidences, se confient dans les dirigeants et acceptent les décisions qu'ils prennent ; et ainsi beaucoup rejetteront les messages mêmes que Dieu envoie à Son peuple, si ces frères dirigeants ne les acceptent pas. » Testimonies to  Ministers pp. 106, 107.

  Note : les chiffres qui sont donnés dans l'article qui suit correspondent à la liste des références données ci-dessous, et l'énoncé des abréviations est le même qui se trouve dans l'Index des Ecrits d’Ellen G. White.

  (1) T.M page 468. (2) C.O.R page 67 ; Review and Hérald, 27 mai 1890. (3) T.M. page 80 ; T.M page 300. (4) 5 T page 209. (5)  6 T page 17. (6) T.S.S. page 65. (7)  9 T page 126. (8) T.M. page 514, 515 ; C.O.R. page 154 ; (9) Esaïe 58 : 1 ; T.S.S. page 56. (10) P.E. page 270. (11) T.M. page 445 ; 1 T page 385 ; 5 T page 211. (12) 5 T pages 136, 81 ; 3 T page 267 ; 1 T page 187. (13) 5 T page 80 ; T.D.S. page 425. (14) P.E. page 270 ; 3 T pages 252, 253. (15) Apo. 3 :14-19. (16) P.E pages 276, 277 ; P.R. page 549. (17) T.S.S  page 65.

  Avec la prière ardente que le Seigneur œuvrera avec nous tous, nous en tant qu’un corps d’ouvriers, nous nous adressons à  Tous les Adventistes du Septième Jour -Salutations !

  Mes Frères bien-aimés :

  ATTENDU QUE, Nous qui nous tenons dans la lumière avancée du Message du Troisième Ange, comme ceux qui acceptèrent la Vérité Présente à toutes les époques, avons vu nos actions mal comprises, nos motivations mises en doute, et notre message mal compris « méprisé, condamné, ridiculisé, rejeté, » et « dénoncé » comme « conduisant à l'enthousiasme et au fanatisme » (1) ; et

  ATTENDU QUE, parce que « la lumière qui éclairera la terre de sa gloire » (2) est maintenant appelé « une fausse lumière (3), il est devenu nécessaire de définir clairement notre position en relation avec l'œuvre finale du Message du  Troisième Ange ; et

  ATTENDU QUE, croyant que l'ordre et l'organisation sont les premières lois du ciel, et réalisant que pour ceux qui « se tiennent dans la lumière » (4), est venu le besoin impératif d'une certaine forme de conseil en rapport avec leurs activités dans l'église à travers le monde.

  Par  conséquent, en tant qu’un corps de croyants unis dans le message de la Vérité Présente, tel qu'elle est contenue dans les publications de La Verge du Berger (que nous croyons sont venues en réponse à une illumination divine, et sont « le déroulement du rouleau » (5), qui est en parfaite harmonie avec le Message du Troisième Ange tel qu’il est présenté dans la Bible et dans les Témoignage pour l'Eglise, nous  déclarons  par  la présente :

  Il est Résolu, que nous consacrons notre total soutien à la proclamation de la Vérité Présente, en harmonie avec les doctrines des A.S.J. telles qu'elles furent données à l'origine à travers la Bible et les Témoignages ; mais que nous protestons avec respect contre nos frères qui radient et expulsent les membres des églises qu’ils ont aidé à construire, simplement parce qu’ils exercent les droits que Dieu leur a donnée en faisant une investigation personnelle d’une nouvelle lumière qui est présentée (6) ; et Il est Résolu encore,  qu’étant en harmonie avec les enseignements des A.S.J. tels qu’ils sont présentés dans la Bible et l’Esprit de prophétie, nous sommes certains qu’il ne peut y avoir aucun nouveau mouvement autre que celui qui fut désigné comme un « Grand Mouvement de Réforme Parmi le Peuple de Dieu » (7) ; et Il est encore davantage Résolu, que nous désapprouvons toute dénonciation personnelle de nos frères, reconnaissant, comme ils le font eux-mêmes, que l’heure a sonné pour un « réveil et une réforme » (8), et en tant que vrais messagers de Dieu, nous « crierons à plein gosier et ne nous retiendrons pas. »

  Adoptée en pleine session des Adventistes du Septième Jour Davidiens assemblés, en ce douzième jour de mars 1934.

(Signé)                                              LE COMITE CONSULTATIF

  La résolution que nous avons adopté ici vient en réponse à une action menée par un corps représentatif d’Adventistes du Septième Jour, assemblé à Los Angeles, Californie,  provenant de six états s’étendant de l’Atlantique au Pacifique, dont tous ont fait une investigation soigneuse et complète de la nature, de l’œuvre et des enseignements de La Verge du Berger.

  Le « réveil et la réforme » mentionnés dans la résolution précédente n'est autre que le « criblage » (10), le « scellement » (11), « l'épreuve » (12), l’heure de  la « purification » (13), causée par « la proclamation du Témoignage du Témoin Véritable aux « Laodicéens » (14), à l'époque dans laquelle l’église doit émerger de sa condition de « tiédeur » (15), en recevant la robe de justice du Christ, avant de donner  le Grand cri (16)  du troisième ange.

  Le fait qu'il ne peut y avoir aucune nouvelle organisation, montre clairement que toute  notre œuvre doit s'effectuer dans et pour l'église A.S.J. Par conséquent, nous espérons que notre désir d'adorer dans l'église de notre choix, bien qu’elle nous a privés de notre titre de membre (et cela pour aucune autre raison qui est d'accepter « plus de lumière » sur le Message du Troisième Ange) (17), ne sera pas repoussé et que notre présence ne sera pas interdite.

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 (C’est nous qui soulignons)

 

-NOTES    

  « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme,  et de toute  ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est  semblable. Tu aimeras ton prochain comme toi même. De ces deux commandements  dépendent toute la loi et les prophètes. » Mathieu 22 : 37- 40.

  « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes. » Mathieu 7 : 12.

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9BR
« Voici, je fais toutes choses nouvelles »