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Edition Spéciale Conférence Générale 1950

Edition Spéciale Conférence Générale 1950

ÉDITION SPÉCIALE CONFÉRENCE GÉNÉRALE ANNÉE MILLE NEUF CENT CINQUANTE

Destinée à tous les Adventistes du Septième jour, cette Édition Spéciale en cette année de la Conférence Générale apporte la réponse aux questions suivantes :

QUI EST L’ÉLIE D’AUJOURD’HUI ? DOIT-IL RESTAURER TOUTES CHOSES ? QUE FAIRE DES MOUVEMENTS DISSIDENTS ?

Telles sont les questions débattues actuellement dans nos rangs par une famille de mouvements dissidents dont le nombre ne cesse de croître, et parmi lesquels le mouvement du « Bâton du Berger » se révèle comme étant le plus harcelant et le plus important. En vérité, ses actions de harcèlement ont pris de telles proportions que chaque vrai Adventiste du Septième jour s’y trouve carrément confronté. En effet, mes frères, la gravité grandissante qu’il représente interpelle chacun de nous, et nous invite à ne plus éluder cette affaire, comme le firent les Juifs en leur temps et furent de ce fait, au rang des perdants. Il s’agit au contraire d’y faire face, à l’instar du Christ qui affronta le Sanhédrin, et être par conséquent de glorieux vainqueurs.

Cette session de la Conférence Générale devrait, une fois pour toutes résoudre dans l’esprit de tout un chacun, la question de savoir qui est qui, et de connaître le fond du problème. Même si vous n’êtes pas personnellement tourmenté par le Bâton du Berger, il faut cependant que vous soyez affermis par les faits, de manière à être en mesure d’administrer l’onction apaisante de la Vérité à ceux qui souffrent de ses tourments. Afin de vous présenter la gravité

de la situation que connaît l’église en cette heure tardive, et de vous apporter le remède que Dieu recommande à Son peuple, afin qu’il soit libéré de la nuisance des « dissidents », j’essaie donc une seconde fois, de vous présenter des faits clairs, afin que personne, pasteurs ou laïques, ne marche plus dans l’aveu- glement ou dans les ténèbres.

   Puisque tout le monde en général s’accorde sur le fait que l’Inspiration, provenant directement du Trône de Dieu, est notre unique vision spirituelle, nous devrions alors pouvoir voir les choses d’un même oeil, si nous nous laissons guider par l’Esprit de Dieu. Et ceci, chers croyants, d’autant plus que le temps est bien avancé pour que nous considérions la situation, vu que le peuple de Dieu est maintenant partout sensibilisé par les questions suivantes : « Le prophète Élie est-il déjà venu ? » « L’ancien prophète doit-il lui-même apparaître en personne ? » « Un groupe de gens doit-il faire une oeuvre semblable à la sienne ? » Et que sais-je encore ? Puisque personne ne peut en toute honnêteté ou en toute impunité rester indifférent à la réponse fournie par la Parole infaillible de Dieu, vous accorderez sûrement, mes frères, la plus sérieuse attention à cette urgente considération. Ne permettez à quoi que ce soit de vous en distraire, car vous et moi devons réaliser qu’il s’agit d’une affaire qui représente la vie et l’éternité pour chacun de nous.

Le sérieux problème soulevé

par ces questions, exige que nous cessions de nous tromper nous-mêmes ou de nous laisser tromper par les autres. Si ces questions ne peuvent être répondues en toute Vérité, il vaudrait mieux alors qu’elles soient laissées en suspens, jusqu’à ce que le rouleau de la vérité se déroule davantage, au lieu que les hommes y répondent par des fables agréables qui ne serviraient qu’à créer la confusion.

   L’on pourrait maintenant se demander si le rouleau s’est déroulé suffisamment pour que nous ayons un éclaircissement à toutes ces questions.L’Esprit de Dieu nous supplie-t-il de nous arrêter, de regarder, d’écouter, ou devons-nous encore attendre ? Afin d’avoir la réponse Divine à ces questions, ouvrons tout grands nos yeux à la lumière de « la sûre Parole prophétique » Elle-même, laquelle éclaire désormais de plus en plus notre sentier :

   « Voici, Je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel arrive, ce jour grand et redoutable : Il ramènera le coeur des pères à leurs enfants, et le coeur des enfants à leurs pères de peur que Je ne vienne frapper le pays d’interdit. » Mal. 4 : 5, 6.

   Á la lumière dont cette prophétie éclaire le sujet, personne ne saurait échapper à la conclusion, qu’un prophète qu’une personne doit être envoyée « avant que n’arrive le jour grand et terrible de l’Éternel », et qu’il n’y aura donc, qu’un groupe de personnes en rapport avec le message d’Élie. Les Écritures établissent de façon claire et sûre la promesse, le temps, l’oeuvre de ce dernier. Elles nous montrent aussi,

clairement, comment être en sécurité en ce jour grand et terrible, « de peur » comme le dit le Seigneur « que Je ne vienne frapper le pays d’interdit. » Mal. 4 : 6.

   Personne ne saurait se permettre de commettre l’absurdité de traiter cette affaire à la légère, ou d’éclairer la question de ses propres vues. En outre, l’on devrait se souvenir que Dieu ne saurait laisser aucun de nous dans les ténèbres si nous désirons connaître la Vérité, et si nous sommes soucieux de savoir ce que Dieu attend de nous. (« The Great Controversy », p. 560 - « Tragédie des Siècles, p. 608-609). Afin que cette joyeuse expérience soit le partage de tous, nous devrions prier afin que l’Esprit Qui dirige dans toute la Vérité dirige nos efforts.

   Frères, je voudrais cependant vous rappeler qu’aucun prophète de Dieu n’a jamais été bien accueilli par l’église. Au contraire, ils furent tous, en leur temps rejetés et dénigrés, et la plupart d’entre eux furent martyrisés par ceux vers qui ils étaient envoyés par ceux-là mêmes qui étaient censés servir Dieu. En effet, le Seigneur Lui-même paya le même prix. C’est pour cette raison même que l’on devrait se rappeler qu’à l’arrivée du dernier prophète, il devra faire face à l’opposition des plus farouches, car Satan sait fort bien que s’il perdait maintenant, il perdrait pour toujours. Ce qui fait que la tâche d’Élie soit particulièrement difficile, c’est que la Chrétienté a été longtemps pénétrée de l’idée qu’aucun prophète ne doit venir, qu’elle n’a pas besoin de prophète, qu’elle a suffisamment de révélations de la Vérité pour la conduire dans la cité aux {GCS, p. 6} Portes de Perles.

   Par conséquent, on ne peut que s’attendre à ce que l’Élie promis soit dénoncé comme faux prophète, peut-être même comme l’Antéchrist, comme dissident ou que sais-je encore.

   De plus, le vieux Démon a déjà jeté toutes ses forces dans la bataille. Ses airs agréables (à l’oreille) visent à séduire ceux qui sont à la recherche de la Vérité, les invitant à prendre son train doré en marche. Sa marchandise recouverte d’un faux brillant de vérité a déjà séduit le plus grand nombre, tandis que ses capitaines et ses généraux lancent à tue-tête leurs « Alléluias », « Saint-Esprit », « don de guérison », « don de langues », « don de miracles » et tout le reste. Cependant toute cette fanfare ne possède pas la moindre étincelle de vie. Tous les vents de doctrine souffleront, les faux réveils et les fausses réformes seront à leur comble. L’on fera tout ce qui est possible pour déformer la Vérité, et par conséquent, pour détourner, et décourager les croyants et attirer leur attention vers toute autre chose que le message d’Élie.

   Tel sera le programme du Diable alors que s’approche le jour de Dieu, et qu’Élie le proclame, au fur et à mesure que le rouleau se déroule, et que les prophéties relatives au jour de l’Éternel nous sont révélées. Son oeuvre et ses interprétations de ce grand jour l’identifieront comme l’Élie promis (« Testimonies to Ministers p. 475) »,

; ce qui excitera la colère du Diable plus que jamais auparavant. Cependant la seule sécurité résidera dans l’enseignement d’Élie ; car il n’y aura aucune autre voix de Vérité pour notre temps, et aucune autre autorité vers lesquelles se tourner. Toutes les autres, conduiront leurs victimes, les yeux bandés vers la perdition.

   Par conséquent, ne laissez pas aux autres le soin d’étudier ce sujet à votre place. Après avoir jugé des évidences, dans la prière la plus intime, et avec l’aide du Saint-Esprit, vous seul pourrez déterminer si l’Élie promis est déjà venu, ou si sa venue est encore future.

   N’oubliez pas cependant que le message qu’il proclame portera en lui- même les lettres de créances Divines de la Vérité et qu’aucun prêtre ou prélat ne saurait décider à votre place qui serait l’Élie promis ou pas. Non, même pas les effets de son message ou le fait qu’il prospère ou qu’il s’étiole, ne sauraient être considérés comme preuves qu’il est de Dieu ; ni non plus le nombre de personnes qui y adhèrent, car cela n’a jamais à aucun moment constitué une raison valable, et ce, même pas au temps où Christ Lui-même prêchait l’Évangile du Royaume. Le message d’Élie sera l’unique chose sur laquelle il faudra se fonder.

   Et puisque l’Ennemi ne peut contourner la Vérité, il fera tout ce qu’il peut pour noircir la réputation et relever les défauts de caractère. Le message du prophète ne saurait cependant être jugé d’après la conduite de ses adeptes car les Apôtres eux-mêmes affichèrent une mauvaise conduite avant l’ascension du Christ.

   De plus, la multitude qui suivit Moïse ne fut en rien exemplaire ; en fait, elle eut en maintes occasions une conduite déshonorante et les « saints hommes de Dieu », qui écrivirent les Écritures étaient eux aussi imparfaits. Moïse lui-même n’était pas un homme parfait. Cependant, c’était tout de même Moïse, et son message et son mouvement étaient les seuls de son temps.

   De même, indépendamment des considérations de défauts, de manquements et d’imperfection de caractères, le message et le mouvement d’Élie seront les seuls dons du ciel, les seuls qu’il faudra craindre, aimer, accepter et les seuls pour lesquels il faudra vivre et mourir. Non, il n’y aura aucun autre bouclier quand le ciel s’ouvrira et quand la tempête éclatera sur le monde dans toute sa fureur, pour y déverser ses inévitables éclairs meurtriers.

   Enfin, pour quelle autre raison des esprits empreints de bon sens pourraient-ils supposer que le Seigneur enverrait Un prophète dans un autre but que de l’écouter, de manière à subsister au grand jour terrible de l’Éternel ? Pour quelle autre raison en effet, le Seigneur aurait-il consigné cette prophétie, et cette promesse relatives à Son prophète des derniers jours ? Pensez-y mes Frères. Méditez là-dessus.

   De plus l’on ne devrait pas oublier que la décision de se joindre à l’église Adventiste, se prend, pour toute personne (douée de raison) sans l’approbation de ses anciens pasteurs. Pas plus que cette personne s’est jointe à l’église en raison du

grand nombre de membres, ou parce qu’elle rencontrera des gens de bonne conduite, mais parce qu’elle sait qu’elle a entendu la Vérité telle qu’elle est révélée par l’Esprit de Prophétie Lui-même. Puisque c’est en adoptant cette sage direction que nous en sommes venus à accepter le prophète et son message, ainsi doit-il en être de même si nous voulons connaître et recevoir Élie. Par conséquent, « comme jamais auparavant nous devrions non seulement prier pour que des ouvriers soient envoyés dans le vaste champ de la moisson, mais pour que nous puissions avoir une conception claire de la vérité, de manière à accepter le message et respecter le messager, quand viendront les messagers de la vérité. » -- « Testimonies », Vol. 6, p. 420. L’on ne saurait, dans cette affaire, oser adopter aucune autre attitude. La couronne de vie exige de nous une vigilance des plus éveillées car un ennemi pervers s’efforce de la ravir de nos mains.

   Je suis assuré, mes frères, que vous êtes convaincus de la solide vérité que nous avons considérée jusqu’ici. Et maintenant en allant plus loin nous serons d’accord, j’en suis sûr, sur le fait que si notre vision spirituelle est bonne afin de discerner le moment où Élie doit apparaître alors nous aurons moins de mal à trouver les bonnes réponses à nos autres interrogations.

   Il est cependant important de garder à l’esprit que le moment où l’on doit s’attendre à l’arrivée d’Élie se situe « avant le jour de l’Éternel, ce jour grand et redoutable. » Cependant cette seule connaissance ne suffit pas. Connaître le moment et ce qu’est en lui-même ce jour grand et redoutable, est de toute importance.

   Qui pourrait, sans cette connaissance discerner le moment où Élie apparaîtrait ? De peur que cette connaissance ne nous échappe, l’Inspiration se donne le soin de situer ce jour par l’intermédiaire du prophète Malachie.

   « Voici J’enverrai Mon messager [Élie le Prophète, chapitre 4, verset 5] ; il préparera le chemin devant Moi. Et soudain entrera dans Son temple le Seigneur que vous cherchez ; ... Qui pourra soutenir le jour de Sa venue ? Qui restera debout quand Il paraîtra ? Car Il sera comme le feu du fondeur, comme la potasse des foulons. Il s’assiéra, fondra et purifiera l’argent ; Il purifiera les fils de Lévi, Il les épurera comme on épure l’or et l’argent, et ils présenteront à l’Éternel des offrandes avec justice. » Mal. 3 :1-3.

   Il nous est dit dans ces versets que le jour de l’Éternel est un jour d’épuration, de purification, de criblage. De plus la question, « Qui pourra soutenir le jour de Sa venue ? » met vivement l’accent sur le fait que certains n’y résisteront pas, mais qu’ils tomberont pendant le criblage (« Premiers Écrits », p. 270) et qu’ils ne survivront pas au processus d’épuration (« Testimonies », Vol. 5, p. 80 ; « Testimonies », Vol. 8, p. 250).

   Sera-ce vous, sera-ce moi à être criblé ? Telle est la plus grande question à laquelle nous sommes confrontés. Cependant, aucun de nous ne le sera, si nous sommes suffisamment intelligents et déterminés qu’il n’en soit pas ainsi. Assurément, mes Frères, aucun de nous ne doit demeurer dans l’incertitude.

   Chacun de nous peut connaître avec certitude « le jour » et savoir qui est Élie, alors qu’il en fait la proclamation. Car, à notre grande surprise, il indiquera que tous les prophètes de la Bible le décrivent, et il nous dira aussi ce que le Seigneur attend de nous à l’approche de ce jour et par la suite, pendant que nous en ferons l’expérience. Tout le monde verra que personne d’autre qu’Élie ne peut proclamer le jour de l’Éternel.

   Et maintenant, contemplons l’événement à la lumière de la prophétie de Joël. Nous n’aurions d’autres visions que la sienne, qu’elle seule suffirait à nous donner une vision claire de la grandeur et du caractère redoutable de ce jour. Voilà ce qu’il déclare :

   « Sonnez de la trompette en Sion ! Faites-la retentir sur Ma montagne sainte ! Que tous les habitants du pays tremblent ! Car le jour de l’Éternel vient, car il est proche, jour de ténèbres et d’obscurité, jour de nuées et de brouillards, il vient comme l’aurore se répand sur les montagnes. Voici un peuple nombreux et puissant, tel qu’il n’y en a jamais eu, et qu’il n’y en aura jamais dans la suite des âges.

   « Devant lui est un feu dévorant, et derrière lui une flamme brûlante ; le pays était auparavant comme un Jardin d’Éden, et depuis, c’est undésert affreux ; rien ne lui échappe. Á les voir, on dirait des chevaux, et ils courent comme des cavaliers.

Á les entendre, on dirait un bruit de chars sur le sommet des montagnes où ils bondissent, on dirait un pétillement de la flamme du feu, quand elle consume le chaume. C’est comme une armée puissante qui se prépare au combat.

   « Devant eux les peuples tremblent, tous les visages pâlissent. Ils s’élancent comme des guerriers, ils escaladent les murs comme des gens de guerre ; chacun va son chemin, sans s’écarter de sa route :

   « Ils ne se pressent point les uns les autres, chacun garde son rang ; ils se précipitent au travers des traits sans arrêter leur marche. Ils se répandent dans la ville, courent sur les murailles, montent sur les maisons, entrent par les fenêtres comme un voleur. Devant eux la terre tremble, les cieux sont ébranlés, le soleil et la lune s’obscurcissent, et les étoiles retirent leur éclat.

   « L’Éternel fait entendre Sa voix devant Son armée ; car Son camp est immense, et l’exécuteur de Sa Parole est puissant ; car le jour de l’Éternel est grand, il est terrible : qui pourra le soutenir ? Maintenant encore, dit l’Éternel, revenez à Moi de tout votre coeur, avec des jeûnes, avec des pleurs et des lamentations ! Déchirez vos coeurs et non vos vêtements, et revenez à l’Éternel,

votre Dieu ; car Il est compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et Il se repent des maux qu’Il envoie. Qui sait s’Il ne reviendra pas et ne se repentira pas et s’Il ne laissera pas après Lui la bénédiction, des offrandes et des libations pour l’Éternel, votre Dieu ?

   « Sonnez de la trompette en Sion ! Publiez un jeûne, une convocation solennelle ! Assemblez le peuple, formez une sainte réunion ! Assemblez les vieillards, assemblez les enfants, même les nourrissons à la mamelle ! Que l’époux sorte de sa chambre ! Qu’entre le portique et l’autel pleurent les sacrificateurs, serviteurs de l’Éternel et qu’ils disent : Éternel, Épargne Ton peuple ! Ne livre pas Ton héritage à l’opprobre, aux railleries des nations ! Pourquoi dirait-on parmi les peuples : Où est leur Dieu ?

   « L’Éternel est ému de jalousie pour Son pays, et Il épargne Son peuple. L’Éternel répond, Il dit à Son peuple : voici, Je vous enverrai du blé, du moût et de l’huile, et vous en serez rassasiés ; et Je ne vous livrerai plus à l’opprobre parmi les nations.

   « J’éloignerai de vous l’ennemi du nord, Je le chasserai vers une terre aride et déserte, son avantgarde dans la mer orientale, son arrière-garde dans la mer occidentale ; et son infection se répandra, sa puanteur s’élèvera dans les airs,

parce qu’il a fait de grandes choses.

   « Terre, ne crains pas, sois dans l’allégresse et réjouis-toi, car l’Éternel fait de grandes choses ! Bêtes des champs ne craignez pas, car les plaines du désert reverdiront, car les arbres porteront leurs fruits, le figuier et la vigne donneront leurs richesses.

   « Et vous, enfants de Sion, soyez dans l’allégresse et réjouissez-vous car Il vous donnera la pluie en son temps, et vous enverra la pluie de la première et de l’arrière saison, comme autrefois. Les aires se rempliront de blé, et les cuves regorgeront de moût et d’huile.

   « Je vous remplacerai les années qu’ont dévorées la sauterelle, le jélek, le hasil et le gazam, Ma grande armée que J’avais envoyée contre vous. Vous mangerez et vous vous rassasierez, et vous célébrerez le nom de l’Éternel votre Dieu, qui aura fait pour vous des prodiges ; et Mon peuple ne sera plus jamais dans la confusion. Et vous saurez que Je suis l’Éternel, votre Dieu, et qu’il n’y en a point d’autre ; et Mon peuple ne sera plus jamais dans la confusion.

   « Après cela, Je répandrai Mon esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles

prophétiseront, vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions. Même sur les serviteurs et sur les servantes, dans ces jours-là, Je répandrai Mon esprit.

   « Je ferai paraître des prodiges dans les cieux et sur la terre, du sang, du feu, et des colonnes de fumée ; le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant l’arrivée du jour de l’Éternel, de ce jour grand et terrible.

   « Alors quiconque invoquera le nom de l’Éternel sera sauvé, le salut sera sur la Montagne de Sion et à Jérusalem, comme a dit l’Éternel, et parmi les réchappés que l’Éternel appellera. »

   « Car voici, en ces jours, en ce temps-là, quand Je ramènerai les captifs de Juda et de Jérusalem, Je rassemblerai toutes les nations, et Je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat. Là J’entrerai en jugement avec elles, au sujet de Mon peuple d’Israël, Mon héritage, qu’elles ont dispersé parmi les nations, et au sujet de Mon pays qu’elles se sont partagé. Ils ont tiré Mon peuple au sort ; ils ont donné le jeune garçon pour une prostituée, ils ont vendu la jeune fille pour du vin et ils ont bu.

« Que Me voulez-vous, Tyr et Sidon, et vous tous, districts des Philistins. Voulez-vous tirer vengeance de Moi ?

Si vous voulez vous venger, Je ferai bien vite retomber votre vengeance sur vos têtes. Vous avez pris Mon argent et Mon or ; et ce que J’avais de plus précieux et de plus beau, vous l’avez emporté dans vos temples. Vous avez vendu les enfants de Juda et de Jérusalem aux enfants de Javan, afin de les éloigner de leur territoire.

   « Voici, Je les ferai revenir du lieu où vous les avez vendus, et Je ferai retomber votre vengeance sur vos têtes. Je vendrai vos fils et vos filles aux enfants de Juda, et ils les vendront aux Sabéens, nation lointaine ; car l’Éternel a parlé.

   « Publiez ces choses parmi les Nations ! Préparez la guerre ! Réveillez les héros ! Qu’ils s’approchent, qu’ils montent, tous les hommes de guerre ! De vos hoyaux, forgez des épées, et de vos serpes des lances ! Que le faible dise : je suis fort !

   « Hâtez-vous et venez, vous toutes, nations d’alentour, et rassemblez-vous ! Là, ô Éternel, fais descendre tes héros ! Que les nations se réveillent, et qu’elles montent vers la vallée de Josaphat ! Car là, Je siégerai pour juger toutes les nations d’alentour. Saisissez la faucille, car la moisson est mûre ! Venez, foulez, car le pressoir est plein, les cuves regorgent ! Car grande est leur méchanceté.

   « C’est une multitude, une multitude dans la vallée du jugement. Le soleil et la lune s’obscurcissent, et les étoiles retirent leur éclat. De Sion l’Éternel rugit, de Jérusalem Il fait entendre Sa Voix. Les cieux et la terre sont ébranlés. Mais l’Éternel est un refuge pour Son peuple, un abri pour les enfants d’Israël.

   « Et vous saurez que Je suis l’Éternel votre Dieu, résidant à Sion, Ma sainte montagne. Jérusalem sera sainte, et les étrangers n’y passeront plus.

   « En ce temps-là, le moût ruissellera des montagnes, le lait coulera des collines, et il y aura de l’eau dans tous les torrents de Juda ; une source sortira aussi de la maison de l’Éternel, et arrosera la vallée de Sittim. L’Égypte sera dévastée, Édom sera réduit en désert, à cause des violences contre les enfants de Juda, dont ils ont répandu le sang innocent dans leur pays.

   « Mais Juda sera habité à toujours, et Jérusalem de génération en génération, et Je les purifierai du sang dont Je ne les avais pas purifiés : et l’Éternel demeure en Sion. » Joë. 2 : 1-32 ; 3 : 1-21.

   Ces deux chapitres de Joël nous donnent une idée plus dense et plus vivante du « jour grand et terrible de l’Éternel. » Ces chapitres suffisent à nous éclairer sur la réalité de ce jour. Et puisqu’Élie apparaît juste avant qu’il ne commence, il doit nécessairement être celui qui doit interpréter les prophéties qui s’y rapportent et qui doit annoncer qu’il est proche.

   Cela confirme avec certitude la conclusion suivante : étant celui qui doit annoncer ce jour, Élie, par conséquent, ne peut être que le seul qui donnera une interprétation correcte des prophéties qui s’y rapportent, lesquelles constituent un mystère pour la Chrétienté, et même pour notre propre Dénomination. En effet, pour me répéter, c’est précisément pour cette raison que le prophète est envoyé. Il doit dérouler le rouleau, et expliquer ce qu’est le jour de l’Éternel, ce que le Seigneur fera par la suite, et nous montrer comment survivre à Ses jugements. Pour mettre encore l’accent sur la question, permettez-moi d’ajouter encore ceci : puisqu’il est le dernier des prophètes, Élie est par conséquent le seul qui puisse ouvrir à notre intelligence, toutes les prophéties des Écritures relatives au jour grand et terrible de l’Éternel --prophéties qui ont jusqu’ici constitué pour tous un mystère. Alors, comme dit l’Écriture, il doit sonner de la trompette en Sion, et faire retentir la clameur dans la sainte montagne de Dieu, dans l’église.

   En faisant tout cela, il met en action

la Puissance qui doit restaurer toutes choses. D’où la claire déclaration du Christ : « Élie doit venir d’abord et restaurer toutes choses. » Mt. 17 : 11. Alors, sans ce message, nous mourrions inévitablement dans notre ignorance et dans nos péchés pour ne jamais voir l’achèvement de la restauration.

   La conclusion de la prophétie de Joël mentionnée dans le chapitre 2 et aussi dans le chapitre 3, révèle clairement que « le jour grand et terrible de l’Éternel », se rapporte au temps où Il délivre Son peuple des nations Païennes, et où Il les purifie de leur sang. Mais vous dites que Nous n’avons jamais entendu pareille chose ? Eh bien, si c’est la Parole de Dieu qui le dit, nous devrions y prêter attention. Et c’est précisément pour cette raison qu’Élie est envoyé. S’agissant de cette purification l’Écriture déclare :

   « Et il arrivera que, quiconque invoquera le nom de l’Éternel sera sauvé. Car sur la Montagne de Sion il y aura délivrance, et à Jérusalem, comme l’Éternel l’a dit, et pour les réchappés que l’Éternel appellera…. Mais Juda sera habité à toujours, et Jérusalem de génération en génération, et Je les purifierai du sang dont Je ne les avais pas purifiés : et l’Éternel demeure en Sion. » Joë. 2 : 32 ; 3 : 20, 21 (Version Darby).

   Et si nous nous interrogions sur le moment où cette purification aura lieu, Joël nous éclaire encore davantage là-dessus :

   « Car voici, en ces jours, en ce

temps-là, quand Je ramènerai les captifs de Juda et de Jérusalem, Je rassemblerai toutes les nations, et Je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat ; là, J’entrerai en jugement avec elles, au sujet de Mon peuple, d’Israël, Mon héritage, qu’elles ont dispersé parmi les nations, et au sujet de Mon pays qu’elles se sont partagé. » Joë. 3 : 1, 2.

   Joël met encore davantage l’accent sur le caractère terrible de ce jour que ne le fait Malachie, car il déclare :

   « ...Car le jour de l’Eternel est grand, il est terrible : qui pourra le soutenir ? » Joë. 2 : 11.

   Comme vous le voyez, le prophète met davantage l’accent sur le caractère terrible de ce jour que sur sa grandeur elle-même. Il nous avertit encore en ces termes :

   « Ah quel jour ! Car le jour de l’Éternel est proche il vient comme un ravage du Tout-Puissant. » Joë. 1 : 15.

   En outre, cette fois par la bouche du prophète Ézéchiel, l’Inspiration parle en ces termes :

   « C’est pourquoi dis à la maison d’Israël [l’église] : ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : ce n’est pas à cause de vous que J’agis de la sorte, maison d’Israël ; c’est à cause de Mon saint nom, que vous avez profané parmi les nations où vous êtes allés. Je sanctifierai Mon grand nom, qui a été profané parmi les nations,

que vous avez profané au milieu d’elles. Et les nations sauront que Je suis l’Éternel, dit le Seigneur, l’Éternel, quand Je serai sanctifié par vous sous leurs yeux.

   « Je vous retirerai d’entre les nations, Je vous rassemblerai de tous les pays, et Je vous ramènerai dans votre pays. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; Je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles.

   « Je vous donnerai un coeur nouveau et Je mettrai en vous un esprit nouveau ; J’ôterai de votre corps le coeur de pierre, et Je vous donnerai un coeur de chair. Je mettrai Mon Esprit en vous, et Je ferai que vous suiviez Mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez Mes lois.

   Vous habiterez dans le pays que J’ai donné à vos pères ; vous serez Mon peuple, et Je serai votre Dieu. » Ez. 36 : 22-28.

   Puisque les Écritures dépeignent avec clarté, Élie et son oeuvre, et qu’elles nous renseignent aussi quant à la nature de ce jour, quiconque s’enquérant humblement de sa personne et de son oeuvre ne saurait deviner ou rester dans les ténèbres s’agissant de son identité ou de sa mission ; le devoir que Dieu lui a donné c’est de publier les vérités pour notre temps telles qu’elles lui sont révélées à travers les prophéties. Et tous ceux qui sont disposés et qui sont obéissants n’auront aucune difficulté à le reconnaître, et à découvrir son message (Jn 7 : 17). Ils sauront que toute personne

porteuse d’un message différent de celui trouvé dans les prophéties relatives au grand jour terrible de l’Éternel, (cette dernière) n’est pas l’Élie promis.

   De plus, si Dieu envoyait quelqu’un d’autre qu’Élie, porteur d’un message autre que celui du jour grand et terrible de l’Éternel, cette personne ne mentirait pas en ne se proclamant pas l’Élie promis. Par conséquent, quiconque revendiquant le titre d’Élie, mais portant un autre message que celui du jour grand et terrible de l’Éternel, ce dernier fournirait la preuve formelle, qu’il n’est pas un prophète de Dieu, mais un fieffé imposteur. Et quiconque vous dirait qu’un autre prophète a accompli la promesse quoique le prophète lui-même ne l’ait jamais dit, ce serait alors être un Laodicéen de la pire espèce que de ne pas savoir avec certitude que de telles personnes ne travaillent pas pour le Dieu d’Élie, mais pour le diable.

   « ...Agissons comme de vrais Chrétiens, soyons purs comme l’acier envers Dieu et Son oeuvre sacrée. Soyons prompts à discerner les pièges de Satan, qui se servant des enfants de la désobéissance, agit à couvert pour nous tromper. » -- « Testimonies to Ministers », p. 276.

   Puisque l’Élie promis doit être le dernier prophète pour l’église, aujourd’hui, tout comme Jean le Baptiste le fut pour l’église de son temps, et puisque la dernière oeuvre qui doit être accomplie sur la terre, c’est le Jugement des Vivants, la vérité, apparaît comme la lumière

du jour pour montrer que le message d’Élie, c’est le message du Jugement des Vivants. Ce message, le dernier, est dans l’essence même de l’évangile, de loin, le message le plus important qu’aucun autre message jamais présenté à un peuple.

   La question à laquelle nous sommes naturellement confrontés est la suivante : quelle est la nature du Jugement des Vivants ? Puisque nous tous, en tant qu’Adventistes du Septième jour, connaissons l’oeuvre du Jugement des Morts, nous n’aurons aucune difficulté à déterminer la nature du Jugement des Vivants. Nous savons tous que le premier jugement, celui des morts, consiste à séparer dans les livres du ciel, les noms des pécheurs impénitents d’avec ceux des pécheurs repentants, et de ceux qui, de leur vivant, ont persévéré. Le Jugement des Morts ne consiste qu’en l’effacement de leurs noms, parce qu’ils n’existent plus. Nous savons aussi qu’il consiste à déterminer ceux que le Ciel ressuscitera des morts, lors de la première résurrection (Ap. 20 : 6), et ceux qui resteront dans leurs tombes pour ressusciter (Ap. 20 : 5) après quoi consisterait alors le Jugement des Vivants, sinon en « l’élimination » physique des pécheurs encore vivants, d’entre les pécheurs repentants. Cette séparation, celle des mauvais poissons d’avec les bons poissons, nous est montrée symboliquement dans la parabole du filet.

   Le même événement est encore mis en évidence dans la parabole de la séparation du blé, d’avec l’ivraie (Mt. 13 : 30) ; à quoi il faut ajouter la parabole des noces,

et celle des talents (Mt. 22 : 1-14 ; Mt.25 : 14-30). Chacune de ces paraboles nous apportent la preuve supplémentaire que la séparation c’est le Jugement, pendant lequel la balle est soufflée et le blé engrangé. Faisant référence à la séparation, au Jugement de l’église, de la maison de Dieu, d’où sortent les prémices, les 144 000, chacune de ces paraboles mettent l’accent sur le même fait, comme le fait l’Apôtre Pierre :

   « Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or si c’est par nous qu’il commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de Dieu ? » 1 Pi. 4 : 17.

   Le prophète Sophonie nous apporte un témoignage supplémentaire lorsqu’il déclare, chapitre 1 : 12-18 :

   « En ce temps là, Je fouillerai Jérusalem avec des lampes, et Je châtierai les hommes qui reposent sur leurs lies, et qui disent dans leur coeur : l’Éternel ne fait ni bien ni mal. Leurs biens seront au pillage, et leurs maisons seront dévastées ; ils auront bâti des maisons, qu’ils n’habiteront plus, ils auront planté des vignes, dont ils ne boiront plus le vin.

   « Le grand jour de l’Éternel est proche, il est proche, il arrive en toute hâte ; le jour de l’Éternel fait entendre sa voix, et le héros pousse des cris amers. Ce jour est un jour de fureur, un jour de détresse et d’angoisse, un jour de ravage

et de destruction, un jour de ténèbres et d’obscurité, un jour de nuées et de brouillards, un jour où retentiront la trompette et les cris de guerre contre les villes fortes et les tours élevées.

   « Je mettrai les hommes dans la détresse, et ils marcheront comme des aveugles, parce qu’ils ont péché contre l’Éternel ; Je répandrai leur sang comme de la poussière, et leur chair comme de l’ordure. Ni leur argent ni leur or ne pourront les délivrer, au jour de la fureur de l’Éternel ; par le feu de Sa jalousie tout le pays sera consumé ; car Il détruira soudain tous les habitants du pays. » So. 1 : 12-18.

   Ces versets sont si clairs qu’ils se passent de commentaire.

Notre étude nous ramène à la prophétie de Joël :

   « Le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant l’arrivée du jour de l’Éternel, de ce jour grand et terrible. Alors quiconque invoquera le nom de l’Éternel sera sauvé, le salut sera sur la Montagne de Sion et à Jérusalem, comme a dit l’Éternel, et parmi les réchappés que l’Éternel appellera. Car voici, en ces jours, en ce temps-là, quand Je ramènerai les captifs de Juda et de Jérusalem, Je rassemblerai toutes

les nations, et Je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat ; là, J’entrerai en jugement avec elles, au sujet de Mon peuple, d’Israël, Mon héritage, qu’elles ont dispersé parmi les nations, et au sujet de Mon pays qu’elles se sont partagé. » Joë. 2 : 31, 32 ; 3 : 1, 2.

   À la lecture de ces versets, il apparaît tout de suite que la séparation (le Jugement) a lieu non seulement dans la maison de Dieu mais dans le monde également. Le Seigneur déclare avec beaucoup d’insistance : « Je rassemblerai toutes les nations,... et Je plaiderai avec elles au sujet de Mon peuple…. » Joë. 3 : 2.

   Le même événement, la séparation dans l’église, est aussi prédit dans l’Apocalypse :

   « Et, de sa bouche, le serpent [le Diable] lança de l’eau comme un fleuve [une foule d’inconvertis] derrière la femme, afin de l’entraîner par le fleuve. Et la terre secourut la femme, et la terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa bouche [élimina les hypocrites, ceux qui doutent, ceux qui suivent l’homme]. Et le dragon fut irrité contre la femme, [l’église] et il s’en alla faire la guerre aux restes [les réchappés] de sa postérité, [ses vrais enfants] à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus. Et il se tint sur le sable de la mer.» Ap. 12 : 15-17.

   Ainsi, les Écritures, tout comme la logique, établissent

que les réchappés, ceux qui sont séparés, constituent, en fait le reste, le peuple de Dieu.

   Dès que l’église sera purifiée, les pécheurs étant enlevés du milieu d’elle, alors « le reste » fera retentir l’appel d’une voix forte invitant le peuple de Dieu à sortir de Babylone :

   « Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait : Sortez du milieu d’elle, Mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux. » Ap. 18 : 4.

   Ceux qui sont appelés à en sortir, comme le montrent clairement les Écritures, sont invités à venir en un lieu (Ez. 36 : 24 ; Es. 66 : 20) où le péché n’existe pas (Es. 35 : 8 ; 52 : 1 ; 62 : 12) ; où ils ne craignent pas la chute des plaies (Es. 4 : 5, 6 ; 32 : 17-20 ; Ps. 91 : 10) ; ce qui signifie qu’ils sont rassemblés dans l’église de Dieu purifiée le royaume des Prémices.

   Quant à la dernière séparation, celle qui aura lieu dans le domaine de Babylone, voilà ce qu’affirme encore le Christ dans les paraboles :

   « Et toutes les nations seront rassemblées devant Lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs. Il mettra les brebis à Sa droite et les boucs à Sa gauche. » Mt. 25 : 32, 33. S’agissant de la première séparation, celle

qui a lieu dans la maison de Dieu, elle est à la fois mise en évidence dans les prophéties d’Esaïe et d’Ézéchiel. Ézéchiel déclare :

   « L’Éternel lui dit : passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et fais une marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui s’y commettent. Et à mes oreilles, Il dit aux autres : passez après lui dans la ville, et frappez ; que votre oeil soit sans pitié, et n’ayez point de miséricorde ! Tuez, détruisez les vieillards, les enfants et les femmes ; mais n’approchez pas de quiconque aura sur lui la marque ; et commencez par Mon sanctuaire ! Ils commencèrent par les anciens qui étaient devant la maison. » Ez. 9 : 4-6

Esaïe déclare :

   « Car voici, l’Éternel arrive dans un feu, et Ses chars sont comme un tourbillon ; il convertit Sa colère en un brasier, et Ses menaces en flammes de feu. C’est par le feu que l’Éternel exerce Ses jugements, c’est par le glaive qu’Il châtie toute chair ; et ceux que tuera l’Éternel seront en grand nombre.

   « Je mettrai un signe parmi elles, et J’enverrai leurs réchappés vers les nations, à Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, à Tubal et

à Javan, aux îles lointaines, qui jamais n’ont entendu parler de Moi, et ils publieront Ma gloire parmi les Nations. Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, en offrande à l’Éternel, sur des chevaux, des chars et des litières, sur des mulets et des dromadaires, à Ma montagne sainte, à Jérusalem, dit l’Éternel, comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, dans un vase pur, à la maison de l’Éternel. » Es. 66 : 15, 16, 19,20.

   Seul un Laodicéen sans espoir, s’accroche pour toujours à ses rêvasseries, lui faisant croire qu’il n’a plus besoin de rien qu’il n’a plus besoin de Vérité, ou de prophètes. Il ne voit pas que les prophéties se rapportant au jour de Dieu ne sont pour lui que des énigmes. Il ne voit pas qu’il a besoin de tout, et que l’oeuvre de l’Élie promis n’est pas celle qu’accomplissent les Laodicéens. Le message de Laodicée (le Jugement des Morts) n’est absolument pas le message d’Élie, quoique beaucoup le pensent. Le Seigneur met en évidence le fait que cela leur échappe lorsqu’Il dit : « Parce que tu dis, je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre aveugle et nu.

   » De plus, nous savons tous que l’oeuvre du prophète Élie, dans le type, a consisté en l’élimination des prophètes et des prêtres qui servaient Baal au lieu de servir Dieu et qui conduisirent l’Israël ancien

à la plus grande erreur et à la plus grande folie de leur temps. Par conséquent, l’oeuvre d’Élie dans l’antitype, étant empreinte du même esprit et de la même puissance que celle de l’ancien prophète, doit être semblable à la sienne restaurer la Vérité et la justice et apporter le jugement sur les faux prophètes et les faux docteurs lors du jour du jugement antitype lequel, en lui-même, consiste en la séparation de la balle et du bon grain l’oeuvre du Jugement des Vivants.

   Le poids considérable d’évidences que les Écritures apportent au sujet jusqu’à ce stade, a, j’en suis sûr, une fois de plus, convaincu toute personne dotée de discernement, qu’elle est ici face à la Vérité la plus solennelle que Dieu nous envoie en ces dernières heures du temps de grâce. Tous ceux qui ont jusqu’ici, sans préjugé, progressé dans cette étude continueront assurément à en considérer le reste pour « éprouver toutes choses ; [et de] retenir ce qui est bon.

   » La question que nous devons considérer est la suivante : l’ancien prophète doit-il réapparaître, ou quelqu’un d’autre, animé du même esprit et de la même puissance, doit-il le remplacer ?

   Le fait que Jean le Baptiste ait dit qu’il n’était pas lui-même Élie, et que Jésus ait dit qu’il était l’Élie de son temps, et non pas celui de notre temps, mettent en lumière les trois points suivants :

   (1) Jean ne réalisait en aucune manière la mission de

l’Élie qui doit apparaître avant le grand jour terrible de l’Éternel. Mais en tant que dernier prophète de l’église de son temps, il vint simplement avec l’esprit et la puissance d’Élie afin de préparer la première venue du Seigneur. De même, l’Élie qui vient avant le grand jour terrible de l’Éternel, en tant que dernier prophète de l’église de son temps, celui-ci vient avec le même esprit et la même puissance, afin de préparer la seconde venue du Seigneur.

   (2) Tout comme Jean était l’Élie de son temps, non pas Élie le Thischbite lui-même, alors la promesse de la venue du prophète Élie ne doit pas nécessairement se réaliser en la personne de l’ancien prophète.

   (3) Tout comme l’Élie de la première venue n’était qu’une seule et unique personne, de même que l’Élie du Mont Carmel l’était aussi, et non pas une foule de prêtres, alors par analogie de raisonnement, l’Élie d’au- jourd’hui ne doit être qu’une seule personne, et non pas une multitude de dirigeants.

   De plus, la promesse elle-même n’est destinée qu’à une seule personne, et pas davantage. Mise à part une exception, il n’y a pas à notre connaissance, d’autres occasions où Dieu employa encore deux prophètes (tout en mettant de côté bien d’autres) pour être le porteur d’un message à son peuple. Il s’est, invariablement servi d’un seul prophète, et ce dernier, lui même, sous la direction de l’Esprit, en employa d’autres afin de l’aider à porter le message au peuple. C’est de cette manière uniquement qu’on a identifié tous ceux qui étaient associés à celui que Dieu avait suscité.

   Quel vol et quel blasphème ce serait si l’on devait s’efforcer d’éluder la vérité sur le rôle du prophète pour la remplacer par un mensonge, en affirmant qu’Élie n’est pas un individu, mais un groupe de personnes, alors que les types ainsi que la prophétie, s’ajoutant à la loi et à l’ordre du Ciel, interdisent une telle affirmation. Aller ainsi à l’encontre du Récit Sacré ce serait s’efforcer carrément d’en finir avec la promesse du prophète que Dieu a promis, comme Pharaon s’efforça d’en finir avec Moïse en noyant les enfants Hébreux mâles, et comme Hérode essaya de supprimer le Christ, en tuant, en son temps, des petits enfants. Quelle perversité ce serait en effet ! Méditez aussi là-dessus mes Frères.

   En outre, si quelqu’un devait éventuellement entretenir l’idée que cette promesse du prophète signifie une multitude de prédicateurs, alors aussi vrai que vous vivez, cette personne se trompe ellemême aussi lourdement que les partisans égarés de Koré, Dathan et Abiram, se leurrèrent eux-mêmes en présumant que ces trois postulants au titre de prophète, et promoteurs de leur propre personne, étaient aussi prophètes, au même titre que Moïse. Ces trois imposteurs, ne l’oublions pas, prétendaient mê-me que toute l’assemblée était sainte ! (No. 16 : 1-3) Mais était-ce vrai ? Et aussi vrai que la terre les engloutit en ce temps-là, de même assurément, tous les imposteurs d’aujourd’hui seront aussi engloutis par la terre, quand elle ouvrira sa bouche pour engloutir le fleuve. (Ap. 12 : 16)

   Malheureusement, tous ceux qui voudront croire à un mensonge et jouer ainsi à l’insensé, agiront dans cette voie ; rien ne les en empêchera. Cependant, mes frères, il est à espérer vivement que vous êtes les disciples de Dieu, et que vous ne suiviez ni l’homme, ni le moi, car la gravité de cette affaire nous invite tous à avoir les pensées les plus honnêtes et à prendre la plus courageuse des décisions. Par conséquent, nous devrions maintenant, nous pencher d’autant plus sincèrement sur ces dernières considérations.

   Puisque Dieu ne fait rien à l’essai et puisqu’Il sait ce qu’Il dit, il ne devrait pas exister de doute dans vos esprits sur le fait que les passages de l’Écriture parlant de l’Élie antitype (celui qui doit réveiller l’église, et avertir les Laodicéens du « grand jour terrible de l’Éternel ») établissent clairement qu’il s’agit d’une seule et unique personne. Il doit bien entendu avoir de fidèles collaborateurs ; mais selon le prophète Nahum il fera grandement usage de la page imprimée, et répandra partout son message, par la voie postale, comme les feuilles d’automne. Il ne se souciera pas de ce que l’on fera de ses publications, mais s’assurera qu’elles se trouveront dans toutes les mains, dans les basques, dans les poches, dans les cours, dans les corbeilles, partout dans Laodicée. Voici ce que dit l’Inspiration Elle-même sur les moyens dont se servira le prophète pour porter son message à l’église.

   « Voici sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, de celui qui annonce la paix. Juda, célèbre tes

fêtes, acquitte tes voeux ; car le méchant ne passera plus par toi, il est entièrement retranché. » Na. 1 : 15 (Version Darby).

   Voilà donc ce que déclare le Seigneur par Nahum Le prophète : celui qui proclame que le temps est venu pour que les méchants soient retranchés du peuple de Dieu, et que le Jugement des Vivants (qui, comme nous l’avons déjà vu, est « le grand jour terrible de l’Éternel ») est sur le point de se réaliser, celui-ci doit proclamer ces événements au moyen de ses publi- cations. De plus, s’agissant de cette vérité du temps présent, de cette « nourriture au temps convenable », Esaïe déclare qu’elle sera dispensée à tous gratuitement --« sans argent, sans rien payer. » De plus il les invite vivement à cesser de gaspiller leur argent pour « ce qui ne nourrit pas » (Es. 55 : 1, 2) --pour ce qui n’est pas inspiré de Dieu.

   Quel conseil le Seigneur donne-t-Il s’agissant de la Voix des publications d’Élie ? Et comment s’appellent-elles ?--

   La réponse vient de Michée, le prophète :

   « La voix de l’Éternel crie à la ville, et celui qui est sage craindra ton nom. Entendez la Verge et Celui qui l’envoie ! » Mi. 6 : 9.

   Voici donc une Verge qui parle, et l’écriture nous indique que c’est

la voix de Dieu s’adressant à Son peuple. Or, puisque « La Verge du Berger », les publications contenant le message « du grand jour terrible de l’Éternel », est la seule Verge qui ait jamais parlé, ce sont alors les publications de la « Verge » que le Seigneur demande d’écouter. Certains peuvent les qualifier de « subversion », d’autres, « d’ordures » (« Counsels on Sabbath School Work », p. 29), mais le Seigneur les appelle « la Verge », et Le conseil qu’Il nous donne c’est que nous entendions Sa voix. En vérité, puisque la Verge est un symbole d’autorité, de correction, et de délivrance, quel autre titre aurait mieux signifié qu’Elle doit délivrer les repentants et éliminer les impénitents ? C’est la Verge du Berger qui délivra, l’ancien Israël, et le Seigneur a choisi « La Verge du Berger » pour délivrer l’Israël d’aujourd’hui. Ce fut sous la direction de la Verge qu’eut lieu le premier Exode et l’on voit maintenant qu’une Verge se prépare à conduire le second Exode (Es. 11 : 11 ; Mi. 7 : 14, 15 ; Ez. 20 : 36, 37).

   Puisque nous avons entendu ce que disent les Écritures à ce sujet, écoutons maintenant ce qu’en disaient les fondateurs de la Dénomination, à leur époque :

   « Mais, est-ce que la prophétie trouva un accomplissement total, en la personne de Jean le Baptiste ? La réponse est non. Car elle est plus intimement en rapport avec le grand jour terrible de l’Éternel, que ne l’était la mission de Jean. Son oeuvre s’inscrivait exclusivement dans le cadre du premier avènement du Christ ;

mais la prophétie doit être plus particulièrement en rapport avec le second avènement. Cet événement sera le couronnement de la manifestation du grand jour de l’Éternel. » -- « Review and Herald », 23 Février 1864.

   « Vous dites que la prophétie doit nécessairement se réaliser par une seule personne ? À cela nous ne répondons, Pas nécessairement, car s’agissant de l’oeuvre de Jean, nous avons vu que ce n’était pas l’individu, mais c’est par l’esprit et par la puissance que se réalisa la prophétie. Pourquoi donc cet esprit et cette puissance ne pourraientils accompagner tant un groupe de personnes (aussi bien) qu’un individu, particulièrement si la grandeur et l’importance de l’oeuvre exigent un tel accroissement du nombre des ouvriers ? » -- « Review and Herald », 23 Février 1864.

   « Nous disons, alors, que nous croyons que le message du troisième ange réalise en ce moment, l’accomplissement de Malachie 4 : 5, 6. Que personne ne se laisse abuser par l’idée fantaisiste qu’Élie doit à nouveau apparaître personnellement, mais que l’on prête une attention particulièrement à l’oeuvre qui s’accomplit déjà sous nos yeux. » -- « Review and Herald », 23 Février 1864. (Italics ours.)

   L’on constate ici que les fondateurs de la Dénomination discréditent indiscutablement l’idée de la réapparition personnelle de l’ancien prophète. De plus, ces passages déclarent que bien que la prophétie elle-même ne réclame qu’un prophète, elle ne limite pas l’oeuvre à ce seul individu, mais elle s’étend, à un groupe, à un ensemble de collaborateurs dirigés par le Seigneur et dotés de l’esprit

et de la puissance d’Élie. Le livre « Premiers Écrits » nous apporte davantage de lumière sur les déclarations précédentes :

   « Je vis ensuite le troisième ange, celui qui m’accompagnait me dit : Son oeuvre est redoutable, sa mission est solennelle. Il doit séparer le bon grain de l’ivraie, et sceller ou lier les gerbes pour les greniers célestes. Voilà ce qui devrait occuper votre esprit et retenir toute votre attention. » -- « Premiers Écrits », p. 118.

   Il nous est clairement dit, dans cette déclaration, que le message du troisième ange, dans sa phase finale, constitue la « moisson » --le Jugement des Vivants.

   L’Esprit de Prophétie ajoute encore :

   « Le temps du Jugement est un moment des plus solennels. C’est le moment où le Seigneur rassemble les Siens d’entre l’ivraie. » -- « Testimonies to Ministers », p. 234.

   « Le message du troisième ange », le Jugement des Morts, dans sa première phase fut révélé à la Dénomination par le biais d’un individu, la fondatrice du mouvement, laquelle eut sous sa direction d’autres collaborateurs. Ainsi, doit-il en être de même s’agissant du message dans sa phase finale, le Jugement des Vivants. De plus, puisque la première partie du message du troisième ange, le Jugement des Morts, ne comprend ni le dernier

message, ni ne traite de la phase finale du Jugement, mais n’en couvre que la première phase, alors la dernière partie de ce message, le Jugement des Vivants, représente nécessairement le dernier message et constitue la phase finale du Jugement. En fait, le Message des Trois Anges ne s’applique qu’indirectement au Jugement des Morts, car le Jugement des Vivants est de toute importance ; c’està- dire que l’ange n’est pas envoyé particulièrement pour expliquer la nature du Jugement aux morts. Il vient expliquer les conséquences du Jugement aux vivants.

   De plus, le Jugement des Morts, n’est pas le message « du grand jour terrible de l’Éternel ». II ne traite même pas des prophéties du grand jour terrible du Seigneur. Puisque celle par qui le message du Jugement des Morts a été révélé est morte depuis déjà longtemps et que d’autre part, puisque rien, sans mentionner « toutes choses » n’a encore été restauré, et puisqu’enfin elle n’a jamais prétendu être Élie, ni révélé les prophéties du Jugement des Vivants, personne ne peut par conséquent dire en toute honnêteté et en toute innocence, qu’Élie est déjà venu et qu’il est reparti. Ces faits montrent, que ce serait faire preuve de la plus basse stupidité, si ce n’est de blasphème, que de lui attribuer une telle charge ou d’imaginer que sa mission prophétique n’aurait servi rien de plus qu’à préparer la mission d’Élie.

   Ainsi donc, plus l’on considère

le sujet, plus la vérité devient évidente que le Message du Troisième Ange dans sa phase finale constitue le Jugement des Vivants, la moisson. Il est donc manifeste que l’oeuvre d’Élie consiste à mettre en lumière le Jugement des Vivants. Par conséquent :

   « ...Ceux qui doivent préparer la voie du second avènement du Christ sont symbolisés par le fidèle Élie, tout comme Jean le Baptiste, animé de l’esprit d’Élie, vint préparer la voie de son premier avènement…. » -- « Testimonies », Vol. 3, p. 62.

   Bien évidemment, les Laodicéens ne sauraient préparer la voie du second avènement du Seigneur sans le message du Jugement des Vivants, le dernier message. D’ailleurs, eux-mêmes, déclare le Seigneur, sont sur le point d’être vomis de sa bouche. Il est donc nécessaire, dans la mesure du possible, que Laodicée soit réveillée par le prophète Élie, de peur que, tout en se croyant riche sans son message, elle ne périsse dans son péché, et qu’elle ne puisse ainsi subsister au jour du Jugement.

   Voici les propres révélations de la Soeur White s’agissant de l’oeuvre qui doit être réalisée pendant le grand jour terrible de l’Éternel, oeuvre qui au moment où elle écrivit ces lignes, s’inscrivait dans le cadre du futur :

   « Les dernières paroles de Malachie constituent une prophétie relative à l’oeuvre qui devrait être réalisée avant le premier et le second avènement du Christ. » -- « Southern Watchman », 21 Mars 1905

   « L’oeuvre de Jean le Baptiste, et le ministère de ceux qui dans les derniers jours, animés de l’esprit et la puissance d’Élie, sortiront afin de réveiller le peuple de sa léthargie spirituelle, ont à bien des égards des points communs. Son oeuvre préfigure la tâche qui doit être accomplie de nos jours. Christ doit venir une seconde fois pour juger le monde selon la justice. Les messagers de Dieu chargés de porter ce dernier message d’avertissement au monde, doivent préparer la voie du second avènement du Seigneur tout comme Jean le fit lors de Son premier avènement. » -- « Southern Watchman », 21 mars 1905.

   « ...Á l’heure du péril extrême, le Dieu d’Élie suscitera des instruments humains dont la voix ne pourra être réduite au silence. » -- « Prophets and Kings », p. 187 (Prophètes et Rois, p. 140).

« Laissons-nous guider par Dieu »

   « La prophétie doit s’accomplir. Le Seigneur déclare : ‘Voici, Je vous enverrai Élie le prophète avant que le jour de l’Éternel arrive, ce jour grand et redoutable.’ Quelqu’un doit venir dans l’esprit et la puissance d’Élie ; quand il apparaîtra, il s’en trouvera qui lui diront : ‘Tu as trop de zèle, tu n’interprètes pas convenablement les Écritures. Laisse-moi te dire comment tu dois prêcher ton message. » -- « Testimonies to Ministers », pp. 475, 476. (Tiré de « The Review and Herald », 18 février 1890)

Voici le plus grand danger que nous courons tousmême en tant que croyants. Aussi est-il bien clair que « les ennemis du dedans sont plus à craindre que ceux du dehors. Les obstacles qui s’opposent à la force et au succès viennent beaucoup plus de l’église elle-même que du monde. » -- « Review and Herald », 22 mars 1887. Pour ne pas en dire plus, ceux du dedans devraient bien se garder de céder à l’envie de maintenir l’arche. Ainsi, ils agissent en se croyant désignés par Dieu pour Le remplacer et diriger Son oeuvre, et diriger Son prophète ; convoitant ainsi non seulement la charge de ce dernier, mais aussi l’autorité de Dieu. Quelle insulte, non seulement à leur propre intelligence, mais aussi à Dieu Lui-même.

   De ce flot de lumière émanant du sujet, vous pouvez voir mes Frères, comme jamais auparavant, que nous sommes parvenus à l’heure la plus cruciale de notre vie, à une heure où nous ne saurions plus traiter cette affaire à la légère, ou y rester indifférents. Il nous faut, en cette heure, demander à Dieu de nous guider dans toute La Vérité pour ce temps-ci de peur que dans notre aveuglement (dépourvus de l’Inspiration) nous ne marchions vers la ruine. La solennité du moment devrait nous tenir beaucoup à coeur alors que nous méditons sur ces paroles graves adressées à l’église :

   « ...Rares seront les grands hommes à être engagés dans l’oeuvre finale, l’oeuvre solennelle. Ils sont remplis d’eux-mêmes, ils ne comptent pas sur Dieu, et il ne peut se servir d’eux. Le Seigneur a des serviteurs fidèles qui, lors du criblage, du temps d’épreuve, seront mis en évidence. » -- « Testimonies », Vol. 5, p. 80.

   « ...Les messages du Ciel sont de nature à soulever l’opposition. Les fidèles témoins du Christ, et de la vérité condamneront le péché. Leurs paroles, semblables à un marteau, briseront les coeurs de silex ; semblables à un feu, elles consumeront les scories. Il faut constamment proclamer des messages d’avertissement sérieux et fermes. Dieu aura des hommes fidèles à la tâche. Au moment opportun, Il enverra ses messagers fidèles accomplir une oeuvre semblable à celle d’Élie. » -- « Testimonies », Vol. 5, p. 254.

   « Seuls ceux qui, avec la force du Tout-Puissant auront résisté et surmonté la tentation pourront participer à sa proclamation [le Message du Troisième Ange] quand il deviendra un Grand Cri. » -- « Review and Herald », 19 Nov. 1908.

   Mes Frères, ce que ces pages vous apportent ici, ce qu’elles laissent dans vos coeurs et qui sera l’objet d’une réflexion des plus sérieuses et des plus pieuses, n’est pas une théorie, ni une vaine fable, c’est l’Inspiration Elle-même. Il ne peut donc s’agir que de la Vérité. Y prêter donc attention ne pourrait vous apporter qu’une très grande joie. Cependant, s’il subsistait quelque doute, de grâce, je vous demande de produire votre cause. Montrez-nous quel autre sens attribuer à ces prophéties et à ces paraboles. Ne les mettez pas de côté en disant : « Ah ça… c’est de la subversion »,

ou en leur collant quelque autre étiquette peu flatteuse. Plus vous le ferez, mes Frères, plus vous vous tourmenterez vous-mêmes. Je vous supplie d’écrire à l’Association Universelle de Publications, Mont Carmel, Waco Texas, afin de recevoir gratuitement des brochures sur le message de l’heure. Étudiez-le en profondeur. Mettez-vous solennellement à la tâche, en toute sincérité. Vous ne serez plus alors troublés par les dissidents.

   Ainsi, mes Frères, avant de porter votre jugement, de grâce, considé-rez attentivement les questions suivantes : de quelle Vérité présente disposerezvous pour vous-mêmes, et pour le monde quand le Jugement des Morts sera terminé, si vous rejetiez la révélation contenue dans ces pages ? Et que présenteriez-vous aux autres, y compris à vousmêmes quand commencera le « Jugement des Vivants » ? Quoi donc, sinon une lampe vide, à moins que vous ne remplissiez maintenant vos vases de cette huile supplémentaire. À moins, en d’autres termes, que le rouleau ne se déroule, et qu’une autre vérité Divinement révélée, « une nourriture au temps convenable » (Mt. 24 : 45) ne vous soit donnée. Et qu’arriverait-il si vous deviez répéter les erreurs des Juifs, des Romains et des Protestants, lesquels rejetèrent les messages Divins ? À Dieu ne plaise ! Qu’aucun de ceux à qui cet appel est adressé ne connaissent leur triste sort.

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